chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
70 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

High Priest of Saturn - Son of Earth and Sky

Chronique

High Priest of Saturn Son of Earth and Sky
Les landes âpres du stoner doom sont une terre nourricière pour bien des manants. Quatre beaux et valeureux norvégiens ont croqué dans la pomme d'or de ce jardin maudit, leur offrant la dévotion nécessaire pour se livrer à leur humble passion et former un orchestre comprenant un chant, deux guitares, une basse, une batterie et un clavier, formation Ô combien classique mais dont l'efficacité est de mise depuis bien des générations. Les esgourdes du jeune errant sont ainsi ravies par les gammes et les croches de musiciens émérites s'évertuant à faire briller leur talent devant la face du monde. High Priest of Saturn est-il de ces noms à écrire en lettre de marbre sur une statue à ériger au beau milieu du panthéon de la beauté?

Sur ce ruban sonore d'une durée de 40 minutes, ces fougueux troubadours font montre d'un talent incontestable pour l'imitation. A tel point qu'une reconversion professionnelle vers la carrière de mime leur a été proposée dès l'âge de 14 ans par l'ONISEP. Nos quatre compères, dignes de cette génération perdue nourrie aux Pokémons et à la Smirnoff Ice, ont pourtant toujours gardé en tête cette petite voix bienveillante qui leur conseillait de ne jamais abandonner, et de toujours poursuivre leurs rêves, quoiqu'il arrive. Animés par cette passion dévorante qu'est la musique, les Norvégiens au regard pétillant mirent tous leurs efforts dans ce Son of Earth and Sky que leur conseillère d'orientation prend un malin plaisir à écouter chaque jour en se disant « j'avais raison, fallait pas en faire qu'à votre tête ». En effet, ces truculentes épopées musicales nous emmènent vers les contrées des légendaires Acid King, et ce merveilleux mimétisme confère à l'album de nos espiègles enfants une personnalité proche du néant absolu. Je n'ai pas la prétention de remettre en question la flamme dévorante animant ces sacrés scandinaves, mais cette déambulation continuelle vers des sonorités d'une confondante banalité me laisse pantois et patraque. Ces teintes désertiques mâtinées d'un doux psychédélisme pourraient s'avérer harmonieuses si elles présentaient un intérêt quelconque. Or, dès les premières notes de « Aeolian Dunes », nos espoirs s'effondrent tel un château de carte. Chaque gamme glisse sur nos esgourdes et notre esprit si indigent est parfaitement incapable de saisir le génie des beaux balbutiements des Norvégiens. Les douces trajectoires vocales de la sirène scandinave accompagnant ces marins metalleux flottent délicatement sur la composition, n'apportant aucune plus-value. Les oniriques inflexions de la jeune jouvencelle peinent à émouvoir le cœur de pierre d'un auditoire hostile. Est-ce la faute au manque de goût de celui-ci ou aux fluctuations inexistantes de la cantatrice? Qui suis-je pour donner mon avis.

Parfois, High Priest of Saturn nous invite à lever les yeux vers le ciel, pour contempler les étoiles, les comètes et la voie lactée. A défaut d'être inventif, cet apport cosmique est touchant et fait vibrer la corde sensible que la susurrante succube est incapable de toucher. Nous ne pouvons cependant retirer à Merethe le mérite d'être à l'unisson avec ses compagnons d'infortune. « Ages Move the Earth » possède autant de rebondissements et de surprises qu'une après-midi à visiter Charleville-Mézières. Écologistes appliqués, ces ingénieux interprètes sont adeptes du recyclage. N'ayez crainte, chers auditeurs : si, dans ce marasme mollasson, vous parvenez à distinguer un riff respectable, vous aurez le bonheur de constater que ceux-ci sont aussi récalcitrants. Cette conclusion vaut aussi pour les célestes claviers et la monotone mélopée vocale. Abhorrant toute brutalité et balayant ainsi toute once de bestialité, ces beaux bébés nourris au biberon du stoner doom évitent de s'aventurer hors des chemins sécurisés. Qui sait, peut-être y croiseraient-ils de dangereuses envolées musicales qui octroieraient un groove inacceptable à leur message musical. Mais suis-je mauvaise langue, ces festifs fanfarons se permettent une petite accélération à la fin de « The Warming Moon », véritable bouffée d'air frais s'il en est.

Que dire, une fois la traversée de Son of Earth and Sky achevée? Les esquisses écrites par ces jeunes élèves ne se démarquent nullement de leurs homologues. Cette galette garnie se révèle fade et pesante, et la dévorer d'une traite est un cruel calvaire qui illustre parfaitement le manque d'inspiration et de personnalité d'High Priest of Saturn. Évitez donc une perte de temps pareille.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

3 COMMENTAIRE(S)

Kedran citer
Kedran
25/03/2016 01:13
J'aurais pu me faire avoir avec une pochette pareille. Heureusement que notre cher poète est là et veille au grain.
FleshOvSatan citer
FleshOvSatan
24/03/2016 18:09
Difficile de juger la qualité, mais chronique franchement fendarde ah ah !
gulo gulo citer
gulo gulo
24/03/2016 17:42
note: 3/10
Noyé dans le miel mille fleurs.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
High Priest of Saturn
Stoner doom
2016 - Svart Records
notes
Chroniqueur : 3/10
Lecteurs : (1)  3/10
Webzines : (10)  7.09/10

plus d'infos sur
High Priest of Saturn
High Priest of Saturn
Stoner doom - 2011 - Norvège
  

tracklist
01.   Aeolian Dunes
02.   Ages Move the Earth
03.   Son of Earth and Sky
04.   The Warming Moon
05.   The Flood of Waters

Durée : 40 minutes

line up
parution
26 Février 2016

Essayez plutôt
Goatsnake
Goatsnake
Flower Of Disease

2000 - Man's Ruin Records
  
Bongripper
Bongripper
Hippie Killer

2007 - Autoproduction
  
High On Fire
High On Fire
Snakes For The Divine

2010 - Century Media
  
Goatsnake
Goatsnake
1 + Dog Days (Compil.)

2004 - Southern Lord Recordings
  
Acid King
Acid King
Busse Woods

1999 - Man's Ruin Records
  

Dominant
The Summoning (EP)
Lire la chronique
The Ugly
Thanatology
Lire la chronique
Vardan
Nostalgia - Archive of Fail...
Lire la chronique
Z Family
Chapter II : Origin
Lire la chronique
Autopsy
Puncturing The Grotesque (EP)
Lire la chronique
Life Of Agony
River Runs Red
Lire la chronique
Mortis Mutilati
The Stench of Death
Lire la chronique
Pissgrave
Suicide Euphoria
Lire la chronique
Disfuneral
Disfuneral (EP)
Lire la chronique
Harakiri for the Sky
Arson
Lire la chronique
I I (Infernal Invocation) / Lihhamon
Miasmal Coronation (Split-CD)
Lire la chronique
(Faire) découvrir le Black Metal !
Lire le podcast
Morbid Angel
Kingdoms Disdained
Lire la chronique
Unhuman
Unhuman
Lire la chronique
False Gharial
Birth (EP)
Lire la chronique
Watain
Trident Wolf Eclipse
Lire la chronique
Holmgang
Dømt til døden
Lire la chronique
Iphicrate
Résurgence (EP)
Lire la chronique
Sublime Cadaveric Decomposition
Raping Angels in Hell
Lire la chronique
Condition Critical
Extermination Plan
Lire la chronique
Necrophobic
Mark Of The Necrogram
Lire la chronique
Almyrkvi
Umbra
Lire la chronique
Deathcult
Cult Of The Goat
Lire la chronique
Scuorn
Parthenope
Lire la chronique
Portrait
Burn The World
Lire la chronique
Deinonychus
Ode to Acts of Murder, Dyst...
Lire la chronique
Hegemon pour l'EP "Initium Belli"
Lire l'interview
Black Label Society
Grimmest Hits
Lire la chronique
Nydvind
Seas of Oblivion
Lire la chronique
Bolt Thrower
The Peel Sessions 1988-90 (...
Lire la chronique