chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
35 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Grave Miasma - Endless Pilgrimage

Chronique

Grave Miasma Endless Pilgrimage (EP)
C’est sous la forme d’un EP intitulé Endless Pilgrimage que les Anglais de Grave Miasma font aujourd’hui leur retour tant attendu. Deux ans et demi après un premier album plébiscité de toutes parts, le groupe londonien commençait naturellement à se faire désirer. Ainsi, avec ces cinq nouvelles compositions, Grave Miasma espère réussir à nous faire patienter quelques mois supplémentaires avant la sortie probable d’un nouvel album.
Signé Costin Chioreanu (Darkthrone, Grave, Oranssi Pazuzu, Primordial, Skuggsjá...), l’artwork de ce nouveau EP semble déjà laisser un goût relativement amer dans la bouche de certain. Loin de faire l’unanimité, le travail de l’illustrateur roumain a été quelque peu décrié sur Internet ces dernières semaines. Pour ma part, derrière ce trait épais un brin naïf et cette simplicité apparente, je trouve le résultat assez original et surtout à mille lieux de ce à quoi l’on pouvait s’attendre pour un groupe de ce genre (caveau humide, crânes, encens, bougies et compagnie...).

Toutefois, ce sera ici la seule touche de fraîcheur et de nouveauté dont nous gratifierons les Anglais puisque pour le reste, Grave Miasma reprend les choses là où il les avait laissées avec l’excellent Odori Sepulcrorum. Ainsi, pendant un peu plus d’une demie heure, le groupe va livrer ce fameux Death Metal occulte et ambiancé dont il s’est fait l’un des plus dignes représentants.
Pourtant, bien que le terrain soit balisé d’un bout à l’autre, je dois bien vous avouer que les premières écoutes se sont montrées plutôt vaines, peinant à y décerner quelque chose pour lequel m’enthousiasmer. Car si la patte de Grave Miasma était belle et bien là, parfaitement reconnaissable, le sentiment qu’il manquait tout de même ce qu’il faut pour convaincre semblait vouloir persister. Il aura ainsi fallu insister au fil des semaines et enchaîner les écoutes pour finalement se laisser (r)attraper par ce Death Metal cryptique et poisseux à l’atmosphère toujours aussi délicatement faisandée. Aujourd’hui, même avec un peu de recul, je ne saurai pas véritablement vous expliquer les raisons de ce désaveu passager mais je suis sûr d’une chose, la musique des Anglais mérite d’être écoutée avec attention pour qu’en soit décelé toutes les subtilités.

Une fois que l’on a bien compris cela (terminé les écoutes en dilettante dans les transports en commun), Endless Pilgrimage prend une dimension bien différente. Comme ceux qui ont un jour vu la lumière au bout du tunnel, j’ai fini par trouver le chemin menant à la vérité. Aussi, bien qu’il ne réserve aucune surprise particulière, ce nouveau témoignage dispose de toutes les qualités (ou défauts, c’est selon) précédemment évoquées lors de la chronique d’Odori Sepulcrorum. Adeptes d’un Death Metal mid-tempo, les Anglais continuent ainsi sur leur lancée avec des titres toujours relativement longs (entre cinq et neuf minutes) caractérisés une fois de plus par ces séquences étouffantes et ces riffs sombres et pesants. Comme sur son prédécesseur, Grave Miasma vient également accélérer la cadence le temps de moments toujours bienvenus ("Utterance Of The Foulest Spirit" à 1:45 ou 5:40, les premières mesures de "Purgative Circumvolution" ou de "Glorification Of The Impure"...). Se faisant, le groupe rompt naturellement avec une certaine léthargie ritualiste développée à travers ces atmosphères souterraines et ces sonorités orientales ou vaporeuses. Bref, ça pue toujours autant la mort et le souffre et cela également grâce à un riffing particulièrement evil et malfaisant qui, quoi qu’on en dise, n’a jamais fait défaut aux Anglais. Outre ce caractère aliénant capable de vous vriller la tête instantanément, il y a surtout ces mélodies sournoises et méphitiques que Grave Miasma se plaît à répandre tout au long de cette demi-heure particulièrement étouffante d’ailleurs brillamment relevée par ces nombreux leads et autre solo capable de vous hérissez le poil (Argh, cette fin sur "Full Moon Dawn" !).

Si comme moi vos premières écoutes d’Endless Pilgrimage n’ont pas porté leurs fruits, je vous conseillerais malgré tout d’insister car celui-ci semble vouloir se révéler avec le temps et les écoutes. Pourtant, aussi étrange que cela puisse paraître, rien ne différencie véritablement ce nouveau EP à son prédécesseur, tous les deux usant des mêmes stratagèmes pour noyer l’auditeur dans cette ambiance de caveau humide. Ainsi, les amateurs de Death Metal capables d’apprécier une musique davantage portée sur la construction d’atmosphères moisies et nauséabondes que sur une certaine brutalité tomberont irrémédiablement sous le charme des compositions de Grave Miasma. J’espère pour ma part que les Anglais ne tarderont pas à nous donner une suite digne de leurs précédentes réalisations.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

2 COMMENTAIRE(S)

gulo gulo citer
gulo gulo
07/05/2017 23:26
note: 4/5
Bon. Enfin écouté en entier et bon sang, ce groupe est vraiment à part, niveau aura surnaturelle.
cmtex citer
cmtex
11/05/2016 11:10
Connaissant peu le groupe, je m'y suis vraiment intéressé avec cette EP. Je suis d'accord avec tout ce qui est dit dans la chronique avec la nuance que tout m'a explosé dans la tronche direct. Je m'en lasse pas ^^
mention spéciale à "glorification of the impure"

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Grave Miasma
notes
Chroniqueur : 4/5
Lecteurs : (2)  4/5
Webzines : (13)  4.02/5

plus d'infos sur
Grave Miasma
Grave Miasma
Death Metal - 2006 - Royaume-Uni
  

tracklist
01.   Yama Transforms To The Afterlife  (06:55)
02.   Utterance Of The Foulest Spirit  (07:28)
03.   Purgative Circumvolution  (04:49)
04.   Glorification Of The Impure  (05:22)
05.   Full Moon Dawn  (08:44)

Durée : 33:18

line up
  • Y / Chant, Guitare
  • R / Guitare, Chant
  • A / Basse
  • D / Batterie

parution
6 Mai 2016

voir aussi
Grave Miasma
Grave Miasma
Exalted Emanation (EP)

2009 - Sepulchral Voice Records
  
Grave Miasma
Grave Miasma
Odori Sepulcrorum

2013 - Sepulchral Voice Records
  

Essayez aussi
Epitaph
Epitaph
Seeming Salvation

1993 - Thrash Records
  
Cannibal Corpse
Cannibal Corpse
Evisceration Plague

2009 - Metal Blade Records
  
Vader
Vader
XXV (Compil.)

2008 - Regain Records
  
Ashura
Ashura
Legacy Of Hatred

2007 - Thundering Records
  
Dismember
Dismember
Dismember

2008 - Regain Records
  

Trop Hard Pour Toi #3
Electric Shock + Mindless S...
Lire le live report
Black Metal : les noms de groupe (de merde)
Lire le podcast
Slaughterday
Abattoir (EP)
Lire la chronique
At The Gates
To Drink from the Night Itself
Lire la chronique
Spell of Dark
Journey into the Depths of ...
Lire la chronique
Cardiac Arrest
A Parallel Dimension Of Des...
Lire la chronique
The Body
I Have Fought Against It, B...
Lire la chronique
Drudkh / Paysage D'Hiver
Somewhere Sadness Wanders (...
Lire la chronique
Le Canyon - Episode 11 - Monsieur Steele et le bain d'acide.
Lire le podcast
Bloodbark
Bonebranches
Lire la chronique
Utzalu
The Loins Of Repentance
Lire la chronique
Cor Scorpii
Ruin
Lire la chronique
Chevalier
A Call To Arms (EP)
Lire la chronique
Valgrind
Blackest Horizon
Lire la chronique
Ennoven
Redemption
Lire la chronique
Orsak:oslo
Nordstan (EP)
Lire la chronique
Taphos
Come Ethereal Somberness
Lire la chronique
Brouillard
Brouillard
Lire la chronique
Aorlhac pour l'album "L'esprit des Vents"
Lire l'interview
Order Ov Riven Cathedrals
The Discontinuity's Interlude
Lire la chronique
Sakrifiss rencontre Noktu (Mortifera / Celestia / Bleu, blanc Satan...)
Lire l'interview
Wombbath
The Great Desolation
Lire la chronique
Blitzkrieg
Judge Not!
Lire la chronique
Amzera
Amzera (EP)
Lire la chronique
Gontyna Kry
Ignipoten
Lire la chronique
Cult Of Occult
Anti Life
Lire la chronique
Ulver
The Assassination of Julius...
Lire la chronique
Pryapisme
Epic Loon
Lire la chronique
NORTH OF THE WALL 2018
Abyssal + Bismuth + Bölzer ...
Lire le live report
Nervosa
Downfall of Mankind
Lire la chronique