chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
69 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Glorior Belli - Sundown

Chronique

Glorior Belli Sundown
(The Flock That Welcomes)

On connaît tous ce fameux effet d'annonce, ce moment où le leader d'une formation qui a su évoluer avec les années balance un tonitruant : « Notre album à venir est clairement un retour aux sources ». Les amateurs ne s'y trompent plus puisque chaque groupe se plaît à raconter ce genre de choses à chacune de ses nouvelles sorties. Et figurez-vous qu'Infestvvs de Glorior Belli vient de nous faire le coup pour la sortie de « Sundown (The Flock That Welcomes) » en nous promettant un retour à l'époque « Ô Lavdate Dominvs » / « Manifesting The Raging Beast ». J'ai donc eu la lèvre hantée par un rictus de circonspection alors que j'appréhendais fortement la sortie de ce dernier opus, Glorior Belli n'ayant cessé de dégringoler en qualité depuis le très bon « Meet Vs At The Sovthern Sign » jusqu'à l'insipide « Gators Rumble, Chaos Unfurls ». M'est avis qu'à force d'exploiter la recette du cocktail Stoner-Black, Infestvvs commençait sérieusement à s'enfoncer dans les travers de la redondance. Et la meilleure nouvelle de cette histoire, c'est que Glorior Belli s'est remis en question...

Que dire de ce « Sundown », si ce n'est qu'il m'a cueilli comme la jouvencelle se faisait cueillir à l'aide de bouquets de roses et de colliers de diamants au XVIème siècle. Si l'aspect « Back to the future » est souvent une esbroufe musicale bien connue, Glorior Belli a ici tenu intégralement sa promesse, à tel point qu'on se retrouve devant la suite spirituelle de « Manifesting The Raging Beast », ce dernier-né faisant office de petit frère plus jeune de quasiment dix ans... On ne va pas se mentir, ça riffe comme sur « Sola Fide I », ça dissone avec classe, ça blaste... C'est du putain de Black Orthodoxe qui sur-cartonne. Et vous voulez que je vous dise : moi ça me fait plaisir, ça me remplit d'émotion, je retrouve ce Glorior du passé qui m'a tant fait vibrer. Après la renaissance post-absence tardive de VI l'année dernière, voici celle de Glorior Belli.

L'aspect Stoner, qui commençait à saouler tout le monde s'est effacé dans la quasi-totalité de ce disque, conservant seulement une importance cruciale sur le morceau « Rebels In Disguise », faisant office de transition humide au milieu de la sécheresse du grand L.C.F. Ce titre est d'ailleurs finalement réussi, il a l'avantage de sa courte durée et d’être glissé dans la tracklist comme un petit repos, une petite accentuation d'ambiance et d'identité musicale qui ne dessert pas la tonalité générale de l'album. On ressent donc l'héritage, le groove qu'Infestvvs a su acquérir dans ces années qu'il a passé à explorer le bayou musical de la Nouvelle-Orléans mais tout ceci n'est ici qu'une légère touche, au service de la technique, de la production et de quelques très légères bribes de musique.

Pour le reste, c'est du Black Orthodoxe et je peux vous assurer qu'il est de haute-volée... Il suffit d'écouter l'incroyable « Thrall Of Illusions », son entame renvoyant à « Dearth » de Deathspell Omega, sa construction à base de riffs tendus et touchants et son sampling final ô combien prenant. Bon Dieu, qu'est-ce que ça fait plaisir d'écouter ce genre de choses. « World So Spurious » et son arpège émouvant au possible, « Satanists Out Of Cosmic Jail » et son sampling en Français qui active le mode « grosse classe », la piste éponyme qui balance dès le départ un gros riff renvoyant aux meilleures heures de la scène Parisienne. Putain, c'est la banane des grands jours, c'est le décapage en règle, c'est Glorior Belli, chevauchant la moto de Tron, en mode « back in the game », qui déboule toutes armes dehors avec, derrière lui, un nuage de poussière désertique poussé par la toute puissance céleste elle-même.

On pourrait déblatérer encore longtemps sur la liste de qualités de « Sundown (The Flock That Welcomes) », sur son absence de défauts majeurs, sur le fait que tous les morceaux se valent, sur cette production à mi-chemin entre la puissance extrême et la graisse dégueulasse et on finirait par dire qu'il est probablement le meilleur disque du combo, qu'il sait toucher en plein dans le cœur de l'auditeur là où les précédents ne savaient qu'ambiancer. Que tous les gens qui pouvaient penser que la période bénie de l'Orthodoxe était mort se rassurent, la France est toujours là pour défendre ce style qu'elle a maintes fois transcendé. Et après Temple Of Baal, VI, Aosoth ou autres Spektr, Glorior Belli affirme haut et fort que le style vit toujours ses plus belles heures.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

10 COMMENTAIRE(S)

N4pht4 citer
N4pht4
14/06/2018 17:03
Hallu a écrit : Le dernier est horrible... Ils sont passé à du mélodique voire même du néo métal avec du chant clair... C'est horrible... Et évidemment la presse anglo saxonne adore. Quelle bouse...

Entièrement d'accord, quel retour en arrière après un sundown excellent... Chant de pd, riffing merdique : Une daube infâme. Dire que je l'ai precommandé en me disant qu'il serait du même acabit que le précédent. Quelle connerie...
Hallu citer
Hallu
14/06/2018 13:50
Le dernier est horrible... Ils sont passé à du mélodique voire même du néo métal avec du chant clair... C'est horrible... Et évidemment la presse anglo saxonne adore. Quelle bouse...
Hallu citer
Hallu
06/08/2016 13:35
Glorior Belli c'est simple, efficace, et ils sortent un album tous les 1-2 ans. C'est un peu les Tsjuder français en ce sens. Perso j'ai jamais trouvé qu'y avait rien d'un chef d’œuvre dans leurs albums. Après tout, c'est des riffs dont le style est fortement repris de Deathspell Omega, rien d'original là-dedans. Mais ça frappe juste, c'est bien produit, et on s'ennuie pas. "Thrall of Illusions" prouve pour moi qu'ils ne sont pas au niveau de DsO justement. Ils boxent pas dans la même catégorie, mais ils divertissent. Donc longue vie à eux. Et puis à l'heure actuelle ce qu'ils font est finalement mieux que les maîtres DsO qui eux sont tombés dans les abysses du ridicule avec leur surenchère technique et leurs plans alambiqués cuculs...
Streker citer
Streker
18/06/2016 23:12
Il est noté 13.5 sur metalorgie..
Cette blague
James666 citer
James666
14/05/2016 11:04
note: 6/10
"L'aspect Stoner, qui commençait à saouler tout le monde"

Euh... bah non pas tout le monde ! Perso c'est justement ce que je trouvais original, le mélange Black/Stoner.
Streker citer
Streker
10/05/2016 23:40
FleshOvSatan a écrit : Clairement LA surprise de ce début d'année. Et en plus, vous verrez qu'il a le bon goût de survivre plus d'un mois dans le lecteur.
Pareil...il y a le Zhrine sur lequel je reviens autant. Je ne sais pas pourquoi. J'espère qu'il sera chroniqué.
FleshOvSatan citer
FleshOvSatan
08/05/2016 11:03
note: 9/10
Clairement LA surprise de ce début d'année. Et en plus, vous verrez qu'il a le bon goût de survivre plus d'un mois dans le lecteur.
Sangarn citer
Sangarn
08/05/2016 02:15
note: 9/10
J'attendais plus rien de Glorior Belli ...
et bien, Grosse claque.
dantefever citer
dantefever
25/09/2017 14:18
Comment que ça bute
FleshOvSatan citer
FleshOvSatan
05/05/2016 13:01
note: 9/10

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Glorior Belli
Black Orthodoxe
2016 - Agonia Records
notes
Chroniqueur : 9/10
Lecteurs : (2)  7.5/10
Webzines : (13)  7.85/10

plus d'infos sur
Glorior Belli
Glorior Belli
Black Orthodoxe - 2002 - France
  

tracklist
01.   Lies-Strangled Skies  (05:47)
02.   World So Spurious  (06:09)
03.   Rebels in Disguise  (04:42)
04.   Thrall of Illusions  (08:50)
05.   Sundown (The Flock That Welcomes)  (05:12)
06.   Satanists Out of Cosmic Jail  (05:06)
07.   Upheaval in Chaos Waters  (05:22)
08.   We Whose Glory Was Despised  (07:03)

Durée : 48.11 min.

line up
parution
6 Mai 2016

voir aussi
Glorior Belli
Glorior Belli
Meet Vs At The Sovthern Sign

2009 - Candlelight Records
  
Glorior Belli
Glorior Belli
The Great Southern Darkness

2011 - Metal Blade Records
  
Glorior Belli
Glorior Belli
Ô Laudate Dominvs

2005 - Eerie Art Records
  

Essayez aussi
Haemoth
Haemoth
Satanik Terrorism

2003 - Broken Wings Productions
  
Arfsynd
Arfsynd
Hesychia

2013 - Daemon Worship Productions
  
Cirith Gorgor
Cirith Gorgor
Visions of Exalted Lucifer

2016 - Hammerheart Records
  
Kvltist
Kvltist
Catechesis

2015 - World Terror Committee Records
  
Wormreich
Wormreich
Wormcult Revelations (EP)

2014 - Moribund Records
  

Le Canyon - Episode 12 - Corrosion of Snippysnapeusnapisnap et le Paradis Perdu.
Lire le podcast
Wiegedood
De Doden Hebben Het Goed III
Lire la chronique
Poésique - MoM chronique Eximperitus - Projecting the Singular Emission...
Lire le podcast
Antimateria
Valo Aikojen Takaa
Lire la chronique
Thou
Inconsolable (EP)
Lire la chronique
Gutted
Bleed For Us To Live
Lire la chronique
Trop Hard Pour Toi #3
Electric Shock + Mindless S...
Lire le live report
Black Metal : les noms de groupe (de merde)
Lire le podcast
Slaughterday
Abattoir (EP)
Lire la chronique
At The Gates
To Drink from the Night Itself
Lire la chronique
Spell of Dark
Journey into the Depths of ...
Lire la chronique
Cardiac Arrest
A Parallel Dimension Of Des...
Lire la chronique
The Body
I Have Fought Against It, B...
Lire la chronique
Drudkh / Paysage D'Hiver
Somewhere Sadness Wanders (...
Lire la chronique
Le Canyon - Episode 11 - Monsieur Steele et le bain d'acide.
Lire le podcast
Bloodbark
Bonebranches
Lire la chronique
Utzalu
The Loins Of Repentance
Lire la chronique
Cor Scorpii
Ruin
Lire la chronique
Chevalier
A Call To Arms (EP)
Lire la chronique
Valgrind
Blackest Horizon
Lire la chronique
Ennoven
Redemption
Lire la chronique
Orsak:oslo
Nordstan (EP)
Lire la chronique
Taphos
Come Ethereal Somberness
Lire la chronique
Brouillard
Brouillard
Lire la chronique
Aorlhac pour l'album "L'esprit des Vents"
Lire l'interview
Order Ov Riven Cathedrals
The Discontinuity's Interlude
Lire la chronique
Sakrifiss rencontre Noktu (Mortifera / Celestia / Bleu, blanc Satan...)
Lire l'interview
Wombbath
The Great Desolation
Lire la chronique
Blitzkrieg
Judge Not!
Lire la chronique
Amzera
Amzera (EP)
Lire la chronique