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Qrixkuor - Three Devils Dance

Chronique

Qrixkuor Three Devils Dance (EP)
On dit que la langue française est compliquée, qu’elle est truffée d’exceptions grammaticales et de règles imbuvables. Mais quand je vois que les Anglais, qui ne font jamais rien comme les autres (conduire à gauche, dîner à l’heure des poules, prendre le thé à la moindre occasion...), sont capables de nous pondre des mots tels que "Qrixkuor", je me dis quand même que l’on s’est bien foutus de nous…
Ceci étant dit et à la décharge de ce pauvre groupe anglais qui n’y est pour rien, cette illumination orthographique est l’œuvre d’un certain Kenneth Grant qui selon Wikipedia : "était un occultiste anglais chef de file de l’Ordo Templi Orientis "Typhonien" ou "Ordre Typhonien"". Eh bien bravo, merci monsieur. Ainsi, ce nom à coucher dehors est tiré du livre "The Ninth Arch" paru en 2002. Kenneth Grant y fait mention du Qrixkuor comme un oiseau quelque peu mystérieux... Et comme je n’ai pas poussé mes recherches davantage, je ne saurais vous en dire plus. Le devoir de "chroniqueur" à son meilleur...

En ce qui concerne les présentations, et bien sachez que Qrixkuor est un groupe anglais formé en 2011 et qu’il compte à son actif deux démos et un EP. Ce dernier, intitulé Three Devils Dance est sorti en avril dernier sur le label irlandais Invictus Productions. On y trouve trois nouveaux morceaux pour une durée particulièrement généreuse compte-tenu du format (un peu moins de quarante minutes).

Qrixkuor ne fait donc pas les choses à moitié et nous embarque avec lui dans la spirale infernale de son Death Metal sombre et tourmenté qui n’est pas sans rappeler par certains aspects celui des Espagnols de Teitanblood (titres à rallonge, niveau d’intensité particulièrement élevé, production dense et compacte…). Une comparaison évidemment flatteuse mais qu’il faut néanmoins pondérer dans la mesure où la musique des Anglais se montre tout de même bien plus nuancée. Ainsi, comme l’évoque le guitariste et compositeur S. dans une interview accordée à Bardo Methodology, la musique de Qrixkuor répond à une certaine logique cinématographique : "Most of my musical work has a cinematic quality to it. If you look within the structures of my music, at the way tension is built up and released, it’s often reminiscent of a film soundtrack. This has been observed on more than one occasion by listeners with absolutely zero knowledge of death metal.". De fait, les transitions sont chez Qrixkuor bien plus présentes et naturellement bien plus marquées que chez un Teitanblood qui, lui, met rarement les formes et assène avec une force et une violence quasi ininterrompue ses vils assauts.
Bien moins étouffant et jusqu’au-boutiste, le Death Metal de Qrixkuor n’en est pas pour autant moins intéressant. En levant ainsi le pied lors de moments bien choisis, l’atmosphère se fait plus sournoise tout en demeurant extrêmement menaçante (ces leads infernales qui semblent nous entraîner dans les Enfers). Les quelques samples, discrets mais bien présents, ainsi que la production dense signée VK aka Phil Kusabs (Temple Nightside, Vassafor, ex-Diocletian) finissent de rendre le tout particulièrement oppressant et massif. Cette densité constituera peut-être encore un frein auprès de quelques auditeurs (ces riffs qui bourdonnent sans cesse, demandant à chacun un certain niveau d’attention, l’aspect monolithique de chaque composition, les guitares légèrement en retrait dans le mixage final, cette basse gargantuesque et pourtant indescriptible...) mais elle sied parfaitement au Death Metal vicieux et torturé de Qrixkuor.

Certes, Three Devils Dance ne compte que trois titres seulement. Néanmoins, ces trente-huit minutes n’ont rien d’une partie de plaisir et se montrent très éprouvantes. Une fois de plus, il n’y a donc rien de facile dans la musique proposée ici par les jeunes anglais. Leur Death Metal se veut exigeant (notamment à travers cette production hermétique et ces formats de compositions à rallonge) et n’invite pas l’auditeur à une écoute tranquille et passive. Comme pour tous ces groupes évoluant dans ce genre de Death Metal dense et oppressant, il faudra s’impliquer dans la découverte et l’écoute de ces trois compositions pour espérer être transporté dans l’univers tordus et tourmenté de Qrixkuor. Un disque qui demande du temps et de l’insistance pour être apprécié à sa juste valeur. Deux choses que les gens tendent à donner de moins en moins aujourd’hui. Tant pis pour eux...

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3 COMMENTAIRE(S)

AxGxB citer
AxGxB
24/11/2016 08:20
note: 4/5
Batu a écrit : Au vu des extraits, je l'aurais plus rapproché d'un Lvcifyre, Abyssal voire même Incantation qu'un Teitanblood. Le Death metal que j'aime, dans sa forme la plus sombre, opaque et blasphématoire, Keyser devrait kiffer.

Alors oui pour Lvcifyre par contre beaucoup moins pour Incantation et Abyssal me concernant... Je trouve qu'on retrouve quand même de cette intensité à la Teitanblood chez Qrixkuor. M'enfin comme toujours, c'est une question de ressentie.
Keyser citer
Keyser
23/11/2016 21:51
Batu a écrit : Au vu des extraits, je l'aurais plus rapproché d'un Lvcifyre, Abyssal voire même Incantation qu'un Teitanblood. Le Death metal que j'aime, dans sa forme la plus sombre, opaque et blasphématoire, Keyser devrait kiffer.

T'inquiète je connais déjà. Je les ai mêmes déjà vus en live (en Lituanie)! Et effectivement c'est bien cool!
Batu citer
Batu
23/11/2016 15:26
note: 4/5
Au vu des extraits, je l'aurais plus rapproché d'un Lvcifyre, Abyssal voire même Incantation qu'un Teitanblood. Le Death metal que j'aime, dans sa forme la plus sombre, opaque et blasphématoire, Keyser devrait kiffer.

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Qrixkuor
Death Metal
2016 - Invictus Productions
notes
Chroniqueur : 4/5
Lecteurs : (2)  3.75/5
Webzines : (6)  3.75/5

plus d'infos sur
Qrixkuor
Qrixkuor
Death Metal - 2011 - Royaume-Uni
  

tracklist
01.   Serpent's Mirror  (14:09)
02.   Crypt of Illusions Bane  (09:23)
03.   The Divine Architect  (14:50)

Durée : 38:22

line up
  • A. / Chant, Guitare
  • S. / Guitare
  • R. / Basse
  • M. / Batterie

parution
30 Avril 2016

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