chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
27 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Ars Moriendi - Sepelitur Alleluia

Chronique

Ars Moriendi Sepelitur Alleluia
S’il y a une chose dont on peut être sûr quand on s’attaque à un nouvel album d’ARS MORIENDI, c’est qu’on va trouver un travail solide, peaufiné, structuré, et carré au poil de guitare. C’est ce qui rapproche son maître à penser touche à tout musical Arsonist de Vladimir Cachet de MIRRORTHRONE et UNHOLY MATRIMONY. Ils travaillent tous les deux lentement mais sûrement, trafiquant les sons, réfléchissant aux bruits, aux petits détails et à chaque élément qui pourrait rendre une composition meilleure. Arsonist et Vladimir sont des perfectionnistes qui n’ont besoin de personne d’autre, ou presque, pour créer des pièces musicales talentueuses.

Mais si Vladimir n’est pas très actif récemment, n’ayant sorti depuis 2009 qu’un album : The Crushed Harmony pour son autre projet WEEPING BIRTH, Arsonist est un peu plus régulier, sortant habituellement un album tous les 3 ans depuis 2008 et L’Oppression du Rien. C’est avec un tout petit peu d’avance que sort donc ce 4ème essai, un Sepelitur Alleluia de 5 pistes qui est à nouveau un véritable bijou pour les auditeurs patients, attentifs et ouverts aux petites expérimentations.

Comme à son habitude, Arsonist s’est attelé à des morceaux longs, qui évoluent et se dévoilent le long de 9 ou 10 minutes. Sauf que cette fois-ci, il est allé puisé dans ses réserves et tout au fond de son inspiration pour lâcher un morceau qui totalise 18 minutes. C’est le dernier de l’album, « Fléau français », titre qui comme les autres revisite le dark black atmosphérique progressif. Il est un peu long, mais comme je le disais, le travail est tellement bien organisé qu’il s’écoule de la plus naturelle des façons, alternant passages agressifs et autres plus contemplateurs. Cette piste est ouverte à divers styles, et fait même une incursion dans le monde de... MISANTHROPE. Je vais peut-être me sentir seul sur cette comparaison, mais le chant en français y est pour quelque chose. Les riffs à tendance deathouille aussi. Un bon titre, mais pas le meilleur. J’hésite encore entre « Sepeliture », « Ecce Homo » et « Je vois des morts ».

Le talent de « Sepeliture », première plage, vient d’abord de son introduction, très mystique. ARS MORIENDI a toujours fait attention à ses entrées en matières, mais là, les deux premières minutes de l’album forment une introduction divine. Portés par un orgue, elles proposent d’abord un chant lyrique féminin, vite enchainé par une voix masculine presque marmonnante, très froide et triste comme chez un ELEND. Puis l’explosion musicale attendue est libérée. C’est un typhon incontrôlable qui vient faire le ménage quelques instants. Pas trop longtemps, n’oubliez pas que le groupe aime tenir ses instruments et placer dès que possible des petites gorgées mélodiques agréables. Et ça repart, et ça break, et ça rerepart. Millimétré pour éviter l’ennui et maintenir l’attention ! Agressivité, douceur, sentiments...

L’énorme qualité de « Ecce Homo », à part celle de mêler le chaud et le froid comme d’habitude, est l’intervention surprise de cuivres. Vous allez vous prendre une trompette et un saxophone par derrière, et à plusieurs reprises en plus, pour un résultat délicieux. On avait déjà entendu ces instruments chez des SIGH ou des SHINING. C’est aussi jouissif, voire plus sur ce morceau. Au bout de 10 écoutes, je continue de sortir un « Raaaah » de ma bouche à chaque fois. « Raaaah, c’est bon ! ». Bravo aux invités, des personnes très proches du maestro, qui ont démontré tout leur talent, et ce jusqu’aux dernières notes du morceau. Ils éclipsent presque le bon travail sur la basse, mise plus en avant qu’à l’accoutumée ici...

« Je vois des morts » m’a principalement marqué pour les paroles. On pourra trouvé ça simpliste lu dans une chronique, mais incorporé dans le morceau et déclamé à la façon Arsonist, c’est fort : « Je vois des morts / Autour de moi, il n’y a que ça / Je vois des morts / Ils me touchent, ils me parlent, je suis las »... Sur ce titre encore plus que sur les autres, les paroles sont justement très audibles, et raviront ceux qui comme moi bénissent la langue française dans le metal. L’autre caractéristique du morceau vient de sonorités électroniques et du final très contemplatif, qui je ne sais pour quelle raison me fait apparaître Mel Gibson version L’Arme Fatale sur une plage au paysage crépusculaire. Je n’ai pourtant pas bu...

Le 5ème morceau est « A la Vermine ». Il m’a moins touché, peut-être à cause de son ambiance un peu trop death pour mes oreilles, peut-être parce qu’il n’a pas le charme des autres morceaux. Bon, mais en dessous du reste.

D’autres reproches ? Si peu. Le résultat sonore de l’ensemble pourra paraître trop synthétique. Mais peut-il en être autrement avec un tel musicien chevronné seul pour tout organiser et agencer. Son perfectionnisme freine le côté organique de la musique ainsi que l’impulsivité.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

1 COMMENTAIRE(S)

mayhem13 citer
mayhem13
20/04/2017 22:20
Un bien belle découverte, un homme qui a le sens de l'émotion dans ses morceaux.
Il devrait être plus connu.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Ars Moriendi
Black metal melodique / progressif
2016 - Archaic Sound
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs : (1)  7/10
Webzines : (8)  6.89/10

plus d'infos sur
Ars Moriendi
Ars Moriendi
Black metal melodique / progressif - 2001 - France
  

écoutez
tracklist
01.   Sepelitur Alleluia
02.   Ecce Homo
03.   À la vermine
04.   Je vois des morts
05.   Fléau français

Durée : 53:28

line up
parution
15 Octobre 2016

Essayez aussi
Martriden
Martriden
Encounter The Monolith

2010 - Autoproduction
  
Unmoored
Unmoored
Kingdoms Of Greed

2000 - Pulverised Records
  

Enslaved
E
Lire la chronique
Kanashimi
Inori
Lire la chronique
Beastmaker
Lusus Naturae
Lire la chronique
Perihelion
Örvény
Lire la chronique
Monarch!
Never Forever
Lire la chronique
Maze Of Sothoth
Soul Demise
Lire la chronique
Canker
Earthquake
Lire la chronique
Under The Church
Supernatural Punishment
Lire la chronique
Bloody Alchemy pour l'album "Kingdom Of Hatred"
Lire l'interview
Sacroscum
Drugs & Death
Lire la chronique
Iron Age
The Saga Demos (Démo)
Lire la chronique
Black Country Communion
BCCIV
Lire la chronique
The Wrong Tour To Fuck With Europe 2017
Beyond Creation + Disentomb...
Lire le live report
Damnation Defaced
Invader From Beyond
Lire la chronique
Mjölnir
Magnet Vektor
Lire la chronique
Fall of Summer 2017
Lire le dossier
Body Count
Bloodlust
Lire la chronique
Aetherian
The Untamed Wilderness
Lire la chronique
Forn Valdyrheim
Reminisce Eternity (Rééd.)
Lire la chronique
FennrLANE : Le pourquoi du one-man-band
Lire l'interview
No Return
The Curse Within
Lire la chronique
Cannibal Corpse
Red Before Black
Lire la chronique
Resurgency
No Worlds... Nor Gods Beyond
Lire la chronique
Feral
Forever Resonating In Blood
Lire la chronique
Talv
Entering a Timeless Winter
Lire la chronique
Gravity pour l'album "Noir"
Lire l'interview
Wo Fat
Live Juju : Freak Valley an...
Lire la chronique
Cultes Des Ghoules / Sepulchral Zeal
Cultes Des Ghoules / Sepulc...
Lire la chronique
Opium Warlords
Droner
Lire la chronique
Les reprises BLACK METAL (Björk / Radiohead / Foufoune...) POURQUOI ?
Lire le podcast