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Malevolent Creation - The Ten Commandments

Chronique

Malevolent Creation The Ten Commandments
Peut-être qu’un jour chez Thrashocore on réussira à en finir avec ces chroniques "remember" écrites par et pour de vieux nostalgiques adeptes du Dans mon temps... et du C’était mieux avant.... En attendant, on a encore ici pas mal de boulot pour essayer de combler cet énorme manque à commencer par les premiers albums de Malevolent Creation jusque-là injustement boudés par votre webzine préféré. Mais ça, c’était avant. Voici désormais l’occasion de rattraper le temps perdu en nous intéressants dans un premier temps à The Ten Commandments, premier album des Américains sorti en 1991 sur R/C Records.
Dan Seagrave à l’artwork, Scott Burns à la production, Tampa et le studio Morrisound en guise de terrain de jeu… Nous sommes bel et bien au début des années 90 lorsque Brett Hoffmann, Jeff Juszkiewicz, Phil Fasciana, Jason Blachowicz et Mark Simpson se décident, après quatre démos, un déménagement en Floride et la signature d’un contrat avec une sous division du label Roadracer (avant que celui-ci ne change de nom pour Roadrunner), à enregistrer leur premier album. Histoire de mieux situer le contexte, la sortie de celui-ci se fera la même année que le Mental Funeral d’Autopsy, le Testimony Of The Ancients de Pestilence, le Unquestionable Presence d’Atheist, le Blessed Are The Sick de Morbid Angel, le Dawn Of Possession d’Immolation, le Clandestine d’Entombed, le The Rack d’Asphyx et ainsi de suite... Quelle époque !

De ses premières démos, on retrouve sur The Ten Commandments les titres "Remnants Of Withered Decay", "Impaled Existence", "Sacrificial Annihilation", "Decadence Within" et "Injected Sufferage". De fait, ce premier album traduit encore de manière assez significative le poids des influences Thrash sur la formation américaine. Il n’y a qu’à écouter "Premature Burial", premier titre de l’album après cette introduction menaçante qu’est "Memorial Arrangements", pour s’en rendre compte. Entre sa structure relativement simple, sa dynamique pleine d’allant (tchouka-tchouka), ses riffs speedés, la voix (pour le moment) plus arrachée que growlée de Brett Hoffmann et ses backing vocals bien viriles, il ne fait aucun doute que la scène Thrash à largement affecté les membres de Malevolent Creation (et d’ailleurs quel groupe ne l’était pas à cette époque ?). Ce constat, s’il est ainsi valable sur "Premature Burial", l’est également pour tous les autres titres de l’album (le riffing ultra rapide de "Remnants Of Withered Decay" ou "Sacrificial Annihilation", le débit mitraillette de M. Hoffmann sur "Malevolent Creation"...).

S’il n’était donc peut-être pas encore tout à fait mûr, le Death Metal thrashisant de Malevolent Creation avait néanmoins à l’époque déjà suffisamment d’atouts à faire valoir pour imposer le groupe comme l’un des chefs de file du Death Metal US. Un statut que les Américains vont ainsi tenir fièrement durant quelques années en compagnie de leurs ainés (Death, Morbid Angel...) et de leurs contemporains (Obituary, Deicide, Suffocation, Cannibal Corpse, Immolation...). Ainsi, outre cette urgence et cette dynamique insufflées essentiellement par ses origines Thrash, la musique de Malevolent Creation se caractérise également par un foisonnement d’idées qui va donner lieu à des compositions manquant peut-être un peu de cohérence mais néanmoins riches en actions et en rebondissements. Un enthousiasme peut-être un petit peu débordant de la part d’un groupe encore relativement jeune qui va ainsi donner lieu à des compositions pas forcément toujours très faciles à appréhender (on ne sifflote pas un morceau de Malevolent Creation comme on peut le faire avec un morceau d’Obituary). Car le riffing du duo Jeff Juszkiewicz et Phil Fasciana, dense et technique à la fois, n’a absolument rien d’immédiat ni de facile. Les plans s’enchainent, se succèdent et ne semblent pas systématiquement avoir de lien entre eux. Un petit côté fourre-tout qui va ainsi demander à l’auditeur un peu de persévérance pour espérer pénétrer ce mur de riffs sombres et menaçants. Qui plus est, la production toujours un petit peu étouffée de Scott Burns ainsi que la vitesse d’exécution n’aident pas vraiment à la compréhension d’un album mené essentiellement le couteau entre les dents.
Mais c’est justement cette espèce d’agressivité permanente, cette énergie non retenue, cette hargne dirigée à l’encontre d’à peu près tout le monde et donc cette absence de nuance qui fait de ce The Ten Commandments un début aussi prometteur. Ajoutez-y des breaks ou des séquences mid-tempo dotés d’un certain groove ("Premature Burial" à 2:16, "Multiple Stab Wounds" à 0:47, "Impaled Existence" à 1:53, "Thou Shall Kill !" à 1:16, "Injected Sufferage" à 2:24 etc) mises en relief par une basse agréablement présentée, de franches accélérations ou bien des soli mélodiques parfaitement exécutés et vous obtenez un album de Death Metal ultra efficaces en dépit de ses quelques petits défauts de jeunesse (manque de cohésion, compositions aux constructions souvent identiques, personnalité pas encore tout à fait affirmée).

Nostalgique ou pas, le début des années 90 était quand même une sacrée putain d’époque. Voir autant de groupes se lancer dans l’aventure Death Metal avec pour la plupart, des premiers albums hallucinants de maitrise, d’efficacité et d’inventivité à encore aujourd’hui quelque chose d’électrisant. Même si, faute de line-up stable et d’engueulades quasi systématiques, le groupe s’est aujourd’hui un petit peu perdu (tous les membres ont récemment déserté le navire, laissant ainsi Phil Fasciana seul maitre à bord), Malevolent Creation fût en son temps l’un des piliers du Death Metal américain. A ce titre, The Ten Commandments constitue (comme beaucoup d’autres albums de cette période dorée) le témoignage d’une époque incroyable aujourd’hui révolue et se pose comme un premier album particulièrement solide qui va ainsi servir de base à un groupe qui aujourd’hui n’est peut-être pas le premier cité lorsque l’on parle de Death Metal US mais qui pourtant possède dans sa discographie des albums hautement recommandables.

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5 COMMENTAIRE(S)

Dark Nico citer
Dark Nico
05/02/2017 15:55
Au début des années 90 j'avais 18 ans, pas d'internet, pas un ronds non plus alors pas mal de groupes n'arrivaient pas jusqu'à mes oreilles !
comme par exemple Malevolent Creation que j'ai du découvrir 10 ans plus tard .... et oublier aussitôt :-) car franchement rien de culte ici à mon avis. N'importe quel album de Death, Obituary ou Morbid Angel de la même période le surpasse.
Bref c'était pas forcement toujours mieux avant :-)
Keyser citer
Keyser
03/02/2017 18:53
note: 8.5/10
Putain de groupe et d'album! Et dire que "Retribution" sera encore meilleur!
AxGxB citer
AxGxB
03/02/2017 16:14
note: 8.5/10
gulo gulo a écrit : On sifflote du Obituary, hein ?

Essaie sur "Redneck Stomp" par exemple. Tu verras, ça se fait facilement Clin d'oeil
Jean-Clint citer
Jean-Clint
03/02/2017 13:20
note: 9/10
Encore aujourd'hui un des meilleurs albums du groupe. Bourré de classiques jusqu'à la moëlle il confirme avec "Retribution" l'année d'après.

Dommage que les changements de line-up à outrance ainsi que le caractère de Phil Fasciana n'ait pas permis au combo d'avoir la reconnaissance qu'il mériterait.
gulo gulo citer
gulo gulo
03/02/2017 11:53
On sifflote du Obituary, hein ?

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Malevolent Creation
Death Metal
1991 - R/C Records
notes
Chroniqueur : 8.5/10
Lecteurs : (4)  8.75/10
Webzines : (3)  8/10

plus d'infos sur
Malevolent Creation
Malevolent Creation
Death Metal - Etats-Unis
  

tracklist
01.   Memorial Arrangements  (2:37)
02.   Premature Burial  (03:17)
03.   Remnants Of Withered Decay  (03:55)
04.   Multiple Stab Wounds  (03:34)
05.   Impaled Existence  (03:26)
06.   Thou Shall Kill!  (04:30)
07.   Sacrificial Annihilation  (03:25)
08.   Decadence Within  (04:21)
09.   Injected Sufferage  (03:41)
10.   Malevolent Creation  (05:31)

Durée : 38:17

line up
parution
24 Avril 1991

voir aussi
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Malevolent Creation
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2002 - Nuclear Blast
  
Malevolent Creation
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Retribution

1992 - R/C Records
  
Malevolent Creation
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Warkult

2004 - Nuclear Blast
  

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