chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
34 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Corpus Diavolis - Atra Lumen

Chronique

Corpus Diavolis Atra Lumen
C’est bon, vous avez vu le documentaire Bleu blanc Satan ? Avec les « principaux acteurs du mouvement black metal » en France ! Oui, bon, on nous l’annonçait depuis un moment mais finalement le soufflé était un peu trop gonflé. 45 minutes, c’est court, surtout quand il y a plus de 6 personnes interviewées. Faites le calcul, cela signifie mis bout à bout près de 5 minutes par individu. Peu, peu, peu… Du coup, j’ai eu l’impression de voir à nouveau une bande annonce du documentaire et pas le documentaire en lui-même. J’aurais aimé plus d’infos, plus de réactions, plus d’actualités, plus d’anecdotes… Finalement qu’est-ce qu’on en retient ? Que faire du black en France dans les années 90 c’était être à part, c’était un état d’esprit, c’était une façon de vivre. Qui « n’existent plus désormais » d’après ces Hreidmarr, Noktu ou encore Meyhna’ch. La faute au Net en grande partie. N’importe qui s’est mis à faire du black et ce style a perdu son honnêteté, ou du moins ses défenses naturelles. Ces opinions ne surprennent pas, on avait bien remarqué que ces « célébrités » du black n’étaient plus très actives, plus très concernées par la scène actuelle. Ou alors de loin. Ou alors ponctuellement. Et puis c’est amusant de constater que finalement ils ont tout de même participé à l’évolution du black et son éloignement d’une forme « pure ». Valnoir aussi. Ce sont bien eux qui ont joué pour GLACIATION, CNK, DOCTOR LIVINGSTONE… Et je pourrais même ajouter ANOREXIA NERVOSA, puisque Hreidmarr n’en a fait partie qu’à partir de 1998 et n’a donc pas participé à Exile. Je ne critique pas le choix des personnes, vous savez que je suis fan de la totalité des personnes citées ci-dessus, mais constate juste qu’il était prévisible qu’elles regrettent une certaine époque vu leur implication limitée désormais.

D’autres acteurs sont apparus. « Des parasites dans l’ensemble, qui font du black de merde ». On entend souvent ce commentaire, il était aussi dans le docu, sans avoir le droit à d’exemples ou plus d’explications. Du « black de merde », c’est un black qui s’est éloigné des racines, ou bien qui ne fait que reproduire ce qui existe déjà ? Voilà un des points qui auraient pu être développés. Oui, Internet a entraîné la multiplication des groupes puisque le genre est devenu plus facile d’accès, mais qu’est-ce qui fait la qualité, ou l’inintérêt d’untel ou d’untel ? Est-ce que CORPUS DIAVOLIS en fait partie ? Bah oui, ce n’est pas le groupe français le plus souvent cité quand on parle de notre scène. Discret ? Classique ? Parasite ? Formé en 2008, est-ce trop tard pour avoir la légitimité ? Est-on condamné à être déprécié parce qu’on arrive « après la bataille » ? C’est sûr, ces Marseillais n’apportent pas grand-chose, mais ce n’est pas ce qu’on leur demande. Ils restent d’ailleurs fidèles à leur ligne de conduite depuis leurs débuts et l’EP de 2009 Nightsky Orgia, que j’avais chroniqué pour Postchrist, marqué par leur maturité mais demandeur d’un peu plus de personnalité.

CORPUS DIAVOLIS se veut juste une porte sur l’Enfer, et propose un black metal occulte, blasphématoire, infernal, et sans grande concession. Ses 8 nouvelles pistes sont donc des incantations en l’honneur de Satan. Le black est emballé, tournoyant, brûlant sur la peau. Les titres parlent d’eux-mêmes : « Wine of the Beast », « Thy Glorification », « The Ardent Jewel of His Presence ». Et non, ce n’est pas de Donald Trump, mais bien de notre Maître des Ténèbres préféré dont on parle. Boum, des flammes partout, des odeurs de cramé, des morts qui rampent vers le Diable. Par contre « Sick Waters », le dernier morceau, apporte tout de même de petites nuances, avec un début très insidieux, lent et rampant, pour revenir à un martellement infernal en son milieu. Des notes de piano viennent le conclure, lui donnant un aspect très dramatique. Ce genre de ralentissement se retrouve aussi sur "L'oeil Ardent" et l'introduction de la première piste : "Revelations Before Dawn"

Oui, si tous les groupes actuels étaient comme CORPUS DIAVOLIS, on pourrait se dire que le black tourne en rond et qu’il est pollué, mais s’il n’y en avait plus, on penserait alors qu’une certaine de ses formes est morte et qu’il ne reste plus que des formations qui le maltraitent, qui le rendent « ambiant », « épique », « rural », « post / shoegaze ». CORPUS DIAVOLIS poursuit une tradition, un black occulte et agressif qui respire encore…

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

5 COMMENTAIRE(S)

Sakrifiss citer
Sakrifiss
07/04/2017 12:50
mayhem13 a écrit : Belle chro sakri! Ca signifie quoi "shoegaze"?

Ber val t'a mis un lien vers le style, qui a été plus ou moins ajouté au black et lancé certains groupes ces 5 dernières années, entre autre sous l'impulsion de Neige de Alcest / Amesoeurs...
Ber Val citer
Ber Val
07/04/2017 09:26
mayhem13 a écrit : Belle chro sakri! Ca signifie quoi "shoegaze"?

https://fr.wikipedia.org/wiki/Shoegazing
mayhem13 citer
mayhem13
07/04/2017 09:23
Belle chro sakri! Ca signifie quoi "shoegaze"?
Sakrifiss citer
Sakrifiss
06/04/2017 15:47
Premier concert de black ??? Remarque oui, en live je conçois que ça doit dépoter ! Par contre en album, c'est plutôt passe partout. Pas désagréable mais on n'a pas vraiment de besoin d'y revenir...
Sagamore citer
Sagamore
06/04/2017 09:52
Mon premier concert de Black Metal, c'était eux, dans un rade clermontois. Il y a un peu d'affect, donc. J'avais bien aimé "Revolucia", rien de transcendant (le son était compressé comme rarement j'avais pu l'entendre) mais ça faisait le boulot comme il faut. J'hésitais à me pencher sur celui-ci... Je crois que je vais passer mon tour.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Corpus Diavolis
notes
Chroniqueur : 6/10
Lecteurs :   -
Webzines : (7)  7.34/10

plus d'infos sur
Corpus Diavolis
Corpus Diavolis
Black Metal Occulte - 2008 - France
  

vidéos
Sick Waters
Sick Waters
Corpus Diavolis

Extrait de "Atra Lumen"
  

tracklist
01.   Revelations Before Dawn
02.   The Ardent Jewel of His Presence
03.   L'Oeil unique
04.   Signs of End Times
05.   Wine of the Beast
06.   Flesh to Flesh
07.   Thy Glorification
08.   Sick Waters

Durée : 44:02

parution
6 Avril 2017

Essayez plutôt
Abhor
Abhor
Ritualia Stramonium

2015 - Moribund Records
  
Nightbringer
Nightbringer
Apocalypse Sun

2010 - Avantgarde Music
  
Bloodhammer
Bloodhammer
Kuusi hymniä syvyyksistä

2016 - Northern Heritage
  
Caïnan Dawn
Caïnan Dawn
F.O.H.A.T.

2017 - Osmose Productions
  
Gehenna
Gehenna
Unravel

2013 - Indie Recordings
  

Bovary
Mes racines dans le desert ...
Lire la chronique
Le Canyon - Episode 14 - The Great Northern Live Report
Lire le podcast
Gruesome
Fragments Of Psyche (EP)
Lire la chronique
Temple
Design In Creation
Lire la chronique
ΚΕΝΌΣ
Inner Rituals
Lire la chronique
Nuclear Assault
Game Over
Lire la chronique
Poésique - MoM chronique Death - The Sound of Perseverance
Lire le biographie
Ritual Necromancy
Disinterred Horror
Lire la chronique
FOREST FEST OPEN AIR
Antzaat + Anus Mundi + Aura...
Lire le live report
Mezzrow
Then Came The Killing
Lire la chronique
Circle Takes the Square
As the Roots Undo
Lire la chronique
Heptaedium
The Great Herald Of Misery
Lire la chronique
Serum Dreg
Lustful Vengeance
Lire la chronique
Vanhelga
Fredagsmys
Lire la chronique
Death Power
The Bogeyman Returns (Compil.)
Lire la chronique
Aura Noir
Aura Noire
Lire la chronique
Moonreich
Fugue
Lire la chronique
Megadeth
Lire le live report
Mortiferum
Altar Of Decay (Démo)
Lire la chronique
Être moins con : lire BLACK METAL
Lire le podcast
PPCM #0 - Chevauche le Grand Requin Blanc (Carcariass)
Lire le podcast
Legacy Of The Beast European Tour 2018
Iron Maiden + The Raven Age
Lire le live report
LE Canyon - Episode 13 - Dragon casqué
Lire le podcast
Sphæra
Teratology (EP)
Lire la chronique
Funeral Mist
Hekatomb
Lire la chronique
Obscura
Diluvium
Lire la chronique
Uniform / The Body
Mental Wounds not Healing (...
Lire la chronique
Soundgarden
Louder Than Love
Lire la chronique
Skogen
Skuggorna kallar
Lire la chronique
Ossuarium
Calcified Trophies Of Viole...
Lire la chronique