chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
21 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Vesen - Rorschach

Chronique

Vesen Rorschach
Malgré les années qui passent et beaucoup de volonté on ne peut pas dire que la formation Norvégienne ait obtenu une forte notoriété au-delà de son pays natal, ça n’est pourtant pas faute d’essayer car depuis ses débuts en 1999 quatre albums de bonne tenue sont venus étoffer une discographie au concept général intéressant, et à la musique primaire et rétro. Car le quatuor évolue en plein Black/Thrash primitif des années 80, où se croisent les influences de BATHORY, HELLHAMMER, CELTIC FROST ou encore VENOM, en y ajoutant des textes à grande portée psychologique. Une fois encore les Scandinaves ont été chercher dans l’originalité le titre de leur nouvel (et cinquième) opus, car sous ce nom se cache le fameux test de Rorschach créé en 1921 et encore utilisé par les psychiatres aujourd’hui, afin de déterminer diverses pathologies mentales ou troubles de la personnalité. Celui-ci se présente sous la forme de feuilles de papier où sont dessinées diverses tâches sombres de formes différentes, dont le patient doit en expliquer la signification et son ressenti général.

Pour ce qui est de la musique elle se révèle d’entrée sauvage et brutale puisque « Damnation Path » balance directement ses influences Punk à la figure de l’auditeur via un tempo majoritairement élevé, des solos joués à l’arrache et une voix écorchée à l’extrême. En à peine trois minutes on est déjà mis dans le bain avec une alternance entre gros passages mid-tempo et furie rapide, le tout avec plusieurs voix, car tout du long de l’opus chacun des membres se mettra derrière le micro ce qui créera une grosse densité à des compositions qui jouent le grand écart au niveau de la durée comme du rythme. Car bien que la majorité d’entre elles restent relativement courtes, d’autres au tempo plus posé se feront plus longues pour jouer la carte de l’ambiance, pour ce premier point on peut facilement citer « Screaming Sane » et « Crown Of Scars » qui sont brut de décoffrage et vont à l’essentiel, mais qui n’oublient pas cependant de se faire plus lourdes et remuantes pour gagner en accroche. Le constat est le même pour « Final Insult » qui clôt le disque en jouant intelligemment sur ces deux points, sans oublier un break intéressant et beaucoup de parties pour headbanguer comme il faut, et terminer l’ensemble comme il se doit. Au milieu de tout cela on trouve le surprenant « Blood, Bones and Pride » qui pendant plus de six minutes nous emmène dans un univers plus sombre et d’obédience Black, qui démarre par des riffs glaciaux et aiguisés avec ensuite de laisser place à un tempo lent et bridé où la voix jouant de manière étonnante sur la réverb’ sans tomber dans le kitch ou mauvais goût. En conservant cette vitesse ralentie quasiment jusqu’au bout (où interviendra à la toute fin quelques blasts bienvenus) le groupe confirme qu’il sait faire autre chose que bourriner en permanence, d’autant plus que malgré sa durée ce titre ne souffre d’aucune longueur, ce qui est aussi le cas de « Away The Tormentor » rampant à souhait et qui fait l’éloge du train de sénateur (tout en n’oubliant pas de se faire un peu plus énergique quand il le faut), et qui lui aussi se révèle impeccable dans son écriture et sa construction.

D’ailleurs les gars assument leur côté rétro jusqu’au bout en enrobant leur nouvelle sortie d’une production volontairement brute et très Raw dans l’esprit des pionniers, et qui correspond au type de musique jouée qui se doit d’être directe et sans retouches. Même si l’intégralité de celle-ci n’est pas sans erreurs ni défauts – on pense notamment à « All In Vain » qui n’amène pas grand-chose ou à « Vulgar, Old and Sick Blasphemy », un peu en dessous du reste et qui s’étire un peu trop en longueur jusqu’à se répéter inutilement. Mais cela est finalement bien peu comparé au reste pour un résultat vraiment agréable et qui passe comme une lettre à la poste, et qui souhaitons-le leur amène enfin plus de reconnaissance via cet opus qui est probablement leur meilleure sortie à ce jour.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Vesen
Black/Thrash à l'ancienne
2016 - Soulseller Records
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs :   -
Webzines : (4)  7.36/10

plus d'infos sur
Vesen
Vesen
Black/Thrash à l'ancienne - 1999 - Norvège
  

tracklist
01.   Damnation Path
02.   Pray for Fire
03.   Target: Horizon
04.   Blood, Bones and Pride
05.   Screaming Sane
06.   Crown of Scars
07.   Vulgar, Old and Sick Blasphemy
08.   All in Vain
09.   Away the Tormentor
10.   Final Insult

Durée : 41 minutes

line up
parution
16 Décembre 2016

Vexovoid
Call of the Starforger
Lire la chronique
Hegemon
Initium Belli (EP)
Lire la chronique
Sacred Reich
Ignorance
Lire la chronique
Beorn's Hall
Mountain Hymns
Lire la chronique
Bilan 2017
Lire le bilan
Bekëth Nexëhmü
De Urtida Krafterna (EP)
Lire la chronique
Blaze Of Perdition
Conscious Darkness
Lire la chronique
Stahlsarg
Mechanisms Of Misanthropy
Lire la chronique
Hell Militia + Watain
Lire le live report
Moenen Of Xezbeth
Dawn of Morbid Sorcery (Démo)
Lire la chronique
Inquisition + Septicflesh
Lire le live report
Iperyt
The Patchwork Gehinnom
Lire la chronique
Alder Glade
Spine of the World
Lire la chronique
Eraserhead
Holdout (EP)
Lire la chronique
Sheidim
Infamata (EP)
Lire la chronique
Greytomb
Monumental Microcosm (EP)
Lire la chronique
Cenotaph
Perverse Dehumanized Dysfun...
Lire la chronique
In Vain
Currents
Lire la chronique
Caronte
Yoni
Lire la chronique
Vargrav
Netherstorm
Lire la chronique
Assorted Heap
Mindwaves
Lire la chronique
Throane
Plus Une Main A Mordre
Lire la chronique
If I Could Kill Myself
Ballad of the Broken
Lire la chronique
War Possession
Doomed To Chaos
Lire la chronique
Solar Demise
Archaic War
Lire la chronique
Kartikeya
Samudra
Lire la chronique
Hyrgal
Serpentine
Lire la chronique
Exhumed
Death Revenge
Lire la chronique
T.O.M.B
Fury Nocturnus
Lire la chronique
Puteraeon
The Empires Of Death (EP)
Lire la chronique