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Fleshdoll - Hearts Of Darkness

Chronique

Fleshdoll Hearts Of Darkness
On vante régulièrement la grande qualité de la scène Death hexagonale, pourtant alors que nombre de formations ont obtenu une vraie reconnaissance en France et/ou à l’étranger le quintet de Toulouse reste curieusement toujours dans l’ombre et trop peu apprécié à sa juste valeur. Pourtant les mecs n’ont pas chômé depuis leurs débuts en 2001, car avec aujourd’hui cinq albums au compteur, et de très nombreux concerts (en compagnie notamment de SVART CROWN, BLOCKHEADS, BENIGHTED et LOUDBLAST) tout ceci aurait dû leur amener une notoriété méritée. Après deux premières sorties très prometteuses, l’arrivée en 2011 derrière les fûts de l’ancien GOROD Samuel Santiago les faisait monter d’un cran avec l’excellent « Feeding The Pigs », particulièrement lourd et inspiré. Viendra ensuite le plus sombre « Blood Red District » du même niveau qualitatif, que son prédécesseur (qui verra quant à lui arriver au sein de la bande un nouveau bassiste et du frappeur Michaël Martin), avec un line-up désormais solide et probablement le meilleur qu’il y’ait jamais eu autour de l’indéboulonnable Bastich au chant.

Car une nouvelle fois les Sudistes ont mis le paquet, et tous les atouts de leur côté, pour améliorer encore leur musique qui démarre sur les chapeaux de roue avec l’excellent « Silent Faces Of Stone », où la batterie part immédiatement à fond entre parties de double écrasantes et hammerblasts redoutables. Cependant on sait que depuis toujours le quintet privilégie les parties lourdes et le mid-tempo massif, et une nouvelle fois on s’en aperçoit vu que les gars n’hésitent jamais à ralentir ou réaccélérer pour varier leur propos au maximum et y gagner en dynamisme et en accroche. Avec en prime des passages remuants et beaucoup de variété on se retrouve d’entrée avec une première compo de très haute volée et plus que prometteuse pour la suite. Celle-ci ne décevra d’ailleurs pas tout au long des quarante-deux minutes qui passent pratiquement comme une lettre à la poste, et où les différents rythmes auront droit de cité de manière régulière. En effet les très bons morceaux « Room 101 » et « Blood Red Path » font la part belle aux riffs et tempos particulièrement écrasants, sans que ceux-ci ne perdent en puissance et en brutalité, car en y injectant des parties plus techniques et relevées ainsi que des solos redoutables qui vont à l’essentiel, l’ensemble fait passer facilement un bon moment, à l’instar du reste des compos. « Tanka » et « Orphidian Slough » ont eux la bonne idée de se suivre, ces deux moments de brutalité pure n’oublient jamais de poser un peu de variété dans leur écriture, ce qui fait qu’on a droit à quelquechose de direct et sans concessions, où l’on ne tergiverse pas mais sans jamais avoir droit à de la redondance ou de la linéarité malvenue. Bien au contraire ici on trouve une bonne partie de la palette du groupe, qui atteindra son paroxysme avec en premier lieu « Into The Abyss » particulièrement relevé et agrémenté de nombreux breaks et changements musicaux, et dont on retrouvera tout ceci également sur « Beast In You » qui allie à merveille headbanging massif et moments brise-nuques inspirés et plaisants.

Au milieu de tout cela deux interludes à la fois doux, mélancoliques et contemplatifs permettent de faire souffler l’auditeur juste ce qu’il faut, avant de repartir au galop dans la foulée et d’éviter ainsi de casser le rythme général de cette galette, où l’on trouve également une reprise assez fidèle du « Into The Pit » de TESTAMENT (où l’on trouve juste quelques blasts supplémentaires par rapport à l’original), histoire de ne pas oublier l’influence du combo de Chuck Billy et de lui rendre hommage. Du coup au final il n’y a pas grand-chose à reprocher à cet album qui se digère vite et bien, qu’on a plaisir à réécouter grâce à une production puissante et homogène, une technique présente juste comme il faut (notamment via son marteleur qui s’est encore amélioré) et qui ne dénature pas les nouveaux titres qui privilégient l’efficacité et l’accroche. Nul doute en tout cas que tout cela prendra encore une fois son essor sur scène et y fera un ravage logique et mérité, en espérant qu’enfin cela permette à la bande de grimper dans la hiérarchie hexagonale.

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Fleshdoll
Death Metal
2017 - Great Dane Records
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs : (1)  7.5/10
Webzines : (6)  8.03/10

plus d'infos sur
Fleshdoll
Fleshdoll
Death Metal - 2001 - France
  

tracklist
01.   Silent Faces Of Stone
02.   Room 101
03.   Tanka
04.   Orphidian Slough
05.   Into The Abyss
06.   Octantis
07.   Blood Red Path
08.   Into The Pit (TESTAMENT cover)
09.   Beast In You
10.   At The Heart Of Darkness
11.   Black Formulas

Durée : 42 minutes

line up
parution
31 Mars 2017

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2005 - Autoproduction
  

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