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Valgrind - Seal Of Phobos

Chronique

Valgrind Seal Of Phobos (EP)
Alors que le cru extrême 2017 s’annonce déjà être un millésime exceptionnel en qualité comme en quantité, nos voisins transalpins ont eux aussi décidé de se joindre à cette cuvée en se décidant tous ensemble de sortir du nouveau matériel cette année. Car avec HIDEOUS DIVINITY, ANTROPOFAGUS et BLOODTRUTH, le Death local a encore de beaux jours devant lui, à l’instar de VALGRIND désormais lancé à plein régime et qui ne s’arrête plus. Car après énormément de galères de line-up et de labels, ainsi qu’un arrêt total durant plusieurs années, le projet du vétéran Massimiliano Elia (qui existe quand même depuis 1993) avait attendu 2012 pour enfin sortir son premier opus (le très bon « Morning Will Come No More ») qui malheureusement s’est retrouvé noyé dans la masse et n’a pas eu la visibilité qu’il aurait mérité. Heureusement celui-ci ne s’est pas démotivé et entouré d’une nouvelle équipe a offert une excellente suite l’année dernière avec « Speech Of The Flame », plus bourrin et direct que son prédécesseur. Du coup on a l’impression que le combo veut rattraper le temps perdu puisqu’à peine plus d’un an après ce coup de force le quartet (désormais composé d’Umberto Poncina à la seconde guitare) sort ce « Seal Of Phobos » court certes, mais ô combien réussi et brutal.

En à peine peu plus d’un-quart d’heure celui-ci reprend les choses où elles en étaient restées précédemment, mais en étant encore plus agressif et énervé (notamment via une production très sèche signée du nouveau venu qui a rapidement trouvé ses marques) avec un batteur hyperactif derrière son kit et des guitaristes qui enchaînent les solos et les riffs, le tout mis en abîme par la voix caverneuse de Daniele Lupidi dont le style se rapproche de plus en plus de Glen Benton. Musicalement d’ailleurs DEICIDE est toujours présent de manière éparse, et ce dès le départ avec « The Endless Circle » où après un démarrage écrasant (avec le son monte progressivement en volume) les Italiens se lâchent totalement entre blasts furieux, parties de doubles redoutables et chirurgicales et passages remuants parfaits pour headbanguer et se bouger les cervicales, pour un résultat radical où la mélodie n’a pas sa place mais qui propose néanmoins de la variation comme il faut. D’ailleurs dès « New Born Deceit » on s’aperçoit qu’ils se sont aussi améliorés quand le tempo diminue un peu, puisque ici on démarre de manière plus pesante tout en n’oubliant pas les moments boostés aux amphétamines, avant de ralentir légèrement et de proposer du solo tout en toucher et plus mélodique qui ne fait pas tâche avec le reste. Après cet excellent titre à la forte densité l’heure est à un court interlude sombre et angoissant qui permet de faire une petite pause pour mieux rebondir derrière avec « Traitors Will Bleed » qui reprend la palette du morceau précédent, pour pousser encore plus loin l’expérience où cohabite presque tous les tempos possibles mis en avant par les nombreuses modulations. Car là on a même droit à des parties lead tout en réverb’ et distortions, qui concluent d’ailleurs l’ensemble avec maîtrise et brio, avant qu’on n’en termine avec « Ekphora’s Day » où Jonny Petterson de WOMBBATH fait une apparition discrète au micro. Ici on retrouve les éléments de départ qui permettent de clôturer les débats aussi bruyamment qu’ils n’avaient commencé où priorité est donnée aux éléments rapides qui passent aussi bien que l’écoute, vu qu’au bout de dix-sept minutes tout est déjà fini.

Car c’est finalement un des seuls défauts que l’on reprocher à cet EP, à savoir qu’on en aimerait plus et qu’on reste un peu sur sa fin vu la qualité proposée par ses géniteurs qui se sont impliqués personnellement pratiquement de bout en bout dans ce projet, de l’écriture au mixage, en passant par la pochette (signée de son frontman). Même si le son n’est pas toujours optimal (il sonne un peu étouffé), et que la batterie résonne un peu trop comme une boîte à rythmes programmée, il n’y a rien à jeter tant ça dépote de bout en bout, avec une mention spéciale pour les solos nombreux et réussis, et l’on a déjà hâte d’entendre la suite à tout cela tant le groupe de Bologne progresse à chaque fois et semble avoir enfin trouvé la stabilité qui lui a tant manqué par le passé.

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2 COMMENTAIRE(S)

Jean-Clint citer
Jean-Clint
09/05/2017 14:23
Tu as raison pour le MAZE OF SOTHOTH, une grosse claque et la nouvelle sensation venue d'Italie. Pour revenir à cet EP c'est la suite logique de l'album, avec toujours ce feeling venu de Floride et de l'âge d'or du Morrisound Studio
Keyser citer
Keyser
09/05/2017 09:39
En Italie, ne pas oublier le Maze Of Sothoth surtout!

J'aime beaucoup Valgrind. J'avais d'ailleurs chroniqué le 1er album mais n'avais pas eu le temps de m'occuper du pourtant très bon 2ème opus. Pas encore écouté ce nouvel EP mais je suis sûr que c'est encore du bon DM avec ce feeling 90s dans les riffs.

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Valgrind
notes
Chroniqueur : 4/5
Lecteurs :   -
Webzines : (4)  3.41/5

plus d'infos sur
Valgrind
Valgrind
Death Metal - 1993 - Italie
  

tracklist
01.   The Endless Circle
02.   New Born Deceit
03.   Prelude to Downfall (Interlude)
04.   Traitors Will Bleed
05.   Ekphora's Day

Durée : 17 minutes

line up
parution
14 Avril 2017

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2012 - Godeater Records
  

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