chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
67 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Overkill - The Grinding Wheel

Chronique

Overkill The Grinding Wheel
Après un retour à un niveau de qualité quasi inespéré avec deux albums exemplaires (l’énorme « Ironbound » et le très réussi « The Electric Age »), OverKill marquait légèrement le pas il y a trois ans avec un « White Devil Armory » loin d’être mauvais mais n’atteignant pas le niveau d’excellence affiché sur ses deux prédécesseurs. Pas d’inquiétude pour autant, même si les papis du thrash sont capables du meilleur comme du pire, mon côté optimiste – renforcé par un « Mean Green Killing Machine » tout à fait engageant – m’incitait à garder confiance en cette nouvelle offrande des New Yorkais. Il n’aura fallu qu’une ou deux écoutes pour que l’optimisme se teinte de déception. Même si tout n’y est pas à jeter, « The Grinding Wheel » s’avère l’album le plus faible du groupe de ces dix dernières années à mes yeux. Dommage.

Une fois n’est pas coutume, je jetterai d’entrée de jeu les coupables à la vindicte populaire, car s’il existe un principal défaut, plombant irrémédiablement pour moi un album possédant bien par ailleurs quelques qualités, il porte un nom : le riffing. C’est donc la paire Dave Linsk/Derek Tailer que je me dois d’appeler au pilori tant la prestation proposée sur cette heure frôle ce qu’OverKill a pu produire de plus mauvais. Une paire de six cordistes qui nous avait pourtant tellement enchanté sur « Ironbound » et qui sur « The Grinding Wheel » semble souffrir d’une panne d’inspiration telle qu’en plus de faire les fonds de tiroirs riffiques elle en viendra même à s’auto-repomper (ce qui n’est jamais un bon signe vous en conviendrez). Comment diable défendre des riffs indignes d’OverKill comme ceux de « Goddamn Trouble » ou « Shine On » ? Même en pleine gueule de bois un dimanche matin je n’oserais pas proposer ça… D’aucuns pourront les trouver accrocheur, à la limite, mais quelle pauvreté de composition ! Aucun vrai riff de tueur, ceux qui vous font redresser le sourcil, vous mordre la lèvre et headbanguer frénétiquement les poings serrés. Et sans tomber tous aussi bas (heureusement sinon on touchait le fond !) la plupart des titres souffriront de ce manque d’inspiration flagrant à l’instar d’un bien fade « Come Heavy » au riffing heavy-rock qu’on dirait sorti de « Load »/« Reload » ou encore d’un éponyme qui tombera assez rapidement aux oubliettes et dont on ne retiendra que l’accélération salvatrice et la fin plus sombre presqu’épique. Malheureusement, non content d’avoir perdu son inspiration en bas du manche, Dave Linsk nous offre ici l’une de ses plus piètre prestation soliste, incapable de pondre ne serait-ce qu’un seul bon solo sur l’ensemble de ces dix titres (hormis peut-être celui de « Goddamn Trouble » et encore) quand il ne tombe pas complètement dans le bas de gamme honteux (c’est quoi ce début de « The Long Road » façon Maiden du pauvre et cette lead toute pourrie, sérieux ?!). Difficile vous me direz de poser des solos de tueurs sur des compos aux bases bancales… Enfin pour parachever ce qui pourrait s’apparenter à un assassinat en règle, en plus d’un DD Verni transparent (dommage vu la pertinence de ses quelques interventions !), OverKill en finit même par se mordre la queue sur une « Our Finest Hour » qui sonnera surtout comme une resucée d’ « Electric Rattlesnake » en moins bien ou encore ce break mélodique à 3’19 sur « Shine On » reprenant allégrement la progression d’accords de l’intro de « Bare Bones ». Bref les points d’achoppements sont ici nombreux.

Heureusement tout n’est pas complètement noir et malgré ces (gros) défauts, « The Grinding Wheel » gardera au moins pour lui une bonne dynamique d’ensemble notamment grâce à cette bonne vieille énergie punkisante qui électrise un thrash à papa toujours bien exécuté à défaut de s’avérer excessivement inspiré et épaulée de nombreux sing alongs vigoureux venant aider – s’il en était besoin – un Bobby Elsworth toujours au top de sa forme. Car s’il y a bien un élément qui tient ici parfaitement son rôle c’est encore une fois le charismatique frontman qui nous offre une prestation, elle, irréprochable. Et malgré les mauvais points attribués aux deux gratteux reconnaissons tout de même les quelques bons moments qui empêchent « The Grinding Wheel » d’échoir dans la case mauvais albums. Si mon jugement semble sévère, deux ou trois titres tirent tout de même leur épingle du jeu à commencer par « Mean Green Killing Machine », l’énergique « Let’s All Go To Hades » (et ses faux airs de « The Goal Is Your Soul »), « Red White and Blue » ou encore « The Wheel » qui s’avère un titre bien efficace malgré un riffing sommaire et une intro à oublier au plus vite. Allez on aura bien aussi quelques petits breaks bien sentis à se mettre sous la dent (« Our Finest Hour » à 3’52, « Red White And Blue » à 2’26) mais ce sera bien maigre au final.

J’ai probablement la dent un peu dure mais comme le dit le vieux dicton »qui aime bien châtie bien ». J’attends tellement à chaque nouvel album des New Yorkais que la déception est d’autant plus vite arrivée. S’il m’a énormément déçu aux premières écoutes, j’avoue que les dernières lui ont fait grapiller un demi-point en plus mais vraiment le riffing souffreteux parfois indigne d’OverKill ainsi que les leads rachitiques m’empêchent d’aller plus haut. « The Grinding Wheel » sera de ces albums qu’on ressort une fois tous les trois ans quand on a fait plusieurs fois le tour des moments forts de la discographie. Allez, rendez-vous dans trois ou quatre ans pour redresser la barre !

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

2 COMMENTAIRE(S)

coreandcoupdate citer
coreandcoupdate
12/05/2017 21:12
Hou qu'il est dur le Nikta! Perso je préfère cet album au précédent. Overkill a toujours eu un côté "punk'n'roll": l'énergie l'emporte sur le riffing
Thomas Johansson citer
Thomas Johansson
12/05/2017 09:33
Je l'ai écouté une fois et il y a peu de chances que j'y revienne. Rien qui décolle, aucun titre qui se démarque un tant soit peu ... pas si grave vu le nombre d'albums au compteur.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Overkill
notes
Chroniqueur : 6.5/10
Lecteurs :   -
Webzines : (29)  7.52/10

plus d'infos sur
Overkill
Overkill
Thrash - 1980 - Etats-Unis
  

vidéos
 Mean, Green, Killing Machine
Mean, Green, Killing Machine
Overkill

Extrait de "The Grinding Wheel"
  
 Goddamn Trouble
Goddamn Trouble
Overkill

Extrait de "The Grinding Wheel"
  
 Shine On
Shine On
Overkill

Extrait de "The Grinding Wheel"
  
 Our Finest Hour
Our Finest Hour
Overkill

Extrait de "The Grinding Wheel"
  

tracklist
01.   Mean, Green, Killing Machine
02.   Goddamn Trouble
03.   Our Finest Hour
04.   Shine On
05.   The Long Road
06.   Let's All Go to Hades
07.   Come Heavy
08.   Red, White and Blue
09.   The Wheel
10.   The Grinding Wheel

Durée : 60'

line up
parution
10 Février 2017

voir aussi
Overkill
Overkill
Killbox 13

2003 - Spitfire Records
  
Overkill
Overkill
Necroshine

1999 - SPV
  
Overkill
Overkill
The Killing Kind

1996 - Edel Music
  
Overkill
Overkill
Bloodletting

2000 - SPV
  
Overkill
Overkill
I Hear Black

1993 - Atlantic Records
  

Essayez plutôt
Reclusion
Reclusion
Shell Of Pain

2001 - Listenable Records
  
Antagonism
Antagonism
Thrashocalypse (EP)

2018 - Autoproduction
  
Terrifier
Terrifier
Weapons Of Thrash Destruction

2017 - Test Your Metal Records
  
Dew-Scented
Dew-Scented
Incinerate

2007 - Nuclear Blast Records
  
Gammacide
Gammacide
Victims Of Science

1989 - Wild Rags Records
  

Gutslit
Amputheatre
Lire la chronique
The Obsessed
Sacred
Lire la chronique
Solstice
White Horse Hill
Lire la chronique
Wallachia
Monumental Heresy
Lire la chronique
The Grotesquery
The Lupine Anathema
Lire la chronique
Poésique - MoM chronique Ustalost - The Spoor of Vipers
Lire le podcast
Ascension
Under Ether
Lire la chronique
Grimoire
A la lumière des cendres (R...
Lire la chronique
Tomb Mold
The Bottomless Perdition / ...
Lire la chronique
Balmog
Vacuum
Lire la chronique
Imindain
The Enemy of Fetters and th...
Lire la chronique
Target
Master Project Genesis
Lire la chronique
They Live | We Sleep
Self Harm (EP)
Lire la chronique
Mastodon
Emperor of Sand
Lire la chronique
Kalmah
Palo
Lire la chronique
Borgne
[∞]
Lire la chronique
Poésique - MoM chronique Warbringer - Woe to the Vanquished
Lire le podcast
Demonomancy
Poisoned Atonement
Lire la chronique
Visigoth
Conqueror's Oath
Lire la chronique
Skeletal Remains
Devouring Mortality
Lire la chronique
His Hero Is Gone
Monuments to Thieves
Lire la chronique
Ulsect
Ulsect
Lire la chronique
Antagonism
Thrashocalypse (EP)
Lire la chronique
Napalm Death
Mass Appeal Madness (EP)
Lire la chronique
Veiled
Black Celestial Orbs
Lire la chronique
Disembowel
Plagues And Ancient Rites
Lire la chronique
Black Witchery
Evil Shall Prevail (Compil.)
Lire la chronique
Napalm Death
Mentally Murdered (EP)
Lire la chronique
BLACK METAL Suisse ! (C'est une blague?)
Lire le podcast
Puteraeon
The Dunwich Damnation (EP)
Lire la chronique