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Shadow Mantra - The Light Of The Diamond

Chronique

Shadow Mantra The Light Of The Diamond
SHADOW MANTRA, c'est une belle histoire de musicien. Le genre d'aventure plus rationnelle qu'une finale de The Voice.
Car oui, cher lecteur, toi qui t'es abreuvé à la Star Ac', la Nouvelle Star et The Voice, si tu as peut-être parfois l'impression que la chance ne sourit pas toujours aux plus brillants, tu as au moins compris que c'est le travail, l'apprentissage, les heures d'entraînement qui font d'un jeune poulain à peine débourré un étalon noir de la chanson. Je ne prendrai pas d'exemple n'ayant pour ma part jamais regardé plus d'une demi minutes de ces perles du P.A.F et ne connaissant Julien Doré qu'à travers son rôle dans la série Dix Pourcents, mais dans ce métier comme dans bien d'autres, s'il faut une petite dose de pot pour percer, il faut surtout beaucoup de boulot.

Et ça, SHADOW MANTRA l'a parfaitement saisi, car son premier disque, Light Of The Diamond est au sens propre le fruit de ses années d'études.
Le fondateur et principal contributeur du groupe, Steve M, a découvert la guitare à l'âge de quatorze ans et s'est rapidement passionné pour le Metal (on le comprend). Cette passion dévorante n' a fait que grandir avec le temps et en 2009, Steve a rejoint The Academy of Contemporary Music, une école de musique britannique. Il y a développé sa connaissance de la musique et ses compétences techniques. En 2011, Steve a commencé à composer ses propres chansons avec pour objectif un premier album mais il s'est interrompu en 2013, année où il a repris le chemin de l'école pour suivre un Master en composition (oui, ça existe). Inspiré par des musiciens comme Devin Towsend, Steve a décidé de composer un album de Metal qui tiendrait lieu de mémoire de fin d'études. Le résultat, c'est le disque dont nous parlons ici, Light Of The Diamond. Il est écrit composé et interprété par Steve M. pour tous les instruments sauf la batterie, assurée par Rowan Tremain (AT WORLD'S END).

On pourrait craindre un album un peu trop technique ou scolaire, c'est un petit peu le cas. Steve M. fait preuve de beaucoup de feeling, d'inspiration et de créativité pour multiplier les ambiances, les climats. La production complexe fait vite oublier que les différents plans de guitare sont assurés par un seul bonhomme. C'est Steve M. qui assure le chant en alternant des vociférations convaincantes et un chant clair très maladroit ("Worlds", "Butterfly"). Pour la batterie Steve M. s'est adjoint les services d'un vrai musicien plutôt que de faire le choix d'un programme de batterie et son disque n'en est que meilleur, car Rowan Tremain apporte sa patte aux compos, bien plus vivante et dynamique que le "métronome" des programmes de batterie digitalisés . Au niveau des inspirations, le compositeur cite LAMB OF GOD, MACHINE HEAD et OPETH. Il y a bien une batterie qui groove, un screaming délétère et des compos complexe et progressives constituées de plusieurs couches empilées de plans de guitare technique, mais vous vous doutez bien que, le bonhomme ayant suivi des études afin de devenir compositeur, il ne s'est pas contenté d'un vulgaire repompage. Le résultat est un disque qui brille par la variété de sa tracklist mais qui ressemble un peu trop à l'album témoin de la méthode Assimil du Metal. L'intro cristalline gorgée d'arpèges, ("The Dark Diamond In The Rough") suivie de plusieurs variétés de grosses baffes tempérées par le recours à des claviers ("Butterfly", "Light Of The Diamond"), une alternance de chant growlé ("Fate", "Gateway") et clair ("Echo", "Butterfly"), des compos variées mais guère surprenantes.

Même s'il n'est pas si scolaire qu'on pourrait le craindre, l'album pêche par sa longueur excessive (la plupart des morceaux tournant autour de six minutes) et un étalage de techniques, l'auteur ayant cherché à montrer l'étendue de son savoir faire. C'est compréhensible compte tenu du contexte dans lequel ce disque est réalisé. L'un dans l'autre, Light Of The Diamond est plutôt une bonne surprise (qui s'écoute intégralement sur Soundcloud) et une bonne idée de mémoire de fin de cursus!

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Shadow Mantra
Deathcore Progressif
2016 - Autoproduction
notes
Chroniqueur : 6.5/10
Lecteurs : (1)  7/10
Webzines :   -

plus d'infos sur
Shadow Mantra
Shadow Mantra
Deathcore Progressif - 2013 - Royaume-Uni
  

écoutez
tracklist
01.   The Dark Diamond In The Rough
02.   Fate
03.   Gateway
04.   Echo
05.   Worlds
06.   Butterfly
07.   Light Of The Diamond
08.   Curse

Durée : 52:00

parution
22 Janvier 2016

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