chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
63 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Antropofagus - M.O.R.T.E.

Chronique

Antropofagus M.O.R.T.E.
(Methods Of Resurrection Through Evisceration)

2017 est sans aucun doute une année très importante dans la carrière du quatuor de Gênes, et principalement pour son guitariste Meatgrinder qui est le dernier membre d’origine encore présent dans l’aventure des anthropophages. En effet c’est en 1997 qu’est apparue la formation transalpine, qui donnera naissance deux ans plus tard au prometteur « No Waste Of Flesh », avant ensuite d’arrêter ses activités pendant une décennie entière puis de faire son retour avec une toute nouvelle formation autour du six-cordiste, qui accouchera de l’excellent « Architecture Of Lust » à la fois puissant, brutal et de qualité constante. Après un nouveau long silence de presque cinq années (dû notamment aux activités annexes de ses membres) revoilà la bande toujours prête à en découdre pour prouver qu’elle n’est pas morte, mais comme d’habitude avec elle il ne faut s’attendre à une grande évolution musicale, d’autant plus que contrairement à son passé instable cette fois-ci elle n’a pas bougé d’un iota. C’est donc soudée comme jamais (et toujours soutenue par Comatose) qu’elle compte bien franchir un palier et faire oublier un manque certain de reconnaissance au sein de la scène internationale, tout en comptant bien être le fer de lance du Death Brutal Italien qui se fait de plus en plus relevé via notamment HIDEOUS DIVINITY, VALGRIND, MAZE OF SOTHOTH et BLOODTRUTH, qui multiplient les sorties de haut niveau depuis quelques temps.

Pour son vingtième anniversaire le quartet a décidé de frapper fort et cela se ressent dès les premières notes du surpuissant « Spawn Of Chaos » où l’on retrouve les riffs classiques de son leader, la voix d’outre-tombe de Tya (que l’on avait pû entendre dernièrement sur le très bon EP d’HELLISH GOD), ainsi la vitesse supersonique de Davide Billia derrière son kit qui prouve encore une fois qu’il est bien un des meilleurs frappeurs du genre de l’autre côté des Alpes. Celui-ci en plus d’offrir des passages blastés de malade a encore densifié son jeu comme on s’en apercevra par la suite, il faut dire qu’en plus de SEPTYCAL GORGE il fait désormais partie de BEHEADED et HOUR OF PENANCE, et ces multiples projets lui ont été bénéfiques. Après ce début pêchu et en fanfare le combo continue sur sa lancée avec le tout aussi frénétique et réussi « Chants For Abyzou » qui laisse encore un espace majoritaire aux fulgurances, mais qui n’oublie pas de ralentir pour laisser un peu de place à des parties plus lentes et écrasantes. D’ailleurs celles-ci vont être mises plus en avant sur « Praise To A Hecatomb » et bénéficient de plus de temps et d’espace pour s’exprimer, car les blasts ici sont nettement moins nombreux qu’auparavant et sont remplacés par des tapis de double et des passages en mid-tempo massif et inspirés, sans oublier un excellent solo et faire de ce titre hyper accrocheur un vrai moment de plaisir.

C’est d’ailleurs à partir de là qu’on s’aperçoit de la plus grande diversité musicale du groupe, car là où son prédécesseur bourrinait en quasi-continu sans laisser le temps de reprendre sa respiration, ici il réussit sans perdre de sa brutalité à proposer plus de variété et de densité. Le sentiment est confirmé dans la foulée avec le long et recherché « Methods Of Resurrection Through Evisceration » qui durant six minutes nous propose un échantillon complet de sa palette musicale et technique, sans jamais tomber dans le surplus ni la redondance comme c’est trop souvent le cas dans ce style très balisé. Entre accélérations, ralentissements, passages propices au headbanging et évidemment agressivité élevée, tout ici est propice à la qualité tant le niveau d’écriture y est impressionnant, et la suite va le confirmer tant « Omnipotent Annihilation » va se révéler monstrueux. Car ici encore les gars ne vont pas faire de quartier, notamment « Brutal Dave » comme on le surnomme, qui derrière son kit balance carrément des hammerblast de folie, avant d’enchaîner sur du supersonique à la double pour donner quelquechose de carrément remuant et d’entraînant dont l’accroche est immédiate. Totalement différent de ce qu’on a pu entendre auparavant cette plage très simple va droit au but et en mode express, totalement l’inverse de « The Abyss (Chapter One) » qui lui ne possède ni vitesse ni blast, et reste tout du long sur un tempo assez tranquille mais qui finit par devenir un peu répétitif sur la durée. C’est finalement la seule faute de goût de l’album, qui n’est pas un ratage loin de là mais qui manque un peu d’idées pour vraiment se placer au niveau de ce qu’on a pu entendre, et de ce qui arrive ensuite. Car pour terminer en beauté rien de mieux que de revenir aux fondamentaux et de balance la purée à fond la caisse, c’est le cas avec « Quintessence Of Suffering » et « Deception Of The Blood » qui outre leur courte durée n’offrent aucun répit ni temps mort, pour permettre à cette galette d’en finir sur une dernière rasade de sauvagerie, avant le cadeau d’une excellente reprise intitulée « Living In Fear ». Tirée de l’album « Eternal » de MALEVOLENT CREATION sorti en 1995 elle se montre d’une très grande fidélité par rapport à l’originale, et bien qu’étant parfaitement exécutée elle est justement trop ressemblante pour marquer les esprits, et on aurait sans doute préféré un peu plus de folie et de personnalité de ce désormais classique de la bande à Phil Fasciana.

Cependant cette légère faute de fin de parcours ne doit pas faire oublier la prestation d’ensemble absolument énorme, aidée en cela par une production impeccable à la fois propre et naturelle où chaque instrument est parfaitement équilibré et audible. Si les solos se font en revanche plus rares ils sont par contre vraiment réussis et amènent un vent de fraîcheur lors qu’ils interviennent, permettant ainsi d’aérer les compos, qui sont plus abouties et plus variées que ce que ses créateurs ont pu sortir par le passé. Autant dire qu’on est donc en présence à ce jour du meilleur opus des transalpins qui prouvent qu’ils sont capables de faire autre chose que de jouer à deux-cent à l’heure et en recherche de record de Bpm, et même s’ils ne réinventent rien ils font le boulot avec tellement d’entrain et de brio qu’on ne peut que s’incliner et leur tirer notre chapeau. Grazie Mille !

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

1 COMMENTAIRE(S)

Ander citer
Ander
06/09/2017 08:42
note: 7/10
Un bon opus, mais sans grand plus, la sensation que le groupe récite ses gammes en se noyant dans la masse de ces ersatz plus ou moins avoués de Hour Of Penance.

L'influence Morbid Angel, palpable dès l'intro de Whirldwind Of Initiation, et même si plus sous jacente ici que chez d'autres formations, me gonfle de plus en plus.

J'ai l'impression d'entendre une version plus brutal et moins mélodique du dernier Beheaded, et bien sûr la présence de Davide derrière les fûts et les boutons, n'y est pas étranger. Et cette reprise de Malevolent Creation... Je connais pas sur le bout des oreilles toute leur discographie mais y a des titres plus emblématiques que ce Living In Fear à mon avis.

Bref, le cahier des charges est bien remplie mais il manque la fougue qui faisait la différence sur Architecture Of Lust, leur meilleur album, haut la main.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Antropofagus
Brutal Death
2017 - Comatose Music
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs : (3)  7.17/10
Webzines : (1)  8.5/10

plus d'infos sur
Antropofagus
Antropofagus
Brutal Death - 1997 - Italie
  

tracklist
01.   Whirlwind Of Initiation
02.   Spawn Of Chaos
03.   Chants For Abyzou
04.   Praise To A Hecatomb
05.   Methods Of Resurrection Through Evisceration
06.   Omnipotent Annihilation
07.   The Abyss (Chapter One)
08.   Quintessence Of Suffering
09.   Deception Of The Blood
10.   Living In Fear (Malevolent Creation cover)

Durée : 36 minutes

line up
parution
12 Mai 2017

Essayez aussi
Parasitic Extirpation
Parasitic Extirpation
Casketless

2010 - Sevared Records
  
Nile
Nile
Amongst the Catacombs of Nephren-Ka

1998 - Relapse Records
  
Devourment
Devourment
Butcher The Weak (re-release)

2006 - Brutal Bands
  
Immolation
Immolation
Shadows In The Light

2007 - Listenable Records
  
Fit For An Autopsy
Fit For An Autopsy
Hellbound

2013 - Steamhammer Records (SPV)
  

Poésique - MoM chronique Death - The Sound of Perseverance
Lire le biographie
Ritual Necromancy
Disinterred Horror
Lire la chronique
FOREST FEST OPEN AIR
Antzaat + Anus Mundi + Aura...
Lire le live report
Mezzrow
Then Came The Killing
Lire la chronique
Circle Takes the Square
As the Roots Undo
Lire la chronique
Heptaedium
The Great Herald Of Misery
Lire la chronique
Serum Dreg
Lustful Vengeance
Lire la chronique
Vanhelga
Fredagsmys
Lire la chronique
Death Power
The Bogeyman Returns (Compil.)
Lire la chronique
Aura Noir
Aura Noire
Lire la chronique
Moonreich
Fugue
Lire la chronique
Megadeth
Lire le live report
Mortiferum
Altar Of Decay (Démo)
Lire la chronique
Être moins con : lire BLACK METAL
Lire le podcast
PPCM #0 - Chevauche le Grand Requin Blanc (Carcariass)
Lire le podcast
Legacy Of The Beast European Tour 2018
Iron Maiden + The Raven Age
Lire le live report
LE Canyon - Episode 13 - Dragon casqué
Lire le podcast
Sphæra
Teratology (EP)
Lire la chronique
Funeral Mist
Hekatomb
Lire la chronique
Obscura
Diluvium
Lire la chronique
Uniform / The Body
Mental Wounds not Healing (...
Lire la chronique
Soundgarden
Louder Than Love
Lire la chronique
Skogen
Skuggorna kallar
Lire la chronique
Ossuarium
Calcified Trophies Of Viole...
Lire la chronique
Thorium
Blasphemy Awakes
Lire la chronique
Sacred Reich
Independent
Lire la chronique
Atavisma
The Chthonic Rituals
Lire la chronique
Gaerea
Unsettling Whispers
Lire la chronique
Throane + Wolves In The Throne Room
Lire le live report
Yob
Our Raw Heart
Lire la chronique