chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
83 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Voice Of Winter - Childhood Of Evil

Chronique

Voice Of Winter Childhood Of Evil
Alors que la scène Dijonnaise nous offrait de très bons albums Thrash du groupe DEATH DECLINE en 2015, et du groupe HANGFEST en juin 2016, elle vit le jour d'une nouvelle offrande, objet de cette chronique. Ainsi, VOICE OF WINTER est un groupe bourguignon, ça tombe bien, la fondue du même nom se déguste l'hiver ! Sauf que là il ne s'agit pas d'art culinaire mais plutôt d'Art musical, avec un grand A.

Formé en 2003, le groupe n'en est pas à son coup d'essai, ils ont déjà à leur actif une démo, 3 EP et un album sorti il y a 3 ans. Aujourd'hui, celui qui nous intéresse se nomme : Childhood Of Evil. Cette réAlisAtion, avec deux grands A (et pourquoi pas d'abord ?) est sortie en décembre 2016. L'album propose 7 titres pour la modique somme de 46 minutes. Le titre le plus court faisant 4 minutes 26, on constate d'emblée que les durées de piste sont généreuses. Alors, endormissement soporifique, hiver interminable ou génie créatif ? Entrons vite dans le vif du sujet de ces "enfants du mal" de Dijon, avant que la moutarde ne nous monte au nez.

3 acteurs au sommaire, Fabrice Letang à la basse et aux rafraîchissements (ha non pas rafraîchissements, le Tang n'existe plus en France depuis 1990). Etienne Hetzel à la guitare et au chant, et Erwann Loëzic à la batterie. L'artwork proposé pour cet album représente le nouveau logo du groupe, centré sur un fond légèrement psychédélique, qui casse pas vraiment un bloc d'igloo, mais qui est déjà un peu mieux que le banal point d'interrogation du premier LP. OK, cette pochette n'attire pas assez l'œil mais l'important c'est l'oreille, alors écoutons.

Les compos sonnent légèrement old School, le son présentant une légère réverbération, comme un effet caverneux qui est plutôt agréable. Lors de la première écoute de l'album, il se peut que le son dérange quelque peut l'auditeur pointilleux par ses faux airs de "ça sonne faux", surtout sur le premier titre View From Sedna, qui n'est que la mise en bouche de ce qui nous attend par la suite. Et quelle suite! L'atout principal de VOICE OF WINTER réside dans la capacité que le groupe a de nous immerger dans leur musique. Ils proposent une multitude de riffs élaborés, techniques, lancinants, répétitifs mais au dosage parfait, dignes d'un grand groupe, disparu depuis, je ne citerais ici pas moins que le grand DEATH de Chuck Chuldiner (snif), avec un son proche de certains albums de PESTILENCE.

C'est ainsi que l'on prend plaisir à se laisser balader, d'un titre à l'autre, et à chaque fois on en sort plutôt époustouflé, pour ne pas dire ébahi par tant de surprises. Que ce soient les passages clairement Stoner que l'on retrouve dans Chrome l'instrumental de l'album ou Lords Of War, l'euphorie de Liberticide, la tristesse de Damocles ou Lord Of War, VOICE OF WINTER arrive parfaitement à bousculer nos émotions, jouer avec, à la manière qu'un yéti aurait de prendre un objet et le secouer dans tous les sens, avant de le claquer dans la neige et nous achever avec les soli comme celui de Ladies, des accélérations, la chanteuse dans Childhood Of Evil, les breaks, les harmoniques, les passages paradoxaux tranchants à souhait, et j'en passe, y'en a tellement que si je m'attarde ici, on aura pas finit d'écouter l'album qu'on sera déjà en été.

D'ailleurs, je profite de cette période de canicule de juin 2017 pour sortir cette chronique et vous inviter à découvrir ou réécouter cet album Rafraîchissant. Car oui, VOICE OF WINTER réalise la performance de nous proposer du "old style" rafraîchissant comme son nom l'indique, c'est un beau paradoxe. Et dès que vous aurez pris connaissance de cet iceberg, inspiré par la voix, qui a parfaitement trouvé sa voie, il ne restera plus qu'à programmer le GPS, suivre la bonne voie et se laisser guider par ... wai c'est bon on a compris, pour une petite sortie à un de leurs concerts. N'en déplaise à Fabrice et son sponsor, moi je boirais une bonne bière, avant de m'éclater pas vous ?

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

3 COMMENTAIRE(S)

MoM citer
MoM
18/06/2017 18:49
Yhol a écrit : Je vais même à dire très souvent que les meilleurs albums Thrash sont des albums de Death Metal !!

Wouah si tu tombes sur un puriste tu seras pas déçu du voyage Gros sourire
Mais tu n'as pas tort d'un côté : la rythmique Thrash, si elle est ultra bien branlée, a un bon côté Death metal qui balance.
Y a qu'à voir le premier Death ou les trois premiers Pestilence : la frontière entre les genres peut être très fine. Ou Demolition Hammer et Solstice, même combat dans un autre registre.
Yhol citer
Yhol
18/06/2017 17:39
note: 8.5/10
Oui tu as tout à fait raison, c'est ma culture Thrash qui me fait faire des petits dérapages. La frontière est souvent très facile à traverser entre ces deux styles, d'ailleurs l'album chroniqué ici est estampillé Melodic Death Metal, alors que ça sonne bien Thrash à mon idée Sourire Je vais même à dire très souvent que les meilleurs albums Thrash sont des albums de Death Metal !!
rivax citer
rivax
18/06/2017 12:15
Je suis peut-être un peu pinailleur (mon côté chroniqueur metal), mais le premier DEATH DECLINE (Built For Sins), je l'aurais plutôt rangé dans la case Death que Thrash.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Voice Of Winter
Progressive death metal
2016 - M.U.S.I.C. Records
notes
Chroniqueur : 8.5/10
Lecteurs : (1)  7/10
Webzines : (1)  7.5/10

plus d'infos sur
Voice Of Winter
Voice Of Winter
Progressive death metal - 2003 - France
  

vidéos
Childhood Of Evil
Childhood Of Evil
Voice Of Winter

Extrait de "Childhood Of Evil"
  

tracklist
01.   View from Sedna  (06:51)
02.   Ladies  (04:26)
03.   Liberticide  (06:13)
04.   Chrome  (05:53)
05.   Childhood of Evil  (07:07)
06.   Damocles  (05:49)
07.   Lords of Whores  (09:38)

Durée : 46:57

line up
parution
1 Décembre 2016

Essayez aussi
Novembers Doom
Novembers Doom
Hamartia

2017 - The End Records
  
Krimh
Krimh
Gedankenkarussell

2017 - Autoproduction
  
Akercocke
Akercocke
Antichrist

2007 - Earache Records
  
Beyond Creation
Beyond Creation
Earthborn Evolution

2014 - Season Of Mist
  

Dismal
遺·白
Lire la chronique
Krolok
Flying Above Ancient Ruins
Lire la chronique
Përl
Luminance (EP)
Lire la chronique
Endless Chaos
Paths To Contentment
Lire la chronique
French black metal : la relève
Lire le podcast
R.I.P.
Street Reaper
Lire la chronique
Fugazi
13 Songs (Compil.)
Lire la chronique
Midnight
Sweet Death And Ecstasy
Lire la chronique
Meyhnach
Non Omnis Moriar
Lire la chronique
Crypts Of Despair
The Stench Of The Earth
Lire la chronique
Urn
The Burning
Lire la chronique
Sombre Croisade
Balancier des âmes
Lire la chronique
Rebaelliun
Bringer Of War (The Last St...
Lire la chronique
Morse
Pathetic Mankind
Lire la chronique
Canine
The Uprising
Lire la chronique
Limbonic Art
Spectre Abysm
Lire la chronique
Degial
Predator Reign
Lire la chronique
Rude
Remnants
Lire la chronique
Anatomia
Cranial Obsession
Lire la chronique
Dawn Ray'd
The Unlawful Assembly
Lire la chronique
Embittered Spunk Cadaver
The Final Throes of our Dyi...
Lire la chronique
Demolition Hammer
Epidemic Of Violence
Lire la chronique
Eldamar
A Dark Forgotten Past
Lire la chronique
Heir pour l'album "Au Peuple De L'abîme"
Lire l'interview
Mortuary
Nothingless Than Nothingness
Lire la chronique
The Faceless
In Becoming A Ghost
Lire la chronique
Necrovorous
Plains Of Decay
Lire la chronique
Impureza
La Caída de Tonatiuh
Lire la chronique
Loading Data
Double Disco Animal Style
Lire la chronique
Also Sprach Zarathustra
LAIBACH
Lire le live report