chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
73 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Hundredth - Rare

Chronique

Hundredth Rare
J'ai eu un peu les boules, je l'avoue, quand Hundredth a sorti un single complètement popisant, à se demander si on avait le même groupe entre les esgourdes. Les gaillards expliquent ça en disant que plus personne dans l'équipe n'écoute de hardcore depuis longtemps, et qu'ils ne voulaient pas continuer à écrire une musique qui ne leur tenait plus à coeur. Ah. Pourtant la motivation, ils l'avaient encore sur Free, petite pétite de hardcore mélo pleine de pêche tout en en ayant gros sur la patate. Mais passons.

Les gros riffs, c'est fini, le palm mute et les cris gonflés à bloc aussi (purée, elle va me manquer, cette voix...), place à un shoegaze très pop et dreamy qui joue cependant toujours avec les mêmes émotions que les albums précédents. Les guitares sont flottantes, distordues mais reverbées à souhait, la basse bien ronde soutient l'édifice, seule la batterie reste fidèle à elle-même, toujours très massive et percutante. C'est évidemment la voix qui subit la plus grosse modification. Chadwick Johnson a dit bye-bye à son hurlement bien rauque et mastoc, et chante maintenant à mi-voix, d'un timbre clair et mélodique qui tient bien plus de la pop indé que du hardcore. Sur le papier, pas grand-chose pour me convaincre. Et pourtant...

Et pourtant, la sauce prend. Avec ses couches de guitares à arpèges et ses nappes de chant mélo utilisé quasiment comme un instrument, Hundredth nous sert une ambiance aux petits oignons qui n'a pas grand-chose de neuf mais qui fonctionne. Entre des titres pêchus et lumineux comme 'Neurotic' ou 'Youth', quasiment dansants comme 'Chandelier', ou même franchement new wave comme 'White Squall' et 'Departure' qui rappellent les heures errantes de The Cure, on se prend au jeu et on se laisse entraîner, comme si cette phase contemplative succédait aux temps sombres du hardcore agressif. Seule 'Disarray' se détache du lot, plus speed et sur les nerfs que le reste. Une démarche et une musique qui rappellent assez Coliseum avec la sortie de Anxiety's Kiss.
Le principal reproche à faire à Rare est son uniformité. Si les mélodies sont différentes, la rythmique et la recette instrumentale restent toujours les mêmes, et on finit par décrocher par moments. Ce problème, couplé à une production soignée mais un poil trop dense et compressée, donne un peu l'impression d'avoir affaire à une seule piste de quarante-cinq minutes plutôt qu'à douze chansons distinctes.

Hundredth prend tout de même un virage à quatre-vingt-dix degrés assez réussi, bien qu'un peu monotone. Je regretterai leur hardcore enragé, qui m'avait mis la pâtée en concert avec une énergie in-your-face jouissive. Mais quitte à se mettre à écouter de la pop, Rare est plutôt sympathique.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

1 COMMENTAIRE(S)

Krokodil citer
Krokodil
21/06/2017 13:43
note: 7.5/10
Je pense préférer les anciens, surtout Let Go, avec lequel je les ai découvert... Mais je dois dire que j'aime quand même assez ce nouvel album. Plus shoegaze que choupinougayze, quoi. (Bon, le batteur fait 99% du taf et ces breaks (combo double-pédale/caisse claire qui mitraille) conservent totalement l'essence hardcore à la base du truc). Du coup ça me fait pas mal penser à des groupes comme Whirr, Weekend ou encore Nothing, en un peu plus ... molosse ? Sportif ?


AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Hundredth
Post-hardcore / shoegaze / dreamy pop
2017 - Hopeless Records
notes
Chroniqueur : 6.5/10
Lecteurs : (1)  7.5/10
Webzines : (3)  7.56/10

plus d'infos sur
Hundredth
Hundredth
Post-hardcore / shoegaze / dreamy pop - 2007 - Etats-Unis
  

vidéos
Neurotic
Neurotic
Hundredth

Extrait de "Rare"
  

tracklist
01.   Vertigo  (03:27)
02.   Neurotic  (03:31)
03.   White Squall  (03:43)
04.   Hole  (03:52)
05.   Suffer  (03:49)
06.   Disarray  (03:35)
07.   Down  (04:06)
08.   Grey  (02:59)
09.   Shy Vein  (03:41)
10.   Chandelier  (03:39)
11.   Youth  (03:29)
12.   Departure  (05:18)

Durée : 00:45:08

parution
16 Juin 2017

Gutted
Bleed For Us To Live
Lire la chronique
Trop Hard Pour Toi #3
Electric Shock + Mindless S...
Lire le live report
Black Metal : les noms de groupe (de merde)
Lire le podcast
Slaughterday
Abattoir (EP)
Lire la chronique
At The Gates
To Drink from the Night Itself
Lire la chronique
Spell of Dark
Journey into the Depths of ...
Lire la chronique
Cardiac Arrest
A Parallel Dimension Of Des...
Lire la chronique
The Body
I Have Fought Against It, B...
Lire la chronique
Drudkh / Paysage D'Hiver
Somewhere Sadness Wanders (...
Lire la chronique
Le Canyon - Episode 11 - Monsieur Steele et le bain d'acide.
Lire le podcast
Bloodbark
Bonebranches
Lire la chronique
Utzalu
The Loins Of Repentance
Lire la chronique
Cor Scorpii
Ruin
Lire la chronique
Chevalier
A Call To Arms (EP)
Lire la chronique
Valgrind
Blackest Horizon
Lire la chronique
Ennoven
Redemption
Lire la chronique
Orsak:oslo
Nordstan (EP)
Lire la chronique
Taphos
Come Ethereal Somberness
Lire la chronique
Brouillard
Brouillard
Lire la chronique
Aorlhac pour l'album "L'esprit des Vents"
Lire l'interview
Order Ov Riven Cathedrals
The Discontinuity's Interlude
Lire la chronique
Sakrifiss rencontre Noktu (Mortifera / Celestia / Bleu, blanc Satan...)
Lire l'interview
Wombbath
The Great Desolation
Lire la chronique
Blitzkrieg
Judge Not!
Lire la chronique
Amzera
Amzera (EP)
Lire la chronique
Gontyna Kry
Ignipoten
Lire la chronique
Cult Of Occult
Anti Life
Lire la chronique
Ulver
The Assassination of Julius...
Lire la chronique
Pryapisme
Epic Loon
Lire la chronique
NORTH OF THE WALL 2018
Abyssal + Bismuth + Bölzer ...
Lire le live report