chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
83 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

On Thorns I Lay - Eternal Silence

Chronique

On Thorns I Lay Eternal Silence
J'ai beau participer au meilleur webzine metal de l'univers, pour autant cela n'a pas changé un des aspects les plus énervants de mon existence : je suis toujours le dernier au courant. Au travail, en famille, dans mes loisirs, les choses se passent sans moi et visiblement cela n'empêche pas le monde de tourner. S'il m'arrive de vous présenter des albums plusieurs mois après leur sortie, c'est souvent par manque de temps mais aussi parfois parce que je les découvre bien plus tard, et vous n'avez pas idée comme cela m'énerve. Vous l'aurez compris, c'est le cas de "Eternal Silence", septième album de cette formation grecque qui a bercé mes premières années de metalleux et qui fait son grand retour après douze ans d'absence. Le genre d'événement que l'on ne peut pas rater. Enfin sauf moi, et pas de peu puisque on approchait dangereusement les deux ans. Record à battre.

Pour ma défense je pensais le groupe mort et enterré, surtout après les errances des dernières productions. Commencée dans un style doom/death/gothique, leur carrière a basculé vers un metal gothique éthéré de toute beauté (1999) pour finalement sombrer dans un metal alternatif sans grand intérêt (2003). Un album prometteur était prévu pour succéder au fiasco "Egocentric" mais ce dernier n'a jamais vu le jour. Que reste-t-il alors des Grecs, vingt ans après leur formation ? Le coeur du line-up originel à savoir Chris et Stefanos ainsi que le batteur des débuts Fotis. On n'en attendait pas tant, de quoi rassurer sur l'âme de cette résurrection. Il ne restait plus qu'à découvrir ce qu'une dizaine d'année d'absence allait donner sur le plan musical.

On Thorns I Lay a passé beaucoup de temps à se chercher, parfois pour le meilleur ("Crystal Tears"), parfois pour le pire ("Egocentric"). Qu'ils soient bons ou mauvais, leurs six premiers albums possédaient au moins une chose en commun : un style manquant de maturité. Aujourd'hui autour de la quarantaine, les Grecs ont eu le temps de digérer tout ça et de se faire une idée de la route à tracer. Ainsi, ce nouveau départ sonne comme un condensé du meilleur de leurs différentes périodes. Il emprunte un brin de la violence des débuts, l'énergie du metal alternatif de ses précédentes expérimentations et une bonne dose de metal gothique bien sûr, celui qui a fait sa renommée. Dès l'ouverture "Breathing", le groupe annonce la couleur : les rythmiques lourdes, hachées et le chant guttural de Stefanos se heurtent à la sensibilité du chant d'Anna et aux violons de Labros, un contraste et une puissance qui rappellent bien évidemment des oeuvres comme "Orama" et plus généralement les sorties metal gothique symphonique de la fin des années 90. Sorte d'hommage au genre de l'époque, "Eternal Silence" reprend finalement l'histoire des grecs là où elle avait été (dé)laissée en 2001 et s'inscrit dans une tradition d'écriture que l'on n'a plus l'habitude d'entendre. A l'exception de quelques touches d'électronique que le groupe utilisait déjà à ses débuts, il propose une musique sans artifice misant sur la sincérité de ses compositions et sur son atmosphère à la fois mélancolique et onirique.

Contrairement aux usines à tubes qu'ont cherché à devenir beaucoup de formations de l'époque (Tristania, Sirenia, Lacuna Coil, In Flames... à non pardon hors sujet), On Thorns I Lay n'a pas succombé aux charmes des sirènes et cette approche, si elle engendre quelques longueurs sur l'ensemble, lui accorde surtout un charme indéniable et une personnalité qui ne trahit pas leur oeuvre. La production froide et sèche fait pour une fois honneur au travail réalisé, conférant l'énergie et la sensibilité nécessaire à ces 9 pièces pour en extraire toutes les émotions. Pour moi, c'est surtout sur sa durée que "Eternal Silence" pèche car une petite moitié des titres sont en réalité des transitions instrumentales, réduisant le nombre de véritables morceaux à 5 pour un total de moins de 30 minutes. On parvient du coup rapidement au bout de l'album avec un gros sentiment d'inachevé. Les fans de la première heure regretteront peut-être aussi l'absence de prise de risque de ce come-back ; il faut bien reconnaître que le combo ne s'est pas aventuré hors des sentiers battus alors qu'il avait toujours eu jusqu'à maintenant cette tendance à nous surprendre, en bien ou en mal.

En tous cas, je ne boude pas mon plaisir de retrouver un On Thorns I Lay que je n'espérais plus, d'autant plus sur d'aussi bons rails. Tout n'est certes pas parfait, aussi bien côté interprétation (notamment le chant féminin qui manque de fraîcheur) que côté écriture, mais les Grecs parviennent tout de même à convaincre par leur volonté de renouer avec ce style qu'ils n'auraient du avoir de cesse d'explorer. Maintenant y a plus qu'à les gars, et pas dans 12 ans s'il vous plaît.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
On Thorns I Lay
Metal gothique
2015 - Sleaszy Rider Records
notes
Chroniqueur : 7/10
Lecteurs :   -
Webzines : (2)  8/10

plus d'infos sur
On Thorns I Lay
On Thorns I Lay
Metal gothique - 1995 - Grèce
  

vidéos
Eternal Silence
Eternal Silence
On Thorns I Lay

Extrait de "Eternal Silence"
  

tracklist
01.   Believe  (01:46)
02.   Breathing  (07:44)
03.   Eternal Silence  (04:44)
04.   Cursed  (01:51)
05.   Life Without You  (04:28)
06.   People We Hurt  (06:11)
07.   Escape from Loneliness  (02:25)
08.   One Day to Live  (04:54)
09.   Touching the Unknown  (02:38)

Durée : 37 min.

line up
parution
30 Octobre 2015

voir aussi
On Thorns I Lay
On Thorns I Lay
Angeldust

2001 - Black Lotus Records
  
On Thorns I Lay
On Thorns I Lay
Future Narcotic

2000 - Holy Records
  
On Thorns I Lay
On Thorns I Lay
Orama

1997 - Holy Records
  
On Thorns I Lay
On Thorns I Lay
Crystal Tears

1999 - Holy Records
  
On Thorns I Lay
On Thorns I Lay
Egocentric

2004 - Black Lotus Records
  

Essayez aussi
Moonlight
Moonlight
Floe

2000 - Metal Mind Productions
  
Flowing Tears
Flowing Tears
Serpentine

2002 - Century Media
  
Lacuna Coil
Lacuna Coil
Comalies

2002 - Century Media
  
Tristania
Tristania
Illumination

2007 - Steamhammer Records (SPV)
  
Entwine
Entwine
Chaotic Nation

2015 - Spinefarm Records
  

Anguish
Magna Est Vis Siugnah
Lire la chronique
Dominant
The Summoning (EP)
Lire la chronique
The Ugly
Thanatology
Lire la chronique
Vardan
Nostalgia - Archive of Fail...
Lire la chronique
Z Family
Chapter II : Origin
Lire la chronique
Autopsy
Puncturing The Grotesque (EP)
Lire la chronique
Life Of Agony
River Runs Red
Lire la chronique
Mortis Mutilati
The Stench of Death
Lire la chronique
Pissgrave
Suicide Euphoria
Lire la chronique
Disfuneral
Disfuneral (EP)
Lire la chronique
Harakiri for the Sky
Arson
Lire la chronique
I I (Infernal Invocation) / Lihhamon
Miasmal Coronation (Split-CD)
Lire la chronique
(Faire) découvrir le Black Metal !
Lire le podcast
Morbid Angel
Kingdoms Disdained
Lire la chronique
Unhuman
Unhuman
Lire la chronique
False Gharial
Birth (EP)
Lire la chronique
Watain
Trident Wolf Eclipse
Lire la chronique
Holmgang
Dømt til døden
Lire la chronique
Iphicrate
Résurgence (EP)
Lire la chronique
Sublime Cadaveric Decomposition
Raping Angels in Hell
Lire la chronique
Condition Critical
Extermination Plan
Lire la chronique
Necrophobic
Mark Of The Necrogram
Lire la chronique
Almyrkvi
Umbra
Lire la chronique
Deathcult
Cult Of The Goat
Lire la chronique
Scuorn
Parthenope
Lire la chronique
Portrait
Burn The World
Lire la chronique
Deinonychus
Ode to Acts of Murder, Dyst...
Lire la chronique
Hegemon pour l'EP "Initium Belli"
Lire l'interview
Black Label Society
Grimmest Hits
Lire la chronique
Nydvind
Seas of Oblivion
Lire la chronique