chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
64 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Tubefreeks - The Dry Tide

Chronique

Tubefreeks The Dry Tide
"C'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleurs soupes". Voila une expression populaire pleine de bon sens, généralement utilisée par les vieux pots pour souligner que leurs années d'expérience (ou au moins, d'existence) leur permettent d'apprécier les situations avec une forme de sagesse. Pour un artiste, cette sagesse s'exprime dans le recul, la pratique et parfois l'acceptation de ce qu'on est et de ce qu'on ne sera jamais. C'est cette prise de conscience qui permet à des formations de prendre un nouveau départ, pour le plaisir et le fun, sans plus chercher à devenir le nouveau king of the jungle, un état d'esprit plutôt louable et rationnel.

Ce n'est pas TUBEFREEKS qui me contredira. En effet, voici un groupe américain fondé dans les années 90 qui a connu en son temps une renommée locale puis s'est séparé au début de notre siècle pour finalement se réactiver en 2010. Les gars ont eu du succès avec un Hard Rock métallique de bonne facture (écouter pour s'en convaincre leur Best Of The 90's publié en 2010). Ils ont repris les choses là où ils les avaient laissées. En 2010, le groupe se réunit en studio et enregistre un premier nouveau disque, Complex Disorder. Le défi consistait à démontrer qu'après une décennie de mise sous cloche, ils étaient encore capable de créer quelque chose de neuf. Pari réussi, reprise des concerts et de l'envie : le gang part dans une nouvelle dynamique qui débouche sur un deuxième album sorti en 2017, The Dry Tide. La discographie de TUBEFREEKS a les défauts de ses qualités : le temps n'a pas eu prise sur sa musique, identique en 2017 à celle composée dans les années 90. Les compos sont un peu plus longues et travaillées, la production un peu plus dense, mais le cahier des charges n'a pas été retouché. Comme ses deux grands frères, The Dry Tide est un disque de Hard Rock de facture classique (pléonasme), une collection de morceaux cool et entraînants, avec une pléthore de riffs sympas, un chant nasillard et traînant (à la Ozzy), une guitare lead lumineuse (à la Vivian Campbell) et un feeling entre Hard Rock seventies ("Wicked Sky", "Way to the Sun") et Heavy Metal à grosses baloches à base de riff de compétition éclairés par des soli de guitare qui envoient du rève ("Deracho", "Into The Fray") avec une grosse pincée de ALICE IN CHAINS ("Whispers", "Reckoning").

Dans son histoire, sa démarche et même ses attitudes, TUBEFREEKS m'évoque UGLY KID JOE. Certes, les lyrics sont moins irrévérencieux et il manque au répertoire des tubes éternels, mais quand vous les voyez sur scène (comme dans le clip de "Wicked Sky"), difficile de ne pas penser au gang de Witfield Crane, notamment dans le chant et l'attitude scénique du chanteur Paul van Valkenburgh.

A mille lieues du trip revival cher aux jeunes pousses qui pensent qu'on doit porter une barbe de patriarche, des cols pelle à tarte et des pantalons en tergal pour jouer d'un Hard Rock convaincant, TUBEFREEKS dispose de solides arguments pour rabattre leur caquet aux morveux.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Tubefreeks
Hard Rock - Metal
2017 - Autoproduction
notes
Chroniqueur : 7/10
Lecteurs :   -
Webzines :   -

plus d'infos sur
Tubefreeks
Tubefreeks
Hard Rock - Metal - 1990 - Etats-Unis
  

vidéos
Wicked Sky
Wicked Sky
Tubefreeks

Extrait de "The Dry Tide"
  

tracklist
Wicked Sky 04:10
Motoride 03:59
Way to the Sun 03:20
Reckoning 03:56
Deracho 03:09
Anathemy 03:21
Mind Eraser 03:08
Nevada 02:44
Whisper 03:43
Into the Fray 04:10
Dazy 04:02
O.T.S. 03:07

Durée : 42:49

line up
parution
11 Mars 2017

Essayez aussi
Cult of Luna
Cult of Luna
Eternal Kingdom

2008 - Earache Records
  
Letlive.
Letlive.
The Blackest Beautiful

2013 - Epitaph Records
  
Skull Parade
Skull Parade
Skullparade

2017 - Rexius Records
  
Motörhead
Motörhead
Motörizer

2008 - SPV
  
Motörhead
Motörhead
Inferno

2004 - SPV
  

Enslaved
E
Lire la chronique
Kanashimi
Inori
Lire la chronique
Beastmaker
Lusus Naturae
Lire la chronique
Perihelion
Örvény
Lire la chronique
Monarch!
Never Forever
Lire la chronique
Maze Of Sothoth
Soul Demise
Lire la chronique
Canker
Earthquake
Lire la chronique
Under The Church
Supernatural Punishment
Lire la chronique
Bloody Alchemy pour l'album "Kingdom Of Hatred"
Lire l'interview
Sacroscum
Drugs & Death
Lire la chronique
Iron Age
The Saga Demos (Démo)
Lire la chronique
Black Country Communion
BCCIV
Lire la chronique
The Wrong Tour To Fuck With Europe 2017
Beyond Creation + Disentomb...
Lire le live report
Damnation Defaced
Invader From Beyond
Lire la chronique
Mjölnir
Magnet Vektor
Lire la chronique
Fall of Summer 2017
Lire le dossier
Body Count
Bloodlust
Lire la chronique
Aetherian
The Untamed Wilderness
Lire la chronique
Forn Valdyrheim
Reminisce Eternity (Rééd.)
Lire la chronique
FennrLANE : Le pourquoi du one-man-band
Lire l'interview
No Return
The Curse Within
Lire la chronique
Cannibal Corpse
Red Before Black
Lire la chronique
Resurgency
No Worlds... Nor Gods Beyond
Lire la chronique
Feral
Forever Resonating In Blood
Lire la chronique
Talv
Entering a Timeless Winter
Lire la chronique
Gravity pour l'album "Noir"
Lire l'interview
Wo Fat
Live Juju : Freak Valley an...
Lire la chronique
Cultes Des Ghoules / Sepulchral Zeal
Cultes Des Ghoules / Sepulc...
Lire la chronique
Opium Warlords
Droner
Lire la chronique
Les reprises BLACK METAL (Björk / Radiohead / Foufoune...) POURQUOI ?
Lire le podcast