chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
78 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Stone Sour - Hydrograd

Chronique

Stone Sour Hydrograd
THRASHO: Tiens rivax, tu peux me chroniquer celui-là, steup?
Rivax : Wouah, l'arwork de compet', c'est le nouvel album des COMMUNARDS ?
T : Non, c'est Hydrograd, le dernier STONE SOUR. Tu sais, le side project de Corey Taylor.
R : Ah oui, j'en ai vaguement entendu parler...
T : Vaguement ! Tu faisais quoi dans les années 2000?
R : J'écoutais de la Techno probablement...
T : Bon, alors c'est le sixième LP du groupe, il fait suite à un double album concept, House Of Gold & Bones sorti en 2013. D'après leur bassiste, Johny Chow (avec un seul n, s'il te plait), c'est un opus plutôt "back to the roots", plus Rock'n Roll que le précédent. Johny Chow a aussi déclaré que le disque serait plus groovy et mélodique, avec beaucoup de choeurs. Ils ont enregistré 18 chansons mais n'en ont retenu que 15.
R : Heureusement. Avec ses quinze morceaux et 65 minutes, on frise déjà l'indigestion. Moi qui ai un peu du mal à rester focus quand un LP dépasse les 40 minutes, là je suis vernis!
T : Tu pourrais te mettre dans le bain avec la chronique que Keyser avait consacré à leur premier album éponyme Stone Sour paru en 2003.
R : Oui, je suis en train de la lire et tu sais quoi, on pourrait presque faire un copier-coller pour le nouveau disque. C'est exactement la même tambouille. Une majorité de chansons Hard FM, quelques expérimentations éclectiques entre fun et hors sujet, une poignée de compos agressives à la SLIPKNOT et deux power ballad pour faire mouiller les pisseuses. La structure est évidemment hyper classique et les lyrics sont aussi prévisibles qu'un épisode de Joséphine Ange Gardien, C'est bien inoffensif. Typiquement le mélange de force et de douceur qui plait aux radios américaines. Je me demande bien à quel type de public s'adresse ce disque (en aparté : pas à moi en tout cas).
T : Ouais, ben tu n'as pas le monopole du bon goût. La preuve c'est que le disque s'est super bien vendu depuis sa sortie le 30 juin 2017. Il est dans le top ten des ventes d'un pelleté de pays et les gros webzine lui ont tous mis de super notes.
R : Halte là, coco, je vois où tu veux en venir. Tu crains qu'on nous reproche encore notre élitisme, je l'entends ta petite rengaine : "Vous à Thrasho, vous mettez des super notes à des disques underground inconnus et vous bashez les grosses prod sorties par les labels influents.". Bon, moi je te rappelle que tu m'as recruté pour parler des autoproductions, donc tu ne peux pas me reprocher d'avoir plus d'affinités avec les groupes dont personne n'a jamais entendu parler qu'avec les grosses badernes. En l'occurence, je reste objectif : nonobstant sa longueur anachronique, son formatage Mainstream et sa prod à l'américaine, le skeud n'a pas que des défauts. Les compos sont variées, le chant intéressant, les lyrics sont matures et ça s'écoute plutôt bien. J'irai même jusqu'à te concéder qu'il y a deux ou trois bons morceaux sur Hydrograd et s'il durait moitié moins longtemps, on ne s’ennuierait sûrement pas à son écoute. Certes, je suis plus dur avec STONE SOUR que les lèche bottes de Blabbermouth et autres Kerrang! parce que je trouve que mettre 9/10 à ce disque c'est faire preuve de beaucoup de complaisance. C'est pas parce qu'ils s'appellent STONE SOUR qu'il faut trouver géniale une v.2 de leur premier opus alors que si un jeune groupe autoproduit osait sortir un disque pareil, on se foutrait de leur gueule tellement c'est ringard. Bon, en fait le jeune groupe autoproduit ne pourrait jamais sortir un disque pareil. T'as vu le générique : entre les producteurs, les ziquos additionnels, les trois personnes qui ont bossé sur l'artwork (TROIS personnes pour une bouse pareille), le groupe et le personnel technique, on frise les cinquante personnes! Moi je dis que c'est pas parce qu'ils se sont mis à cinquante qu'ils ont droit à une meilleure note vu la qualité très moyenne du livrable.
T : Certes, mais 6 quand même, je trouve ça un peu dur.
R : Si c'était une grosse daube, j'aurais mis moins de 4. Là nous avons un disque de Hard FM archi classique, avec des compos sympa mais sans aucune audace et pour un groupe de la trempe de STONE SOUR, une prise de risque très limitée. Les gars sortent un nouvel opus qui ressemble comme un jumeau à leur premier album. Alors bien sûr, ils t'emballent ça d'un discours sur le retour aux sources, mais ce tour de passe passe ne trompera que les crédules. C'est du bon Rock, mais il n'y a pas un plan original, rien qui te fasse bondir de ta chaise, rien de dingue. C'est un bon disque de Rock comme beaucoup d'autres, il a juste bénéficié d'un éclairage plus appuyé grâce à la puissance de feu du label et l'historique de la formation, mais rien ne justifie vraiment qu'on le porte aux nues.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Stone Sour
notes
Chroniqueur : 6/10
Lecteurs :   -
Webzines : (14)  7.47/10

plus d'infos sur
Stone Sour
Stone Sour
Hard FM - Etats-Unis
  

vidéos
Fabuless
Fabuless
Stone Sour

Extrait de "Hydrograd"
  
Song #3
Song #3
Stone Sour

Extrait de "Hydrograd"
  
Mercy
Mercy
Stone Sour

Extrait de "Hydrograd"
  

tracklist
01.   Ysif
02.   Taipei Person / Allah Tea
03.   Knievel Has Landed
04.   Hydrograd
05.   Song #3
06.   Fabuless
07.   The Witness Tree
08.   Rose Red Violent Blue (This song is dumb, so am I)
09.   Thank God It's Over
10.   St. Marie
11.   Mercy
12.   Whiplash Pants
13.   Friday Knights
14.   Somebody Stole My Eye
15.   When The Fever Broke

Durée : 65:27

line up
parution
30 Juin 2017

voir aussi
Stone Sour
Stone Sour
Stone Sour

2002 - Roadrunner Records
  

Essayez plutôt
Darkest Hour
Darkest Hour
Hidden Hands Of A Sadist Nation

2003 - Victory Records
  
Helms Alee
Helms Alee
Weatherhead

2011 - Hydra Head Records
  
Vision Of Disorder
Vision Of Disorder
Imprint

1998 - Roadrunner Records
  
Hierophant
Hierophant
Great Mother : Holy Monster

2013 - Bridge Nine
  
Motörhead
Motörhead
Bomber

1979 - Bronze Records
  

Dismal
遺·白
Lire la chronique
Krolok
Flying Above Ancient Ruins
Lire la chronique
Përl
Luminance (EP)
Lire la chronique
Endless Chaos
Paths To Contentment
Lire la chronique
French black metal : la relève
Lire le podcast
R.I.P.
Street Reaper
Lire la chronique
Fugazi
13 Songs (Compil.)
Lire la chronique
Midnight
Sweet Death And Ecstasy
Lire la chronique
Meyhnach
Non Omnis Moriar
Lire la chronique
Crypts Of Despair
The Stench Of The Earth
Lire la chronique
Urn
The Burning
Lire la chronique
Sombre Croisade
Balancier des âmes
Lire la chronique
Rebaelliun
Bringer Of War (The Last St...
Lire la chronique
Morse
Pathetic Mankind
Lire la chronique
Canine
The Uprising
Lire la chronique
Limbonic Art
Spectre Abysm
Lire la chronique
Degial
Predator Reign
Lire la chronique
Rude
Remnants
Lire la chronique
Anatomia
Cranial Obsession
Lire la chronique
Dawn Ray'd
The Unlawful Assembly
Lire la chronique
Embittered Spunk Cadaver
The Final Throes of our Dyi...
Lire la chronique
Demolition Hammer
Epidemic Of Violence
Lire la chronique
Eldamar
A Dark Forgotten Past
Lire la chronique
Heir pour l'album "Au Peuple De L'abîme"
Lire l'interview
Mortuary
Nothingless Than Nothingness
Lire la chronique
The Faceless
In Becoming A Ghost
Lire la chronique
Necrovorous
Plains Of Decay
Lire la chronique
Impureza
La Caída de Tonatiuh
Lire la chronique
Loading Data
Double Disco Animal Style
Lire la chronique
Also Sprach Zarathustra
LAIBACH
Lire le live report