chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
78 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Martyrdoom - Grievous Psychosis

Chronique

Martyrdoom Grievous Psychosis
J'avoue, je n'ai écouté cet album que parce que le nom du groupe m'a fait penser à Dead Congregation. "Martyrdoom" est en effet le titre d'ouverture du premier album des Grecs, Graves Of The Archangels. C'est également le nom du label du leader Anastasis Valtsanis. La pochette plutôt classe ne m'a pas non plus repoussé, tout comme la nationalité polonaise du groupe, souvent gage de qualité. Sauf que Martyrdoom brouille les pistes. S'il s'agit bien de death metal, la musique du combo ne ressemble pas vraiment à celle de Dead Congregation. Elle n'a même pas grand chose en commun avec celle de son pays, connu pour son amour des blast-beats, de la haine millimétrée et de Morbid Angel. Par contre il y a bien du doom là-dedans, c'est déjà ça que l'on pouvait deviner!

Martyrdoom donne en fait dans le death old-school. C'est d'ailleurs écrit sur le troisième morceau "Oldschool Death". Comme quoi il y avait bien quelques indices finalement et plutôt explicites! Ce qu'il y a de bien aussi avec Martyrdoom, c'est que c'est tout con. Pas besoin d'écouter l'album dix fois pour commencer à comprendre ou retenir quelque chose. Les écoutes successives ne révèlent pas non plus au fur et à mesure des trésors insoupçonnés (bon ça c'est plutôt dommage pour la longévité de la bête). Non, Martyrdoom donne tout ce qu'il a, tout de suite. Pas de fioriture ou de faux-semblant. On accroche direct ou on trouve ça chiant dès la première écoute. Pourquoi? Parce que le death metal à l'ancienne du quintette se révèle ultra simple. Simpliste pourrait-on presque dire, ce qui n'est pas toujours faux tant les structures se révèlent enfantines et le travail sur les mélodies peu développé (quelques leads d'ambiance et des riffs pas dégueux mais aucun vrai solo). La vélocité n'est pas non plus le fort de la formation. Grievous Psychosis aime en effet se traîner sur du bon gros mid-tempo appuyé à base de bons gros riffs primitifs. Headbangant et efficace même si on a déjà entendu plus original et fouillé. Histoire de se montrer encore davantage écrasants, Les Slaves n'hésitent pas non plus à tomber dans le down-tempo doomy funeste avec ou sans lead mélodique discrète par-dessus ("Betrayed Trust" à 4'51, "Bloody Incarnations" à 0'23 et 0'43 aux miasmes finlandais puis à 2'01, démarrage de "Lucifer Rise", "Drowned In Void" à la troisième minute...), leads qu'on peut aussi retrouver sur du mid-tempo plombé. Là non plus rien d'extraordinaire mais ça passe tranquille. De l'autre côté du spectre rythmique, Martyrdoom appuie tout de même de temps en temps sur l'accélérateur en nous offrant quelques parties de tchouka-tchouka entraînantes ("Bloody Incarnations" sur trois-quatre passages, "Lucifer Rise" à 2'02, "Oldschool Death" à 0'37 et 3'05, "Face Without A Person" à 0'26 et 0'56, "Psychosis" à 0'20 et 1'37, "Corpsefuck" à 6'06...), jusqu'à s'aventurer dans les semi-blasts qui n'obtiendront toujours pas ma bénédiction mais qui ont le mérite de brutaliser un peu un débat qui manque parfois de mordant (fins de "Bloody Incarnations" et "Oldschool Death", "Lucifer Rise" à 1'45, "Face Without A Person" à 0'39 et 2'57, "Psychosis" à 0'30, 1'45 et en clôture ainsi que "Corpsefuck" qui termine sur ce que Martyrdoom sait faire de plus énervé).

Et tout ça, ça fait grave penser à Asphyx. Cet amour pour le mid-tempo poilu accentué par les lourdeurs sinistres du doom et contre-balancé par quelques accélérations bienvenues, ça sent fortement les Néerlandais. Une impression renforcée par le chant arraché très proche de celui de Martin van Drunen, avec plus de réverbération. Pas très original du coup, même s'il ne s'agit pas du groupe culte de death metal le plus copié par la nouvelle génération, et loin du meilleur niveau des Bataves, mais difficile tout de même de trouver ça à chier. On notera aussi une petite influence Cannibal Corpse pas déplaisante sur quelques riffs glauques ("Drowned In Void" à 2'12, début de "Face Without A Person") ainsi qu'un attrait certain pour le death finlandais sur certaines leads lugubres. Alors c'est sûr, ce n'est pas l'album de l'année, ce n'est pas toujours passionnant (coup de mou niveau inspiration à mi-parcours), c'est assez répétitif, c'est un peu trop mollasson surtout pour des Polonais plus habitués à blaster à tour de bras mais il y a un groove (miam la basse!), une ambiance qui se dégagent de ce Grievous Psychosis et qui donnent envie d'y revenir. C'est qu'il fait son petit effet mine de rien ce premier full-length du combo de Varsovie que devraient adouber tous ceux qui n'en ont jamais assez du death metal de la première moitié des années 1990, qui plus est quand il s'accompagne de forts accents doomy. Minimaliste mais attachant grâce à un sens du riff simple et efficace, un groove entraînant et une atmosphère dark séduisante, Grievous Psychosis fait le taf, sans avoir l'air d'y toucher. Comme quoi on peut faire beaucoup avec peu.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Martyrdoom
Death Metal
2017 - Memento Mori
notes
Chroniqueur : 7/10
Lecteurs :   -
Webzines : (3)  6.33/10

plus d'infos sur
Martyrdoom
Martyrdoom
Death Metal - 2010 - Pologne
  

tracklist
01.   Betrayed Trust
02.   Bloody Incarnations
03.   Oldschool Death
04.   Lucifer Rise
05.   Drowned In Void
06.   Face Without A Person
07.   Psychosis
08.   Corpsefuck

Durée : 37'51

line up
parution
24 Avril 2017

Essayez aussi
Shud
Shud
Rot in Pieces (Compil.)

2012 - Armée de la Mort Records
  
Trenchrot
Trenchrot
Dragged Down To Hell (Démo)

2013 - Nihilistic Holocaust
  
Totten Korps
Totten Korps
Supreme Commanders Of Darkness

2015 - Apocalyptic Productions
  
Gruesome
Gruesome
Dimensions Of Horror (EP)

2016 - Relapse Records
  
Deserted Fear
Deserted Fear
Dead Shores Rising

2017 - Century Media
  

Dismal
遺·白
Lire la chronique
Krolok
Flying Above Ancient Ruins
Lire la chronique
Përl
Luminance (EP)
Lire la chronique
Endless Chaos
Paths To Contentment
Lire la chronique
French black metal : la relève
Lire le podcast
R.I.P.
Street Reaper
Lire la chronique
Fugazi
13 Songs (Compil.)
Lire la chronique
Midnight
Sweet Death And Ecstasy
Lire la chronique
Meyhnach
Non Omnis Moriar
Lire la chronique
Crypts Of Despair
The Stench Of The Earth
Lire la chronique
Urn
The Burning
Lire la chronique
Sombre Croisade
Balancier des âmes
Lire la chronique
Rebaelliun
Bringer Of War (The Last St...
Lire la chronique
Morse
Pathetic Mankind
Lire la chronique
Canine
The Uprising
Lire la chronique
Limbonic Art
Spectre Abysm
Lire la chronique
Degial
Predator Reign
Lire la chronique
Rude
Remnants
Lire la chronique
Anatomia
Cranial Obsession
Lire la chronique
Dawn Ray'd
The Unlawful Assembly
Lire la chronique
Embittered Spunk Cadaver
The Final Throes of our Dyi...
Lire la chronique
Demolition Hammer
Epidemic Of Violence
Lire la chronique
Eldamar
A Dark Forgotten Past
Lire la chronique
Heir pour l'album "Au Peuple De L'abîme"
Lire l'interview
Mortuary
Nothingless Than Nothingness
Lire la chronique
The Faceless
In Becoming A Ghost
Lire la chronique
Necrovorous
Plains Of Decay
Lire la chronique
Impureza
La Caída de Tonatiuh
Lire la chronique
Loading Data
Double Disco Animal Style
Lire la chronique
Also Sprach Zarathustra
LAIBACH
Lire le live report