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Mirrored In Secrecy - Solitution

Chronique

Mirrored In Secrecy Solitution
Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours associé le Goth à l'adolescence. Il n'y a qu'à cette période trouble et complexe de l'existence qu'on peut avoir envie de se coiffer comme Robert Smith, s'habiller comme Elvira, lire les romans d'Annie Rice et trouver ça génial, dépenser dix euros pour aller voir Twilight au cinéma ou écouter du Gothic Metal sans bailler. Oui, je suis un peu taquin aujourd'hui. Il faut dire que je viens de me farcir par trois fois sans pause l'intégralité de Solitution, l'album de Gothic Metal dont il est question ici, et je défie quiconque de se prêter au même exercice sans avoir envie de se jeter sous un tramway après avoir explosé sa chaîne HI-FI à coup de lattes. Pourtant, le disque n'est ni triste comme les pierres, ni noir et profond comme un loch écossais, ni glacé comme la brume hivernale. Non, malgré tout le mal que le groupe MIRRORED IN SECRECY s'est probablement donné pour le composer, ce deuxième album n'a suscité chez moi que de l'ennui.

Solitution, MIRRORED IN SECRECY. Avec des noms pareils, tu annonces la couleur. Il y a tant dans le titre de l'album que dans le nom du groupe ce côté tortueux, vaguement poétique et ténébreux. Ce que certains d'entre nous vont trouver magique et envoûtant mais que les autres jugeront mièvre et nunuche. Derrière ces noms se cache un artiste, David Timsit, qui a fondé le groupe en 2003 et avec lequel il a publié à ce jour quatre EP, deux albums et une compilation. Projet solo dans un premier temps, MIRRORED IN SECRECY a été un quintet de 2007 à 2010, un sextet de 2011 à 2013 avant de redevenir un one-man-band. L'album Solitution est donc, comme son nom pourrait l'indiquer, le projet d'un seul homme, et compte tenu de la complexité et de la richesse du résultat, cela force le respect. En effet, même s'il ne se trimbale pas une grosse caisse accrochée dans le dos, un harmonica et une guitare en bandoulière, des cymbales entre les genoux et des clochettes aux pieds, David Timsit est un putain d'homme orchestre et les dix compos de Solitution donnent toutes l'impression d'être interprétées par un groupe de plusieurs musiciens. De même au niveau du chant, David Timsit alternant différentes tessitures de growl avec un chant clair riche. Techniquement parlant, il n'y a rien à dire, sinon "chapeau l'artiste". Le problème c'est que cet édifice manque un peu de feeling et de charme, ce qui est tout de même paradoxal pour une musique viscérale comme doit l'être le Gothic Metal.

En ouverture, "Bittersweet" est un morceau Gothic Metal jusqu'au trognon qui rappelle les premiers méfaits de PARADISE LOST. C'est une compo plombée, dense, chargée sur laquelle le chant à plusieurs niveaux de David Timsit fait merveille. Cela se dégrade malheureusement assez vite puisque dès la deuxième piste, "Last Resort", David Timsit décide d'expérimenter tous les styles de Metal existants puis de les mettre bout à bout dans chaque chanson. Cette variété leur donne un côté au mieux technique, au pire foutraque mais surtout, elle se fait au détriment de la cohérence et de l'émotion. Car il a beau essayer de toucher à tous les genres, le disque n’excelle dans aucun. L'exercice de style fait donc ressortir la vacuité du propos, accentué par une interprétation forcée (le chant notamment), un riffing sans relief et une prod datée. C'est finalement quand il laisse de côté tout le décorum que MIRRORED IN SECRECY est le plus touchant, comme sur la belle balade acoustique "Ravenpath" et les morceaux qui se contentent d'être Gothic sans chercher tirer dans toutes les directions comme "Solitution" ou "At The River", sur laquelle chante Julia Kalhert, vocaliste du gang entre 2011 et 2013.

Ni abominable, ni formidable, Solitution navigue mollement sur les eaux tristes de la musique moyenne et vite oubliée.

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Mirrored In Secrecy
Gothic Metal
2017 - Autoproduction
notes
Chroniqueur : 4.5/10
Lecteurs :   -
Webzines : (1)  6/10

plus d'infos sur
Mirrored In Secrecy
Mirrored In Secrecy
Gothic Metal - Allemagne
  

tracklist
01.   Bittersweet  (04:24)
02.   Last Resort  (03:53)
03.   Song Of The Dead  (03:30)
04.   Megrim  (04:29)
05.   Autumn Breeze  (04:22)
06.   Ravenpath  (02:47)
07.   Solitution  (04:10)
08.   The Kill  (04:06)
09.   The Great Divide  (03:08)
10.   At The River (feat. Julia K.)  (05:10)

Durée : 39:59

line up
parution
16 Juin 2017

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