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Alory - A Life Story

Chronique

Alory A Life Story
A la dernière conf de rédac de Thrasho, y a le boss qui dit qu'on a pas assez chroniqué de mauvais disques ce mois-ci. Moi, vous me connaissez. Si je peux rendre service, je suis votre homme. Alors je fonce dans ma pile de skeuds à chroniquer et je tombe sur A Life Story, debut album commis par un gang autrichien appelé ALORY début 2017. ALORY m'a envoyé un teaser il y a quelques mois que je leur avais retourné en leur expliquant que leur musique manquait de maturité. Mais les gars m'ont envoyé une nouvelle demande avec un autre extrait. Alors j'ai fait quoi d'après vous ? J'ai posé mes oreilles sur A life Story et j'en suis revenu pour vous raconter mon voyage.

J'ai beau lui chercher des qualités, je n'en trouve vraiment aucune suffisante pour rattraper la somme de ses défauts. Je ne vous surprends sûrement pas beaucoup en disant ça, après tout, on ne note pas impunément un album à 1/10.

Tout commence logiquement par l'artwork : un arbre sur fonds de ciel nuageux entouré par un triangle. Outre que la réalisation photoshopée est affreuse, le sujet n'a à ma connaissance pas de lien direct avec le groupe, son disque ou le style dans lequel il évolue. Un minimum de réflexion, un pote graphiste, un peu d'audace et de la cohérence avec le contenu auraient donné un résultat plus satisfaisant. Car contrairement à son dessin mystique, la tracklist est une effroyable compilation du mal être adolescent : "Ocean Of Black Tears", "Decline", "Burden Of Existence", "Misery Called Life". Les gars ne doivent pas rigoler tous les jours, ils ont l'air tristes comme des jours sans pain. Pourtant, quand on consulte la page facebook de ALORY, on n'a pas l'impression d'avoir affaire à une compagnie de dépressifs. Sur la photo du profil, ils posent dans un tunnel de briques en prenant des airs aussi effrayant qu'une cagette de canetons fraîchement sortis de l'oeuf. Sur un autre cliché, on les retrouve en bras de chemise dans un restaurant plutôt chicos. On dirait une bande de banquiers qui fêtent la signature d'une grosse opération. Bref, l'habillage manque cruellement de cohérence et de crédibilité.

Mais ce sont des détails, me direz-vous, car l'essentiel c'est la musique. Hélas, là encore, il y a de quoi se la mordre. Les huit chansons de l'album étant presque toutes construites selon le même schéma, je vous épargne le pénible exercice du track by track. Le groupe étiqueté Metalcore et revendiquant des influences comme BRING ME THE HORIZON ou OF MICE AND MEN réussit le tour de force d'être aussi mauvais en Metal qu'en Core. Côté Metal, la rythmique est poussive, empruntant (on ne va pas parler de création) des riff éculés et des effets de manche déjà entendus mille fois. Il y a deux guitares mais il pourrait n'y en avoir qu'une seule tant le riffing est monobloc et pauvrêt. La batterie, aussi mauvaise que le reste, se caractérise par une sonorité synthétique et désagréable comme on en entend souvent dans les prod dites "américaines". Côté Core, le chant est une alternance de chant clair mièvre, de screaming pataud et de growl grasseyant. Il annone dans un anglais scolaire à l'accentuation très désagréable des lyrics maladroits comme savent si mal les écrire les artistes dont l'anglais n'est pas la langue maternelle. Histoire de mettre un peu de beurre dans ce fade porridge, des effets synthétiques et des bruitages électroniques ont été ajoutés au mixage (par exemple sur "Ocean Of Black Tear") mais ces inserts n'arrangent rien, ne servent à rien. Musicalement, c'est d'une admirable platitude. Heureusement, la production est mauvaise, ce qui fait qu'on a du mal à percevoir à quel point c'est mauvais.

Le seul atout de A life Story c'est qu'on pourrait faire difficilement faire plus mauvais. Si ALORY s'obstine, ils ont de grandes chances de faire un meilleur deuxième album. Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir.

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Alory
Metalcore
2017 - Autoproduction
notes
Chroniqueur : 1/10
Lecteurs :   -
Webzines :   -

plus d'infos sur
Alory
Alory
Metalcore - Autriche
  

tracklist
01.   Ocean of black tears  (03:29)
02.   Wake Up Call  (03:49)
03.   Decline  (02:53)
04.   Interlude  (00:56)
05.   Years of Disregard  (03:27)
06.   The Advice  (03:20)
07.   Burden of Existence  (03:36)
08.   Misery Called Life  (03:21)

Durée : 24:51

line up
parution
20 Janvier 2017

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