chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
93 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Grief - Miserably Ever After

Chronique

Grief Miserably Ever After
Où Grief commence à être tel que je l'aime. Ho, ne crois pas que je balaye de la main Dismal et Come to Grief ! Ces deux œuvres continuent d'être pour moi des aboutissements du sludge haineux et balourd – définition que je n'ai pas besoin de voir se répéter à foison, chez Grief ou ailleurs. Raison pour laquelle, malgré un rendu moins époustouflant dans l'ensemble (du moins sur Miserably Ever After, car la suite... Raaaaah !), mon cœur balance plutôt du côté de la fin de carrière des Ricains que son début.

En 1996, Grief ne cherche donc plus à être le plus lent, écrasant, douloureux. Non : ses lampées de riffs se font plus pétillantes, toujours amères et compactes, juste ce qu'il faut pour faire apprécier les notes de chocolat qui envahissent la bouche. Plus doom, toujours hostile mais aussi de plus en plus solitaire, pris dans sa rage comme un plaisir personnel qu'on garde pour soi, dans un monde qu'on n'arrivera de toute façon pas à changer. L'évolution est ici encore un peu timide, gardant ce groove raide des essais précédents, mais la reprise d'un morceau de Saint Vitus (« Angry Man ») ne trompe pas ! La bande à Jeff Hayward se fait plus contrastée derrière ses compositions rectilignes, s'évapore graduellement dans ses colères de manutentionnaire, devient un goûter d'adulte aussi fatigué qu'énervé, faisant craquer une dernière fois ses os pour se mettre en terrasse, un verre à la main.

Demain ? Demain, on sera misérable comme aujourd'hui. Alors autant boire ces guitares qui, derrière leur aspect bourru, semblent elles aussi vouloir être ailleurs. Autant se délecter de ces quelques accélérations qui malaxent nos cervicales en brique. Autant se laisser aller à accuser tout le monde dans son esprit, les straight edge et leur morale (santé, les moines !), les passants qui regardent nos yeux rouges avec un air de pitié (« Why Should You Care? », hein ?), l'humanité dans son ensemble qui, décidément, ne nous a pas gâtés aujourd'hui et hier. Autant balbutier, dans sa longue descente jusqu'au niveau du caniveau. Autant s'étouffer de doom, sa mollesse moelleuse, ses morceaux sans but, son blues qui s'adresse à personne et tout le monde, les nerfs en pelotes, le cerveau en coquille d'escargot, les guibolles en strapontin et le casque sur les oreilles. Autant écouter Miserably Ever After, son corps qui est comme le nôtre jusqu'à avoir le ventre mou en son centre, avec ses baisses bien à lui (ne vous formalisez pas, ça arrive à tout le monde), mais qui garde toujours son objectif égoïste en tête, d'insulter et vomir comme d'autres regardent des émissions de télé-réalité pour se rassurer de leur intelligence.

L'abruti fan de Grief aura tout de même ici une chaleur supplémentaire, qui fait le sel de Miserably Ever After et deviendra ce qui fait le génie particulier de Torso et ...And Man Will Become the Hunted. Comme une main posée sur l'épaule te disant « I Hate the Human Race » moi aussi. Comme cette scène de Saint Amour où Benoît Poelvoorde s'écroule dans l'alcool et le pathétique, en rigole, et y trouve un lien entre les hommes dans la débâcle. Bah, pourquoi cette mine ? Va dans un bar et écoute Grief ! Ça ne changera pas grand chose à l'affaire mais tu te sentiras mieux le temps que ça dure. Promis.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Grief
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs : (1)  8/10
Webzines : (3)  8.33/10

plus d'infos sur
Grief
Grief
Sludge - 1991 † 2009 - Etats-Unis
  

tracklist
01.   One of Those Days
02.   Low Life
03.   Nuisance
04.   Angry Man
05.   Miserably Ever After
06.   Straight Edge-Closed Mind
07.   Why Should You Care?
08.   I Hate the Human Race
09.   Trust

Durée : 57 minutes 20 secondes

line up
voir aussi
Grief
Grief
...And Man Will Become the Hunted

2000 - Pessimiser Records
  
Grief
Grief
Come to Grief

1994 - Century Media
  
Grief
Grief
Dismal (Compil.)

1993 - Common Cause
  

Essayez aussi
Cult Of Occult
Cult Of Occult
Five Degrees of Insanity

2015 - Deadlight Entertainment
  
Ghost Brigade
Ghost Brigade
IV - One with the Storm

2014 - Season Of Mist
  
Primitive Man
Primitive Man
Caustic

2017 - Relapse Records
  
Horn Of The Rhino
Horn Of The Rhino
Grengus

2012 - Doomentia Records
  
Beneath the Sod
Beneath the Sod
Circling the Drain

2017 - Fort Evil Fruit
  

Lutomysl
Firmament (EP)
Lire la chronique
Vexovoid
Call of the Starforger
Lire la chronique
Hegemon
Initium Belli (EP)
Lire la chronique
Sacred Reich
Ignorance
Lire la chronique
Beorn's Hall
Mountain Hymns
Lire la chronique
Bilan 2017
Lire le bilan
Bekëth Nexëhmü
De Urtida Krafterna (EP)
Lire la chronique
Blaze Of Perdition
Conscious Darkness
Lire la chronique
Stahlsarg
Mechanisms Of Misanthropy
Lire la chronique
Hell Militia + Watain
Lire le live report
Moenen Of Xezbeth
Dawn of Morbid Sorcery (Démo)
Lire la chronique
Inquisition + Septicflesh
Lire le live report
Iperyt
The Patchwork Gehinnom
Lire la chronique
Alder Glade
Spine of the World
Lire la chronique
Eraserhead
Holdout (EP)
Lire la chronique
Sheidim
Infamata (EP)
Lire la chronique
Greytomb
Monumental Microcosm (EP)
Lire la chronique
Cenotaph
Perverse Dehumanized Dysfun...
Lire la chronique
In Vain
Currents
Lire la chronique
Caronte
Yoni
Lire la chronique
Vargrav
Netherstorm
Lire la chronique
Assorted Heap
Mindwaves
Lire la chronique
Throane
Plus Une Main A Mordre
Lire la chronique
If I Could Kill Myself
Ballad of the Broken
Lire la chronique
War Possession
Doomed To Chaos
Lire la chronique
Solar Demise
Archaic War
Lire la chronique
Kartikeya
Samudra
Lire la chronique
Hyrgal
Serpentine
Lire la chronique
Exhumed
Death Revenge
Lire la chronique
T.O.M.B
Fury Nocturnus
Lire la chronique