chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
78 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Stass - The Darkside

Chronique

Stass The Darkside
Et encore un nouveau projet pour le surmené Rogga Johansson, qui ne prend jamais de vacances et continue encore et toujours à répandre la bonne parole d’un Death monolithique et accessible, malgré les années qui passent et un intérêt déclinant de la part de fans qui finissent par ne plus arriver à suivre son actualité. Il faut dire que le Suédois sort plusieurs disques par an sous diverses appellations, et que désormais parmi la longue liste de ses projets il va falloir rajouter STASS où l’on retrouve du beau monde mais surtout des habitués. On sait que le blondinet aime bien être dans sa routine et travailler avec les mêmes musiciens, et une fois encore c’est le cas vu qu’il s’est entouré de Johan Berglund (ex DEMIURG, et actuellement dans THE GROTESQUERY) et de Kjetil Lynghaug (PAGANIZER, JOHANSSON & SPECKMANN). Mais la nouveauté est la présence du mythique chanteur de CREMATORY Felix Stass qui donne son nom au groupe, et dont le timbre vocal change du style habituellement entendu chez les groupes du guitariste rythmique. L’histoire de cette collaboration remonte à 2012 quand les deux vétérans se sont rencontrés lors d’un concert de leurs groupes respectifs, et ont décidé de mettre en commun leurs influences mutuelles. Le premier aperçu de cela fût la participation de l’Allemand sur un titre de l’album « At The Plateaus Of Leng » de MEGASCAVENGER, dont le résultat fut tellement convaincant qu’ils ont eu envie de renouveler l’expérience mais cette fois sur un disque complet où le Death sombre du guitariste se mélangeà la mélodie du frontman.

Cela s’entend dès les premières secondes de « Warriors Land » où l’on reconnait sans peine le style si caractéristique du Scandinave avec ses riffs très simples et directs, et une batterie mid-tempo où la double est primordiale et imposante. Ici l’ensemble est agrémenté de quelques accélérations, et se montre particulièrement entraînant et inspiré, avec en prime des solos tout aussi basiques mais effectués comme il faut, qui amènent un peu de changement et évitent ainsi l’écueil de la redondance. Car avec un genre aussi balisé il faut reconnaître que celui-ci a souvent tendance à tomber dans la redite et dans l’ennui, comme c’est le cas sur la plupart de ses galettes, hors là avec des morceaux qui tournent quasiment tous aux alentours des quatre minutes ce schéma ne se produira qu’à de rares occasions. Après ce début réussi et entraînant la suite sera globalement du même niveau (avec un rythme qui n’évoluera qu’à quelques occasions), tout d’abord avec « The Final Disease » à la construction similaire et où la section rythmique ne va guère se compliquer la vie, vu que la surprise est absente et la variété inexistante. Mais curieusement l’accroche est présente et on se laisse prendre au jeu, comme avec « Days Of Cremation » simplissime et réussi, ou sur« The Burning » plus écrasant et épique, à l’instar de « Forever Blind » assez similaire dans la forme, mais où le fond diffère des compos précédentes car ici le chanteur se laisse aller à des parties de voix claires qui alternent avec un growl convaincant. Sans se surpasser l’Allemand signe une prestation convaincante où il ne se force pas la plupart du temps, mais il amène néanmoins quelques éléments bien caractéristiques à divers moments, comme avec le surprenant et différent « The Host » qui se montre bien plus froid et sombre que ce qui a été entendu auparavant. Les notes se font plus angoissantes, l’hiver et la glace règnent en maître et la voix trouve le bon ton pour se mettre au diapason du reste, du coup cette ultime plage où l’alternance entre lenteur et passages un peu plus énergiques et entraînants se révèle de bon goût et offre un résultat intéressant et déroutant, qui fait suite à la tuerie « The New World Order ». Cette dernière montre un quintet qui se lâche totalement et qui se paie même le luxe de balancer quelques blasts (ce seront les seuls de l’album) et de rester en mode énergique tout du long ce qui change de ce qui a été fait avant, et l’on vient à regretter qu’il n’ait pas reproduit cela plus souvent.

Car bien qu’étant sans défauts majeurs (hormis le trop long et lent « Angel Of Doom », qui aurait gagné à être raccourci) ce disque manque parfois de fantaisie tant les structures finissent par être similaires et interchangeables, et où le frappeur la joue quant à lui trop facile et pépère. Mais heureusement la courte durée générale des compos rattrape largement cela, celles-ci font le boulot et réussissent à faire passer un bon moment tant leur musique se révèle facile à assimiler et permettent à l’auditeur de reposer son cerveau durant quarante minutes, tout en lui faisant écouter du bon son sympathique et sans prétentions. Et même s’il est quasiment certain qu’on n’y reviendra pas fréquemment, il s’avère très appréciable avant la rentrée (et surtout bien loin du niveau affligeant des tubes de l’été qui ont pourri les vacances de nombreux estivants) qui s’annonce bien chargée pour la plupart.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Stass
Death Metal légèrement Mélodique
2017 - Mighty Music
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs :   -
Webzines : (4)  6.7/10

plus d'infos sur
Stass
Stass
Death Metal légèrement Mélodique - 2012 - International
  

tracklist
01.   Warriors Land
02.   Crawling From Ashes
03.   The Final Disease
04.   Forever Blind
05.   Angel Of Doom
06.   All Roads Lead To Hell
07.   The Burning
08.   Days Of Cremation
09.   The New World Order
10.   The Host

Durée : 41 minutes

line up
parution
15 Septembre 2017

Anguish
Magna Est Vis Siugnah
Lire la chronique
Dominant
The Summoning (EP)
Lire la chronique
The Ugly
Thanatology
Lire la chronique
Vardan
Nostalgia - Archive of Fail...
Lire la chronique
Z Family
Chapter II : Origin
Lire la chronique
Autopsy
Puncturing The Grotesque (EP)
Lire la chronique
Life Of Agony
River Runs Red
Lire la chronique
Mortis Mutilati
The Stench of Death
Lire la chronique
Pissgrave
Suicide Euphoria
Lire la chronique
Disfuneral
Disfuneral (EP)
Lire la chronique
Harakiri for the Sky
Arson
Lire la chronique
I I (Infernal Invocation) / Lihhamon
Miasmal Coronation (Split-CD)
Lire la chronique
(Faire) découvrir le Black Metal !
Lire le podcast
Morbid Angel
Kingdoms Disdained
Lire la chronique
Unhuman
Unhuman
Lire la chronique
False Gharial
Birth (EP)
Lire la chronique
Watain
Trident Wolf Eclipse
Lire la chronique
Holmgang
Dømt til døden
Lire la chronique
Iphicrate
Résurgence (EP)
Lire la chronique
Sublime Cadaveric Decomposition
Raping Angels in Hell
Lire la chronique
Condition Critical
Extermination Plan
Lire la chronique
Necrophobic
Mark Of The Necrogram
Lire la chronique
Almyrkvi
Umbra
Lire la chronique
Deathcult
Cult Of The Goat
Lire la chronique
Scuorn
Parthenope
Lire la chronique
Portrait
Burn The World
Lire la chronique
Deinonychus
Ode to Acts of Murder, Dyst...
Lire la chronique
Hegemon pour l'EP "Initium Belli"
Lire l'interview
Black Label Society
Grimmest Hits
Lire la chronique
Nydvind
Seas of Oblivion
Lire la chronique