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Seven Spires - Solveig

Chronique

Seven Spires Solveig
Si vous avez déjà écouté cet album, vous faites les yeux ronds. Pourquoi Sakrifiss est-il chargé de le chroniquer !? N’est-il pas un inconditionnel du black metal ? N’est-il pas censé vomir tout le reste ? Eh bien si, bien entendu. Mais voilà, certaines descriptions et l’écoute des premiers titres m’ont poussé à m’intéresser à SEVEN SPIRES, et je me suis dit que c’était aussi l’occasion de me replonger dans un passé lointain où j’étais ouvert à plu de sonorités.

C’est une agence de relations publiques et de marketing qui a contacté Thrashocore, pour nous expliquer qu’elle voulait mettre en avant le premier album des Américains, précisant que « la vaste palette de styles utilisée dans leur art de la narration musicale atteste des compétences exceptionnelles des musiciens. Alliant l’émotion du Power Metal mélancolique à la puissance du Death Metal mélodique en passant par la fureur du Black Metal, la versatilité du quartet fait toujours forte impression sur l’auditeur. ».

Et les liens vers deux clips complétaient ce message. Vous les retrouverez à droite de cette chronique. Il s’agit de « The Cabaret of Dreams » et de « The Paradox ». Et effectivement, en les écoutant, on y trouve des influences black, des parties qui savent devenir folles et furieuses, mais peu, voire discrètes. Je ne m’attendais pas à être en présence d’un truc ultra violent, mais ces deux pistes m’avaient tout de même titillé, assez originales pour me convaincre d’écouter tout l’album.

Le premier clip, « The Cabaret of Dreams » porte bien son nom, et il nous fait entrer dans un cabaret démoniaque, farfelu, déglingué. La chanteuse, Adrienne Cowan, s’impose déjà comme le personnage central de la formation et y montre plusieurs de ses compétences vocales. La jeune fille de 22 ans possède un visage Marilyn Mansonien version femme durant les deux premières minutes, puis prouve qu’elle peut aller dans les graves et la jouer à la Shagrath. Un passage à la DIMMU BORGIR, très orchestral. Cette voix rauque, elle y fait appel encore plus longuement et avec plus d’agressivité sur le deuxième clip. « The Paradox » est ainsi l’une des pistes les plus BM de l’album, et si on a envie d’être gentil on dira qu’il y a un côté EMPEROR qui peut faire son petit effet. Surtout qu’elle reprend un chant clair à partir de la deuxième minute, pour un effet encore très proche des maîtres norvégiens.

Deux titres qui m’ont donné envie de faire tout l’album. Et donc de constater qu’il y avait à boire et à manger. Normal vu le nombre de pistes ? 15 tout de même. Mais finalement une durée raisonnable d’une heure et quatre minutes. Cette longueur est due au choix d’inclure les pistes qui composaient le premier EP du groupe, sorti en 2014. Les morceaux 1 à 7 étaient donc déjà connus des fans de la première heure. Ils forment ici le premier acte, le second allant bien entendu de #8 à #15. Si l’album n’est pas si long, c’est d’abord parce qu’il contient trois courtes pistes instrumentales, puis parce que le groupe aime être direct, ne pas se perdre dans l’inutile. La moyenne tourne alors autour des 4 minutes 30, avec une pointe à 8:21 pour le morceau fleuve « Burn ». L’avantage de ce titre est de mélanger sur cette durée tout ce que le groupe sait faire et aura distillé sur les autres. Musicalement, c’est donc heavy, presque power par moment, c’est death par petites touches comme ça l’est avec le black, c’est symphonique avec un clavier qui aime beaucoup trop les sucreries, et puis c’est aussi très pathos par moment. On me souffle qu’on peut dire « rock alternatif genre WITHIN TEMPTATION ». Ah oui, c’est pas faux. Surtout que c’est le cas des vocaux la plupart du temps. Parce que c’est bien ce que ces deux clips présentés plus haut cachaient. Des vocaux tout miel, des envolées, des cris dans les aïgus... Une véritable démonstration de timbres. C’est plus une femme, c’est la poste ! Et la démonstration, c’est bien quand ça ne tourne pas à la démonstration. (Oui, c’est là que vous dites « WTF ??? »). J’ai toujours l’impression que Mlle Cowan s’écoute beaucoup. Ça m’irrite. Elle a des capacités, mais ce n’était pas la peine de jouer au catalogue et de donner l’impression de faire un sketch avec « 50 imitations en une minute ! ».

Mais ce qui me casse le plus la tête dans cet album, ce sont bien les compositions les plus colorées. Celles qui en font des tonnes pour essayer de nous tirer dans le petit cœur. Et c’est là que je reviens sur la nostalgie. Avant de me consacrer presque exclusivement au black, j’écoutais beaucoup de styles. Au tout début des années 2000 je ne crachais pas (et ne crache toujours pas) sur des EVENFALL, THALARION, VANITAS ou TRAIL OF TEARS et d’autres groupes à vocaux féminins.







Et puis c’est devenu un peu trop cliché. Certains clichés peuvent vous agacer, contrairement à d’autres. Ceux du black sont peut-être encore plus gros et ridicules et pourtant je ne m’en lasse pas depuis 20 ans, mais ceux qui se sont installés dans ce genre de metal semi-extrême à leader féminin m’ont vite dépassé... Et je les retrouve un peu trop chez SEVEN SPIRES. Cette volonté de faire de l’agressif mais en gardant de la clarté qui sombre carrément dans le nunuche dans le pire des cas. Ici c’est avant tout « 100 Days » qui exaspère. Une balade de fin de soirée en camping. Celle qui monte légèrement le ton sur la fin. J’entends presque le groupe supplier : « Si vous faites un jour un Titanic 2, pensez à nous ! ». Heureusement, c’est la seule piste qui mise tout sur ce genre, mais sur d’autres, il fera quand même une apparition : on stoppe l’agressivité et on vous tartine le ventre. « Ashes » et sa conclusion « Solveig »... C’est trop pour moi, je n’ai plus 15 ans, et à mon esprit n’apparaissent qu’une planète fantastique habitée par des licornes roses et de sympathiques petits bonshommes cousins des Ewoks.

Cette impression que le groupe mange à tous les rateliers, comme s’il se disait : « Eh, dans le tas on va bien réussir à faire un tube ! », m’a gagné et fait oublier les qualités de la formation.

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1 COMMENTAIRE(S)

romeArisque citer
romeArisque
18/09/2017 03:40
C'est quoi ce chant féminin tout pourri ?

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Seven Spires
Metal Symphonique
2017 - Autoproduction
notes
Chroniqueur : 6/10
Lecteurs :   -
Webzines : (7)  7.05/10

plus d'infos sur
Seven Spires
Seven Spires
Metal Symphonique - 2013 - Etats-Unis
  

vidéos
The Paradox
The Paradox
Seven Spires

Extrait de "Solveig"
  
The Cabaret of Dreams
The Cabaret of Dreams
Seven Spires

Extrait de "Solveig"
  

tracklist
01.   The Siren
02.   Encounter
03.   The Siren (Reprise)
04.   The Cabaret of Dreams
05.   Choices
06.   Closure
07.   100 Days
08.   Stay
09.   The Paradox
10.   Serenity
11.   Depths
12.   Distant Lights
13.   Burn
14.   Ashes
15.   Reflections

Durée : 64:13

line up
parution
4 Août 2017

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