chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
45 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Cult of Erinyes - Tiberivs

Chronique

Cult of Erinyes Tiberivs
J’aime bien Cult of Erinyes. Après avoir joui d’une juste exposition avec son premier album, A Place to Call my Unknown, le groupe n’a jamais déçu. Tiberivs, dernier effort en date, va-t-il marquer le pas ? Il n’en est rien.

Dès l’intro façon Possession, avec crépitements de feu, plaintes lointaines de pseudo exorcisme et menace rampante, Cult of Erinyes nous plonge d’emblée dans une atmosphère un brin médiévale, mais qui ne dure pas. Les guitares, profondes, dopées par un son très organique et très rond (Casus Belli), mènent de suite la danse, selon un mid-tempo approprié où se mêlent rythmique quasi doom et petits arrangements aériens à la guitare (Achea). Le propos se densifie pourtant très rapidement. Dès le second titre (Nero), le tempo s’élève très nettement, sans que la mélodie ne soit sacrifiée, une mélodie qui, comme souvent, se fond dans la masse et décrit de belles arabesques pendant que la rythmique tapisse l’espace d’un véritable mur de son (Casus Belli).

La force de Cult of Erinyes – cette science de l’équilibre entre structures rapides et breaks doom – se retrouve à l’identique sur cet album (Nero, Casus Belli, First of Men). Les passages blastés apportent la violence pure (For Centuries to Come) ; les ralentissements les mettent en relief, comme ils permettent de faire ressortir les mélodies tissées par le groupe (les solis quasi heavy sur Casus Belli ; les arrangements mélodiques sur Loner ; les arabesques du départ sur Germanicus). Des structures chargées en informations donc, mais pas que. Les ponts centraux, que l’on repère dans un certain nombre de morceaux, vont au plus simple, qui privilégient l’efficacité et la plongée de l’auditeur dans l’univers cotonneux du groupe (Nero, Bred for War, Loner, Damnatio Memoriae).

La voix, souvent proche de l’incantation, apporte une touche noire indéniable au groupe (Germanicus). La recherche de structures « tourbillonnantes » également. Comme ces guitares, sur Bred for War, par exemple, qui donnent le sentiment que le morceau roule sur lui-même, tel un serpent, rebondit puis reviens tourner autour d’un axe – le blast de la rythmique. La violence se teinte alors de lancinance ; la cruauté qui émane de la voix se mêle au tout avec une grande maîtrise. Loin du caractère hypnotique que l’on retrouve chez un certain nombre de groupes de BM, la répétition de la structure joue ici un rôle plus « punchy », plus étourdissant (Germanicus, qui propose des guitares et des mélodies tournoyantes beaucoup plus lourdes).

Si cet aspect n’était pas absent des albums précédents, on note que le groupe appuie davantage encore sur l’emphase, sur l’épique (Germanicus et ses envolées sublimes, First of Men et sa profondeur jouissive), comme ressort supplémentaire destiné à mettre en avant la richesse de ses structures.

Cult of Erinyes ne stagne pas. Il présente également le bon goût de conserver sa « patte », tout en renouvelant ses idées et son approche. Il réussit à augmenter la noirceur et la violence de son propos mais sans jamais sacrifier la profondeur du son. Tiberivs est un bel album, qui devrait combler sans difficulté les fans du groupe et amener ceux qui ne le connaissent pas encore à s’y intéresser.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Cult of Erinyes
Black metal
2017 - Code666
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs :   -
Webzines : (7)  7.96/10

plus d'infos sur
Cult of Erinyes
Cult of Erinyes
Black metal - 2009 - Belgique
  

tracklist
01.   Achaea, 41 B.C.
02.   Nero (Divine Providence)
03.   Casus Belli
04.   Bred for War
05.   Loner
06.   Germanicus
07.   First of Men
08.   Damnatio Memoriae
09.   For Centuries to Come

Durée : 55:42

line up
parution
17 Mai 2017

voir aussi
Cult of Erinyes
Cult of Erinyes
Golgotha (EP)

2011 - Kunsthauch Records
  
Cult of Erinyes / Zifir
Cult of Erinyes / Zifir
Cult of Erinyes / Zifir (Split-CD)

2012 - Tanquam Aegri Somnia
  
Cult of Erinyes
Cult of Erinyes
A Place To Call My Unknown

2011 - Les Acteurs de l'Ombre
  

Essayez aussi
Norman Shores
Norman Shores
Le tombeau de brume

2015 - Ossuary Industries
  
Sheidim
Sheidim
Shrines Of The Void

2016 - Dark Descent Records
  
Ende
Ende
Emën Etan

2017 - Obscure Abhorrence Productions
  
Kaiserreich
Kaiserreich
Cuore nero

2015 - De Tenebrarum Musicae
  
Förgjord
Förgjord
Uhripuu

2017 - Werewolf Records
  

Mötley Crüe
Dr. Feelgood
Lire la chronique
Wampyrinacht
We Will Be Watching (Les cu...
Lire la chronique
Vaela
Corrupted Youth (EP)
Lire la chronique
Spectral Voice
Eroded Corridors Of Unbeing
Lire la chronique
Gravity
Noir
Lire la chronique
Through The Eyes Of The Dead
Disomus
Lire la chronique
Ripping Corpse
Dreaming With The Dead
Lire la chronique
Tetragrammacide
Primal Incinerators of Mora...
Lire la chronique
Abkehr
In Asche (EP)
Lire la chronique
Thyrgrim
Vermächtnis
Lire la chronique
With The Dead
Love from with the Dead
Lire la chronique
Dark Habits
Cave Paintings (EP)
Lire la chronique
Nazghor
Infernal Aphorism
Lire la chronique
Ritual Knife
Hate Invocation
Lire la chronique
Second Lash
Tabula Rasa
Lire la chronique
Unfragment
Les Courbures de l'Ame
Lire la chronique
Tomb Mold
Primordial Malignity
Lire la chronique
Arkhon Infaustus
Passing The Nekromanteion (EP)
Lire la chronique
Cold Insight
Further Nowhere
Lire la chronique
Soundgarden
Badmotorfinger
Lire la chronique
Der Weg einer Freiheit + Regarde Les Hommes Tomber
Lire le live report
Savage Annihilation
Quand S’abaisse La Croix Du...
Lire la chronique
Continental Crucifixion
Archgoat + Bölzer + Eggs Of...
Lire le live report
Le BM du Québec se limite à 3 groupes... MON CUL !
Lire le podcast
Sternatis
Ramming With Maelstrom of W...
Lire la chronique
Temple of Void
Lords of Death
Lire la chronique
Fall Of Seraphs
Destroyer Of Worlds (EP)
Lire la chronique
Kotha
XI
Lire la chronique
Ulvegr
Titahion: Kaos Manifest
Lire la chronique
The Black Dahlia Murder
Nightbringers
Lire la chronique