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Motörhead - Aftershock

Chronique

Motörhead Aftershock
Après le très bon « The Wörld Is Yours » qui a vu une nouvelle fois le plus célèbre trio bruyant du monde écumer les salles un peu partout sur la planète, l’heure est venue pour celui-ci de faire un léger break tant l’état de santé de Lemmy commence à poser question. Une fatigue généralisée et un état physique inquiétant ont obligé la bande à laisser son leader reprendre du poil de la bête, avant de repartir au combat un peu plus tard, du coup le traditionnel délai des deux années entre chaque sortie d’album a été dépassé, du moins en partie car celui-ci avait mis en boîte plusieurs mois avant son arrivée officielle dans les bacs. Visiblement pressée d’en découdre et voulant prouver à toutes les mauvaises langues qu’elle est encore bel et bien encore en vie elle offre tout simplement son disque le plus long, en matière de durée globale comme au nombre de morceaux, qui donne la sensation de revenir à l’essentiel. Car avec seulement trois titres au-delà de quatre minutes (et une moitié en dessous des trois) elle ne s’est pas posé de question avec cette galette toujours produite de fort belle manière par Cameron Webb et enregistrée dans l’urgence, mais probablement encore plus que d’habitude, d’où ce côté direct et spontané qui peut faire penser à ultime sursaut avant de rendre les armes.

Mais comme d’habitude ces dernières années la qualité va être au rendez-vous, et surtout une fois encore l’ensemble sera d’une grande densité où tous les rythmes et influences seront présent, tout en gardant la patte et le classicisme propre au bombardier. En effet à l’instar de ses dernières réalisations ça démarre pied au plancher avec l’excellente doublette « Heartbreaker » et « Coup De Grace » où l’on se rend vite compte de l’énergie des vétérans, et du boulot encore impressionnant fourni par leur producteur attitré qui lui donne une puissance rarement entendue chez eux en studio. Après ce début fort prometteur voici que déboule le magnifique « Lost Woman Blues » au démarrage tout en douceur, et où les notes de Phil Campbell sont d’une finesse rarement entendues chez lui et se complètent avec la voix plus posée du chanteur (qui n’est pas sans rappeler « One More Fucking Time » sur « We Are Motörhead »), avant l’accélération brutale et une conclusion lourde et remuante qui laisse k.o tout amateur de bonne musique. D’ailleurs pour rester dans le mélodieux « Dust And Glass » est également une vraie réussite, qui elle-aussi lorgne du côté du Blues avec en prime le chant plus posé et rempli d’émotions qui confirme que Lemmy se bonifie avec l’âge. Et puis que serait le son du combo sans une touche de Rock’N’Roll bien rétro ? Cette fois c’est le très bon « Crying Shame » qui s’en charge (et qui n’est pas sans rappeler « Angel City » sur « 1916 ») où l’on retrouve un feeling très inspiré par le regretté Chuck Berry et un groove typique des 50’s. La bande fait encore un clin d’œil à leur album de 1991 car après un petit tour originel au Brésil elle nous emmène cette fois-ci au Mexique, pour un résultat tout aussi immédiat et direct que son prédécesseur, le tout étant bien calé entre les très bons et simples « End Of Time », « Paralyzed », « Death Machine » et « Do You Believe » qui balancent la sauce tout en rapidité et sans fioritures, comme le fait si bien le trio depuis ses débuts.

Et même si cet avant-dernier album du bombardier aurait pû être amputé de quelques titres plus anecdotiques et vite oubliés (« Silence When You Speak To Me », « Keep Your Powder Dry »), qui ne sont pas ratés mais font pâle figure par rapport au reste, il n’en reste pas moins qu’il confirme encore une fois que ce passage à l’an 2000 et dans un nouveau siècle lui a été vraiment bénéfique. Avec là-encore un mélange des influences et des styles fort judicieux, et avec surtout un Phil Campbell qui s’est plus lâché que d’habitude au niveau de ses solos (et confirme qu’il est bel et bien sous-estimé malgré tout son talent), ce cru 2013 est particulièrement goûtu et riche en émotions, tout en donnant la sensation d’un ultime baroud d’honneur et de fin de cycle qui hélas arrivera bientôt, avec un dernier chapitre qui s’écrira très vite.

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1 COMMENTAIRE(S)

gulo gulo citer
gulo gulo
18/09/2017 17:00
note: 8.5/10
Très bon cru, avec des vrais morceaux de nouveaux tubes dedans.

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Motörhead
Hard - Rock N'Roll
2013 - UDR Music
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs : (2)  8.25/10
Webzines : (4)  7.79/10

plus d'infos sur
Motörhead
Motörhead
Hard - Rock N'Roll - 1975 † 2015 - Royaume-Uni
  

tracklist
01.   Heartbreaker
02.   Coup De Grace
03.   Lost Woman Blues
04.   End Of Time
05.   Do You Believe
06.   Death Machine
07.   Dust And Glass
08.   Going To Mexico
09.   Silence When You Speak To Me
10.   Crying Shame
11.   Queen Of The Damned
12.   Knife
13.   Keep Your Powder Dry
14.   Paralyzed

Durée : 47 minutes

line up
parution
18 Octobre 2013

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