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Heptaedium - How Long Shall I Suffer Here ?

Chronique

Heptaedium How Long Shall I Suffer Here ?
Dans un monde actuel où tout est de plus en plus normalisé et standardisé il y’a parfois des choses étranges et curieuses qui font sortir de l’apathie et de la léthargie ambiante, parmi cela on trouve des Omni (Objets Musicaux Non-Identifiés) où la musique et le concept sont totalement décalés et barrés, à l’instar de ce one-man band absolument inclassable. Ayant démarré en 2012 et naviguant dans un style Super Djent-Endo (selon les propres termes de son géniteur) ce nouvel opus est déjà le troisième de son allumé créateur qui rend hommage cette fois-ci à la baguette tradition chère aux boulangeries et à nos repas, après avoir auparavant misé sa thématique sur Dragon Ball Z, la Nes de Nintendo et les personnages de l’univers de Super Mario, tout en mélangeant cela à MESHUGGAH, IGORRR ou encore THE ALGORITHM.

Pendant une petite demi-heure Florent Lambert va embarquer l’auditeur dans un voyage étrange, à la fois tourmenté, étonnant mais aussi parfois apaisant, sans jamais prononcer un seul mot ou phrase. Car officiant toujours dans le registre histoire sans paroles il offre paradoxalement un disque plus accessible et plus cohérent que ses prédécesseurs, tout en conservant sa patte reconnaissable. Après une introduction à la fois électrique et électronique celle-ci laisse la place au morceau-titre qui mélange habilement les riffs syncopés de la bande à Tomas Haake avec un sample de jeu vidéo période Atari et Master System, tout en étant très simple dans sa construction vu qu’elle ne varie pratiquement tout du long, ce qui lui permet de ne pas être trop dure à digérer. « When I’ll Die… All Will Be Lost Forever Gone » continue sur ce même schéma tout en jouant le grand écart entre parties aériennes agréables et douces, et d’autres moments plus sombres via un synthé angoissant qui rappelle un peu les thèmes de John Carpenter et des classiques de Wes Craven, le tout avec des blasts courts mais ultra-rapides et un break mélodieux où une vieille boîte à musique retentit. Si ce titre résume le mieux la variété des influences de son géniteur, il est aussi curieusement très agréable et loin du fourre-tout qu’on pourrait redouter, vu que ce dernier n’en a pas trop fait sur la quantité comme sur la longueur. « Subpixel Carryover » laisse quant à lui beaucoup plus de place au synthétique, car on navigue entre gros sample des 80’s et boîte à rythme très Jungle qui s’intercalent au milieu de guitares écrasantes et lourdes, pour un rendu moins brutal et Metal.

Après ce démarrage très homogène en qualité, une petite pause fait du bien via un interlude spatial et planant, le triptyque qui va suivre sera de toute beauté et va miser sur la sobriété et les ambiances apaisantes, mais sans oublier quand même la puissance qui se retrouve dosée avec justesse. Car « Asphyxiate », « Mara » et « I Wanna Make You Believe In Me » s’enchaînent avec brio et auraient pu former un seul et unique titre, vu qu’ici le tempo reste majoritairement calme et ne varie que très peu, et que les rajouts nuageux et brumeux fort bien amenés sont relativement semblables les uns des autres. Cependant le fait d’avoir découpé l’ensemble en trois et une bonne chose, car avec un genre aussi spécial il est très facile de tomber à plat en voulant en faire trop, tout comme celui d’obtenir un espèce de mélange de gloubiboulga dur à digérer et qui peut vite monter à la tête. D’ailleurs avec des compos qui tournent toutes aux alentours des trois minutes il est plus facile de conserver l’attention de l’auditeur et de ne pas tomber dans la redondance, et « But I Feel So Weird These Days » qui clôt les débats montre qu’en si peu de temps il est possible de caser plein de choses. Reprenant tout ce qui a été entendu jusque-là il sert une dernière rasade de musique sans baisse de régime, avant qu’une Outro triste et mélancolique ne vienne mettre fin à cette parade excentrique mais maîtrisée.

Et même si de prime abord cette galette peut être difficile à appréhender elle mérite vraiment qu’on se penche dessus, et qu’on y prête une oreille attentive afin d’y dénicher toutes les subtilités qui la compose (malgré des guitares et des parties de batterie assez semblables et interchangeable). A la fois efficace et d’une relative sobriété ce nouvel effort de ce projet totalement unique s’apprivoisera progressivement, mais ne manquera pas une nouvelle fois de diviser et faire parler, car sa tête pensante confirme qu’il est un véritable ovni au sein de la scène Hexagonale… chacun aura donc son avis sur la question dans un sens positif comme négatif, certains crieront au génie et d’autres au foutage de gueule.

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1 COMMENTAIRE(S)

tasserholf citer
tasserholf
03/10/2017 15:17
Mouais, le monsieur a confondu breackcore avec nightcore glitché nerd de YT, et les parties metal sont lambda au possible.
Bref du name dropping de la part du label pour attirer tous les metaleux weaboos mais le contenu est finalement bien plat et formaté.

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Heptaedium
Super Djent-Endo - Instrumental
2017 - Apathia Records
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs :   -
Webzines : (1)  8/10

plus d'infos sur
Heptaedium
Heptaedium
Super Djent-Endo - Instrumental - France
  

nouveaute
A paraître le 6 Octobre 2017

tracklist
01.   Enter
02.   How Long Shall I Suffer Here ?
03.   When I'll Die... All Will Be Lost Forever Gone
04.   Subpixel Carryover
05.   If The World Would Stop Spinning I Don't Think I'd Miss It
06.   Asphyxiate
07.   Mara
08.   I Wanna Make You Believe In Me
09.   But I Feel So Weird These Days
10.   I'm So Scared

Durée : 31 minutes

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