chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
67 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Unsane - Sterilize

Chronique

Unsane Sterilize
En préparant cette chronique je me suis rendu compte que le dernier album d’Unsane véritablement digne d’intérêt était sorti il y a déjà plus de dix ans (Visqueen - mars 2007) ! C’est long dix ans, surtout pour un groupe dont la carrière est déjà particulièrement bien entamée. En effet, les New-Yorkais célébreront l’année prochaine leurs 30 ans d’existence. Aussi, après un Wreck qui m’avait passablement échaudé et que je n’ai d’ailleurs jamais réécouté après en avoir terminé avec ma précédente chronique, j’avais naturellement quelques réserves quant à la capacité des Américains à revenir à ce niveau auquel ils nous avait habitué jusque-là.

Après Relapse, Ipecac et Alternative Tentacles, Unsane est cette fois-ci allé trouver refuge chez Southern Lord Records. Si j’ai bien du mal à saisir ce qui pousse le groupe à changer de label à chaque nouvelle sortie ou presque, il y a bien une chose sur laquelle on peut s’accorder c’est qu’ici ou ailleurs ce n’est pas ça qui va changer quoi que ce soit à la formule des New-Yorkais qui effectivement n’a pas bougé depuis 1988. Intitulé Sterilize, ce nouvel album suit donc le même chemin déjà tracée par ses prédécesseurs à commencer par un artwork toujours aussi sanglant (bien qu’il soit au passage l’un des moins réussis du groupe). De retour aux affaires après cinq ans d’absence, Unsane donne également le sentiment que Wreck n’était rien d’autre qu’un moment d’égarement. Une erreur de parcours sur laquelle le groupe ne souhaite pas particulièrement revenir aujourd’hui. Il n’y a d’ailleurs qu’à regarder les titres joués sur la tournée actuelle pour constater à quel point les morceaux de cet album brillent par leur absence systématique. Certes, le groupe dispense chaque soir sa reprise de Flipper mais nous sommes bien d’accord pour dire que cela ne compte pas vraiment.
Sterilize marque ainsi le retour d’Unsane à une Noise particulièrement tendue et efficace, deux qualificatifs qui faisaient cruellement défaut à son prédécesseur. Une inspiration retrouvée qui va rassurer l’auditeur sur la capacité des New-Yorkais à produire - malgré les années qui passent - des albums dignes d’être écoutés et réécoutés. Pour le reste, on ne va pas se mentir, ce huitième essai longue durée va révéler bien peu de surprises et se "contenter" d’apporter ce que l’on est en droit d’attendre d’un album d’Unsane.

Entre la basse nerveuse de Dave Curran, la voix arrachée et rugueuse d’un Chris Spencer aux riffs affûtés aujourd’hui retrouvés et les frappes pleines de groove de Vincent Signorelli, Unsane ne fait clairement pas son âge et semble, encore plus qu’hier, prêt à trancher, lacérer, taillader, découper, inciser, dépecer… Et ce n’est pas une légère baisse de régime constatée qui fera changer mon ressenti face à ces nouvelles compositions particulièrement bien ficelées. Certes, le groupe a quelque peu ralenti la cadence mais il y a dans les mid-tempo des Américains quelque chose d’hypnotique, sale et froid qui les rendent assez saisissant. Bien moins marqué par le Blues que ne l’a été Wreck, Sterilize porte tout de même en lui quelques réminiscences notamment à travers cet usage intensif du vibrato et de ces riffs au son très métallique. Ce n’est pas forcément toujours flagrant mais c’est en tout cas quais-constant tout au long de l’album. Enfin, si on ne peut pas vraiment parler de nouveauté, on appréciera certaines tournures plus mélodiques auxquelles Unsane ne nous avait pas vraiment habitués jusque-là comme par exemple sur l’excellent "Distance" et son refrain plutôt surprenant où Chris Spencer s’essaie (avec succès) à un chant nettement moins agressif pour ne pas dire clair.

Sterilize s’inscrit donc dans la continuité des albums proposés jusque-là par le trio new-yorkais à une différence près : celui-ci parait cinq ans après un album bien loin d’avoir fait l’unanimité auprès de tous les amateurs d’Unsane. Ainsi particulièrement attendu au tournant, ce dernier s’avère heureusement bien meilleur que son prédécesseur. Et même si le groupe ne se réinvente pas (bien qu’il ose ici quelques petites choses), il renoue surtout avec cette efficacité qu’on lui connaissait jusque-là si bien. Une reprise en main nécessaire et surtout rondement menée qui donne en cette fin d’année un album de Noise / Hardcore sauvage et tendu. Bien joué messieurs car un deuxième faux-pas aurait été particulièrement malvenu.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

2 COMMENTAIRE(S)

Dise Nore citer
Dise Nore
05/11/2017 16:20
Comment dire.... il va falloir y jeter un oreille, mais je ne me fais d'illusion.
gulo gulo citer
gulo gulo
23/10/2017 15:34
note: 8.5/10
De mon côté le dernier digne de quelque chose était le sympatoche Blood Run...
Et je trouve Sterilize aussi blues que Wreck ; simplement blues, ici, ne veut pas dire mollasse.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Unsane
Noise / Hardcore
2017 - Southern Lord Recordings
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs : (1)  8.5/10
Webzines : (12)  7.74/10

plus d'infos sur
Unsane
Unsane
Noise / Hardcore - 1988 - Etats-Unis
  

tracklist
01.   Factory  (04:01)
02.   The Grind  (04:01)
03.   Abberation  (02:37)
04.   No Reprieve  (03:27)
05.   Lung  (03:49)
06.   Inclusion  (03:40)
07.   Distance  (03:49)
08.   A Slow Reaction  (03:10)
09.   We're Fucked  (03:12)
10.   Avail  (05:44)

line up
parution
29 Septembre 2017

voir aussi
Unsane
Unsane
Wreck

2012 - Alternative Tentacles
  

Essayez aussi
16
16
Curves That Kick

1993 - Bacteria Sour Records
  
Daggers
Daggers
It’s Not Jazz, It’s Blues

2014 - Throatruiner Records
  
Calvaiire
Calvaiire
Forceps

2013 - Throatruiner Records
  
Sofy Major
Sofy Major
Waste

2015 - Solar Flare
  
KEN Mode
KEN Mode
Success

2015 - Season Of Mist
  

Dominant
The Summoning (EP)
Lire la chronique
The Ugly
Thanatology
Lire la chronique
Vardan
Nostalgia - Archive of Fail...
Lire la chronique
Z Family
Chapter II : Origin
Lire la chronique
Autopsy
Puncturing The Grotesque (EP)
Lire la chronique
Life Of Agony
River Runs Red
Lire la chronique
Mortis Mutilati
The Stench of Death
Lire la chronique
Pissgrave
Suicide Euphoria
Lire la chronique
Disfuneral
Disfuneral (EP)
Lire la chronique
Harakiri for the Sky
Arson
Lire la chronique
I I (Infernal Invocation) / Lihhamon
Miasmal Coronation (Split-CD)
Lire la chronique
(Faire) découvrir le Black Metal !
Lire le podcast
Morbid Angel
Kingdoms Disdained
Lire la chronique
Unhuman
Unhuman
Lire la chronique
False Gharial
Birth (EP)
Lire la chronique
Watain
Trident Wolf Eclipse
Lire la chronique
Holmgang
Dømt til døden
Lire la chronique
Iphicrate
Résurgence (EP)
Lire la chronique
Sublime Cadaveric Decomposition
Raping Angels in Hell
Lire la chronique
Condition Critical
Extermination Plan
Lire la chronique
Necrophobic
Mark Of The Necrogram
Lire la chronique
Almyrkvi
Umbra
Lire la chronique
Deathcult
Cult Of The Goat
Lire la chronique
Scuorn
Parthenope
Lire la chronique
Portrait
Burn The World
Lire la chronique
Deinonychus
Ode to Acts of Murder, Dyst...
Lire la chronique
Hegemon pour l'EP "Initium Belli"
Lire l'interview
Black Label Society
Grimmest Hits
Lire la chronique
Nydvind
Seas of Oblivion
Lire la chronique
Bolt Thrower
The Peel Sessions 1988-90 (...
Lire la chronique