chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
73 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Cannibal Corpse - Red Before Black

Chronique

Cannibal Corpse Red Before Black
On ne va pas se mentir mais après vingt-neuf ans de carrière et treize albums, l’annonce d’un successeur au sympathique A Skeletal Domain n’a pas suscité chez moi une excitation débordante. Certes, il est toujours agréable de s’enfiler un nouvel album de Canniboul mais on est quand même bien loin de l’impatience que peuvent génèrer d’autres sorties plus attendues. Ce n’est pas que le Death Metal des Américains manque d’arguments, bien au contraire, mais plutôt que d’un album à l’autre la formule demeure identique, laissant ainsi bien peu de place au suspens et aux prises de risques. Comme un vieux couple marié qui connait les bonnes et mauvaises habitudes de son conjoint, on sait pertinemment où l’on met les pieds ici.
Intitulé Red Before Black, ce nouvel album est une fois de plus illustré par l’infatigable Vincent Locke qui, rappelons-le, collabore avec la formation depuis ses débuts (1990 et la sortie de Eaten Back To Life). Une illustration incroyablement mauvaise qui ne relève pas le niveau des derniers travaux pensés pour ne pas être censurés. Dommage qu’un groupe de la trempe des Américains ne cherchent pas à faire davantage d’efforts à ce niveau-là même si, on s’en doute, cela n’aura aucun impact sur le nombre de disques écoulés à l’arrivée.

Si l’idée de savoir ce que l’on va trouver sur ce Red Before Black soulève bien peu d’interrogations, celle de la qualité des compositions reste quant-à-elle au cœur de toutes les discussions. Et si le groupe a pu en "décevoir" certains ces dernières années avec des albums toujours très efficaces mais peut-être pas aussi marquants qu’escompté, il n’en reste pas moins que Cannibal Corpse demeure une valeur sûre du Death Metal et que malgré les années qui passent et qui ne nous rajeunissent pas, il a su rester fidèle à ses valeurs et à un modèle qu’il a lui-même bâti. Une application et une régularité qui, quoi que l’on en dise, forcent le respect.
Attisé par une certaine curiosité, je n’ai pas pu me résoudre à ne pas écouter les quelques extraits publiés ces dernières semaines avant la sortie officielle de l’album. Et le moins que l’on puisse dire c’est que j’y ai trouvé un Cannibal Corpse plus remonté que jamais. Si les Américains n’ont jamais été du genre à se trainer la teub sur des mid-tempos mollassons, Red Before Black s’avère être un de leurs disques les plus Thrash. Un choix qui accessoirement ne fera pas l’unanimité puisque les compositions des Américains vont inévitablement gagner en simplicité là où le groupe avait pour habitude de proposer des morceaux rythmiquement plus riches et complexes. N’allez pas croire pour autant qu’Alex Webster et Pat O'Brien, les principaux compositeurs de Cannibal Corpse, se reposent sur leur lauriers pour autant, c’est juste que les deux hommes ont opté ici pour une approche sensiblement plus primitive et immédiate que par le passé. A ce titre, "Only One Will Die" et "Red Before Black" constituent à eux deux une entrée en matière particulièrement efficace et éloquente qui illustre parfaitement toute la teneur de mon propos. Direct et sans aucun compromis, Cannibal Corpse entre ainsi dans le vif du sujet en taillant dans le gras à grands coups de hachoir, laissant ainsi les riffs et autres soli fusés à toute berzingue. Et ces deux morceaux sont loin d’être des cas isolés. De "Code Of The Slashers" (au moins sur sa partie centrale) à "Remaimed" jusqu’aux accélérations fulgurantes de "Firestorm Vengeance" en passant par "Heads Shoveled Off " ou "Destroyed Without A Trace", les Américains possèdent encore de beaux restes et n’ont clairement de leçon à recevoir de personne en matière de brutalité et de vitesse d’exécution.

Pour autant, Red Before Black ne manque certainement ni de relief ni de groove et comme à l’accoutumé, les Américains y vont de leurs morceaux moins bas du front où les coups de hachoirs se transforment en véritable coups de massue. Entre les nombreux breaks/ralentissements assassins taillés pour briser des nuques par paquet de cent ("Only One Will Die" à 1:37, "Shedding My Human Skin" à 0:13, "Firestorm Vengeance" à 0:43, "Heads Shoveled Off" à 1:57, "Corpus Delicti" à 0:23, "Scavenger Consuming Death" à 0:45 et 2:57, "In The Midst Of Ruin" à 0:48, etc) et les quelques séquences plombées comme sur la première et la dernière minute de « Code Of The Slashers », les premières secondes de "Shedding My Human Skin", une bonne moitié de "Remaimed" et ainsi de suite... Là encore bien peu de surprise mais peu importe car le groupe conserve ce sens du rythme et de la cadence qui donne une fois encore à ce quatorzième album toute cette énergie et cette intensité.
Car on l’oublie peut-être un peu par habitude, mais putain, les musiciens de Cannibal Corpse sont loin d’être des bras cassés. De retour sous la houlette d’Erik Rutan, Red Before Black jouie d’une production puissante et limpide bien loin de paraître artificielle. Le travail de l’ex-Morbid Angel met ainsi une fois de plus en lumière toute la maîtrise et la dextérité de chacun des cinq musiciens à commencer par un Corpsegrinder toujours aussi impressionnant dans sa capacité à débiter à une vitesse folle ses paroles cradingues et dégoulinantes. Viennent derrière la paire O’Brien / Barret qui tricote à qui mieux-mieux en laissant filer de temps à autre quelques solos toujours très bien sentis ainsi qu’un Paul Mazurkiewicz qui jamais ne semble à bout de souffle. En ce qui concerne Alex Webster, celui-ci ne démérite une seule seconde mais j’aurai aimé qu’on puisse l’entendre autrement que sur ces quelques moments où lui seul joue.

Voilà, je pense que l’on a fait le tour de la question. Ce Red Before Black est un album de Cannibal Corpse tout ce qu’il y a de plus classique que ce soit dans en terme de composition, d’exécution ou d’atmosphère de Z Movies horrifiques. Ayant pour ma part apprécié les précédents albums des Américains, je ne parlerais pas de retour gagnant pour qualifier ce nouvel album mais une chose est sure, l’influence Thrash du groupe se fait ici nettement plus sentir qu’auparavant. Mené le couteau entre les dents, Red Before Black ne devrait pas surprendre grand monde. Pour autant, la qualité des riffs et l’impact de chaque composition devraient pouvoir remporter l’approbation de la plupart des amateurs de Cannibal Corpse. C’est donc assurément ce que l’on appelle un bon cru.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

1 COMMENTAIRE(S)

Jean-Clint citer
Jean-Clint
08/11/2017 16:29
note: 8/10
Grosso modo du même avis, effectivement le groupe est revenu à quelquechose de plus direct et "simple" que ce qu'il nous avait habitué ces dernières années, mais on n'y perd pas au change car la puissance et la qualité d'écriture est toujours là.

Je le trouve par contre légèrement en dessous de "A Skeletal Domain" que j'avais adoré de mon côté, mais ça reste du CANNIBAL CORPSE tout ce qu'il y'a de plus efficace et sans surprises. Bref du tout bon !

Par contre on est d'accord que leurs artwork deviennent de plus en plus nazes ...

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Cannibal Corpse
Death Metal
2017 - Metal Blade
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs : (3)  7.5/10
Webzines : (25)  7.93/10

plus d'infos sur
Cannibal Corpse
Cannibal Corpse
Death Metal - 1988 - Etats-Unis
  

vidéos
Code Of The Slashers
Code Of The Slashers
Cannibal Corpse

Extrait de "Red Before Black"
  

tracklist
01.   Only One Will Die  (03:24)
02.   Red Before Black  (03:12)
03.   Code Of The Slashers  (04:45)
04.   Shedding My Human Skin  (03:28)
05.   Remaimed  (04:13)
06.   Firestorm Vengeance  (03:43)
07.   Heads Shoveled Off  (03:37)
08.   Corpus Delicti  (03:29)
09.   Scavenger Consuming Death  (04:33)
10.   In The Midst Of Ruin  (03:25)
11.   Destroyed Without A Trace  (04:01)
12.   Hideous Ichor  (04:33)

Durée : 46:23

line up
parution
3 Novembre 2017

voir aussi
Cannibal Corpse
Cannibal Corpse
Gallery Of Suicide

1998 - Metal Blade
  
Cannibal Corpse
Cannibal Corpse
Evisceration Plague

2009 - Metal Blade
  
Cannibal Corpse
Cannibal Corpse
Live Cannibalism (Live)

2000 - Metal Blade
  
Cannibal Corpse
Cannibal Corpse
Kill

2006 - Metal Blade
  
Cannibal Corpse
Cannibal Corpse
Bloodthirst

1999 - Metal Blade
  

Essayez aussi
Bloodbath
Bloodbath
The Wacken Carnage (Live)

2008 - Peaceville Records
  
Entrails
Entrails
Obliteration

2015 - Metal Blade
  
Preludium
Preludium
Raping Mankind Disorder

2008 - Redrum 666
  
Immolation
Immolation
Failures For Gods

1998 - Metal Blade
  
Morgue
Morgue
Eroded Thoughts

1993 - Grind Core International
  

Savage Master
Creature Of The Flames (EP)
Lire la chronique
Gevlerkt
De Grote Sterfte
Lire la chronique
Doedsvangr
Satan ov Suns
Lire la chronique
Mindwarp
A Cold Black Day
Lire la chronique
Anguish
Magna Est Vis Siugnah
Lire la chronique
Dominant
The Summoning (EP)
Lire la chronique
The Ugly
Thanatology
Lire la chronique
Vardan
Nostalgia - Archive of Fail...
Lire la chronique
Z Family
Chapter II : Origin
Lire la chronique
Autopsy
Puncturing The Grotesque (EP)
Lire la chronique
Life Of Agony
River Runs Red
Lire la chronique
Mortis Mutilati
The Stench of Death
Lire la chronique
Pissgrave
Suicide Euphoria
Lire la chronique
Disfuneral
Disfuneral (EP)
Lire la chronique
Harakiri for the Sky
Arson
Lire la chronique
I I (Infernal Invocation) / Lihhamon
Miasmal Coronation (Split-CD)
Lire la chronique
(Faire) découvrir le Black Metal !
Lire le podcast
Morbid Angel
Kingdoms Disdained
Lire la chronique
Unhuman
Unhuman
Lire la chronique
False Gharial
Birth (EP)
Lire la chronique
Watain
Trident Wolf Eclipse
Lire la chronique
Holmgang
Dømt til døden
Lire la chronique
Iphicrate
Résurgence (EP)
Lire la chronique
Sublime Cadaveric Decomposition
Raping Angels in Hell
Lire la chronique
Condition Critical
Extermination Plan
Lire la chronique
Necrophobic
Mark Of The Necrogram
Lire la chronique
Almyrkvi
Umbra
Lire la chronique
Deathcult
Cult Of The Goat
Lire la chronique
Scuorn
Parthenope
Lire la chronique
Portrait
Burn The World
Lire la chronique