chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
62 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Cannibal Corpse - Red Before Black

Chronique

Cannibal Corpse Red Before Black
On ne va pas se mentir mais après vingt-neuf ans de carrière et treize albums, l’annonce d’un successeur au sympathique A Skeletal Domain n’a pas suscité chez moi une excitation débordante. Certes, il est toujours agréable de s’enfiler un nouvel album de Canniboul mais on est quand même bien loin de l’impatience que peuvent génèrer d’autres sorties plus attendues. Ce n’est pas que le Death Metal des Américains manque d’arguments, bien au contraire, mais plutôt que d’un album à l’autre la formule demeure identique, laissant ainsi bien peu de place au suspens et aux prises de risques. Comme un vieux couple marié qui connait les bonnes et mauvaises habitudes de son conjoint, on sait pertinemment où l’on met les pieds ici.
Intitulé Red Before Black, ce nouvel album est une fois de plus illustré par l’infatigable Vincent Locke qui, rappelons-le, collabore avec la formation depuis ses débuts (1990 et la sortie de Eaten Back To Life). Une illustration incroyablement mauvaise qui ne relève pas le niveau des derniers travaux pensés pour ne pas être censurés. Dommage qu’un groupe de la trempe des Américains ne cherchent pas à faire davantage d’efforts à ce niveau-là même si, on s’en doute, cela n’aura aucun impact sur le nombre de disques écoulés à l’arrivée.

Si l’idée de savoir ce que l’on va trouver sur ce Red Before Black soulève bien peu d’interrogations, celle de la qualité des compositions reste quant-à-elle au cœur de toutes les discussions. Et si le groupe a pu en "décevoir" certains ces dernières années avec des albums toujours très efficaces mais peut-être pas aussi marquants qu’escompté, il n’en reste pas moins que Cannibal Corpse demeure une valeur sûre du Death Metal et que malgré les années qui passent et qui ne nous rajeunissent pas, il a su rester fidèle à ses valeurs et à un modèle qu’il a lui-même bâti. Une application et une régularité qui, quoi que l’on en dise, forcent le respect.
Attisé par une certaine curiosité, je n’ai pas pu me résoudre à ne pas écouter les quelques extraits publiés ces dernières semaines avant la sortie officielle de l’album. Et le moins que l’on puisse dire c’est que j’y ai trouvé un Cannibal Corpse plus remonté que jamais. Si les Américains n’ont jamais été du genre à se trainer la teub sur des mid-tempos mollassons, Red Before Black s’avère être un de leurs disques les plus Thrash. Un choix qui accessoirement ne fera pas l’unanimité puisque les compositions des Américains vont inévitablement gagner en simplicité là où le groupe avait pour habitude de proposer des morceaux rythmiquement plus riches et complexes. N’allez pas croire pour autant qu’Alex Webster et Pat O'Brien, les principaux compositeurs de Cannibal Corpse, se reposent sur leur lauriers pour autant, c’est juste que les deux hommes ont opté ici pour une approche sensiblement plus primitive et immédiate que par le passé. A ce titre, "Only One Will Die" et "Red Before Black" constituent à eux deux une entrée en matière particulièrement efficace et éloquente qui illustre parfaitement toute la teneur de mon propos. Direct et sans aucun compromis, Cannibal Corpse entre ainsi dans le vif du sujet en taillant dans le gras à grands coups de hachoir, laissant ainsi les riffs et autres soli fusés à toute berzingue. Et ces deux morceaux sont loin d’être des cas isolés. De "Code Of The Slashers" (au moins sur sa partie centrale) à "Remaimed" jusqu’aux accélérations fulgurantes de "Firestorm Vengeance" en passant par "Heads Shoveled Off " ou "Destroyed Without A Trace", les Américains possèdent encore de beaux restes et n’ont clairement de leçon à recevoir de personne en matière de brutalité et de vitesse d’exécution.

Pour autant, Red Before Black ne manque certainement ni de relief ni de groove et comme à l’accoutumé, les Américains y vont de leurs morceaux moins bas du front où les coups de hachoirs se transforment en véritable coups de massue. Entre les nombreux breaks/ralentissements assassins taillés pour briser des nuques par paquet de cent ("Only One Will Die" à 1:37, "Shedding My Human Skin" à 0:13, "Firestorm Vengeance" à 0:43, "Heads Shoveled Off" à 1:57, "Corpus Delicti" à 0:23, "Scavenger Consuming Death" à 0:45 et 2:57, "In The Midst Of Ruin" à 0:48, etc) et les quelques séquences plombées comme sur la première et la dernière minute de « Code Of The Slashers », les premières secondes de "Shedding My Human Skin", une bonne moitié de "Remaimed" et ainsi de suite... Là encore bien peu de surprise mais peu importe car le groupe conserve ce sens du rythme et de la cadence qui donne une fois encore à ce quatorzième album toute cette énergie et cette intensité.
Car on l’oublie peut-être un peu par habitude, mais putain, les musiciens de Cannibal Corpse sont loin d’être des bras cassés. De retour sous la houlette d’Erik Rutan, Red Before Black jouie d’une production puissante et limpide bien loin de paraître artificielle. Le travail de l’ex-Morbid Angel met ainsi une fois de plus en lumière toute la maîtrise et la dextérité de chacun des cinq musiciens à commencer par un Corpsegrinder toujours aussi impressionnant dans sa capacité à débiter à une vitesse folle ses paroles cradingues et dégoulinantes. Viennent derrière la paire O’Brien / Barret qui tricote à qui mieux-mieux en laissant filer de temps à autre quelques solos toujours très bien sentis ainsi qu’un Paul Mazurkiewicz qui jamais ne semble à bout de souffle. En ce qui concerne Alex Webster, celui-ci ne démérite une seule seconde mais j’aurai aimé qu’on puisse l’entendre autrement que sur ces quelques moments où lui seul joue.

Voilà, je pense que l’on a fait le tour de la question. Ce Red Before Black est un album de Cannibal Corpse tout ce qu’il y a de plus classique que ce soit dans en terme de composition, d’exécution ou d’atmosphère de Z Movies horrifiques. Ayant pour ma part apprécié les précédents albums des Américains, je ne parlerais pas de retour gagnant pour qualifier ce nouvel album mais une chose est sure, l’influence Thrash du groupe se fait ici nettement plus sentir qu’auparavant. Mené le couteau entre les dents, Red Before Black ne devrait pas surprendre grand monde. Pour autant, la qualité des riffs et l’impact de chaque composition devraient pouvoir remporter l’approbation de la plupart des amateurs de Cannibal Corpse. C’est donc assurément ce que l’on appelle un bon cru.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

1 COMMENTAIRE(S)

Jean-Clint citer
Jean-Clint
08/11/2017 16:29
note: 8/10
Grosso modo du même avis, effectivement le groupe est revenu à quelquechose de plus direct et "simple" que ce qu'il nous avait habitué ces dernières années, mais on n'y perd pas au change car la puissance et la qualité d'écriture est toujours là.

Je le trouve par contre légèrement en dessous de "A Skeletal Domain" que j'avais adoré de mon côté, mais ça reste du CANNIBAL CORPSE tout ce qu'il y'a de plus efficace et sans surprises. Bref du tout bon !

Par contre on est d'accord que leurs artwork deviennent de plus en plus nazes ...

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Cannibal Corpse
Death Metal
2017 - Metal Blade
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs : (2)  7.75/10
Webzines : (17)  7.96/10

plus d'infos sur
Cannibal Corpse
Cannibal Corpse
Death Metal - 1988 - Etats-Unis
  

nouveaute
A paraître le 3 Novembre 2017

vidéos
Code Of The Slashers
Code Of The Slashers
Cannibal Corpse

Extrait de "Red Before Black"
  

tracklist
01.   Only One Will Die  (03:24)
02.   Red Before Black  (03:12)
03.   Code Of The Slashers  (04:45)
04.   Shedding My Human Skin  (03:28)
05.   Remaimed  (04:13)
06.   Firestorm Vengeance  (03:43)
07.   Heads Shoveled Off  (03:37)
08.   Corpus Delicti  (03:29)
09.   Scavenger Consuming Death  (04:33)
10.   In The Midst Of Ruin  (03:25)
11.   Destroyed Without A Trace  (04:01)
12.   Hideous Ichor  (04:33)

Durée : 46:23

line up
voir aussi
Cannibal Corpse
Cannibal Corpse
Evisceration Plague

2009 - Metal Blade
  
Cannibal Corpse
Cannibal Corpse
Torture

2012 - Metal Blade
  
Cannibal Corpse
Cannibal Corpse
A Skeletal Domain

2014 - Metal Blade
  
Cannibal Corpse
Cannibal Corpse
The Wretched Spawn

2004 - Metal Blade
  
Cannibal Corpse
Cannibal Corpse
Live Cannibalism (Live)

2000 - Metal Blade
  

Essayez aussi
Kalopsia
Kalopsia
Angelplague

2017 - Horror Pain Gore Death Productions
  
Demonical
Demonical
Darkness Unbound

2013 - Cyclone Empire
  
Disma
Disma
The Manifestation (EP)

2011 - Necroharmonic
  
Cruciamentum
Cruciamentum
Convocation Of Crawling Chaos (Démo)

2009 - Autoproduction
  
Disma
Disma
Towards The Megalith

2011 - Profound Lore Records
  

Gods of Space
Gods of Space (EP)
Lire la chronique
Fall Of Seraphs pour l'EP "Destroyer Of Worlds"
Lire l'interview
Vardan
Nostalgia - Archive of Fail...
Lire la chronique
King Bee
All Seing Eye (EP)
Lire la chronique
Presumption
Presumption
Lire la chronique
The Spirit
Sounds From The Vortex
Lire la chronique
River Black
River Black
Lire la chronique
Enslaved
E
Lire la chronique
Kanashimi
Inori
Lire la chronique
Beastmaker
Lusus Naturae
Lire la chronique
Perihelion
Örvény
Lire la chronique
Monarch!
Never Forever
Lire la chronique
Maze Of Sothoth
Soul Demise
Lire la chronique
Canker
Earthquake
Lire la chronique
Under The Church
Supernatural Punishment
Lire la chronique
Bloody Alchemy pour l'album "Kingdom Of Hatred"
Lire l'interview
Sacroscum
Drugs & Death
Lire la chronique
Iron Age
The Saga Demos (Démo)
Lire la chronique
Black Country Communion
BCCIV
Lire la chronique
The Wrong Tour To Fuck With Europe 2017
Beyond Creation + Disentomb...
Lire le live report
Damnation Defaced
Invader From Beyond
Lire la chronique
Mjölnir
Magnet Vektor
Lire la chronique
Fall of Summer 2017
Lire le dossier
Body Count
Bloodlust
Lire la chronique
Aetherian
The Untamed Wilderness
Lire la chronique
Forn Valdyrheim
Reminisce Eternity (Rééd.)
Lire la chronique
FennrLANE : Le pourquoi du one-man-band
Lire l'interview
No Return
The Curse Within
Lire la chronique
Cannibal Corpse
Red Before Black
Lire la chronique
Resurgency
No Worlds... Nor Gods Beyond
Lire la chronique