chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
44 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Urarv - Aurum

Chronique

Urarv Aurum
Certaines personnes ont un don. Un don et un charisme innés qui les fait se détacher de la masse et dont la vue de leur nom associé à une quelconque formation suffit pour allumer cette petite étincelle dans vos yeux et vous donner l'écume aux lèvres. Me concernant, Björn Dencker – alias Aldrahn – en fait clairement partie et trône même en bonne place parmi les figures incontournables. Que ce soit en tant qu'invité de marque au sein de groupes (de Dimmu Borgir en passant par Isengard) ou membre à part entière (Dødheimsgard, Thorns ou encore, plus récemment, The Deathtrip), il a su marquer la scène par sa folie singulière et ses talents de vocaliste. Un chant d'outre-espace, inimitable et reconnaissable entre mille qui peut porter une réalisation à lui-seul. La nouvelle d'un projet solo mûri dès 2004 et qui sort son premier long format en tant que groupe – Sturt et Trish ayant rejoint notre homme, respectivement à la basse et à la batterie –, en 2017 via Svart Records, avait donc de quoi réjouir !


Sans même avoir pris le temps de lancer la galette, certains éléments vous mettent d'emblée la puce à l'oreille concernant le contenu ainsi que le chemin de pensée suivi. De l'artwork païen – à la forte portée symbolique – en passant par le nom de l'entité, Aurum se pose en effet comme un hommage flamboyant et tout personnel à la scène black metal norvégienne. En bon alchimiste, Aldrahn fusionne les styles tout en injectant une bonne dose d'avant-gardisme et de folie propre, vous poussant toujours un peu plus dans les cordes. Cependant aussi éclaté, bouillant, riche et occulte qu'il soit, cet album se révèle être, au fil des écoute, d'une étonnante cohérence. Le titre « Forvitringstid » ne fait d'ailleurs que confirmer ce fait, se posant en bonne introduction dans l'univers de Urarv. Des débuts qui sont ancrés dans le passé par une entame très épurée et authentique – avec ses belles notes de guitare –, le chant en norvégien ou encore ses chœurs massifs embellissant l'ensemble. Les sonorités pagan se déversent, chamboulées en milieu de piste par un break davantage moderne incluant vocaux clairs habités et riffs avinés. Un aspect en filigrane qui prend plus ou moins d'espace selon les titres mais qui revêt aussi différentes formes et teintes, donnant à chacun une personnalité à part.


Car, comme écrit plus haut, le groupe bouge sans cesse, créée de nombreuses ambiances dans lesquelles il aime transporter l'auditeur. Ici un souffle viking, là une bombe Black Magic avec l'explosif « Ancient DNA ». Aurum trace un chemin dans votre subconscient, provocant à la fois l'euphorie lors d'accélérations de rythme – en particulier sur l'expéditif « Fancy Daggers », morceau Black'N'Roll aux relents punk où Aldrahn semble à la limite de la rupture avec un chant clair aussi grandiloquent que schizophrène (« Whoouuu ! ») – et la transe avec des effluves ésotériques sous acides (cf. l'introduction de « Valens Temple »). À cela vient donc se greffer le côté plus humain mais tourmenté du frontman qui donne à l'ensemble une saveur toute particulière. Cet élément va d'ailleurs s'accroître au gré des titres, trouvant un fabuleux échos – du moins cela est mon avis – sur des compositions plus expérimentales et barrées comme l'excellente « Broken Wand » mais aussi « Guru ». Une plongée dans les limbes, vous mettant face à face avec vos démons, par des atmosphères tordues et tentaculaires très stylisées. Les noms de formations telles que The Deathtrip et Dødheimsgard vous viennent irrémédiablement en tête à l'écoute de ce long format. Pourtant, Urarv se démarque par ses propos et ses intentions avec des perles comme « Valens Temple » et « Red Circle » – dépassant tous deux les huit minutes – avec des lignes de basse (tenue par Sturt) vous rappelant aux bons souvenirs de Kronet Til Konge et un finish tout en subtilité.


Les Norvégiens n'ont pas choisi la facilité pour leur premier album mais ont su parfaitement relever le défi avec un Aurum varié, complexe et personnel. Les musiciens offrent une mixture parfaitement dosée afin de ne pas vous perdre en cours de route malgré quelques longueurs ainsi que des pistes que je trouve un cran en-dessous du reste (mais cela se joue clairement sur le ressenti et les goûts de chacun). Une bonne entrée en matière me concernant. Vivement la suite !

P.S. : je ne sais pas si c'est voulu mais, dans le livret (version CD), seules les paroles de "Forvitringstid", "Ancient DNA", "Fancy Daggers" et "Red Circle" sont retranscrites (et en double)

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

3 COMMENTAIRE(S)

Kasteel citer
Kasteel
07/03/2018 19:04
note: 9/10
Cet album a été pour moi un ...ravissement ! Drôle de terme, mais drôle de musique aussi !
Comme bien décrit dans la chro de Dysthy, tout y passe, et c'est jubilatoire !
Chro d'ailleurs lue avec plaisir, même si j'ai ensuite seulement regardé les notes données, et que je n'ai vu "qu'un" 7.5 ?!
Certes pas le 6 -voire 5 !- donnés par d'autres webzines, mais devant cet enthousiasme, j'aurais cru davantage Clin d'oeil
En tout cas pour moi une très très bonne surprise de 2017 pour laquelle je me suis saigné de la version LP "Gold"..."Aurum" oblige...c'est peut-être con, mais ils ne sont pas les seuls à avoir le droit d'être grave !
Stockwel citer
Stockwel
06/03/2018 13:57
J'ai beaucoup aimé aussi.
seb niggurath citer
seb niggurath
02/03/2018 09:59
meilleur album de black metal de 2017 pour moi, à la fois traditionnel et moderne, et la pate magique d'Aldrahn omniprésente .

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Urarv
Black Metal Avantgardiste
2017 - Svart Records
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs : (3)  8.33/10
Webzines : (11)  7.73/10

plus d'infos sur
Urarv
Urarv
Black Metal Avantgardiste - 2003 - Norvège
  

formats
tracklist
I. Forvitringstid
II. Ancient DNA
III. The Retortion
IV. Broken Wand
V. Guru
VI. Valens Temple
VII. Fancy Daggers
VIII. Red Circle

Durée : 49 minutes

line up
parution
22 Septembre 2017

Essayez aussi
Grand Alchemist
Grand Alchemist
Intervening Coma-Celebration

2002 - Sound Riot Records
  
Ephel Duath
Ephel Duath
Rephormula

2001 - Elitist Records
  
Slagmaur
Slagmaur
Thill Smitts Terror

2017 - Osmose Productions
  
Diabolical Masquerade
Diabolical Masquerade
Death's Design

2001 - Avantgarde Music
  

Gutted
Bleed For Us To Live
Lire la chronique
Trop Hard Pour Toi #3
Electric Shock + Mindless S...
Lire le live report
Black Metal : les noms de groupe (de merde)
Lire le podcast
Slaughterday
Abattoir (EP)
Lire la chronique
At The Gates
To Drink from the Night Itself
Lire la chronique
Spell of Dark
Journey into the Depths of ...
Lire la chronique
Cardiac Arrest
A Parallel Dimension Of Des...
Lire la chronique
The Body
I Have Fought Against It, B...
Lire la chronique
Drudkh / Paysage D'Hiver
Somewhere Sadness Wanders (...
Lire la chronique
Le Canyon - Episode 11 - Monsieur Steele et le bain d'acide.
Lire le podcast
Bloodbark
Bonebranches
Lire la chronique
Utzalu
The Loins Of Repentance
Lire la chronique
Cor Scorpii
Ruin
Lire la chronique
Chevalier
A Call To Arms (EP)
Lire la chronique
Valgrind
Blackest Horizon
Lire la chronique
Ennoven
Redemption
Lire la chronique
Orsak:oslo
Nordstan (EP)
Lire la chronique
Taphos
Come Ethereal Somberness
Lire la chronique
Brouillard
Brouillard
Lire la chronique
Aorlhac pour l'album "L'esprit des Vents"
Lire l'interview
Order Ov Riven Cathedrals
The Discontinuity's Interlude
Lire la chronique
Sakrifiss rencontre Noktu (Mortifera / Celestia / Bleu, blanc Satan...)
Lire l'interview
Wombbath
The Great Desolation
Lire la chronique
Blitzkrieg
Judge Not!
Lire la chronique
Amzera
Amzera (EP)
Lire la chronique
Gontyna Kry
Ignipoten
Lire la chronique
Cult Of Occult
Anti Life
Lire la chronique
Ulver
The Assassination of Julius...
Lire la chronique
Pryapisme
Epic Loon
Lire la chronique
NORTH OF THE WALL 2018
Abyssal + Bismuth + Bölzer ...
Lire le live report