chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
63 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Disma - The Graveless Remain

Chronique

Disma The Graveless Remain (EP)
Toutes ces histoires puantes d’antifascistes fascistes dans lesquelles est malheureusement impliqué Disma n’ont pas eu pour seuls effets de contraindre certains organisateurs à se désolidariser du groupe malgré leurs engagements (comme cela a été le cas pour le Chaos In Tejas en 2011 ou le Netherlands Deathfest en 2015) mais également d’entrainer les départs quasi-successifs du guitariste Daryl Kahan (une pilule plutôt amer que cet ancien Punk qui à quand même joué dans des groupes tels que Born Against, Citizen Arrest et Assück à du avoir du mal à avaler) et du batteur Shawn Eldridge.
Loin de se laisser démonter par ces quelques défections, le groupe fera appel aux services d’un vieux briscard répondant au nom de Craig Smilowski (ex-Immolation, ex-Goreaphobia, ex-Incantation (live)) pour assurer le poste laissé vacant par le cogneur de Ruinous, Death Fortress et Abysmal Gates. Enfin en capacité de reprendre du service (le groupe n’avait rien sorti depuis 2013 et ce split en compagnie de Convulse), Disma va alors enregistrer un EP deux titres intitulé The Graveless Remains disponible uniquement en vinyle via Profound Lore Records.

Un EP particulièrement frustrant puisqu’il ne compte que deux titres pour un peu moins de quatorze minutes. C’est court et surtout excessivement cher payé pour ce que c’est. M’enfin vous savez ce qu’on dit, quand on aime on ne compte pas (enfin pas trop).

Sur la Face A, on trouve ainsi le titre qui a donné son nom à ce EP. Un morceau assez surprenant pour du Disma, principalement à cause de cette entrée en matière presque Punk (j’ai dit « presque », calmez-vous) ainsi que cette cadence faussement soutenue (souligné par quelques blasts dont le groupe aime nous dispenser de temps à autre). Mais chassez le naturel et il revient au galop. Aussi, les Américains ne tardent pas à revenir alourdir l’atmosphère à coup de riffs plombés et particulièrement vicieux (1:45). Si le déroulé est simple (une successions d’accélérations et de parties écrasantes), cela permet en tout cas d’apprécier la valeur du petit dernier dont le CV se voulait déjà très rassurant. Le titre, servi ici par une production à l’ancienne à la fois rugueuse et tout en saturation (ohlala cette basse à 4:38, hummm) colle parfaitement à cet univers poisseux et moribond. Une atmosphère sinistre mise en exergue par le growl abyssal et monstrueux d’un Craig Pillard qui malgré les années qui passent n’a rien perdu de ce célèbre coffre qui est le sien.
Sur l’autre face, "Sempiternal Deformity" met l’accent sur les mid-tempos rampants et répétitifs. Une évidence quand on regarde la durée de ce dernier qui dépasse de quelques secondes les huit minutes. Il faudra ainsi attendre 3:25 pour voir les choses s’accélérer le temps de séquences plus ou moins rapides (mais jamais vraiment blastées) et variées. Se faisant, Disma vient rompre avec cette première partie plus monotone tout en faisant évoluer son morceau à l’aide de riffs et de mélodies inédits. Pour terminer, les Américains renouent naturellement sur les dernières minutes avec ces mid-tempos dont ils sont si friands. Lourds, presque tribaux (notamment dans ce jeu de batterie implacable), ils nous entrainent de force vers le fond alors que l’on tente désespérément de garder un œil plein d’espoir sur cette lumière qui diminue inexorablement au dessus de nous.

Après quatre ans d’absence, ces deux nouveaux morceaux font évidemment plaisir à entendre. Le line-up état désormais stable avec l’arrivé dans les rangs de la formation de Craig Smilowski, nul doute que Disma est déjà à pied d’œuvre pour apporter une suite au redoutable et imposant Towards The Megalith. Bon, en toute honnêteté il n’y pas de quoi crier au génie (mais bon, ça n’a jamais été le cas avec Disma) mais on retrouve tout ce qui faisait précédemment le charme de ce groupe. A réserver cependant aux collectionneurs et autres fans invétérés qui ne seront pas rebutés ni par le format, ni par la durée et surtout pas par le prix.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Disma
notes
Chroniqueur : 3.5/5
Lecteurs :   -
Webzines :   -

plus d'infos sur
Disma
Disma
Death Metal - 2005 - Etats-Unis
  

tracklist
01.   The Graveless Remains  (05:55)
02.   Sempiternal Deformity  (08:02)

Durée : 13:57

line up
parution
31 Mars 2017

voir aussi
Disma
Disma
The Manifestation (EP)

2011 - Necroharmonic
  
Disma
Disma
The Vault Of Membros (Démo)

2009 - Autoproduction
  
Disma
Disma
Towards The Megalith

2011 - Profound Lore Records
  
Disma / Winterwolf
Disma / Winterwolf
Disma / Winterwolf (Split 7")

2011 - Doomentia Records
  

Essayez aussi
Gutted
Gutted
Bleed For Us To Live

1994 - Red Light Records
  
Agon
Agon
Violence Procreation

2008 - Autoproduction
  
Hail Of Bullets
Hail Of Bullets
On Divine Winds

2010 - Metal Blade Records
  
Dead Congregation
Dead Congregation
Sombre Doom (EP)

2016 - Martyrdoom Productions
  
Monstrosity
Monstrosity
Imperial Doom

1992 - Nuclear Blast Records
  

Mezzrow
Then Came The Killing
Lire la chronique
Circle Takes the Square
As the Roots Undo
Lire la chronique
Heptaedium
The Great Herald Of Misery
Lire la chronique
Serum Dreg
Lustful Vengeance
Lire la chronique
Vanhelga
Fredagsmys
Lire la chronique
Death Power
The Bogeyman Returns (Compil.)
Lire la chronique
Aura Noir
Aura Noire
Lire la chronique
Moonreich
Fugue
Lire la chronique
Megadeth
Lire le live report
Mortiferum
Altar Of Decay (Démo)
Lire la chronique
Être moins con : lire BLACK METAL
Lire le podcast
PPCM #0 - Chevauche le Grand Requin Blanc (Carcariass)
Lire le podcast
Legacy Of The Beast European Tour 2018
Iron Maiden + The Raven Age
Lire le live report
LE Canyon - Episode 13 - Dragon casqué
Lire le podcast
Sphæra
Teratology (EP)
Lire la chronique
Funeral Mist
Hekatomb
Lire la chronique
Obscura
Diluvium
Lire la chronique
Uniform / The Body
Mental Wounds not Healing (...
Lire la chronique
Soundgarden
Louder Than Love
Lire la chronique
Skogen
Skuggorna kallar
Lire la chronique
Ossuarium
Calcified Trophies Of Viole...
Lire la chronique
Thorium
Blasphemy Awakes
Lire la chronique
Sacred Reich
Independent
Lire la chronique
Atavisma
The Chthonic Rituals
Lire la chronique
Gaerea
Unsettling Whispers
Lire la chronique
Throane + Wolves In The Throne Room
Lire le live report
Yob
Our Raw Heart
Lire la chronique
Extremity
Extremely Fucking Dead (EP)
Lire la chronique
Eternal Valley
The Falling Light
Lire la chronique
Tomb Mold
Manor Of Infinite Forms
Lire la chronique