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Pryapisme - Epic Loon

Chronique

Pryapisme Epic Loon
Décidemment depuis quelques mois la France ne cesse de sortir des nouveautés totalement improbables et barrées, vu que ces derniers temps HEPTAEDIUM ou ANAL HARDCORE HYDROGYN ont fait parler d’eux par leur côté foutraque et ont confirmé ainsi l’excellent état de forme de la scène hexagonale. Afin de ne pas rester sur la touche et risquer au passage de se faire oublier, voilà que les dingos de PRYAPISME ont décidé également de revenir aux affaires tout en ne changeant pas d’un iota leur formule qui mélange les choses les plus extrêmes tout comme les plus ringardes, à la fois électriques et synthétiques, le tout dans un univers qui leur est propre. Celui-ci avec les années à gagné en densité et s’élargit progressivement vers d’autres horizons, car si l’ambiance des jeux vidéo de la grande époque d’Atari ou de la Nes est toujours majoritaire on retrouve aussi des passages exotiques où l’on passe facilement des temples bouddhistes asiatiques au désert chaud du Maghreb en compagnie des Touaregs, sans oublier des parties jazz traditionnelles où résonne le son des clubs de Saint-Germain, et celle plus manouches où le violon se met en avant (et qui semble s’inspirer de l’œuvre de Stéphane Grappelli). Au milieu de ce joyeux bazar et de ces touches internationales le quintet n’oublie cependant pas ses racines en y rajoutant une dose d’accordéon, mais toujours de façon très personnelle et étonnante.

Tout cette variété de genres mélangés ensemble différents pourrait sembler incongrue et indigeste et pourtant ce nouvel album va se révéler une fois encore plus fin que cela peut en avoir l’air (à l’instar de ses prédécesseurs), vu que la bande est toujours en équilibre assez stable et ne tombe du coup jamais ou presque dans le trop-plein d’idées. Pour plus de légèreté il n’hésite pas à rajouter des parties symphoniques qui rappellent les grandes heures du compositeur John Williams et des films auquel il a participé, et qui peuvent être considérés comme des interludes. Au milieu de tout cela on passe facilement d’une ambiance de discothèque où l’électro règne en maître, tout en proposant des variantes dansantes comme plus éthérées et spatiales, ou l’ajout au milieu de nulle part de gros riffs et d’une batterie qui blaste au milieu de plans improbables sans y perdre sa cohésion. On a même droit à du Black symphonique digne de la grande époque norvégienne au début du deuxième disque (qui aurait été ensuite remixé par un dj) ou encore à du clavecin qui renvoie aux compositeurs allemands et autrichiens des XVIIème et XVIIIème siècle, très à la mode au sein des cours royales de l’époque.

Bref un soupçon de Metal, plus ou moins dilué dans un océan de claviers actuels ou anciens, complété par un fourmillement de styles jouant le grand écart et mis en exergue par des cassures nombreuses … Bref il est difficile du coup de savoir quoi dire sur le sujet tant cette galette déroutera forcément même l’auditeur le plus indulgent et le plus ouvert, car dans cette histoire sans paroles on passe souvent par tous les états, du danseur débridé à la détente au fond de son fauteuil, à des ambiances enfumées des caves voûtées aux grands-messes électroniques en plein air à Ibiza, sans avoir une impression bourrative et de maux de tête. Car même si c’est tout à fait le genre de disques sympathique qu’on appréciera d’écouter en bruit de fond ou lors de soirées rétro et arrosées (grâce à une durée de chaque compo assez courte), il n’est pas certain qu’à l’instar des anciens opus on y revienne souvent car sa durée de vie est assez courte et finit par lasser relativement rapidement. Néanmoins il mérite de l’on y tende une oreille attentive, et pas en dilettante, car sous ses airs hermétique et bordélique il recèle bien plus de subtilité et de travail que de prime abord, et il faut savoir saluer la prise de risques, surtout avec une durée globale de quasiment une heure et vingt minutes (qui finit quand même par se ressentir sur la fin).

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Pryapisme
Epic Chiptune Metal
2018 - Apathia Records
notes
Chroniqueur : 7/10
Lecteurs : (1)  1/10
Webzines :   -

plus d'infos sur
Pryapisme
Pryapisme
Epic Chiptune Metal - 2000 - France
  

écoutez
tracklist
CD 1 :

01.  Epic Loon Theme
02.  In space, no one can hear you make yourself a sandwich
03.  Nostromo cryo system fresh ice cream guaranteed !
04.  An S.O.S from LV426 takes 6M years to reach Belgium
05.  Acheron, the Calpamos moon, is also the name of our cat
06.  Xenomorphs are just big chickens after all
07.  For the smile of a child with a dolphin t-shirt
08.  Evil nutshells with hay fever vs all people named Renee
09.  Did prehistoric giraffes wear long ties
10.  It’s way too hot to drink rustproof engine oil
11.  The best vacuum cleaners were produced during the Cenozoic era
12.  Tyrannosaure+Châlet7=Taupiniere-(nSaumon)²
13.  Damned Raptors!
14.  Programming naughty pictograms in Python

--------------------------------------------------
CD 2 :

01.  Epic Boss Theme
02.  Un quadrilobe à palmette fleurdelysé, ça a du chien
03.  Even in the Carpathians, taking a train is still faster than riding a ghoul
04.  What would Chester Copperpot have to say about this
05.  A quantum mirror may generate self-petrified gorgons
06.  Tidal energy through a rat’s perspective
07.  Cette année, on anticipe les mites avec un inhibiteur de la pompe à proton
08.  Fishermen’s villages usually hide ninjas
09.  Luckily, reptiles use condoms. Phew ! No chlamydia this time...
10.  Bubbles will be crapped in glue over Tokyo's harbour
11.  Muzzle, snout, fire, Muzzle
12.  Death by uranium hexafluoride
13.  Mullet haircut Grand finale
14.  Score Theme Extended
15.  Epi the Clown

Durée : 78 minutes

line up
parution
13 Avril 2018

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