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Première fois

Dossier

Première fois
Les premières fois sont parmi les moments les plus importants d’une vie….

Souvenez vous…
… de la première fois que vous découvrez, les yeux ébahis, ce qu’un webzine de qualité est capable de proposer en matière de couverture de l’actualité Metal…
… de la première fois (et dernière fois) où vous êtes allé voir « un autre webzine » histoire de comparer…
… de la première fois ou vous êtes retourné sur Thrashocore avec un râle de plaisir « i’m back home »…
… de la première fois où vous avez cru vous être trompé de webzine en tombant sur une chronique d’un groupe de Post/ Noise/Hardcore éclectique … qui fût aussi votre première fois avec une chronique d’Ikea…
… de la première fois où vous avez lu une chronique de Heavy par Keyser, qui vous fit réaliser que Devourment et Judas Priest n’étaient pas forcément incompatibles…
… de la première fois qu’une chronique de von_yaourt vous a ouvert les yeux sur les multiples possibilités qu’offrait la langue française pour exprimer des concepts tel que « Je suis meilleur que vous », « Gojira c’est d’la merde » et « Death Technique über alles »
… et toutes vos autres premières fois, qui n’appartiennent qu’à vous.

Nous nous sommes souvenus, dans ce dossier, de notre première fois (ou plutôt, de NOS premières fois, car elles sont forcément multiples dans un univers aussi riche) avec ce style musical qui nous réunit en ces pages. Madeleine de Proust, voyage dans le passé, ou simple nostalgie de l’époque où nous avions des cheveux (sauf Dead)… vous lirez donc nos premières fois avec le Metal… et nous espérons bien pouvoir lire la votre dans les commentaires.

DOSSIERS LIES

Première fois
Première fois
Mars 2015
  

Le dossier

Première fois
Première fois
Mars 2015

Jean-Clint : Comment je me retrouve dans vos histoires personnelles, je vois que certains d’entre vous ont été voir Chantal Goya tout comme moi au palais des congrès (le spectacle du soulier qui vole, est un de mes plus vieux souvenirs de gosse), avant que Dorothée et les Musclés soient mes idoles. J’ai eu ma période Dance Machine, Thunderdome, les compils de Max de Fun Radio avec « Balade Nocturne » et tous les joyeusetés d’eurodance de l’époque.

Puis vient le rock avec le Greatest Hits II de QUEEN qui j’ai usé jusqu’à plus soif, le best of de SUPERTRAMP et des EAGLES, avant l’arrivée du gros son. J’avais déjà à ce moment le Black album de METALLICA (je me souviens de la révélation avec le clip d’ « Enter Sandman » pendant le Top 50, un choc et une claque tant est si bien que dans les jours qui suivaient j’achetais l’album au rayon cd du Bhv), mais peu de gros son hormis cela, avant le Grunge et le Hard Rock via Fun Radio (merci de m’avoir fait découvrir les GUNS, OFFSPRING, SOUNDGARDEN, PEARL JAM …) puis arriva la fin du collège avec « X Factor » d’IRON MAIDEN, bien que l’album ne me plaise pas plus que ça je décidais d’explorer le passé du groupe grâce à un pote qui avait leurs albums, bingo ! Dans la foulée arriva « Sacrifice » et « Overnight Sensation » de MOTORHEAD qui me feront aimer pour toujours la bande à Lemmy (je me rappelle la prestation incroyable à Nulle part ailleurs), avant de monter en température au lycée grâce à la découverte de Metallian via un pote d’époque et dont le contenu allait changer ma vie.
Jamais je n’avais entendu un son si puissant, brutal, sombre et torturé, le Death et le Black s’offraient à moi et je ne lâcherais plus jamais l’extrême ! J’y découvris nombres de formations désormais cultes ou essentielles dont j’ai acheté les cd à Dysphorie, Planet Rock, Jussieu Musique ou encore la Fnac Opéra … que des lieux disparus mais chargés d’histoire ! D’ailleurs ça me rappelle toutes les dédicaces au Virgin des Champs, notamment celle de PANTERA en 1998 avec une foule incroyablement nombreuse !

Bref une fois installé dans ma vie j’ai eu envie de faire partager ma passion pour le genre d’abord via VS puis aujourd’hui au sein d’une équipe et de lecteurs passionnés et sympathiques !

  

AxGxB

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Chroniqueur

Comme beaucoup de mes collègues, c’est à travers la musique qu’écoutaient mes parents que j’ai été initié timidement à l’univers du rock. Pink Floyd, The Pogues, David Bowie, Queen, The Doors… font ainsi partie des quelques cassettes à encombrer la boîte à gants de l’Audi 80 GTE blanche de mes parents. Mais je suis trop jeune à l’époque et mon intérêt pour la musique est encore bien limité.

Il faudra attendre ce dimanche de 1990 pour voir ma vie complètement bouleversée. Nous sommes alors en famille, chez mes grands-parents, pour le repas dominical composé systématiquement d’un poulet probablement tué la veille, de frites maison et d’un gâteau au yahourt. Pour mon frère et moi, les repas en famille étaient à l’époque une corvée. Surtout l’après repas où les réjouissances culinaires laissent alors la place aux longues discussions complètement inintéressantes quand on a que dix ans. Fort heureusement, mon oncle (le frère de ma mère) vit encore chez ses parents, à l’étage. Voyant bien que je m’ennuie à table avec les grands, il m’accompagne dans sa chambre pour que je puisse y regarder un film de son choix. Ce sera Maximum Overdrive écrit et réalisé par Stephen King et dont l’intégralité de la bande-son a été confiée à un groupe dont j’ignore totalement le nom, il s’agit d’AC/DC. Marqué comme peut l’être un gamin de 10 ans devant un tel film, mon oncle me demande naturellement si j’ai passé un bon moment. Je lui réponds sans hésiter que oui et lui glisse au passage que j’ai adoré la musique du film. Il n’en fallait pas plus pour qu’il y voie alors une opportunité de m’initier au Hard Rock. Ce fameux dimanche j’ai donc quitté mes grands-parents avec les poches pleines de cassettes d’AC/DC (Back In Black), Iron Maiden (Killers) et Metallica (Ride The Lightning) offertes généreusement par mon oncle que d’ailleurs je ne remercierais jamais assez pour cela. Avec ces trois cassettes en poche et la découverte d’un nouvel univers s’offrant à moi, je peux vous assurer que ces trois albums ont tourné jusqu’à plus soif. Chez mes parents, sur la chaine hi-fi du salon ou bien dehors, sur mon BMX, fier comme un coq avec mon baladeur cassette. Cette découverte d’AC/DC, Iron Maiden et Metallica s’est également accompagnée en 1991 par celle de Guns’N’Roses, et cela grâce à un contributeur non identifié. En effet, c’est dans un magasin d’instruments de musique que j’ai mis la main sur un sac Fnac oublié dans lequel se trouvait Use Your Illusion I. Le hasard fait décidément bien les choses.

Les choses auraient pu s’arrêter là mais mon oncle, en jeune homme indépendant (bien que vivant chez ses parents) était (et est toujours d’ailleurs) un gros consommateur de disques et aimait à lire sur le sujet, achetant ainsi régulièrement les magazines Hard Rock ou Hard Force. De fait, chaque dimanche passé chez mes grands-parents était devenu pour moi l’occasion de découvrir de nouveaux groupes. Connaissant parfaitement le chemin de sa chambre, je m’y rendais seul après chaque déjeuner pour m’assoir face à ces tiroirs blindés de CD, choisissant plus ou moins au hasard certains artistes que j’allais ensuite écouter avec avidité. J’empruntais alors ces albums choisis afin de les copier en cassette une fois revenu chez moi.

En 1992, grâce à une rencontre fortuite sur un terrain de basket, je fais la connaissance d’adolescents de 3 ou 4 ans de plus que moi. Après avoir joué ensemble, on se rend compte que l’on aime plus ou moins la même musique. L'un d’eux va alors me prêter sa cassette de Masters Of Brutality Vol. 1. Quelle claque! Jamais je n’avais imaginé l’existence d’un tel univers. Une rencontre de plein fouet avec des groupes tels qu’Entombed, Morbid Angel, Pestilence, Master, Cannibal Corpse et Obituary. Je suis alors fasciné par cette puissance et ce chant incroyable et complètement nouveau pour moi. Une rencontre faite de haut et de bas car je ne serais pas forcément fidèle au genre pendant toute mon adolescence.

La suite de mon apprentissage s’est fait ainsi de façon beaucoup plus individuelle, le collège n’ayant pas été pour moi un lieu de découverte. C’est finalement à travers les tiroirs de mon oncle, à la lecture des magazines évoqués ci-dessus et celle des pages de remerciements de chaque CD de mon oncle que j’ai pu étancher ma soif de nouveauté. Une soif qui, en l’absence d’Internet, serait probablement resté borné aux achats de mon oncle s’il n’y avait pas eu Rennes Musique, magasin de disques indépendant qui offrait la possibilité à ses clients d’écouter n’importe quel disque en vente dans le magasin. J’en ai ainsi passé des mercredi et samedi après-midi entier à fouiner dans les bacs pour écouter tel ou tel album.

D’autres genres vont également m’interpeller à commencer par le Grunge. Toujours grâce à mon oncle, je fais ainsi la découverte de la scène de Seattle (Sub Pop et compagnie) et assimilés. Nirvana, Alice In Chains, Soundgarden, Smashing Pumpkins, Pearl Jam, Stone Temple Pilot, Mudhoney… vont ainsi m’accompagner très largement pendant mes années collège tout comme Downset et Rage Against The Machine. Puis le Punk Rock californien (école Epitaph, Fat Wreck et Burning Heart) qui, en grand amateur de sport de glisse, servira de bande-son à mes week-ends passés à faire du Roller puis du Skate. Best Of Trash (oui, sans le premier « h ») ne sera pas non plus sans jouer un rôle dans certaines de mes découvertes à commencer par Acid Bath et son clip de "Toubabo Koomi" qui fût parmi ces coups de cœur mémorables.

En 1995, via un magasin de fringues alternatif, j’apprends l’existence d’une émission de radio dédiée au Hardcore. Un genre (et ses dérivés) qui commence de plus en plus à me titiller suite à ma rencontre l’année précédente avec Biohazard et son State Of The World Adress que j’ai usé lui-aussi plus que de raison. L’émission appelée Hardside a lieu tous les mardi soirs sur Canal B. Un RDV hebdomadaire que je ne louperai presque jamais et autour duquel va s’articuler la deuxième moitié de mon adolescence. En effet, derrière Hardside se cache David Mancilla fondateur d’Overcome Records, pilier de la scène Hardcore rennaise et hexagonale. Début 96, la scène rennaise commence d’ailleurs à prendre de l’ampleur, les concerts se faisant de plus en plus régulier alors que Stormcore, AWOL, Underground Society nous gratifient de leurs disques. De cette découverte de la scène Hardcore va naître en moi l’envie concrète d’y participer d’une manière ou d’une autre. Cela se fera à travers le webzine Bleeding Heroes, l’un des premiers en France, mais aussi la radio avec Hardside que je rejoindrai en 2000 et l’organisation de concerts sur Rennes avec l’association All That Glitters (Isis, The Black Dahlia Murder, Comity, The Red Chord, Daughters etc...).

Et puisque nous sommes dans le registre des premières fois, mon premier concert fût celui de Metallica à l’hippodrome de Vincennes en 1993 en compagnie de Suicidal Tendencies et The Cult (Alice In Chains ayant malheureusement annulé). Souvenirs incroyables d’un voyage organisé en car au départ de Rennes. Je n’avais alors que 13 ans et voir ce car rempli de Metalheads aux cheveux longs et aux-tshirts illisibles étaient à l’époque hyper impressionnant. Tout comme l’était d’ailleurs ces milliers de personnes réunis à l’hippodrome de Vincennes devant un Metallica tout en puissance et à la setlist incroyable (tournée du Black Album).
Mon deuxième, tout aussi marquant, fût celui de Nirvana à Rennes quelques semaines seulement avant le décès de Kurt Cobain. Là encore une sensation indescriptible, liée naturellement à la jeunesse et à la nature de l’évènement quand on a seulement 14 ans.
En matière de Hardcore, c'était en 1996 avec 25 Ta Life, Kickback et Next Step Up, toujours à Rennes.

Et alors, que reste-t-il de tout ça aujourd’hui? Et bien une motivation retrouvée depuis mon arrivée sur Thrashocore et surtout un amour indéfectible pour tous ces genres quels qu’ils soient malgré des dispositions aujourd’hui plus évidentes pour le Metal extrême.

  

Chris

Chris
Chris
Fondateur de Thrashocore, live reporteur occasionnel et chroniqueur les soirs de pleine lune

Vers 1994-1995, le petit Chris était en cours de Musique au collège, quand son prof lui demanda d'amener un CD ou un Vinyl d'un groupe qui représentait quelque chose pour lui et d’en parler devant toute la classe. Pas de bol, le petit Chris n’écoutait pas de musique à l’époque, et il emprunta un vinyl de Queen à ses parents, et bafouilla, avec une éloquence malgré tout déjà exceptionnelle pour son âge, à ce sujet.

L’histoire avec Queen s’arrête là. Par contre, cela avait éveillé en Chris l’idée que la musique avait sûrement aussi quelque chose à apporter à sa vie, au moins autant si ce n’était plus que sa Game Boy (les filles viendraient un peu plus tard). Il se mit à écouter ce qui était à la mode à l’époque, à savoir la Dance. Oui, les compils Dance Machine, avec des artistes forts et légitimes tel que Corona, Scatman, Fun Factory (qu’il confondit plus tard avec Fear Factory, le style étant un peu différent)… Mais au-delà des rythmes endiablés et des mélodies accrocheuses, il lui manquait quand même chose…

Et c’est là, en 4e au collège, que tout a vraiment commencé. Chris se fit un copain, Boris. Boris écoutait un peu de rock, Nirvana, Foo Fighters, Lofofora, et autres…et connaissait un peu METALLICA car il avait « Ride the Lightning » en K7, qu’il prêta quelques mois plus tard à Chris. Nous étions en 1996, et METALLICA allait sortir quelques mois plus tard un nouvel album après des années de silence, un certain « Load ». Chris avait entendu « Until It Sleeps » à la radio (sur Skyrock, oui oui), vu le clip sur M6 (oui oui), et décida d’acheter l’album avec son argent de poche. Le CD fût écouté environ 2 millions de fois, analysé, disséqué, et cela plaisait décidément bien à notre petit Chris mais…cela manquait un peu de vitesse. Ayant découvert en parallèle « Ride the Lightning » il avait du mal à imaginer que c’était le même groupe, et décida du coup d’acheter chaque album de METALLICA un par un, un par mois, dans un grand centre commercial, en y cliquant à chaque fois toute son argent de poche. Et ce fût le début d’une passion restée sans égale pour le petit Chris avec METALLICA, qui restera sa porte d’entrée au sein du « Metal »…

A l’époque, la presse magazine était puissante, et plusieurs journées se côtoyaient sur le secteur de la musique hard : Chris jeta son dévolu sur « Hard Force », et fit de nombreuses découvertes : MEGADETH, PARADISE LOST, MACHINE HEAD…Un peu plus tard, il se mit à SLAYER, et acheta peu avant Noël « Seasons in the Abyss ». Second coup de cœur ultime dans sa vie de mélomane, il garde un souvenir ému du soir de Noël, où ses parents l’emmenèrent à la messe de Noël et qu’il lisait pendant le sermon du prêtre les paroles du livret (aaah « Born of Fire »), avec cette tête maléfique recrachant des croix renversées en guise de pochette. Fort heureusement, les parents de Chris étaient compréhensifs. SLAYER fût la seconde pierre angulaire de son apprentissage musical, et fût le groupe qui lui donna envie de se mettre à la guitare, mais ceci est une autre histoire (Jeff Hannemann, RIP).

Les années passèrent et les groupes défilèrent, le détail n’a pas d’importance, si ce n’est que Chris se mettait à des choses de plus en plus extrêmes : SLAYER avait conquis définitivement son âme par sa volonté de jouer toujours plus vite, et cela répondait totalement aux attentes du petit Chris. Deux groupes marquèrent Chris de façon forte : DERANGED, et son album éponyme, qui lui ouvrit les joies du Brutal Death sans concession : simple, brutal, sans pitié, il découvrit et apprivoisa cet univers pour ne plus jamais le quitter, et bientôt sa discothèque s’enrichit d’albums d’HATE ETERNAL, VADER et consorts…le Blast étant entré dans sa vie. Second et dernier coup de cœur, IN FLAMES et son album « Colony », découvert lors d’un stage en Autriche par pur hasard (la pochette était jolie), acheté le même jour que le « Chaosphere » de MESSHUGGAH qui lui prit par contre vite la poussière. Et IN FLAMES fût la porte d’entrée à tout l’univers Suédois, Scandinave même, avec DARK TRANQUILLITY, ARCH ENEMY, CHILDREN OF BODOM, et tous les autres. On pouvait donc jouer une musique plus agressive que du thrash tout en maniant des mélodies sorties d’un autre univers ? OK, je signe tout de suite. Là aussi, ces groupes laissèrent une marque indélébile chez le petit Chris.

Nous étions alors en 1999, à l’aube de l’an 2000, et un petit groupe Américain nommé SLIPKNOT fit « un peu » parler de lui. Réponse musicale à la rage adolescente de Chris ? Peut être, toujours est-il que ce premier album fût aussi important à sa sortie pour notre héros, bien qu’il ne lui accorde pas une importance aussi fondamentale que les METALLICA, SLAYER, et autres IN FLAMES. Mais ce qui compte pour vous, et pour nous, c’est que le succès de SLIPKNOT, et la démocratisation de l’Internet dans les foyers Français, permit à Chris de créer « Slipknot’s Homepage », blog perso traitant de ses groupes favoris de l’époque (Slayer, Machine Head, Deranged, Mass Hysteria, Slipknot, Deftones, Lofofora, de mémoire), qui devient quelques années plus tard un petit webzine nommé THRASHOCORE, que vous devez bien connaître….

  

Dead

Dead
Dead
Webmaster / chroniqueur

Mes parents ont toujours écouté de la musique et j'ai découvert pas mal de choses très tôt grâce à eux, notamment des groupes de pop et de rock tels que Queen, Pink Floyd, Police, Genesis, Supertramp... Mes goûts ont beaucoup fluctué entre 10 et 13 ans, j'ai même eu une période Rap et Dance 90's mais je dirais que c'est autour de mes 13 ans que j'ai vraiment su ce que j'aimais, à savoir le rock. Au milieu des années 90, des radios telles que Skyrock ou Fun Radio avaient une toute autre politique, et c'est grâce à elles que j'ai découvert de nombreuses formations qui ont marqué ma jeunesse : Offspring, Nirvana, The Smashing Pumpkins, Korn, AC/DC, Rage Against The Machine, Radiohead... Tout ceci aurait pu m'amener progressivement à écouter du metal, mais mon premier contact avec le milieu vu finalement assez brutal.

Avez-vous déjà essayé de faire écouter "Slaughter of the Soul" d'At The Gates à une personne totalement étrangère au metal ? En général, ça fait un choc et c'est ce qui s'est passé lorsqu'un ami d'enfance m'a ramené ça à l'âge de 15 ans. Rejet total au début mais après deux semaines d'écoutes intensives, j'étais complètement accro. A l'époque je n'étais évidemment pas conscient de la qualité réelle de ce disque, mais ça ne m'a pas empêché de l'user au delà des limites du raisonnable. Cette découverte en a entrainé d'autres, par l'intermédiaire de relations au lycée ou en feuilletant quelques magazines (Rock hard, Hard Rock mag, Metallian, ...) agrémentés de leurs samplers (même si je n'ai jamais été friand de ces lectures). Parmi les premiers groupes sur lesquels j'ai posé une oreille, il y eut notamment Cradle Of Filth, Moonspell, Opeth, Deftones, Children Of Bodom, In Flames, Katatonia... A la fin des années 90, sans internet, il fallait vraiment se donner du mal pour trouver de nouvelles choses. Ca m'amuserait de savoir le nombre d'heures que j'ai pu passer chez les disquaires de Lyon, à écouter des trucs dont la pochette me plaisait dans l'espoir de trouver la perle rare.

Je suis également passé par différentes phases dans le metal. J'ai eu une grosse période néo pour commencer (Deftones, Korn, System Of A Down), puis j'ai fait un détour par le heavy (Angra et Rhapsody notamment) et le death mélodique (In Flames, Dark Tranquillity, ...), pour m'arrêter quelques temps sur le black (symphonique) (Mayhem, Dimmu Borgir, Anorexia Nervosa, ...) et le brutal death (Cannibal Corpse, Cryptopsy, ...). Avec le recul, cette période de découverte du metal est assez marrante : on croit que chaque groupe ou des labels comme Roadrunner, Century Media ou Nuclear Blast sont inconnus alors que des années après, on se rend compte qu'ils font partie de l'industrie lourde. Aujourd'hui, mes goûts sont plus éclectiques, avec une préférence pour les musiques mélancoliques.

  

Dysthymie

Dysthymie
Dysthymie
Chroniqueuse

Ma première fois a été aussi brutale que violente et j’étais malheureusement trop jeune pour comprendre et me défendre. En effet, tout est allé très vite, je n’avais pas encore 1 mois que je prenais part à un rituel mystérieux, perturbant et cruel lequel a perduré un grand nombre d’années. Le calvaire se déroulait tous les ans à la même date, toute la famille se réunissait et les adultes nous mettaient…………...le 33 tours de "Tino Rossi chante Noël". Aujourd’hui encore, je tremble à l’évocation de ce souvenir.
Néanmoins le comble de l’horreur restera la fois où les "Anciens" nous avaient amenés ma cousine, mon frère et moi, voir une prêtresse vêtue d’une longue robe moche - seyant à merveille avec sa coupe de cheveux - qui semblait habitée, psalmodiant sur une scène au milieu d’ animaux géants et de personnages bizarres. Comment ça c’est Chantal Goya ?!

Oui bon, comme nombre de personnes j’ai découvert la musique en écoutant des comptines et autres joyeusetés. Cela s’est amplifié au fil des années avec notamment le suivi assidu et passionné des émissions télévisées pour enfants. Qu’est-ce que mes parents ont pu subir à cette époque ! Ma mère garde un souvenir ému des 33 tours de Dorothée, du "Cho Ka Ka O" d’Annie Cordy et surtout du générique de Bibifoc (je l’ai usé ce 45 tours !).
A noter aussi une grosse période "Lambada"  de Kaoma (j’avais 7 ans) durant laquelle je m’habillais comme la petite fille dans le clip (brassière/jupe). Je passais mes récréations à tourner sur moi-même dans la cour, le but étant que la jupe se soulève le plus haut possible afin de montrer au mieux sa culotte… Exercice pratiqué seule ou accompagnée de copines de mon âge, mais le plus souvent seule (VDM).

Heureusement que les parents étaient là pour contrecarrer ces premiers gros égarements musicaux ! J’ai écouté très tôt les Beatles (j’aimais, j’aime et j’aimerai toujours ce groupe !) leur cassette tournait en boucle dans la voiture avec celles d’Elton John et Phil Collins (on avait peu de choix oui…). Il m’arrive encore de jeter une oreille sur ces derniers mais sporadiquement et uniquement par nostalgie. Sinon à la maison c’était assez varié, mes parents ayant des goûts musicaux différents. On écoutait Santana, The Clash, Gregory Isaacs, Joe Jackson, Supertramp, Fleedwood Mac mais aussi Michel Berger, France Gall, Eros Ramazzotti, Daniel Balavoine etc. C’est aux alentours de ma 8ème année que j’ai commencé à fouiner dans les CDs et à me faire ma propre playlist avec surtout Charles Trenet (aaahh ! "Ménilmontant" elle est fabuleuse !), Zucchero, Claude Nougaro, Serge Gainsbourg et Edith Piaf. Petit à petit (vers les 9-10 ans) mon spectre musical s’étendait, incluant de nouveaux artistes tels que Lou Reed, David Bowie, Led Zeppelin, Bruce Springsteen et Pink Floyd qui me marquèrent à jamais. J’ai acheté mon premier CD à l’âge de 10 ans : Outlandos D’Amour du groupe The Police.

Pour clore ce chapitre consacré à l’enfance je finirai avec l’émission TOP 50, transmise sur Canal Plus, que mes parents regardaient régulièrement. Je me rappelle avoir été très intriguée et quelque peu perturbée par les clips de Mylène Farmer, notamment celui illustrant "Pourvu Qu’elles Soient Douces" la musique, elle, me laissant de marbre. Avec mon frère on adooooorait "Wind Of Changes" de Scorpion on sifflotait avec le chanteur et chantait (baragouinait ?) le refrain en franglais. Autant certaines chansons resteront ancrées dans ma mémoire, autant d’autres s’évaporeront dans les méandres du temps. S’il y a bien un groupe qui m’a marqué durant cette période c’est The Cure avec notamment "Lullaby", leur musique et univers me subjuguaient. Les deux autres vidéo clips qui m’ont pas mal bouleversée sont "Enjoy The Silence" de Depeche Mode et "Nothing Compares 2 U" de Sinéad O’Connor (vers les 7-8 ans).

Le second - groooooos - fail musical aura lieu au CM2 et durera un petit moment au collège : merci ô médias ! Je fus contaminée par la vague Dance avec tout d’abord Haddaway, Dr Alban , Cappella puis 740 Boyz, 20 Fingers (super classe…), 2 Unlimited, Corona, Scatman John et autres groupes Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Les-Noms. À tout cela ajoutez aussi la hype des Boys band et vous obtenez un mélange (putride) détonant... Alors certes je collais des photos de groupes dans mon agenda (n'en connaissant certains que de nom), mais je n’écoutais que très peu ces "Choses" (je parle ici des derniers cités) - car je n'aimais pas - et n’ai jamais acheté un seul album - ouf ! Le problème étant que mes amies et connaissances étaient à fond et que je ne voulais pas être écartée des conversations et esseulée... Mon asociabilité avait ses limites.

Durant mes années collège et le passage à l’adolescence je découvrais de nouveaux groupes, uniquement grâce à la radio, la TV (sachant que mes parents se sont abonnés au câble qu’à mes 23 ans…) et les colonies de vacances. J’écoutais les Red Hot, Oasis, Blur, Nirvana, la scène grunge et j’avais bloqué sur Noir Désir mais aussi Alanis Morissette. Jusqu’en 1995 j’investissais peu dans les albums préférant les compilations, les enregistrements cassettes et les CDs deux titres. J’écoutais pas mal la radio, Skyrock si mes souvenirs sont bons, à partir de 00h car ils passaient de l’électro et autres musiques "douces". C’est par ce biais que j’ai découvert le Thunderdome (à 14-15 ans) et en acquérais quelques cassettes (que je n’ai plus…). J’étais aussi pas mal influencée par mon frère qui n’écoutais que du rap, ragga etc. avec IAM, la Fonky Family, NTM, NAS, Snoop Dog, Cypress Hill ou encore Big Red pour ne citer qu’eux.

En fait ado, j’ai commencé à être à la recherche de "bruit", de violence (musique ou textes), d’ "Autre chose" en somme, et je me débrouillais comme je le pouvais à l’aide d’outils de recherche assez limités (j’ai eu accès à Internet à l’âge de 16 ans) et une grosse dose de Do It Yourself. Avant l’entrée au lycée j’écoutais The Offspring, Rage Against The Machine et la scène néo-metal avec Korn, premier groupe que j’ai vu en concert avec, en première partie, P.O.D. et Mass Hysteria. Ce n’est que progressivement que je vais me détacher de ces groupes avec dans un premier temps l’achat de magazines spécialisés en néo-metal pour basculer très vite vers Hard’N’Heavy, Metallian sans oublier le fascicule d‘Adipocère. Puis dans un second temps l’arrivée salvatrice d’Internet où j'ai fréquenté certains sites. D'aussi loin que je me souvienne les premiers que j'ai lu étaient Guts Of Darkness, Darkmag et Spirit Of Metal. Au début, je n’écoutais que des gros groupes comme Iron Maiden, Metallica, Pantera, Anthrax, Motorhead, Machine Head etc. puis avec l’âge mes goûts se sont diversifiés, me passionnant d’avantage pour les combos plus extrêmes . Par contre je ne saurais dire quel était mon premier CD metal… j’achetais rarement qu’un seul album. De plus lorsque j’ai découvert Napalm Death et Darkthrone j’ai fait un gros ménage dans ma discothèque et rares sont les CDs néo ou bien même metal (Korn, Paradise Lost, Soilwork,…) qui ont survécu (System of a Down, Deftones etc.).

En fait quand j’ai écouté pour la première ces deux groupes j’ai eu une sorte de révélation : « Putain mais oui ! C’est ça que je voulais ! ». Malheureusement je me suis aussi dit : « Mais c’est pourri ce que j’écoutais avant ! » (pas tout attention !). Et, j’ai été un peu trop extrême dans mes réactions (je regrette certaines galettes...). Malgré le fait que j’écoutais de tout, que ce soit le metal (Opeth, Nostromo, Obituary, Dissection,...), le rock et j'en passe, je n’en restais pas moins assez "fermée". Je supportais de moins en moins ce qui était mélodique, je haïssais les groupes à chanteuse ainsi que les chœurs féminins etc. (jusqu‘à ce que je tombe sur "Concealed" d‘Augury… en 2004). De même, je ne m’intéressais pas au doom (trop mou !) et peu au heavy. Je me suis mise aux vinyles qu’après les années lycées, en 2003, lorsque mon père a remplacé la vieille platine H.S. Le split Born/Dead /Consume sera la première acquisition (pris un peu au hasard lors d'un concert, après avoir vu la prestation de Consume), s'en suivront les albums Among the Living d’Anthrax (d'occasion chez le disquaire "Sabre Tooth") et Magnificent Glorification of Lucifer d‘Inquisition (via Internet).

Je commençais à avoir une petite collection de CDs et de vinyles, je téléchargeais pas mal aussi et échangeais des albums avec une collègue (la seule écoutant ce style de musique). Je n’arrivais pas à participer sur les forums ni même en soirées ! D’où le fait que j’ai peu fait de concerts : Carpathian Forest, Deicide, Entombed, Vital Remains, Napalm Death (c’est quand même mieux que rien). Après, au fil des ans je n’écoutais qu’exclusivement du black metal m’extasiant aux écoutes de groupes tels qu’Emperor, Burzum, Darkthrone, Dødheimsgard, Arckanum, Ulver et, plus tard, Deathspell Omega, Nehëmah ou encore Katharsis - la liste est longue. Puis la vie fait que je me suis désintéressée du metal, cela a bien duré 3 ans - voire plus. Je n’écoutais plus rien mis à part Megadeth, Devin Townsend etc. (bref des groupes plus soft).

Depuis que j'ai replongé dans le bain - il y a de cela un petit nombre d'années - j'aborde la scène metal avec beaucoup plus de recul, m'ouvrant à des styles que jusqu’alors j’abhorrais. Si je reste toujours plus attirée par le black metal je me délecte aussi des autres styles, faisant des découvertes tardives. J'ai commencé à fréquenter des sites metal sur le tard, ne faisant que lire les chroniques. C'est en tombant sur celle de Dragged Into Sunlight que j'ai connu Thrashocore dont j'ai apprécié le côté à la fois cool et underground. De plus certains membres du forum avait l'air calés, avec des goûts très variés, ce qui m'a poussé à franchir le pas en m'enregistrant et participant à Thrasho. Par contre je ne pensais pas intégrer l'équipe, loin de là !

  

FleshOvSatan

FleshOvSatan
FleshOvSatan
Dévaluer le Black Metal de mauvaise qualité / Contrôler Thrashocore en chroniquant du Screamo

Ma première fois ??? Dis-donc qui a eu l'idée du dossier ? Parce que je le trouve un peu osé sur ce coup... Bah voilà, j'avais 6 ans, j'étais devant l'école et une voiture s'est arrêtée et donc... Ahhhh ! Musicale ! Bon d'accord, tout va bien alors !

Gamin, j'écoutais forcément les groupes de mon père, qui vont du classique au Metal avec un énorme penchant pour le Jazz et le Jazz-Rock. Mon premier coup de cœur, c'était Matt Bianco, obscur groupe de je-ne-sais-quoi avec son album "Indigo", mais je kiffais dessus, dans le transe-dansante. Pas vraiment de passion pour ces genres à l'époque, même si aujourd'hui, je me suis penché sur le sujet et j'écoute certains groupes ou artistes de ces styles. Au niveau du Metal, on pourra dire que je connaissais grosso-modo les classiques du genre, tels que Black Sabbath ou Slayer.

Ma première impression musicale personnelle vient de The Prodigy et de son fantastique album « The Fat Of The Land » de 1997. En fait, c'est un ami de mes parents qui leur avait ramené sur cassette. Une cassette que je me suis empressé de piquer à mes parents et que j'ai passée environ 20 000 fois dans mon lecteur. Un peu comme quand je parle d'un macrocosme Screamo Américain qui n'intéresse pas forcément grand-monde –et c'est bien dommage-, le petit FleshOvSatan se prenait déjà des blancs quand il fredonnait « Mindfields » a ses petits camarades de primaire avec un air enjoué... Par ailleurs, le petit FleshOvSatan avait aussi son petit caractère puisqu’il affirmait haut et fort que la techno était la meilleure musique du monde dans la cour de récréation tout en négociant des cartes Pokémon. Vous noterez que déjà à cet âge, on retrouve le « mon-style-c'est-le-mieux-même-si-je-suis-tout-seul-à-l'écouter »... Bref, toujours est-il que pendant deux ans beaucoup de groupes électroniques ont suivis via la médiathèque de Gérardmer, tels que Spring Heel Jack avec « Busy Curious Thirty », Asian Dub Fundation ou Near Death Experience et son « V4.1 » tout simplement énorme quand on a 7/8 ans. Et même quand on en a plus d'ailleurs... D'ailleurs les basses de « Serpico's Weed Temple Electric Crystal » résonnent encore dans ma tête. Tiens d'ailleurs, avec du recul, il est marrant ce titre : les samples parlant des « rites de Satan ». Soit on ne se refait vraiment pas, soit c'est carrément de l'ordre de la prophétie là...

Pour ce qui est du Metal, mon premier choc personnel provient de mon père qui m'avait acheté un magazine Hard'n'Heavy pour Nouvel an (environ deux/trois ans après mes péripéties Electro). Mon père connaissait certes le Metal mais c'est véritablement la compilation de ce magazine qui m'a poussé à suivre de plus près ce mouvement. Sur cette compilation, on trouvait entre autres The Gathering, Korn, Hertz & Silence, Notre-Dame, etc... Finalement, ce n'est que quelques temps plus tard que j'attaque le Metal avec le mouvement Néo-Metal et Industriel et ses emblèmes tels que Linkin Park, Limp Bizkit, Marilyn Manson, Rammstein, Korn ou Slipknot. Rien de bien spécifique par rapport aux jeunes de ma génération quoi... Sauf que moi, je sais faire du Skate et vous savez-quoi, je passe le Varial Kickflip, ce qui est loin d'être exceptionnel mais ça me donne une supériorité non-négligeable sur les autres. Nirvana est évidemment au rendez-vous à cette époque, avec les premiers joints pour les dix ans de la mort de Cobain, dans une grange pourrie à essayer de faire des aquariums sous des bâches humides.

Par la suite, un ami m'a ouvert les portes d'un univers plus extrême : Le Grindcore. Nasum, Nostromo et son "Ecce Lex", Napalm Death et les fers de lance lorrains de Blockheads frappent très fort dans ma tête de jeunot de 14 ans. Converge avec "Jane Doe" marque un point également. Par la suite, suivent des groupes variés comme Gojira, Pantera, Dagoba, Sepultura et compagnie. J'ai plusieurs groupes, dont un de Grindcore et un de Hardcore. Le deuxième durera jusqu'en 2008.

Puis, paradoxalement plus rien pendant trois ans. Si j'écoute toujours les groupes susnommés, je m'intéresse de plus en plus au rap, en particulier au "Crunk Juice" de Lil' Jon. WHAT ? J'ai dis, le "Crunk Juice" de Lil' Jon ! OKAYYYY ! Même si j'avais bien exploré le territoire auparavant avec les premiers Booba, le « KLR » de Saïan Supa Crew, « All Eyes on Me » de 2pac ou Notorious Big) et également à l’électronique qui effectue un retour en force avec entre autres les nouveautés de Prodigy (« Always Outnumbered, Never Outgunned ») mais aussi Pendulum (« Hold Your Colour ») ou la Hardtek de Radium et Angerfist. Bien sûr, je jette toujours un œil aux groupes de Metal en vogue, tels que Children of Bodom. J'écoute, mais sans avoir un énorme entrain pour le genre. La majorité de mes écoutes de l'époque est donc située hors-metal, très certainement parce que mon caractère de lycéen me pousse à me mettre au diapason des soirées qui passent bien mieux sur du Drum'n'Bass que sur du Grindcore. La phrase clef du lycée ? "BORDEL, quand on rentre sur la piste..."

C'est à l'aube de mes dix-sept ans que le Metal extrême revient en force avec un triple achat pour pour mon anniversaire : Mayhem – Mediolanum Capta Est, Shining – IV The Eerie Cold et Darkthrone - Transilvanian Hunger. La machine Metal est relancée et je vois devant moi s'ouvrir un pan entier du style qui m'était inconnu. Peu après, j'aborde bien sûr les références connues telles que Cradle of Filth, Dimmu Borgir, Behemoth, Marduk, Immortal, Carpathian Forest et toute la smala norvégienne. Le problème c'est qu'en terminale, il n'y a pas grand monde pour discuter Black avec moi et je nage un peu dans les poncifs du genre sans vraiment chercher plus loin. Heureusement, j'ai près de chez moi un supermarché fourni en Black Metal, je peux donc continuer à me procurer quelques groupes (en me tapant 40 bornes aller/retour en vélo, ceci dit...). C'est finalement en arrivant sur Nancy pour mes études et en acquérant une indépendance logistique (qui est utile parce que je passe mes nuits à écouter des groupes sur le net) et financière que je découvre les webzines et les forums qui me permettent d'affiner mes découvertes. Je saoule mon entourage qui n'est pas friand de Metal (et qui ne l'est toujours pas, d'ailleurs) en leur passant du Impiety pendant les soirées. N'essayez pas, l'ambiance ne prends pas. Par la suite, les références s'enchaînent à des écoutes et ces écoutes finissent bien évidemment par aboutir aux groupes que j'affectionne actuellement. Il serait trop long de détailler comment j'en suis arrivé à Fauve, La Dispute et Alt-J. Et puis surtout, tout le monde s'en fout.

Pour ce qui est de l'anecdote, mon premier achat personnel de Metal Extrême contenait "Halmstad" de Shining et "The Work Which Transforms God" de Blut aus Nord, commandé sur Osmose Productions. Ma première chronique portait d'ailleurs sur ce disque de Blut Aus Nord. Et sinon, mon premier CD avec ma tirelire était "The Marshall Mathers LP" d'Eminem, quand j'avais 11 ans. Ma marque de gâteaux préférée était Pépito, et j'appréciais les langues de chat (celles qui piquaient).

Pour le reste, j'ai conservé mon attirance pour le rap et la musique électronique, même si j'écoute aussi énormément d'autres styles, tels que l'indie, le math-rock, ou le jazz-rock.
Pour conclure : une première fois ? Non, des premières fois en tout genre. Et des putains de premières fois, si j'ose dire...

  

Høsty

Høsty
Høsty
Chroniqueur

Chapitre I : Un papa rockeur, ça aide.

Comme pas mal d'entre nous, je dois la majeure partie de mon éveil musical à mes proches et, en ce qui me concerne, tout particulièrement à mon père. Ancien Rockeur (dans l’attitude car il n’a jamais joué d’instrument), il a passé sa jeunesse sous les douces mélodies de Nazareth, Statut Quo et Scorpions, mais également (et surtout) sous les rythmiques plus lourdes et pesantes de Black Sabbath. Vers ses trente ans, à ma naissance, le monsieur écoutait encore ses vieux classiques (et les écoute encore maintenant si vous voulez tout savoir) tout en ayant à ce moment-là des goûts beaucoup plus hétéroclites. C’est donc tiraillé entre ses vieilles références des années révolues et des artistes plus récents comme NTM, Rage Against the Machine, Zebda, Crazy Town et Papa Roach que mes oreilles sont pour la première fois entrée en contact avec le monde merveilleux de la musique. Cependant, durant les longs voyages en voiture, synonymes de vacances en famille, la légende raconte que je demandais en boucle 5 albums en particuliers : Mlah des Négresses Vertes, Macadam Massacre des Béruriers Noirs, Higher de Treponem Pal, Roots de Sepultura et Movements de Spicy Box. Voilà donc sur quelles bases j’ai été élevé jusqu’à mes 10 ans.

Chapitre II : Un pré-ado qui se cherche.

10 ans, l’entrée au collège. Un tournant dans notre vie à tous. Me voilà donc plongé dans un nouvel environnement, plus hostile, où les gens commencent à se regrouper autour d’intérêts communs, et non plus juste parce que l’on est dans la même classe. Désirant tout d’abord rentrer dans le moule et donc éviter les histoires, me voilà donc parti dans les méandres de la musique populaire dans les cours de récré des collèges de région parisienne. Pour faire comme tout le monde, je fais donc acheter à ma grand-mère une compile ignoble de Rap français, ainsi que le tout premier single de Sean Paul. Croyez moi je suis toujours pas fier de ça, surtout que ces 2 bouses représentent les deux premiers CDs qui m’appartenaient vraiment, si on excepte le CD des Minnikeums que j’ai dû avoir pour mes 8 ans. Perdu pendant à peu près un an dans les tréfonds de la médiocrité sonore, il a fallu attendre que mon entourage intervienne une fois de plus pour me sauver. Tout d’abord ma grande sœur. Légèrement en marge de la société (si on peut l’appeler comme ça au collège) et grande fan de Marilyn Manson, elle était l’exemple que l’on n’est pas obligé de suivre les goûts musicaux douteux des autres. Ensuite il y a eu mon cousin. Je ne l’ai jamais vraiment côtoyé, étant de 10 ans son cadet, mais rien que le fait de dormir dans son ancienne chambre chez ma tante a été déterminant. Entouré de posters Iron Maiden qui couvraient littéralement les murs, je plongeais alors dans un univers complètement inconnu qui m’intriguait au plus haut point. Finalement, un jour ma tante me permis de prendre 2 posters de mon choix dans cette chambre. Mon choix se porta sur un immense poster de l’artwork d’Arise de Sepultura ainsi que sur une affiche plus modeste de Piece of Mind. Il n’en fallait pas plus que ces artworks bien plus intéressants que les rappeurs bodybuildés que je m’étais mis à écouter sans grande passion pour me remettre dans le droit chemin.

Chapitre III : Un chemin très fréquenté.

La suite est très classique. On est en 2004, j’ai 11 et je suis dans ma phase « je ne veux plus faire comme tout le monde ». Alors je cherche à découvrir une musique qui ne passionne pas les foules et dont le visuel m’attire particulièrement : le Metal. Pendant l’été, alors que j’étais en train de regarder une chaîne musicale quelconque, un clip m’a interpellé. En effet, entre O-Zone et Chihuahua, passait en boucle le clip Duality de Slipknot. La baffe. Le déclic. L’ouverture. Durant toute l’année qui suivit je ne n’écoutais plus que Slipknot. J’avais acheté les 3 albums du groupe avec mon argent de poche, et mon Eastpak gris présentait maintenant moult écussons du groupe, dont le fameux People=Shit. Après avoir saigné leur discographie jusqu’à l’épuisement total, je tombais nez à nez avec deux autres formations que tout le monde a écoutées : Cradle of Filth et Dimmu Borgir. Ces trois groupes sont restés les seuls groupes que j’ai écoutés jusqu’en 2006, lorsque que je tombe sur le titre « Wound Upon Wound » de Gorgoroth dans un sampler de Mettallian. Une nouvelle baffe, bien plus violente. Je m’intéresse donc au groupe et apprends que c’est du Black Metal. Je refais donc toute l’histoire du genre, découvre la discographie de tous les groupes cultes de cette branche et crée un Skyblog entièrement consacré au style (ne vous moquez pas…). Alors que ma garde-robe se résume maintenant à des T-Shirts noirs estampillés Carpathian Forest, Burzum, Enslaved ou encore Mayhem, je découvre enfin des personnes qui ont les même goûts musicaux que moi, à la fin du collège et au début du lycée.

Chapitre IV : Du lycée à aujourd’hui.

C’est à ce moment-là, autour de débats houleux avec mes camarades pour savoir si c’était mieux d’écouter du Black ou du Death, que je commençai à écouter du Death Metal. Cannibal Corpse, Devil Driver, Deicide, là encore j’ai commencé le style avec les grands classiques. Le Death Metal a alors rapidement pris le pas sur le Black Metal, et me voilà à présent avide de connaissance dans ce style. Suffocation, Dying Fetus, Spawn of Possession et Napalm Death sont devenus mes groupes référence à cette période et reste encore aujourd’hui dans mes groupes préférés. Petit à petit je me mets ensuite à découvrir d’autre genre : Acid Bath m’initie au Sludge, Converge et Merauder au Hardcore, Korpiklaani et Finntroll au Folk, Exodus au Thrash, Igorrr à… Igorrr…
En 2012 ça fait donc 8 ans que j’écoute presque exclusivement du Metal et les styles apparentés, et ça fait un peu plus d’un an que je passe tous les jours sur un Webzine spécialisé, Thrashocore. La qualité et la pertinence de leur chroniques (en grande partie celles de Von_Yaourt et Keyser, car ils tapent plus dans mes styles de prédilections) m’ont donné envie de m’essayer à l’exercice. Après m’être fait refouler à cause de mon ortograffe aléatoire à l’époque, les bons gens m’ont finalement accepté.
Que me reste-t-il alors, aujourd’hui, de l’héritage de mon passé ? Je suis toujours chroniqueur sur le meilleur Webzine français (subjectivité au max), j’écoute toujours les groupes que j’écoutais il y a fort longtemps (j’écoute encore Black Sabbath !) mais également un panel de styles très varié. D’Acid Bath à Macabre, en passant par The Aristocrats, Rage Against the Machine, Devourment, Seasick Steve ou Spawn of Possession, le mode aléatoire de mon lecteur mp3 n’a aucun sens. Finalement, bien que le Death Metal reste mon style de prédilection, et de loin, je me rends compte que mes goût musicaux sont presque devenus aussi hétéroclites que ceux de mon père, ma toute première influence musicale. La boucle est bouclée.

A suivre (?)

  

Ikea

Ikea
Ikea
écrivain raté/musicien frustré

D’après une source sûre (ma mère), mon premier contact avec la musique s’est fait à l’âge de neuf mois. J’étais occupé à faire ce que font les personnes de cet âge (emmerder mes couches et le monde – toujours d’après ma mère) jusqu’à ce que passe à la radio une interprétation de Lucia di Lammermoor de Donizetti par Maria Callas. J’ai alors arrêté de baver sur mon bavoir pour écouter.

Le reste est malheureusement moins classe et plus classique puisqu’autant que je m’en souvienne, mon attrait pour la musique n’est vraiment survenu qu’au collège, aux environs de mes 12-13 ans, avec le top 50 de NRJ qu’un ami et moi écoutions dans l’objectif de jouer à celui qui retenait le mieux le classement des titres de la semaine. Je regardais MTV/MCM et découvrais les joies à s’exercer au rameur d’appartement en écoutant des CD-R de Limp Bizkit (Chocolate Starfish and the Hot-Dog Flavored Water), Linkin Park (Hybrid Theory) puis Slipknot et System Of A Down avec Iowa et Toxicity, et tant d’autres qui passaient à la télévision quand ce que les médias appelaient le « rock/metal » avait encore droit de cité sur les ondes. S’en suivit la période de la découverte de l’alcool, des clopes piquées aux parents et autres choses assez communes quand on a 14 ans, âge où le quotidien se partage entre Hartley, Cœurs à Vif et les premiers joints entre potes (qui ont marqué les découvertes de Ska-P, Tryo et Marcel et Son Orchestre – oui, j’étais un cliché), The Amazing Spider-Man et les tentatives de faire du skateboard aussi bien que Chad Muska dans Tony Hawk's Pro Skater (découverte d’Offspring, puis Blink 182, puis Sum 41), Mario 64 et Silent Hill (découverte de l’album Gran Turismo de The Cardigans lors d’une nuit à terminer le jeu en écoutant cet album – première expérimentation de la peur mise en musique, je ne faisais pas le fier le lendemain matin en cours d’EPS).

Jusque-là, la musique n’était pas une passion mais un accompagnement. Changement de situation et de temps de narration, je déménage en ville, entre dans un nouveau lycée et me lie d’amitié avec un être bizarrement chevelu et amateur de bière. Il me parle de Machine Head (que j’avais déjà le bon goût de trouver immonde), Dark Tranquillity, Mors Principium Est, Detonation, Soilwork, In Flames… J’écoute « Jotun » et le déclic se fait. Il m’en faut plus ! On arrive en 2003-2004 et au-delà avec l’arrivée du premier ordinateur et des premières recherches pour découvrir toujours plus de groupes grâce à des forums (dont celui de Thrashocore et le défunt Everdying), webzines (Thrashocore évidemment mais aussi plus tard Eklektik, Slow End, Guts Of Darkness…) et trouvailles personnelles en consultant les livrets d’albums ou les amis Myspace de mes groupes chouchous. C’est une succession de mandales : My Dying Bride (Like Gods Of The Sun), Drudkh (Forgotten Legends), Mihai Edrisch (Un Jour Sans Lendemain), Converge (No Heroes), Katatonia (Tonight’s Decision puis Brave Murder Day), Disillusion (Back To Times Of Splendor), Enslaved (Isa), Morbid Angel (Covenant), Primordial (The Gathering Wilderness, qui m’a aidé à surmonter mon premier râteau), Slayer (Reign In Blood, qui m’a aidé à surmonter mes premiers boutons), Electric Wizard (Dopethrone, qui ne m’a pas franchement aidé à surmonter quelque chose)… J’écoute aussi d’autres genres mais les musiques extrêmes au sens large sont celles qui me satisfont le plus, chacun des disques qu’elles m’offrent devenant un choc esthétique, un souvenir à part entière.

C’est encore le cas aujourd’hui, alors que je m’apprête à défier une nouvelle fois la concordance des temps. Plus que les concerts et festivals qu’a entrainé l’envie de voir sur scène ce que j’expérimentais sur CD, l’écoute au casque d’un disque choisi en fonction de mon état d’esprit a été déterminante – sans doute une raison pour laquelle je me suis très vite tourné vers le post-hardcore et que je l’ai très vite remplacé par d’autres styles plus forts en sensations, en images (doom avec les sorties Southern Lord, sludge, drone et consorts). A présent, mes goûts se sont diversifiés et j’ai parfois du mal à m’y retrouver mais, malgré ce que les points d’XP chers aux mélomanes sous-entendent de perte en naïveté face à la musique, le metal et ses affiliés continuent de garder cette fraicheur, cette puissance d’évocation et une capacité à se renouveler que je ne retrouve pas ailleurs. Ma première fois ? Pour en parler précisément, encore faudrait-il que j’ai le sentiment qu'elle soit terminée !

  

Jean-Clint

Jean-Clint
Jean-Clint
Chroniqueur

Comment je me retrouve dans vos histoires personnelles, je vois que certains d’entre vous ont été voir Chantal Goya tout comme moi au palais des congrès (le spectacle du soulier qui vole, est un de mes plus vieux souvenirs de gosse), avant que Dorothée et les Musclés soient mes idoles. J’ai eu ma période Dance Machine, Thunderdome, les compils de Max de Fun Radio avec « Balade Nocturne » et tous les joyeusetés d’eurodance de l’époque.

Puis vient le rock avec le Greatest Hits II de QUEEN qui j’ai usé jusqu’à plus soif, le best of de SUPERTRAMP et des EAGLES, avant l’arrivée du gros son. J’avais déjà à ce moment le Black album de METALLICA (je me souviens de la révélation avec le clip d’ « Enter Sandman » pendant le Top 50, un choc et une claque tant est si bien que dans les jours qui suivaient j’achetais l’album au rayon cd du Bhv), mais peu de gros son hormis cela, avant le Grunge et le Hard Rock via Fun Radio (merci de m’avoir fait découvrir les GUNS, OFFSPRING, SOUNDGARDEN, PEARL JAM …) puis arriva la fin du collège avec « X Factor » d’IRON MAIDEN, bien que l’album ne me plaise pas plus que ça je décidais d’explorer le passé du groupe grâce à un pote qui avait leurs albums, bingo ! Dans la foulée arriva « Sacrifice » et « Overnight Sensation » de MOTORHEAD qui me feront aimer pour toujours la bande à Lemmy (je me rappelle la prestation incroyable à Nulle part ailleurs), avant de monter en température au lycée grâce à la découverte de Metallian via un pote d’époque et dont le contenu allait changer ma vie.
Jamais je n’avais entendu un son si puissant, brutal, sombre et torturé, le Death et le Black s’offraient à moi et je ne lâcherais plus jamais l’extrême ! J’y découvris nombres de formations désormais cultes ou essentielles dont j’ai acheté les cd à Dysphorie, Planet Rock, Jussieu Musique ou encore la Fnac Opéra … que des lieux disparus mais chargés d’histoire ! D’ailleurs ça me rappelle toutes les dédicaces au Virgin des Champs, notamment celle de PANTERA en 1998 avec une foule incroyablement nombreuse !

Bref une fois installé dans ma vie j’ai eu envie de faire partager ma passion pour le genre d’abord via VS puis aujourd’hui au sein d’une équipe et de lecteurs passionnés et sympathiques !

  

Keyser

Keyser
Keyser
Chroniqueur/newser

Ma réputation va sans doute en prendre un coup mais mon premier CD acheté fût la BO de Hélène et les Garçons en 1991 ou 1992. À mon corps défendant, je devais avoir 7-8 ans. Je me suis ensuite dirigé vers Mickaël Jackson et son Dangerous que j’écoutais en boucle. À l’époque, je pensais encore que le monde pouvait être guéri. Pire, je ne savais même pas qu’il allait mal ! Puis la Dance s’est emparée de mon esprit jeune et naïf avec les compilations Dance Machine que j’achetais chez mon marchand de journaux, près de mon coiffeur qui, bientôt, n’allait plus jamais me revoir.

Car quelques années après viendra le Metal. Toutefois, j’ai eu depuis l’âge de 10 ans une affinité avec le style sans le savoir. J’allais en vacances d’été tous les ans à Saint-Jean-de-Mont en Vendée et me retrouvais toujours fasciné par les dessins gores et horrifiques sur les t-shirts que vendait une boutique dans la rue piétonne. Ce magasin a une place très importante dans ma découverte du monde du Metal/Hard Rock. C’est ici que j’ai croisé pour la première fois les artworks d’Iron Maiden (celui de Fear Of The Dark me fascinait !), de Metallica, de Guns ‘N Roses, de Pantera et autres. Je commençais donc à porter ces t-shirts sans vraiment savoir de quoi il s’agissait, tout comme ce poster génial de Arise, le premier que j’ai scotché aux murs de ma chambre.

Vers 12 ans, l’envie de découvrir ce qui se cache derrière les squelettes me poussa à me renseigner. Pas évident quand tes parents ne connaissent qu’Edith Piaf, Claude François et Rondo Veneziano, qu’Internet n’est même pas encore un mot, que tu es fils unique et qu’aucun de tes copains ne s’intéresse à ça (quoique je me souviens qu’à un moment, mon meilleur pote de l’époque m’avait copié une K7 de l’un de ses frangins, Cowboys From Hell de Pantera). Tout ce que je savais c’était que les groupes des t-shirts devaient être du Hard Rock ou du Hardcore. Je reste bloqué sur cette dernière appellation et vais fouiller les bacs d’Extrapole (magasin de musique qui sera racheté par Virgin) au centre commercial Belle Épine pas loin de chez moi. Je reviens avec une compilation en K7 (pas assez d’argent pour me payer un CD et le lecteur qui va avec et plus envie d’utiliser le précieux matos du paternel) que j’écoute dans le walkman Sony de ma mère, qui devait bien peser un bon kilo. Ce que j’écoute me plaît mais ne correspond pas à l’idée que j’avais de cette musique. Normal, ce n’est ni du hard rock, ni du hardcore mais de la techno hardcore. Boum Boum ! Bien énervé mais pas vraiment ce que je recherchais !

Le déclic viendra finalement grâce à mon oncle, que je savais ancien fan d’AC/DC, comme quoi toute ma famille n’est pas bonne à jeter. Un jour où je me rends chez lui, je découvre sur ses étagères des VHS de groupes dont je reconnais les artworks. Je lui emprunte alors 3 VHS qui auront une importance primordiale dans ma vie : Cliff ‘Em All de Metallica, Live After Death d’Iron Maiden et Live At Donington d’AC/DC. Et là c’est la révélation ! Voilà ce que je recherchais depuis un moment. Les images et les sons résonnent en moi comme jamais. Je retourne à Extrapole et achète quelques K7, surtout du Metallica, du Iron Maiden et du Megadeth. Puis je me mets à acheter des magazines. Mon choix se porte sur Hard Rock et ses compilations CDs. Je découvre alors tout un tas de groupes (notamment Machine Head, l’un de mes gros coups de cœur, qui vient d’être élu groupe de l’année 1997 avec l’incroyable The More Things Change). Et bien sûr, mes cheveux poussent !
Je franchis bientôt un cap dans la violence musicale grâce une nouvelle fois au magazine Hard Rock qui sort l’un de ses hors-série Metal Extrême début 1998. En couverture, Dani Filth. Ce n’est pas sa tête de guignol qui m’attire mais les noms figurant sur le sampler vendu avec. Ni une, ni deux, je l’achète (j’ai fini par me procurer un discman portable si ma mémoire est bonne). Nouvelle révélation ! « I Will Kill You « de Cannibal Corpse, « Phallelujah » d’Angelcorpse, « We’re Satan’s Generation » d’Impaled Nazarene et même « War » de Gloomy Grim », tout ça me fait découvrir un monde de violence, de brutalité, de haine et de noirceur dont je n’osais espérer l’existence ! Un monde que je ne quitterai plus !

En fait si, et dès l’année suivante. Fin 1999, première année de lycée. Je vais alors sur mes 16 ans et n’écoute du metal que depuis 2 ans à peine. Déçu et lassé de ne connaître personne écoutant ce type de musique, ma passion flétrit. Je me suis même rasé le crâne quelques mois plus tôt. Grâce (ou à cause ?) de nouveaux potes, je change de style vestimentaire (oui j’ai un jour porté un pantalon de survêt jaune fluo Lacoste !) et me mets au Rap US. The Source remplace Hard Rock. Eminem Metallica. J’ai ainsi passé tout le lycée à écouter du Rap, le plus souvent américain et plus ou moins underground, mais aussi quelques trucs français comme Mauvais œil de Lunatic en premier lieu, qui me mets une grosse baffe avec des rimes/punchlines qui me hanteront toute ma vie.

En 2002 toutefois, l’année du bac, l’envie de réécouter du Metal se fait sentir. Il n’y a pas longtemps que j’ai Internet chez moi et, entre deux sites de cul, je découvre des choses qui me donnent envie de m’y remettre. Je vois que Coal Chamber, un de mes groupes favoris à l’époque, vient de sortir un nouvel album. Je me le procure. Plein de souvenirs remontent en moi. Mes cheveux repoussent (ils ne retomberont que fin 2006). Le Metal va alors côtoyer le Rap pendant un temps avant qu’il ne finisse par l’éjecter complètement lors de ma première année de fac où je sèche la plupart du temps les cours pour aller écouter des albums au Virgin Megastore des Champs-Élysées avec un nouveau pote métalleux rencontré sur les bancs de l’université. C’est par exemple là-bas que je découvre Suffocation. Je me remets aussi à acheter des magazines metal (fini Hard Rock, ce sera désormais Hard ‘N Heavy). Puis Internet, de plus en plus rapide et de moins en moins cher, me fera passer davantage de temps sur des sites de Metal. En découvrant tous ces gens partageant la même passion, je deviens fou ! Metalorgie, W-Fenec, VS-Webzine, Eklektik… et bien sûr Thrashocore sur lequel je découvre plein de gens sympas et finis par poster ma première chronique, Utopia City de G.T.I. C’était le 5 février 2005, il y a 10 ans. Depuis, je n’ai jamais lâché le milieu. Non seulement ma passion est intacte mais elle est chaque jour plus bouillante. Et je ne pense pas me tromper en affirmant que, jamais plus, je ne lui tournerai le dos !

  

Matpewka

Matpewka
Matpewka
Chroniqueuse

Je me souviens de ma chambre qui a changé radicalement de décor vers mes 11 ans. On est passé des posters de Britney Spears en robe de mariée et en bikini à des posters de Nirvana, Sum 41, Kyo, Slipknot, Eminem et j'en passe. J'avais même un poster de Marilyn Manson alors que je n'aimais pas vraiment, j'écoutais juste « Valentine's day » en boucle. Puis, j'ai changé de look pour faire plus « cool » avec mes baggys et mes TS larges histoire de me la péter quand j'allais faire du roller pour impressionner les skateurs du coin. Le « Strange Festival » à Châtillon/Loire a sûrement été un des gros déclics. Quand j'étais plus petite, j'y allais parce que ma mère y allait, je suivais mais en 2003 tout à changé. J'ai découvert Freedom for King Kong et c'est eux qui m'ont donné envie de m'intéresser à la scène « metal ». En parallèle, j'ai évidemment eu une mini période « ska » puisqu'à ce festival ce style était quand même très représenté. Puis, j'ai décidé d'acheter des magazines « Hard N Heavy », « Rockhard », « Rock one » avec mon argent de poche. Hallelujah, je savais déjà comment télécharger alors je prenais des groupes au hasard sur Kazaa et je me concoctais mes petites compilations que j'écoutais dans mon vieux poste. Ainsi est venue ma passion pour la Team Nowhere (Enhancer, Pleymo, Aqme en particulier) et pour Eths. Ma dévotion pour ces groupes était telle que j'ai même pleuré lorsque j'ai appris qu'Enhancer avait annulé leur passage au Strange Festival.

Tout s'est enchaîné très vite avec la magie d'internet. J'ai commencé à me mettre au Heavy Metal et je suis restée bloquée sur Manowar, King Diamond, Iron Maiden, Loudness pendant un bon moment. Une amie à moi écoutait Nightwish alors je m'y suis mise un peu. En même temps, je faisais des débats avec ma mère pour lui dire qu'il fallait qu'elle arrête d'écouter Epica parce que c'était nul (tout en sachant que ce que j'écoutais n'était pas mieux...). Pendant un certain temps, j'ai également écouté Tristania et Lumsk et puis je n'ai pas creusé plus loin pour le Metal Mélodique. Ma spécialité était de télécharger des clips vidéo ou des lives et je passais mes après-midi devant. Je me levais même plus tôt avant d'aller au collège pour regarder les clips avant de partir. Un jour ma mère m'a également montré le clip « Her ghost in the fog » de Cradle Of Filth. J'étais impressionnée. Cependant, dans ma tête, ça n'a jamais été le premier groupe de Black Metal qui a tout changé.

En effet, vers 13-14 ans, le Black Metal est arrivé à moi. Là, vous allez penser que j'ai commencé avec Dimmu Borgir ou Immortal. Perdu !Je me souviens encore, j'étais tombée sur un article dans un magazine qui parlait de Burzum, il avait tué quelqu'un (enfin vous connaissez l'histoire), il m'a intrigué, j'ai téléchargé et puis j'ai écouté. J'étais sur mon lit, il pleuvait et je regardais les nuages par la fenêtre. En fait, j'étais bloquée sur « Filosofem » et depuis ce jour, j'ai abandonné Children Of Bodom et Eths pour les troquer contre du Vlad Tepes. On a pourtant essayé de me faire écouter les gros classiques du Black Metal (Dimmu Borgir, Emperor, Immortal etc) mais je n'ai jamais aimé. Pour moi, le Black Metal n'était pas une musique mainstream, il fallait que le son soit un peu crade, qu'on ressente des choses, qu'il soit un exutoire à ma colère et à ma tristesse d'adolescente à problèmes. En quelque sorte, c'est lui qui m'a aidé.

En attendant, je découvrais également le Thrash avec Kreator, Holy Moses ou encore Exodus. Puis le Death y est passé aussi. Le premier morceau que j'ai écouté était « The Exorcist » de Cannibal Corpse, ça m'a un peu marqué, je ne savais pas si j'aimais bien ou pas. D'ailleurs, en 2005, j'ai fait mon premier festival « Metal » puisque je suis allée au Fury Fest. Évidemment, j'étais impressionnée, voir Dissection ou Napalm Death en live m'a réellement marqué. A cause de ce festival, j'ai fait un blocage sur Terror quand je suis rentrée. Bizarrement, j'ai laissé ce groupe de côté après et je m'y suis remise seulement aujourd'hui. Par contre, j'avais quand même un esprit critique puisque j'ai détesté Slayer ou Megadeth en live.

Au lycée, j'ai commencé à me fermer et à me consacrer exclusivement au Black Metal, en laissant des petites exceptions. En effet, j'ai eu une grosse période Kiss à cause du film Detroit Rock City, allez savoir pourquoi. C'est à ce moment là que j'ai découvert Gallhammer, Amesoeurs, Peste Noire, Blasphemy, Von (etc). Comme tout le monde, j'ai voulu faire un groupe avec mes copains de classe et ça a été un fail total. Après, j'ai commencé petit à petit à balayer les autres styles parce que c'était pas assez true. Oui, on est bête à 16-17 ans. Puis, après le lycée j'ai commencé à accepter la musique que ma mère écoutait. Je n'écoutais plus que Dead Can Dance, Siouxsie and the Banshees, Joy Division, The Cure, Rosa Crux, Cocteau Twins (etc). A ce moment là j'ai même pensé que le Black Metal est un style qui était passé. Je me trompais. Il est revenu en force avec toute la scène de l'Est que j'ai découvert en partie grâce à Geisterber (ancien chroniqueur de Thrashocore). En même temps, j'ai eu une période mongole Archgoat, Morbosidad, Perversor. Alors, je suis repartie dedans jusqu'à maintenant.

Cependant, la grande différente entre avant et maintenant est que je suis tout simplement plus ouverte qu'avant. Avant, il m'aurait paru inimaginable d'écouter Hate Forest et Lil Debbie en même temps. Maintenant, je m'en fiche. C'est alors qu'Amenra, Rome, Portishead sont venus à moi et j'ai commencé à m'ouvrir de plus en plus. FleshOvSatan m'a même réconcilié avec le rap et le hip-hop que je regardais de haut alors qu'à 7 ans j'écoutais déjà NTM. Bref, nous ne sommes pas à un paradoxe près. Finalement, aujourd'hui je n'écoute plus vraiment de Heavy, de Thrash ou de Death. Si je le fais, ce sera simplement pour m'évoquer des souvenirs ou pour rigoler en soirée. Par contre, le Black Metal a toujours été là et m'a toujours procurer les émotions et les sensations que je cherche dans la musique.

  

Mitch

Mitch
Mitch
Chroniqueur / Promo / Trésorier

La question est loin d’être anodine et est assurément tombée à chaque lecteur de votre vénéré webzine : « comment es-tu arrivé dans cette musique de sourd (metal) ? » Remontons aux origines. Un groupe sortira spontanément de ma bouche. Queen. Queen reste et restera la source de mon parcours rock/metal. Outre les douces notes rock écoutées dans l’autoradio de la Renault Espace mais aussi les vinyles de mon père planqués dans la cave regorgeant de quelques pépites (Genesis, Pink Floyd, Deep Purple, Lou Reed, Yes, Fleetwood Mac, Cat Stevens, Bob Dylan, Supertramp…), ce seront ces étagères CD qui attireront ma curiosité. Le Greatest Hits II de Queen, tout récemment acheté par mon géniteur et suivant le décès de maître Mercury en 1991, sera écouté de nombreuses fois dans le salon. J’ai 6 ans. L’enchaînement des hits interstellaires de Queen, cette voix de Freddie Mercury jusqu’au morceau final bouleversant « Show Must Go On » me hanteront à jamais.

Ce « best of » restera au-dessus de ma pile de compilations Dance (comme beaucoup…) jusqu’au milieu du collège. Un genre récent vient d’arriver et est écouté par les « rebelles » du coin, le punk-rock californien (ou skate punk). La référence s’appelle à l’époque Smash d’Offspring (rien que sa pochette impressionnait) mais aussi Nirvana et son cultissime Nevermind. S’en suit la découverte des très mélodiques Americana, Blink-182 (Dude Ranch puis le méchamment accrocheur et inévitable Enema Of The State au lycée) ainsi que des maîtres incontestés NoFx. Certains camarades me parlent de Metallica en 3ème mais l’écoute ne me convaincra pas (oui je sais, blasphème). Un autre groupe fait beaucoup parler de lui et passe même sur MCM (entre deux épisodes d’Hartley Cœurs à Vifs) avec son clip « Go The Life ». Korn. Mon premier groupe metal. Comme une sorte de révélation en découvrant leur discographie. Leur cousin Deftones suivra.

1999, l’arrivée au lycée va tout chambouler. Des métalleux au look dégueux arborent fièrement des t-shirts, sweats et patchs à l’effigie de groupes qui m’étaient totalement inconnus, de Cradle Of Filth, à Pantera en passant par le gore d’un Cannibal Corpse (ah ce dépucelage brutal sur « Unleashing The Bloodthirsty » !). Un t-shirt avec des personnages masqués m’interpelle plus que les autres, il s’agit de Slipknot. Après avoir discuté avec le gaillard, je me procure quelques morceaux sur Napster. C’est la claque. Slipknot devient mon groupe metal fétiche (Roadrunner Records se transforme en l’une de mes principales sources metal : Coal Chamber, Soulfly, Killswitch Engage, 36 Crazyfists, Chimaira, Fear Factory, Five Pointe O, Vision Of Disorder…) et éclipse littéralement Korn. Je parcours les sites et les forums liés au groupe. Je tombe alors sur la référence française de l’époque comme de nombreuses personnes, le site TSK. C’est sur ce même forum que je ferai la connaissance d’un certain Chris en 2003, notre extase devant le nouvel album de Septic Flesh Sumerian Daemons et autres affinités pour le mélodeath me feront rejoindre le forum du microscopique et inconnu Thrashocore. Quelques mois plus tard je deviens alors chroniqueur.

Le jalon Slipknot perdra en accroche après Iowa, je découvre un tout autre genre. En février 2001 dans le CD de Hard N Heavy (lecture au ski) : « Like The Average Stalker » de Soilwork. La vache… Il faudra attendre une année de plus pour que je délaisse complètement mon néo metal. Je tombe alors sur Dark Tranquillity et son Damage Done ainsi qu’In Flames et Reroute To Remain. Je me rappelle avoir vu le clip de « Pinball Map » bien avant je n’avais pas réussi à accrocher. Le reste de leur discographie vient à mes oreilles et je vouerai désormais un culte pour ce metal mélodique venu d’Europe du Nord. Puis viendra d’autres références en provenance de Suède : At The Gates, Dissection (qui m’amènera à vénérer le black/death suédois), Katatonia, Dismember, The Haunted… Finalement, après lectures (Guts Of Darkness et Lord Of Winter comme viviers principaux) et écoutes mon spectre s’élargira (entre un passage metalcore) vers le black, brutal death, death (technique), thrash, doom… Vous connaissez déjà mes 654 chroniques.

  

Niktareum

Niktareum
Niktareum
Groniqueur

Ayant été bercé durant toute mon enfance (comme beaucoup ici) par des légendes du rock telles que Pink Floyd, Dire Straits, Led Zeppelin, Jimi Hendrix et compagnie dont mon père se délectait avec raison, c’est finalement dans une suite assez logique qu’ayant quelque peu usé ces mêmes rondelles moi-même je m’orientai, alors âgé de 10-11 ans, vers des musiques plus saturées. Mais ce virage je ne le dois pas au hasard, je le dois à ma bien chère sœur Audrey qui, du haut de ses trois ans et demi de plus que moi, fréquentant à l’époque la cour mal famée du collège Le Sacré Cœur, m’introduisit à ceux qui sont aujourd’hui devenus pour moi des légendes : AC/DC et Guns N Roses. Si je ne me souviens pas du jour précis où le déclic se fut, je garde en revanche un souvenir assez marqué de la musique sortant quotidiennement de la chambre à l'autre bout du couloir et qui finit inévitablement par piquer ma curiosité. Quelques tours de lecteur cassette plus tard et l’achat obligatoire d’une vraie chaine Hi-Fi (avec lecteur CD môssieur !) le poisson était ferré, l’hameçon en pleines tripes, là où ça fait tout bizarre quand c’est bon. Cela pourra paraître cliché (qu’importe) mais je su tout de suite que cette musique était faite pour moi, qu’elle me touchait au plus profond de mon être et qu’elle allait m’accompagner un bon bout de temps (je n’imaginais bien évidemment pas jusqu’où elle m’emmènerait la coquine !).
Je n’ose même pas imaginer le nombre astronomique de fois où ont tourné les albums de légendes que sont « Highway To Hell », « Back In Black », « Appetite for Destruction », « Use Your Illusion » (notamment) à une époque lointaine où posséder une douzaine d’album témoignait déjà d’une discothèque bien fournie, au fin fond du Morbihan. Petit à petit, ma curiosité grandissante et les copains de ma sœur aidant, je découvris petit à petit le grand monde du heavy metal – Iron Maiden bien sûr –, du thrash – Metallica évidemment – et de fil en aiguille d’à peu près tous les styles et tous les groupes dignes d’intérêt qui passaient à portée d’oreille, accompagnant un apprentissage assez classique du metal à l’époque (Megadeth, Suicidal Tendencies, Pantera, Sepultura, Napalm Death, Obituary, Machine Head etc…). Il m’est impossible de ne pas mettre en avant le rôle irremplaçable de Metallica et Iron Maiden en ce début des années 90, véritables coups de cœur artistiques intemporels qui ne m’ont jamais quitté jusqu’à ce jour. Pour être complet je citerais également volontiers l’EP « As Ugly As They Wanna Be » de mes chouchous d’Ugly Kid Joe que j’ai usé jusqu’à la moelle !

L’entrée au collège marqua également cette glorieuse époque du tape trading qui, derrière son nom et son image un peu romantique, représentait surtout le fait de se refiler sans réellement regarder à la qualité tout ce qui trainait à droite à gauche, en général de vielles copies cassettes avec pour les plus bourgeois ou les plus chanceux (en gros ceux dont la mère travaillait dans un bureau) une photocopie noir et blanc de qualité médiocre de la pochette. Et oui à l’époque on savait se satisfaire de peu ! L’agrandissement de ma discothèque fut alors exponentiel et je pense pouvoir me vanter d’une bonne trentaine d’albums en ma possession à la fin du collège.

En vrac je ne peux également décemment pas passer sous silence ma découverte de Napalm Death en cet été 1993, arpentant les rues de Detroit et me retrouvant je ne sais comment chez ce petit disquaire probablement SDF à l’heure où j’écris ces mots. Mais de tout cela j’en ai déjà parlé dans la chronique idoine. Il serait aussi incomplet de ne pas citer « Cornered » qui tourna un nombre incalculable de fois, premier contact avec les arts martiaux.

La période du lycée s’ensuivit avec ses nouvelles découvertes (« Dusk… And Her Embrace », « Enthrone Darkness Triumphant », « Suomi Finland Perkele »…). Puis ce fut le bac, le départ à Rennes et le début des concerts dans cette ville bouillonnante puis l'arrivée d'internet qui chamboula tout mais ça c’est une autre histoire…

  

Sagamore

Sagamore
Sagamore
Chroniqueur/Monteur vidéo

Mon parcours dans la musique extrême reste très classique. J'ai la chance d'avoir un père mélomane et musicien, qui m'a transmis, en même temps que sa pilosité et son amour de la table, un goût immodéré pour la musique. Aussi loin que je me souvienne, il y avait toujours un disque sur la platine familiale le week-end, ou dans le lecteur de la voiture. Mon paternel, donc, hardos de la première heure, avait du mettre de l'eau dans son vin pour composer avec les goûts plus orthodoxe de ma mère, peu friande des solis à rallonge et des envolées guitaristiques. Dickinson et David Lee Roth avaient laissé leur place à Nougaro et Jonasz, même talent, autres univers. Pour autant, j'ai le souvenir de "Fair Warning" de Van Halen et du premier album de Trust qui tournaient en boucle sur le trajet de l'école primaire, deux valeurs sûres qui auront conditionné le mordu que je suis aujourd'hui.

C'est avec mon arrivée au collège que je commence à développer une attirance particulière pour la "subversion" musicale, un petit peu par goût, et beaucoup pour emmerder mes camarades de classe, plutôt versés dans le rap. Je n'étais pas un cliché ambulant, j'étais LE cliché ambulant. Les classiques que sont Slipknot, KoRn, System of a Down et Marilyn Manson font partie de mes premiers achats en matière de musique énervée, et tournaient en fond de mes essayages de jeans taille basse, de Vans et d'expérimentations capillaires d'un goût toujours plus douteux. Je blinde mon Skyblog de leurs clips, leurs morceaux, entre deux messages vénères et trois "lâchez vos comm's". J'essaye le skateboard pour tenter de marquer des points auprès de la gente féminine, découvrant par la même l'univers "Punk" de l'époque avec Blink 182, Sum 41, Rage Against the Machine. Mes premiers rateaux vont de pair avec l'achat régulier de Rock One, dont les samplers tournent à n'en plus finir sur mon poste. Attiré par l'horreur et le gore à outrance, j'achète à l'aveugle "Butchered at Birth" de Cannibal Corpse, qui sera ma première mandale extrême, venant balayer d'un revers de main tout ce que je considérais comme "violent". J'en veux toujours plus, commence à acheter Metallian, et découvre dans la foulée Aborted, Benighted, Carcass, Nile, et beaucoup d'autres. Suit logiquement le Grindcore, après un concert de Blockheads à Clermont-Ferrand, ou, passablement saoul, je découvre un monde fait de bières, de drogue et de violence politique. Rotten Sound, Nasum, Mumakil, Sublime Cadaveric Decomposition, Leng Tch'e et Last Days of Humanity rythmeront mes années lycée. Je cherche de Myspace en Myspace les petites (et plus grandes) formations qui pourront satisfaire ma soif de claques auditives, en farfouillant dans les catalogues de Bones Brigade Records ou Bizarre Leprous.

Un parcours jusque-là très ordinaire. Jusqu'à ce qu'un ami de l'époque, via MSN (RIP), me fasse passer un morceau qui ne sonnait comme aucun autre. En l'introduisant par un "Tiens mec, le Grindcore c'est bien gentil, mais tu peux trouver plus profond - sans mauvais jeu de mot". Le titre en question m'aura marqué au fer rouge, "Screaming at Forgotten Fears" de Xasthur, ma découverte du Black Metal, que j'aborde du côté dépressif. Immensément noir, plein de souffrance, j'en reste sur le cul. Je découvre un univers que j'observais avec amusement quand, au détour des interviews de Metallian, je croisais un norvégien visiblement très énervé, maquillé et serré dans son pantalon en spandex. Je recherche alors les pointures, Immortal, Mayhem, Gorgoroth, Bathory, Burzum, Leviathan qui côtoient dans ma playlist des formations plus "confidentielles" telles que Gris, Enmerkar ou Fanisk. A cette époque, le téléchargement direct est en pleine explosion, et je passe des après-midi entiers à écumer les Blogspots spécialisés, piochant des albums au hasard, découvrant des perles comme des grosses daubes. Je rippe les quelques disques déjà en ma possession pour les mettre en ligne et les partager avec le reste du monde sur plusieurs plate-formes de DDL, dont Worship Humanicide. J'y rencontre une communauté à part entière qui me fascine. La découverte, en 2008, des fabuleux Darkspace, par le medley de leur troisième opus présent sur un sampler de Metallian, ne fera qu'affirmer mon amour pour le genre. Parallèlement, j'essaye de me mettre au genre, en singeant l'héritage de Vikernes ou Wrest, mais le résultat n'est pas au rendez-vous. Je rencontre un peu par hasard notre estimé confrère Geisterber, via Spirit of Metal, webzine sur lequel je poste mes première chroniques. Une bible de l'Art Noir, d'une gentillesse peu commune (surtout pour le gauchiste engagé que j'étais à l'époque) qui me fait découvrir avec passion et sincérité la scène d'Europe de l'Est, avec Mgla, Lutomysl et Hate Forest, mais également la scène Neofolk/Martial avec Death in June, Triarii ou encore Dead Can Dance (bon, ce n'est pas du Neofolk, certes). Je lui dois beaucoup, définitivement. Ses étagères pleines de titres obscurs et sulfureux me font saliver. 2011, aucun projet d'avenir, je m'engage en licence d'Histoire de l'Art. La faculté et son emploi du temps léger (sans parler des nombreux cours qui passent à la trappe) me permettent de passer mes semaines à défricher une scène foisonnante, que je n'imaginais pas aussi dense. Toute la journée, je suis collé à ma chaîne hi-fi, enchaînant les disques ainsi téléchargés et les cigarettes, notant religieusement dans un bloc texte les références que je me promets d'acheter une fois mon compte en banque rempli. De fil en aiguille, j'abandonne les études, et mes premiers emplois enchaînés à cette période me permettent de rattraper mon retard : j'achète, à l'époque, une trentaine de disques par mois, et commencent les allers-retours chez Ikea pour entreposer mes découvertes. La reprise des études à un rythme plus soutenu ne m'empêcheront pas de rester complètement hanté par cette soif de découvertes.

Mes premiers concerts du genre se font dans les bars, puis dans de plus grandes salles. Gojira, Aygghon, ou les groupes Auvergnats constituent mes premières claques visuelles. Mes premiers concerts Black Metal se font plus tard, toujours sur la région, puis à Saint-Etienne dans l'excellente salle de la Clé d'Voûte (Sargeist, Nightbringer, Negura Bunget). Autant je reste amoureux du genre sur disque, autant le public que j'ai pu croiser lors de ces événements m'aura encouragé à sélectionner les dates auxquelles je me rends. Ce n'est ni par élitisme, ni par suffisance, mais simplement parce que je ne me reconnais pas (plus) dans les vestes à patches et l'alcoolisation à outrance. Quoiqu'il en soit, à ce jour, Terra Tenebrosa et Darkspace restent mes deux plus grosses claques vues sur scène.

Aujourd'hui, j'ai élargi mes horizons. Dalleux musical de première, j'écoute tout ce qui me passe sous la main, du Rap au Hardcore, en passant par les musiques plus expérimentales et bruitistes, de l'Electro jusqu'à la Noise. Mon univers musical n'a pas de limites, chaque genre ayant quelque chose à proposer, une mélodie, une ambiance pour chaque émotion. De déménagement en déménagement, j'ai rencontré de nouvelles personnes, donc de nouveaux goûts musicaux à découvrir - et de nouveaux achats impulsifs à effectuer, au grand dam de ma banquière. Bref, un parcours très classique. Celui de tout passionné qui se respecte, en somme.

  

Sakrifiss

Sakrifiss
Sakrifiss
Chroniqueur

Première guitare électrique entendue (1988) :
C'était dans des génériques de DA, surtout Galaxy Express 999 en 1988 et Ken Le Survivant. Le premier était ultra violent pour le petit garçon de 11 ans bien naïf que j'étais ! Je ne comprenais pas ce qu'il se passait musicalement. Mon Dieu, j'ai les oreilles qui saiiiignent !


Premier album de metal écouté : GUNS N'ROSES (1993)
Cela fait donc plus de 20 ans, et à vrai dire, je ne suis même plus sûr que ce soit le premier... Je me souviens que c'était à la mode à l'époque et que tous les lycéens se devaient de les écouter.


Premier album de metal acheté : IRON MAIDEN - Live after Death (1994)
Après avoir vu les t-shirts sur les marchés pendant les vacances d'été, j'ai passé le pas et acheté ce live, qui a changé ma vie d'auditeur. Je l'ai enchaîné encore et encore, écrivant même des traductions en français de certains titres. C'était en boucle, puis le CD s'est retrouvé accompagné de GWAR, MEGADETH et MANOWAR. Les 4 premiers groupes qui ont mérité mon argent de lycéen.


Premier concert : SATANIC SURFERS au Club de la Danse (1995)
Après le heavy, je me suis découvert une passion pour le Skate Core et j'adorais ce groupe. C'est à partir de cette année que j'ai fait pas mal de concerts.


Premier album de black acheté : CRADLE OF FILTH - Dusk and her Embrace (1996)
Là aussi c'est un souvenir marquant. Je ne connaissais encore personne dans le monde du metal alors je découvrais tout bonnement dans les rayons des FNAC, n'imaginant pas encore que des boutiques spécialisées comme DYSPHORIE pouvait exister. J'étais à la FNAC de Paris Opéra, celle qui a disparu quelques années après, et ils ont passé cet album en écoute dans le magasin, au rayon metal. Je me souviens exactement de ce que j'ai pensé à ce moment précis : "C'est ça la musique que j'attendais ! C'est exactement ça que je recherche !" Du coup, bien entendu j'ai demandé au vendeur ce qu'il était en train de passer, ai acheté l'album et par la suite je me suis de plus en plus consacré au black. Au début il fallait qu'il y ait des claviers ou des vocaux féminins pour que je me sente concerné et puis je me suis de plus en plus consacré aux blacks, à tous les genres...


Premier contact du metal sur Internet :
En 1999 et 2000 je suis parti au Japon pour mes études. J'avais enfin un ordinateur à portée à l'université, et je passais de sites officiels en sites officiels. Je me baladais surtout sur les sites des labels espérant découvrir de bons groupes. Je n'étais pas encore uniquement dans le black, mais un peu dans d'autres styles (Heavy / Death Melo...) et donc je passais beaucoup sur Nuclear Blast ou Napalm Records...


Premier forum. (2002)
Je me suis inscrit en 2002 au forum de VS, je faisais partie de la "deuxième vague" de posteurs, celle arrivée quelques mois après la création des lieux. Beaucoup d'échanges et de découvertes. La première fois pour moi en fait que je trouvais des personnes avec des goûts se rapprochant des miens. J'ai été très actif là-bas, faisait partie des meubles puis en 2007, je m'en suis éloigné après une petit mésentente et l'envie de parler avec plus de liberté. Cela m'a amené à Postchrist la même année.


Première chronique (2007)
Là, il faut revenir un peu en arrière car elle date d'avant mon départ de VS. C'était dans leur rubrique Remember, cela a été la seule expérience avec eux et c'était Landscape Symphonies de MEPHISTOPHELES pour en fêter les 10 ans. On doit encore pouvoir trouver cet élan d'inexpérience.


Première chronique chez Thrashocore :
2007, je passe donc à Postchrist et rencontre des gens plus pointus et surtout dévoués totalement au black. Toutes les discussions sont permises et tous les groupes ont le droit d'être cités. Seulement la communauté y est assez restreinte et après près de 5 ans et 300 chroniques, je migre sur Thrashocore en juin 2012. Je continue de lire et alimenter mon autre maison, mais n'écris plus que pour ces lieux. La première chro a été pour OPERA IX - Strix - Maledictae in Aeternum, album bien moyen qui ne méritait que 5.5/10. Et me voilà à ce jour à déjà 250 chroniques pour le site, une moyenne de 7 albums par mois. Ma motivation vient de l'envie de faire découvrir les nouveautés et d'orienter le lecteur vers des groupes qui pourraient lui plaire...


  

Thomas Johansson

Thomas Johansson
Thomas Johansson
Chroniqueur

Aussi loin que mes portent mes souvenirs, ma première fois prend place sur une aire de station service, sous la forme d’une banale K7 audio (ce format périssable coincé entre le grain du vinyle et le rendu clinique du CD) remportée après un plein d’essence. Un best of tubes de l’époque, millésime 1986 où Jimmy Cliff se battait en duel avec Marc Lavoine, avant de s’achever en apothéose avec l’hymne du stade de l’AJA (R.I.P.), j’ai nommé « The Final Countdown » des gravures de mode suédoises EUROPE. Ta ta ta taaaa ! Ta ta ta ta taaa !!! WO-HOOO !!! Et si bien sûr je n’en avais pas du tout conscience, s’en était déjà fini de moi, de l’âge de l’innocence incarné par les 33 tours de Maya l’abeille et Rox et Rouky. Clap de fin, BESTIAL WARLUST arrive à grands pas, à vous les studios.



Quoi ? Comment ça trop court ? Alors comme ça, vous voulez remonter à la source véritable du mal, qui a fini par accoucher du chroniqueur le plus aigri de la rédaction après Von Yahourt ? Blamez donc mon paternel, lui qui n’a pas hésité à faire tourner en boucle du LED ZEPPELIN et DEEP PURPLE lorsque je n’étais qu’un (Dying) fœtus encore en formation. Ma mère a bien tenté de contre-attaquer avec du BRASSENS et du BREL mais rien n’y a fait : Eddie VAN HALEN 1 – Leo FERRE 0. Quelques années d’errance musicale plus tard, terminé de danser le jerk en compagnie de THIERRY HAZARD, place au vrai rock qui balance avec mon premier coup de cœur de l’époque, « Hysteria » de DEF LEPPARD, bientôt suivi par la révélation NIRVANA et son « Smell Like Teen Spirit » numéro 1 au Top 50 (« Make Love Like A Man » plafonne lui à la 47ème, les temps changent déjà) ! C’est la bonne époque des « Don’t Cry », « Nothing Else Matters » et autres « Keep The Faith » qui squattent les ondes (NRJ) pour mieux servir de passerelles vers le côté obscur, que je m’applique très vite à défricher à la machette : après avoir très vite décrété que METALLICA est le meilleur groupe de tous les temps, « Battery » oblige, difficile d’écouter autre chose que les monstres sacrés car ni internet ni même les CD samplers des magazines ne font encore office de planche de salut (pour ça, il faudra attendre 1996 et un certain exemplaire de METALLIAN avec SAMAEL, DIABOLICAL MASQUERADE et bien d’autres) ; reste la presse papier (merci à RIFF-RAFF pour m’avoir aiguillé vers ANTHRAX) et la bibliothèque municipale d’Aix en Provence, généreusement fournie en albums cultes comme « Never, Neverland », « The Art Of Rebellion » ou encore « Fire & Ice ».

Mais je dois attendre l’arrivée au bahut pour profiter à plein des vertus du tape-trading et digérer des classiques de la trempe de « Vulgar Display Of Power », « Harmony Corruption », « Cursed » ou encore « The Morning After ». Une époque glorieuse où les chefs d’œuvres tombent par palettes entières sans qu’on n’ait le temps de comprendre ce qui nous arrive vraiment, ce qui m’amène à délaisser certains piliers dont je reconnaîtrais la puissance avec le temps (dur de vénérer IRON MAIDEN lorsqu’on les découvre à travers le filler « No Prayer For The Dying » !). Devant la difficulté de dénicher certains groupes plus ou moins underground, je joue la carte de la sécurité en complétant systématiquement la discographie des groupes que j’adore, avec un penchant particulier pour le thrash, même si le genre tombe alors en désuétude devant la fin du mouvement death et l’émergence du black. Ainsi franchis les paliers vers toujours plus de brutalité, je m’arrête au seuil de CRADLE OF FILTH et SATYRICON pour me tourner vers d’autres horizons musicaux, plus soft et normés comme l’indus (MINISTRY, KMFDM) ou la fusion (WALTARI, FAITH NO MORE) une fois le bac en poche.

Cinq premières années déterminantes dans ma construction de metalhead, le reste n'étant que perfectionnement et découvertes de nouvelles chapelles (of ghouls) comme le death mélodique, le grindcore ou encore le stoner.

Mes albums fondateurs :

DEF LEPPARD : Hysteria
VAN HALEN : Van Halen
NIRVANA : Nevermind
GUNS N’ ROSES : Use Your Illusion 1
METALLICA : Black Album
IRON MAIDEN : Seventh Son Of A Seventh Son
JOE SATRIANI : Flying In A Blue Dream
EXODUS : Impact Is Imminent
MASSACRA : Enjoy The Violence
NAPALM DEATH : Harmony Corruption
CARCASS : Heartwork
SATYRICON : Nemesis Divina

  

von_yaourt

von_yaourt
von_yaourt
Modeste chroniqueur talentueux

Ah, la musique, oui la musique, je le sais, sera la clé, de... Hmm. Pardon, j'ai eu un relent de Nicoletta. Bref, ma découverte de la musique, remonte, dirais-je modestement, à ma naissance. Parce qu'entre deux cassettes d'Henri Dès (metal, comme aurait dit Francis Zégut que j'écoutais le soir sur RTL avant d'aller au lit), j'avais le droit à une cassette de Dire Straits. Mais mon enfance aura surtout été marquée par le grunge et la pop/rock de l'époque, Nirvana et Smashing Pumpkins en tête. Il faut dire que quand on partage sa chambre avec son frère de neuf ans son aîné, on est bien obligé d'écouter ce qu'il écoute, et lui en tant qu'ado au début des années 90, n'a rien manqué des jeans troués et des chemises à carreaux. Heureusement, le metal est vite venu le remettre dans le droit chemin, et son protefeuille s'élargissait avec le temps, j'ai donc vite eu le droit à Metallica, puis à la providentielle compilation La Saga du Metal volume 9 :Black/Doom/Death de ce cher Francis Zégut, quelque part en 1996 ou 1997, impossible de me souvenir. Je découvre alors timidement des groupes qui me plairont vraiment, Death, Carcass, Pyogenesis, Deicide, et même des trucs encore pas mal à l'époque : My Dying Bride, Type O Negative, Venom, Obituary, Celtic Frost et Paradise Lost, ainsi que, bien entendu, un groupe vachement mauvais (en l'occurrence Fear Factory).

Mais ce n'est que plusieurs mois plus tard que je plongerai véritablement dans le style, découvrant le véritable metal extrême dès mai 1998 et le Hard Rock Extrême n°5, qui m'a plongé avec bonheur dans le death metal avec Death, Sinister et Anata, mais aussi et surtout dans le black metal avec Seth, Bethzaida, Behemoth, Impious, Raised Hell, et même Bathory et Ancient Rites, dans les inclassables. Ayant développé une aversion pour tout ce qui touche au néo-metal dès cette époque (et pour Fear Factory bien avant), je me suis réfugié dans tout ce qui était à l'opposé des valeurs de cette mouvance pour ados crasseux, et dans l’extrémisme le plus total, d'où une adhésion immédiate aux mélodies épiques du black metal d'alors. Avec une frénésie de découverte qui se traduira par la lecture des tous les magazines sérieux de l'époque (pas Hard Force, donc), une collection de samplers qui remplit une étagère, j'ai fait ma culture en quelques années, à coups de Sacramentum, de Death, de Immortal, de Marduk, de Theory In Practice, de King Diamond, de Misanthrope et de toutes les merveilles d''alors. En 2005 le net m'ouvrira à de nouveaux horizons en me permettant de découvrir les petites scènes outre-Atlantique notamment, des groupes sans renommée et qui proposaient une musique trop clivante pour que les journaux, en déclin à cause de leur volonté farouche de ne pas s'adapter à l'ère du temps, ne fassent que l'évoquer. Déjà à ce moment je m'étais recentré sur le death metal qui revenait en force, et ce merveilleux outil qu'est internet m'a permis de compléter ma culture et ma collection de death technique, en découvrant des groupes comme Arsis et Augury à leurs débuts, ou Quo Vadis et Neuraxis, qui parlent à tout le monde aujourd'hui mais qui n'avaient aucune visibilité dans les médias en France. Deux ans plus tard, en voulant changer la photomystère, je me retrouve à intégrer Thrashocore, Chris ayant su détecter en moi le futur de ce webzine qui je dois le dire, n'a jamais été meilleur qu'avec moi dans ses rangs. Ma prochaine première fois sera donc « la première fois où j'ai remplacé Chris à la tête du webzine ». Et ce sera pour vous, chers lecteurs, car vous êtes tout ce qui m'importe. Votez pour l'expérience. Votez pour le changement. Votez von_yaourt.

  

16 COMMENTAIRE(S)

Jean-Clint citer
Jean-Clint
23/06/2017 15:48
Dysthymie a écrit : Ah ! Je viens de voir que ton texte a été ajouté. Par contre, il y a un souci avec ton pseudo qui n' y est pas... C'est noté "Première fois" à la place (?!).

C'est bon ! Clin d'oeil Merci Mitch !
Mitch citer
Mitch
23/06/2017 15:46
Fixed.
Dysthymie citer
Dysthymie
23/06/2017 15:07
Ah ! Je viens de voir que ton texte a été ajouté. Par contre, il y a un souci avec ton pseudo qui n' y est pas... C'est noté "Première fois" à la place (?!).
Jean-Clint citer
Jean-Clint
22/06/2017 16:14
Dysthymie a écrit :

Ce serait cool de pouvoir ajouter ton texte au dossier ! Tu peux y avoir accès ?


Oui j'ai accès mais ça veut pas se mettre en ligne ...
Sulphur citer
Sulphur
22/06/2017 15:46
Jean-Clint a écrit : J’ai eu ma période Dance Machine, Thunderdome, les compils de Max de Fun Radio avec « Balade Nocturne » et tous les joyeusetés d’eurodance de l’époque.
2Unlimited, c'est le passage obligé avant d'attaquer le Death et Brutal Death hollandais. Question d'initiation.
Dysthymie citer
Dysthymie
22/06/2017 15:41
Jean-Clint a écrit : Comment je me retrouve dans vos histoires personnelles, je vois que certains d’entre vous ont été voir Chantal Goya tout comme moi au palais des congrès (le spectacle du soulier qui vole, est un de mes plus vieux souvenirs de gosse), avant que Dorothée et les Musclés soient mes idoles. J’ai eu ma période Dance Machine, Thunderdome, les compils de Max de Fun Radio avec « Balade Nocturne » et tous les joyeusetés d’eurodance de l’époque.

Puis vient le rock avec le Greatest Hits II de QUEEN qui j’ai usé jusqu’à plus soif, le best of de SUPERTRAMP et des EAGLES, avant l’arrivée du gros son. J’avais déjà à ce moment le Black album de METALLICA (je me souviens de la révélation avec le clip d’ « Enter Sandman » pendant le Top 50, un choc et une claque tant est si bien que dans les jours qui suivaient j’achetais l’album au rayon cd du Bhv), mais peu de gros son hormis cela, avant le Grunge et le Hard Rock via Fun Radio (merci de m’avoir fait découvrir les GUNS, OFFSPRING, SOUNDGARDEN, PEARL JAM …) puis arriva la fin du collège avec « X Factor » d’IRON MAIDEN, bien que l’album ne me plaise pas plus que ça je décidais d’explorer le passé du groupe grâce à un pote qui avait leurs albums, bingo ! Dans la foulée arriva « Sacrifice » et « Overnight Sensation » de MOTORHEAD qui me feront aimer pour toujours la bande à Lemmy (je me rappelle la prestation incroyable à Nulle part ailleurs), avant de monter en température au lycée grâce à la découverte de Metallian via un pote d’époque et dont le contenu allait changer ma vie.
Jamais je n’avais entendu un son si puissant, brutal, sombre et torturé, le Death et le Black s’offraient à moi et je ne lâcherais plus jamais l’extrême ! J’y découvris nombres de formations désormais cultes ou essentielles dont j’ai acheté les cd à Dysphorie, Planet Rock, Jussieu Musique ou encore la Fnac Opéra … que des lieux disparus mais chargés d’histoire ! D’ailleurs ça me rappelle toutes les dédicaces au Virgin des Champs, notamment celle de PANTERA en 1998 avec une foule incroyablement nombreuse !

Bref une fois installé dans ma vie j’ai eu envie de faire partager ma passion pour le genre d’abord via VS puis aujourd’hui au sein d’une équipe et de lecteurs passionnés et sympathiques !


Headbang

Ce serait cool de pouvoir ajouter ton texte au dossier ! Tu peux y avoir accès ?
Jean-Clint citer
Jean-Clint
22/06/2017 11:43
Comment je me retrouve dans vos histoires personnelles, je vois que certains d’entre vous ont été voir Chantal Goya tout comme moi au palais des congrès (le spectacle du soulier qui vole, est un de mes plus vieux souvenirs de gosse), avant que Dorothée et les Musclés soient mes idoles. J’ai eu ma période Dance Machine, Thunderdome, les compils de Max de Fun Radio avec « Balade Nocturne » et tous les joyeusetés d’eurodance de l’époque.

Puis vient le rock avec le Greatest Hits II de QUEEN qui j’ai usé jusqu’à plus soif, le best of de SUPERTRAMP et des EAGLES, avant l’arrivée du gros son. J’avais déjà à ce moment le Black album de METALLICA (je me souviens de la révélation avec le clip d’ « Enter Sandman » pendant le Top 50, un choc et une claque tant est si bien que dans les jours qui suivaient j’achetais l’album au rayon cd du Bhv), mais peu de gros son hormis cela, avant le Grunge et le Hard Rock via Fun Radio (merci de m’avoir fait découvrir les GUNS, OFFSPRING, SOUNDGARDEN, PEARL JAM …) puis arriva la fin du collège avec « X Factor » d’IRON MAIDEN, bien que l’album ne me plaise pas plus que ça je décidais d’explorer le passé du groupe grâce à un pote qui avait leurs albums, bingo ! Dans la foulée arriva « Sacrifice » et « Overnight Sensation » de MOTORHEAD qui me feront aimer pour toujours la bande à Lemmy (je me rappelle la prestation incroyable à Nulle part ailleurs), avant de monter en température au lycée grâce à la découverte de Metallian via un pote d’époque et dont le contenu allait changer ma vie.
Jamais je n’avais entendu un son si puissant, brutal, sombre et torturé, le Death et le Black s’offraient à moi et je ne lâcherais plus jamais l’extrême ! J’y découvris nombres de formations désormais cultes ou essentielles dont j’ai acheté les cd à Dysphorie, Planet Rock, Jussieu Musique ou encore la Fnac Opéra … que des lieux disparus mais chargés d’histoire ! D’ailleurs ça me rappelle toutes les dédicaces au Virgin des Champs, notamment celle de PANTERA en 1998 avec une foule incroyablement nombreuse !

Bref une fois installé dans ma vie j’ai eu envie de faire partager ma passion pour le genre d’abord via VS puis aujourd’hui au sein d’une équipe et de lecteurs passionnés et sympathiques !
Sakrifiss citer
Sakrifiss
16/03/2015 17:24
Alors comme ça TAsser on voit qu'on a des références en commun. Pas mal même. Sûrement une génération très proche !
tasserholf citer
tasserholf
16/03/2015 11:15
C'est marrant de voir comme beaucoup d'entre nous ont des parcours musicaux qui sans être identiques et divergeants très fortement au final ont des jalons communs.

J'ai commencé à écouter vraiment de la musique (c'est à dire autre chose que mes parents) avec l'achat de Nervermind de Nirvana vers 12/13 ans, j'ai tellement soulé mes parents avec que j'ai eu l'anniversaire suivant une mini chaîne et j'ai pu écouter ce que je voulais. Bon au début c'était pas jojo et ça se concentrait surtout sur Offspring et son "Smash" qui a tourné en boucle des mois, puis sur "Punk in drublic" de NOFX qui a subi le même sort quelques temps plus tard.

Heureusement est venue ensuite la découverte des "grands classiques" des potes plus agés : AC/DC, Guns N'Roses , Metallica, Megadeth, Iron Maiden, Sepultura puis Pantera (liste plus ou moins exhaustive et plus ou moins dans l'ordre). Malheureusement juste un chouilla trop tard pour les monstres sacrés (Metallica venait de sortir son Black Album qui laissait déjà entrevoir la purge de la suite, Iron Maiden sortait "The X Factoir" :/).
Puis l'achat de "Dusk... and Her Embrace" de Cradle qui m'a fait entrer dans le BM. S'en suivit pas mal de groupes de BM plus ou moins connus avec quelques incursions dans le death (j'ai du commencer par du Morbid Angel ou du Deicide, j'ai un trou sur le moment) et dans le heavy/power/speed (vous voyez quelle mention barrer) avec Judas Priest, Manowar puis Helloween/Blind Guardian et cie (je dois même avoir un cd de Rhapsody avant que ça soit renomé "Rhapsody of fire"), mais c'est "A Blaze in the Northern Sky" de Darkthrone acheté un peu par hasard qui m'a fait véritablement basculer du côté obscur et rechercher des ambiances moins léchées.

Dans le même temps des groupes comme Fear Factory puis Biohazard m'ont amené doucement vers le hardcore, mais c'est vraiment la découverte de "Fuel" de Raised Fist par des potes coreux qui m'y a amené et Bleach qui m'y a fait rester. Logiquement j'en voulais toujours plus et suis passé par une phase grind avec la découverte des premiers Napalm Death (que j'avais vu en première partie de Cradle lors de mon premier concert metal) puis de Carcass et de Sublime Cadaveric Decomposition.

Voilà je pense avoir fait l'ensemble du spectre de mes découvertes metal de mon adolescence. Maintenant je vais me rouler en boule et pleurer sur ma jeunesse perdue.
Arnaud2019 citer
Arnaud2019
15/03/2015 21:12
FleshOvSatan a écrit : Arnaud2019 a écrit : ze crème of ze crème Being As An Ocean.

OUAIIIISS ! J'suis plus tout seul !! Enfin, y'a Kedran aussi ! On est donc trois maintenant !


Riprizent Sourire

Chris a écrit : Merci pour ton vécu Arnaud et non, on ne s'en fout pas, perso je trouve vos "premières fois" plus intéressantes à lire que certains commentaires sur les albums! Marrant de voir que l'éponyme de Slipknot a été une autoroute pour beaucoup d'entre nous...

Bon bah tant mieux. Ha ouais Slipknot, pô de la daube à l'époque. Musicalement impecc et cette puissance scénique, bigre... Leur DVD Disasterpieces reste à ce jour le live le plus intense que j'ai jamais vu.
Ant'oïn citer
Ant'oïn
15/03/2015 19:29
Il y'a quelque chose qui me turlupine...et je crois que c'est pour cela que j'ai toujours eu l'impression d'avoir écouté le genre, c'est que je ne me rappel absolument pas quand j'ai commencé à regardé des mangas et surtout les VHS d'OAVs super violent avec cette intro qui me hante toujours...

https://youtu.be/0-bKKGEdu48


Même si j'ai toujours eu l'impression de n'avoir écouté que ce style, mes premières expériences musicale devait être vers 5 ans avec tout les disques de chanson Française qu'avait mon père, qui était à l'époque animateur de radio. Vous imaginez donc la collection de CD. Mais ce qui tournait le plus à l'époque dans la voiture ou dans le salon c'était Brassens et Jean Ferrat.

Cependant mon grand frère avait TOUT les albums de Maiden et je me rappel très bien de lui demander à chaque fois de me passer le Live After Death avec l'intro que j'adorais annonçant Powerslave.

Je situe cette époque entre 5 et 8 ans. Puis arriva Offspring avec Americana et mes Roller à fuir les vigiles des parkings et autre park pour les vieux. (je devais avoir 12 ans).

Toujours pas metal me direz vous, et c'est là où RATM débarqua de nul part (je crois qu'un pote m'avait prêté un DVD live). Je devins un gros gros fan du combo mais Metallica à pointé le bout de son nez. Je vous passe la grosse période fanboy/adulation "tout le reste c'est de la merde". Puis je découvrit l'émission Total Metal sur MCM

https://youtu.be/_EvUfNBQj3cc

A cette époque, et même si je vénérais les Four Horsemen comme jamais, je m'étais déjà bien formé musicalement avec plein de groupe de Heavy comme Hammerfall ou encore Blindguardian :love:

L'émission Total Metal ne proposait que trop rarement des clips adaptés à mes goûts. Puis je tomba sur ça.

https://youtu.be/CAXtDPKkOlA

Grosse claque et achat de CD obligatoire, je rentrais donc dans le metal "gueulé" et ce n'était pas pour me déplaire. C'est d'ailleurs à la même période que je découvris...THRASHOCORE le webzine des grosses bites. (du coup je devais avoir...17piges...)

Ca peut paraitre bizarre mais c'est avec Catamenia et l'album Eskhata que l'horizon du metal commençait à pointer le bout de son nez, blast beat, voix underground, ambiance froide, ce ne fût pas si facile et je me rappel mettre bien foutu de la gueule de ce groupe avant de réécouter puis rééécouter et réééééééécouter, pour me rendre à l'évidence, j'aime.

Un autre tournant très important fût la chronique de Keyser sur le premier Hour Of Penance (on notera un commentaire culte bourré de fautes de ma part), c'est la où le processus malsain du metal brutal et blasphématoire opéra.

Depuis j'ai grandis et à 28 ans je demande toujours plus de distortion, toujours plus de violence, toujours plus de concerts...
Chris citer
Chris
15/03/2015 17:55
Merci pour ton vécu Arnaud et non, on ne s'en fout pas, perso je trouve vos "premières fois" plus intéressantes à lire que certains commentaires sur les albums! Marrant de voir que l'éponyme de Slipknot a été une autoroute pour beaucoup d'entre nous...
FleshOvSatan citer
FleshOvSatan
15/03/2015 13:19
Arnaud2019 a écrit : ze crème of ze crème Being As An Ocean.

OUAIIIISS ! J'suis plus tout seul !! Enfin, y'a Kedran aussi ! On est donc trois maintenant !
Arnaud2019 citer
Arnaud2019
15/03/2015 00:02
Chouette dossier.

Bon je vais aussi raconter comment je me suis mis au metal mais vite-fait bien-fait vu que tout le monde s'en fout.

C'était l'été, j'avais 16 ans. Of course ça faisait quelques années que j'écoutais du Limp Bizkit et surtout, surtout du Linkin Park. Mais cet été-là j'ai découvert l'album Mutter de Rammstein, et d'aucun conviendra que ce cd dégage un truc super puissant ("Sonne" rondidjou). Ze claque.

Assez rapidement il m'en fallait plus, j'avais envie de plus de violence dans la tronche. J'avais vaguement entendu parler de Slipknot. De passage à Paris, session Virgin Megastore, je choppe l'éponyme. Bim, voilà EXACTEMENT ce que je cherchais depuis quelques mois. Ni trop, ni trop peu, ce groupe était taillé exactement à mes goûts. Le début d'une longue obsession pour ce groupe, qui jusqu'à ce jour reste le groupe pour lequel j'ai le plus trippé dans ma vie. Je l'écoutais tous les jours, je passais des heures sur des fanzines spécialisés et j'étais complètement intrigué et charmé par tout le mystère qui l'entourait (à l'époque, les tronches des gus étaient encore inconnues, à l'exception de Corey, Jim et Joey via Stone Sour et Murderdolls - oui c'était l'époque entre Iowa et Vol.3).

Autre virage important : l'entrée dans le death metal. Raison précise : j'allais voir Fear Factory en concert et deux groupes de death ouvraient : in-Quest et Misery Index. A partir de là tout s'est enchaîné direction metal extrême qui a duré pas mal d'années. J'ai aussi écrit sur un webzine à l'époque, j'ai pondu une trentaine de critiques sur presque seulement des groupes de death et un poil de black. J'ai aussi interviewé Misery Index dans leur tour bus, boucle bouclée yé.

Aujourd'hui j'écoute plus une chier de metal (presque toujours quotidiennement mais à bien bien plus petite dose et surtout je n'ai plus cet appétit de découvrir de nouveaux groupes et ça me manque pas du tout) mais je garde quelques chouchous : Ulcerate et The Red Shore pour le death metal, plus récemment j'ai eu des coups de coeur pour Départe (death/black avec une bonne louche de post-hardcore) et Misthyrming (merci Thrashocore pour la découverte, j'ai découvert ça en étant stone et c'était vraiment quelque-chose). Et comme j'aime avoir des goûts larges et que les élitistes "metal only" me cassent les couilles, je kiff aussi le metalcore et le hardcore et je vous emmerde (Adept, Asking Alexandria, Enter Shikari et ze crème of ze crème Being As An Ocean).
Sakrifiss citer
Sakrifiss
05/03/2015 04:30
Et les lecteurs du site peuvent bien entendu nous raconter leurs premières fois !
von_yaourt citer
von_yaourt
04/03/2015 00:46
Oh bordel, vous sortez les vieilleries du placard ! J'ai écrit ce texte il y a quoi, quatre ans ? Du coup la conclusion tombe un peu à l'eau. Moqueur

Hé Chris, on le publie ce dossier des 10 ans de Thrasho qu'on n'a jamais fini ? Mr Green

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