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Nicolas Merrien pour la sortie du livre "Black Sabbath - Children Of The Grave"

Interview

Nicolas Merrien pour la sortie du livre "Black Sabbath - Children Of The Grave" Entretien avec Nicolas Merrien (2017)
Nicolas Merrien est rock critic pour le webzine AlbumRock. En septembre 2016, il a publié Black Sabbath – Children of The grave chez Le mot et le reste. Une biographie analytique de la carrière musicale du Sab qui pourrait bien faire référence.

Qu’est-ce qui t’as conduit à écrire une biographie consacrée à BLACK SABBATH ?

Cela a commencé en 2013 quand on a décidé de faire un dossier sur BLACK SABBATH sur AlbumRock. On a écrit le dossier à plusieurs, et j’ai pris la responsabilité d’écrire l’article généraliste qui expliquait le groupe, l’évolution etc. On en est resté là ensuite et puis, à la rédaction d’AlbumRock, on a un rédacteur qui a écrit plusieurs livres pour Le Mot Et Le Reste. Il m’a mis en contact avec l’éditeur car ce dernier cherchait un auteur pour faire un livre sur BLACK SABBATH. Il recherchait un non métalleux pour avoir une approche Classic Rock. On a été mis en contact comme ça et moi n’ayant jamais écrit de livre spécifiquement sur un groupe de Rock, je me suis dit que c’était l’occasion ou jamais et j’ai accepté avec plaisir puisque j’aime bien le groupe.

Quelle latitude t’as laissé l’éditeur sur la construction du livre ?

Il voulait s’éloigner du fan service. Le livre devait se consacrer uniquement à la musique, l’évolution du groupe, les personnalités. J’ai commencé à écrire le livre sans avoir une vision d’ensemble de ce que je voulais faire. Finalement, j’en suis arrivé à quelque chose d’assez synthétique.

Si tu avais eu 100 pages de plus, tu en aurais fait quoi ?

J’aurais pu m’attarder sur les live, les différentes prestations, quelles ont été les scènes plus réussies, moins réussies. Inclure d’autres anecdotes et détailler plus les discographies solo des différents membres.

Quelles ont été tes sources ?

Je n’ai pas rencontré de personnes extérieures. J’ai essayé de rester le plus factuel possible. Mon matériau de base a été les biographies de chacun des membres. Après j’ai lu deux ou trois bouquins transversaux ainsi que divers articles sur le web. J’ai essayé aussi de bien m'imprégner de l’ambiance de chaque période en visionnant les vidéos Youtube des concerts, certains clips quand il y en avait pour essayer de revoir un peu l’ambiance.

La colonne vertébrale de Black Sabbath - Children Of The Grave, c’est l’analyse track by track de la discographie, comment as-tu procédé ?

J’ai tout réécouté du début à la fin et j’ai essayé d’avoir un regard neuf. Ce que me reprochait l’éditeur dans mes premiers jets c’est d’être un peu trop subjectif ou enflammé ou au contraire négatif. Il m’a incité à prendre du recul sur la musique, de me mettre dans la position de quelqu’un qui ne connaîtrait pas ce groupe pour avoir un ressenti un peu neutre.

Tu attaches beaucoup d’importance à la construction musicale des chansons, pourquoi ?

J’aime bien analyser la musique. j’ai étudié un peu le solfège, les gammes de couleur, les rythmiques, les modes majeurs et mineurs, les intervalles d’accord. J’essaye de me baser là-dessus pour avoir quelque chose d’assez précis et rajouter un peu de sentiments ou de ressenti extérieur aussi.

Globalement, est-ce que c’est une musique qui vieillit bien ou qui est un peu datée ?

Je trouve que toute la période 70 a plutôt bien vieilli. Ce qui faisait l’intérêt de SABBATH à l’époque, c’était le parti pris sonore assez inédit. En matière de songwriting, c’est quelque chose qui est assez fédérateur, qui s’écoutait bien et qui s’écoute toujours bien. Toute la partie des années 80, c’est plus compliqué, notamment les trois albums écrits avec Tony Martin. Ils sont vraiment très datés, très typés années 80, plutôt difficile à écouter maintenant. Les deux disques que je pensais vraiment ne pas apprécier du tout sont Cross Purposes et Forbidden, enregistrés avec Tony Martin dans les années 90. Ils ne sont pas parfaits, loin de là mais qui ont été complètement enfoncés par les critiques, et probablement en partie à tort. Il y a des choses qui ressortent quand même.

Ton album préféré de la collaboration de BLACK SABBATH avec Dio, c’est Dehumanizer, pourquoi ?

Il y a dans Dehumanizer un parti pris assez particulier avec la batterie très sèche et sonore. C’est un album rèche et acide et qui révèle les tensions et la pression subie par le groupe pendant sa conception. On le ressent dans le disque et au niveau de l’écriture des titres, je trouve qu’il est bien. Il tient la route.

C’est le genre d’album qu’on apprécie aujourd’hui pour sa coloration Heavy Metal alors qu’à l’époque où il est sorti, il était totalement ringard.

Totalement ringard parce qu’il est arrivé au moment du Grunge. BLACK SABBATH était déjà un groupe has been à l’époque.

Et pourtant, Tony Iommi donne l’impression d’être persuadé que rien ne pourra abattre son groupe.

Il était vraiment le seul à vouloir continuer à tout prix à enregistrer, tourner, ne jamais s’arrêter. Il y avait cette boulimie, ce besoin de faire de la musique qui était en partie dû à la cocaïne puisque dès qu’il s’est sevré il s’est complètement calmé. Mais il y avait aussi le besoin financier car il était ruiné, il devait tourner et vendre des disques pour se renflouer. Et puis, il donne l’impression de penser qu’il était au-dessus de ça et sans se remettre en question il continuait son truc. Ce côté un peu, peut-être candide ou naïf de se dire que quoiqu’il puisse faire, c’est bien. Un enthousiasme un peu niais.

Dans l’introduction, tu expliques que Black Sabbath s’est trouvé pris au piège par ses fans qui voulaient continuer à entendre la musique des premiers albums, alors que certains membres du groupe auraient voulu évoluer vers quelque chose de plus progressif.

Il y a plusieurs tendances qui s'opposent. Ozzy prenait de plus en plus de distance avec la direction artistique sur les derniers albums car il voulait rester dans le côté sombre, dark, les thèmes démoniaques alors que Iommi et Buttler voulaient sortir et évoluer pour ne pas mourir. A partir du départ d’Ozzy, le groupe menaçait de s’arrêter, il a fallu prendre une décision et l’arrivée de Dio a permis aux membres restants de se rattacher à leur public. Le public avait commencé à partir vers KISS, ALICE COOPER et VAN HALEN et avec la NWOBHM et IRON MAIDEN qui n’allait pas tarder, le Punk qui a ringardisé ce qui était Hard Rock et Progressif, BLACK SABBATH devait à tout prix trouver une solution pour arrêter l'hémorragie. Ils ont choisi un retour aux sources pour contenter les fans.

Tu es globalement très enthousiaste sur la première décennie du groupe, en revanche, tu n’as pas apprécié les deux premiers albums enregistrés avec Ronnie Dio, Heaven and Hell et Mob Rules, qu’est-ce qui te gène dans ces deux disques ?

Le style est tellement différent par rapport à ce que faisait Sabbath avant, il y a peut-être un regain en terme de mélodie et de chant, mais musicalement parlant et en terme instrumental, guitare notamment, Tony Iommy n’est pas du tout dans son élément sur cet album et tout ce qui faisait le sel de BLACK SABBATH en tant que tel est passé à la trappe.

Peut-être parce que Iommi avait en face de lui un musicien accompli qui voulait plus s’investir dans l’écriture du disque que Ozzy ?

Il y avait la confrontation entre deux univers différents et Dio avait un bagage musical qui n’était pas du tout le même que celui de Ozzy. Ozzy chantait à l’instinct. Dio était musicien de formation, il réfléchissait et il avait eu une expérience de songrwriting assez importante avec Blackmore au sein de RAINBOW.

Le groupe aurait pu profiter de la collaboration avec Ian Gillian pour revenir vers quelque chose de plus Progressif et c’est tout le contraire qui s’est passé.

C’est d’autant plus étonnant que lorsqu’on réécoute les DEEP PURPLE de l’époque Gillian, ça coule tout seul. Il est dans son élément et ses vocaux passent tout seul. Alors qu’avec BLACK SABBATH, c’est deux univers différents qui se rencontrent et ça ne fonctionne pas. En plus Born Again est raté parce que le son est dégueulasse et les compos globalement pas bonnes.

Et paradoxalement il a bien marché.

Oui, parce que le public attendait beaucoup de cette association. L’enthousiasme est retombée assez vite et il ne s’est pas très bien vendu au final.

Après le départ de Ian Gillian, Tony Iommi tente un projet solo avec Glenn Hugues puis enregistre cinq albums avec un parfait inconnu, Tony Martin. Rétrospectivement, que penses-tu de ce chanteur et de ces albums ?

Je pense que c’est assez paradoxal car en comparant mon appréciation de ces disques et ce que disent les fans de cette période là, j’ai l’impression de ne pas avoir eu du tout le même ressenti que les autres. The Eternal Idol est un album particulier car il a été conçu dans un contexte tellement chaotique avec le départ des musiciens, le retour de Patrick Meehan et l’enregistrement dans les îles. Le retour en catastrophe en Angleterre, Tony Martin qui arrive au dernier moment pour pallier à la défection de Ray Gillen. Quand on connaît le contexte de l’album et qu’on entend le résultat, on se dit que ça aurait pû être pire, surtout que les derniers morceaux de l’album sont assez honnêtes. Mais là où j’ai été surpris c’est sur Headless Cross, considéré comme l’album phare de la période Martin que j’ai trouvé catastrophique, il recycle les pires clichés du Metal des année 80. Cet album a été assez pénible à écouter. Tyr est un petit peu mieux, mais il reste très ancré dans les années 80.

Tony Martin est de bonne composition, il s’est fait écarter plusieurs fois, il est revenu à chaque fois.

Martin c’est la bonne poire, c’est le fanboy, le type qui allait aux concerts quand il était jeune et qui a eu l’opportunité de chanter dans ce groupe quitte à s’abaisser à tout et n’importe quoi.

Est-ce que tu penses que BLACK SABBATH ne peut exister autrement qu’avec les quatre fondateurs ?

Cela dépend vis à vis de quoi on se place. N’importe quel groupe pourrait avoir une certaine légitimité à certaines périodes. Quand on prend DEEP PURPLE, la période Gillian fait l’unanimité, celle avec Coverdale et Glenn Hugues est appréciée par d’autres, et puis le line-up actuel qui fait des choses assez différentes, même si en concert ça passe tout seul. BLACK SABBATH c’est différent car les périodes sont très différentes les unes des autres. La période Ozzy fait consensus parce que tous les chanteurs qui se sont succédés dans le groupe ont repris des morceaux de la période Ozzy. Les autres périodes n’ont pas l’originalité qu’avait le son BLACK SABBATH à l’époque. Ce que le groupe a pu apporter à la musique en général. Les effets, les riff, la structure des chansons. Après, il y a les qualités intrinsèques de chacune des chansons et la renommée de chacun des membres, de chacun des chanteurs notamment. Paradoxalement, Dio a probablement plus tiré en terme personnel de ce qu’il a fait en solo avec DIO que ce qu’il a fait avec le Sab qui a plutôt tendance à le rabaisser par rapport à ce qu’il a fait ailleurs.

On dit effectivement que Dio s’est libéré sur ses albums solo. Mais ils sont aussi très marqués.

Ils sont marqués années 80 mais on sent qu’en tant qu’artiste il a plus de fierté de ce qu’il a fait en solo ou même avec RAINBOW, on le sentait plus impliqué en terme de personnalité dans les chansons. Qu’on mesure en comparant les périodes de RAINBOW avec et sans Dio. L’influence de Dio est importante sur SABBATH mais cela ressemble beaucoup plus à un compromis. Pour revenir à BLACK SABBATH, la période qui va de Seventh Star à Forbidden, c’est quand même de la survie malgré tout. Iommi s’est fait plaisir, il voulait bosser avec Cozzy Powell, il l’a fait. Il fallait remplir le compte en banque et il y a cet espèce de laisser aller, il s’est laissé porter par les événements sans se poser de question. Et la drogue.

Puisque le départ de Ozzy semblait inévitable, comment auraient-ils dû réagir, à ton avis ?

Au moment où Ozzy est parti, la pire erreur qu’ils ont fait est de continuer sous le nom de BLACK SABBATH, ils auraient dû partir sur autre chose, ça aurait marché ou pas, ils auraient arrêté ou pas. C’était le premier tournant. Même s’ils ont renoué avec le succès, ils auraient dû voir les signaux d’alerte. Quand Dio est parti, il y a eu l’histoire du faux album solo avec Glenn Hugues, Iommi aurait dû dire stop mais il était ruiné. Il savait qu’il ne vendrait pas de disques solo, il a donc essayé d’imposer sa marque pour pouvoir essayer de se renflouer mais en se discréditant totalement derrière.

D’après toi, quelle serait la chanson la plus importante de la discographie de BLACK SABBATH ?

S’il fallait choisir, ça serait la chanson Black Sabbath. Première chanson, premier album, c’est la chanson qui marque le groupe et qui marque ce style, le son de guitare, les rythmiques lentes, la distorsion, la voix, les thématiques. C’est à la fois ce qui a fait la force et la faiblesse de Sabbath. Qui a permis au groupe de se démarquer et dont il a essayé par la suite de prendre ses distances sans y parvenir car cette imagerie était prégnante pour les musiciens et les fans. Après, ils ont fait d’autres morceaux que je préfère et qui sont mieux au niveau mélodique.

Et quel est l’album le plus significatif ?

Si on parle en terme d’importance historique, c’est Paranoïd puisqu’il y a le titre Paranoïd qui pose pas mal de bases du Heavy Metal, il y a tous les hits qu’ils jouent en concert depuis des années. C’est l’album sur lequel les morceaux sont le plus réussi et qui a eu le plus d’influence sur la scène Heavy Metal naissante et sur les groupes des années 80 et ceux qui font du Metal aujourd’hui. Ce n’est pas mon album préféré. Moi j’ai tendance à préférer Master of Reality et Vol.4, surtout Vol.4 sur lequel ils se libèrent plus. Ils sont créatifs, il y a d’excellents riffs. Sur Master Of Reality, ce qui est intéressant c’est le son et l’ambiance qui se dégage de l’album.

Tu es très critique vis à vis des claviers de Geoff Nichols, pourquoi ?

C’est pas sur l’homme en tant que tel, c’est plus sur l’évolution musicale mais les responsabilités sont partagées avec Iommi qui voulait que ça se passe comme ça. C’est Tony Iommi qui a voulu mettre des claviers assez tôt. Nichols n’a pas eu la tâche facile, pendant très longtemps, il n’était pas reconnu comme membre du groupe. Il a fini par être intégré sur The Eternal Idol comme membre à part entière du groupe. Quand on y fait attention, c’est très difficile de s’en départir, notamment sur Headless Cross où il y en a partout.

A partir de 1992, pendant une quinzaine d’années, le Sab existe grâce aux concerts et en 2013, un nouvel album, 13. Qu’en as-tu pensé ?

C’est un album sans prise de risque, le risque de plantage était tellement énorme qu’ils s’en sont pas mal sorti. Ce qui est intéressant c’est de voir que c’est une question d’intention et de type de direction qu’ils voulaient prendre. Juste avant ils ont fait The Devil You Know avec Dio qui était un album avec plusieurs morceaux de Doom, un disque très dur, très Metal justement et ils sont repartis chercher des racines plus seventies avec 13, ce n’était pas quelque chose, dans l’évolution de la discographie de Iommi qui coulait de source. En outre, il fallait se dire que Ozzy acceptait de laisser le stylo à Buttler qui n’écrivait plus les textes de Sabbath depuis Never Say Die. Ozzy a dû accepter de lâcher du lest et justement au niveau du son et du style, ils s’en sont bien sortis même s’ils n’ont pris aucun risque. Il n’apporte rien, il ne change rien. Quand on passe de Black Sabbath à Paranoïd, Master Of Reality, Vol.4, à chaque fois il y a quelque chose de différent, même s’ils restent dans un même univers. Là il n’y a vraiment aucune prise de risque, il y a même un côté nostalgique. Ils reprennent des tics sonores comme les cloches de Black Sabbath sur le dernier morceaux. Ils recyclent des riff, des tics vocaux, ils se font des auto-références.

Et puis un solo par morceau.

Oui, alors que dans les années 70, Iommi ne faisait pas beaucoup de solo, il les faisait assez courts, ça tient aussi à son handicap, il s’est plutôt considéré comme un guitariste rythmique. Les solo c’était la partie imposée, mais c’est pas là où il excellait le plus. Par contre, dans son évolution, il s’est mis à allonger ses solo.

Et penses-tu que The End c’est vraiment la fin ?

Aucun indice ne laisse penser qu’ils feront autre chose. Connaissant Iommi, tant qu’il respirera, il continuera. Je pense qu’Ozzy a fait le tour, il a déjà évoqué un nouvel album solo, un nouvel Ozzfest. Il a déjà fait le coup de la retraite abandonnée. Il a aussi déjà fait le coup avec Black Sabbath. C’était des coups médiatiques orchestrés par le couple Osbourne mais là il y avait aussi l’idée qu’ils avaient envie de pouvoir réintégrer Bill Ward et voyant qu’aucun accord ne pouvait être trouvé, ils se disent que la boucle est bouclée. Ils n’ont plus grand chose à dire, est-ce que ça vaut le coup de continuer.

Tu soulignes qu’entre 1969 et 2011, ils ont vécu chacun de son côté et la complicité adolescente des débuts a disparu.

Il y avait l’envie de rejouer ensemble mais sans Bill. La dernière tournée s’achève dans moins d’un mois (interview réalisée le 16 janvier 2016, le dernier concert de Black Sabbath s’est déroulé le 4 février 2017 à Birmingham), on verra ce que ça donnera. Iommi a émis le souhait de remasteriser les albums de la période Tony Martin, mais ce n’est plus le vrai de l’époque, donc ça ne compte pas.

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