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Lex Riders, rétrospective

Interview

Lex Riders, rétrospective Entretien avec Lex Riders (2017)
Le Rock’n’roll est probablement le genre nous ayant apporté le plus de personnalités inoubliables ; des génies de la gratte aux virtuoses vocaux ; chevelus graisseux, dandies négligés chics, Papys sous coke, le bestiaire s’avère prolifique de charismes en tout genre. Dans l’ombre des mastodontes, une flopée de passionnés contribue également à l’extraordinaire richesse d’une appellation qui s’étend bien au-delà d’un simple courant musical.

Plus qu’un mode de vie, une religion dont Lex Riders est un fervent pèlerin depuis plus de quinze ans. Une carrière débutée en 2002 au sein du trio grunge glam rock ‘Space Needle’, préfigurant la mort d’un genre et anticipant la renaissance d’un autre, Lex y est non seulement guitariste mais chante également, prouvant qu’il maîtrise aussi bien ses cordes vocales que celles de sa gratte. Un premier album auto produit ‘Neon Bright’ donnant lieu aux premiers concerts ; des expériences scéniques dont Lex se nourrie telles des salles de shoot live.
En 2005, le Garage Rock très 60’s de Lex Riders and The Machine Gun enfante d’un unique single ‘Stone Cold Lady’ avant de changer de nom au profit d’un ‘Shoot Your Idols’ très prometteur. Les sonorités assument un Hard-Blues du plus bel effet dont les légendes Led Zep et Hendrix en sont les principales sources d’inspiration. Le quintet multiplie les concerts dans des salles mythiques ; le Bus Palladium, le Batofar et le Glaz’art sont autant de scènes ayant accueillies les premiers pas d’un groupe prometteur et bourré d’énergie.
Artiste polymorphe, performer, show man revendiqué, Lex participe en parallèle à un concept atypique ; ‘Femmes et Le Monde intérieur’, hommage space-rock vintage à une époque où le cabaret psychédélique était béni des Dieux, Lex y déclame des textes sur des rythmes synthétiques hypnotisant. Son côté androgyne y fait merveille.
2008 amorce la fin de ‘Shoot Your Idols’, ‘Vanity Case’ est né ; c’est aussi cela l’esprit Rock’n’Roll, passer d’un style à l’autre avec talent ; et autant dire que sur ce dernier point Lex remplit le cahier des charges haut la main.
Ce n’est donc pas un hasard s’il intègre en 2011, le groupe de Metal Indus ‘Undercover Slut’, reconnu pour leurs prestations live très ‘chock’.
Une expérience qui l’amènera à ouvrir pour des groupes cultes tels Murder Dolls, Wednesday 13 ou encore The 69 eyes…
Que l’on aime ou non l’univers du groupe, les shows d’U.S. ne laissent pas indifférentes. Leur théâtralité excessive se veut comme une machine de guerre anti capitalo-libéralistes et anti religion ; un champ de bataille où les performeuses s’en donnent à cœur joie.
L’aventure des Slut s’arrêtent pour Lex fin 2013 qui en profite pour lancer un webzine dédié aux guitaristes ‘Riff your life’; prouvant à ceux qui en doutaient encore, la polyvalence d’un artiste accompli qui se dédie jusqu’au-boutisme à son art.
En parallèle, Lex développe un nouveau projet branché Rock’n’indus, The Meredith Hunters, un blaze dont les fans des Stones sauront reconnaitre.
Avec des invités aussi prestigieux que Denis Bortek (Jad Wio) et Steve Makay (Sax des Stooges), le 1er EP (2 titres) se revendique comme un mélange de rock industriel, de métal, de hard rock et de free-jazz. Une petite pépite déjà disponible en attendant un deuxième opus particulièrement alléchant.
Au dernière nouvelle, le nouvel opus très attendu proposera cinq titres (A higher price to pay / All i've got / Corner of my eyes / Bodybag central / The visitor); les deux singles de la première galette plus trois inédits pour une sortie imminente.

L’occasion d’en savoir un peu plus sur cet artiste né pour sublimer l’underground.


Kolonel : Peux-tu nous dire comment tout ça a commencé ; tes inspirations ; tes premiers faits d’armes et surtout pourquoi …la guitare…

Tout a commencé par une guitare classique qui trainait dans ma famille depuis des lustres ! Ma mère l'avait reçue en cadeau d'anniversaire pour ses 18 ans, mais elle n'a jamais su en jouer. Elle a essayé de la vendre à plusieurs reprises, sans succès. Quand j'étais gosse, je m’amusais souvent avec cette guitare, sans trop savoir ce que je faisais. Quand j'ai eu 15 ans, j'ai vu une pub à la tv pour une méthode de guitare vendue en kiosque. J'étais un fan absolu de Nirvana, et je me suis dit que c'était peut-être le moment d'apprendre à jouer de cette satanée guitare ! Presque tous mes camarades de classes ont acheté le 1er numéro de cette méthode, alors très à la mode. Lors de la parution du n°2, nous n'étions plus que trois... Et je suis le seul à avoir été au bout des 40 numéros ! Peu de temps après, j'ai formé mon premier groupe (très orienté grunge, naturellement) et composé ma première chanson, intitulée "It's Your Turn".

Kolonel : On peut dire que tu as toujours suivi une même ligne directrice musicale, à mi-chemin entre le glam rock, le rock’n’roll graisseux, l’indus…quels sont pour toi les Maîtres qui ont révolutionné ces genres ?

J'ai hérité d'une impressionnante collection de 33 tours de hard-rock achetés dans les années 70. J'ai donc été biberonné à du Aerosmith, Deep Purple, Led Zeppelin, The Who, Rolling Stones, etc... Ensuite je me suis intéressé à Nirvana, et grâce à eux j'ai découvert plein d'autres artistes, dont David Bowie et Iggy Pop qui sont devenu mes nouveaux mentors. Cela fait "effet boule de neige", chaque groupe t'en fait découvrir un nouveau, et au final tu réalises que tu as acquis une solide culture musicale
Pour répondre à ta question, je crois que Bowie a eu une importance capitale dans l'histoire du rock, car il a vraiment introduit la théâtralité dans cette musique. J'ai été très affecté par sa disparition... Je pense également à Alice Cooper, un artiste très talentueux et pourtant trop souvent sous-estimé, qui a ouvert la voie à tous les groupes de shock-rock, de Kiss à Mötley Crüe en passant par Marilyn Manson.

Kolonel : J’ai l’impression que tu ne peux être l’homme d’un seul projet ; as-tu besoin de ces changements continuels afin de te nourrir musicalement et faire évoluer ton art ?

Cela n'est pas vraiment un choix délibéré de ma part. Avec le temps, j'ai réalisé que j'avais des goûts beaucoup plus éclectiques que la plupart des gens - qui ont souvent tendance à se contentent d'aimer un seul genre musical, ou un seul groupe. Alors que moi je peux très bien écouter un disque de Michael Jackson, enchainer sur du Kraftwerk, et finir sur du Beethoven ! J'écoute tous les styles de musique (à l'exception du rap), et cela me nourrit. Du coup, il m'arrive de composer une chanson très pop, puis après une chanson plus hard, etc... Ce n'est parfois pas évident de marier tout ça au sein d'un seul projet. Par souci de cohérence, je préfère donc mener différents projets !

Kolonel : Tu possèdes un background assez impressionnant en termes d’expériences aux seins de groupes ou en solo ; n’es-tu jamais fatigué par cette folie créatrice ?

Je suis un peu plus fatigué maintenant que j'ai 35 ans, qu'à l'époque où j'en avais 25. C'est d'ailleurs pour cela que mon groupe actuel The Meredith Hunters ne s'est fixé pour unique objectif que de sortir un disque. Sauf miracle, je ne ferais pas de concerts avec cette formation.

Kolonel : Les artistes très prolifiques sont très souvent multifacettes ; as-tu d’autres cordes à ton arc ? As-tu déjà envisagé de travailler sur des musiques de films ou pour des projets alternatifs…

Depuis un certain temps je m'intéresse de près à la M.A.O. et à la musique électronique. J'ai découvert avec joie le synthétiseur, qui pour moi est un instrument tout aussi magique que la guitare électrique ! Les possibilités sont tout simplement étourdissantes. J'aimerais beaucoup composer des nouvelles chansons à la façon des artistes new-wave des années 80, mais je ne l'ai pas encore fait faute de temps.

Kolonel : Pour le projet The Meredith Hunters, tu as collaboré avec deux artistes prestigieux. Comment vous êtes-vous rencontrés et surtout comment as-tu réussi à les convaincre ?

J'ai rencontré Steve Mackay (saxophoniste d'Iggy Pop) lors d'un concert solo qu'il donnait dans un modeste squat parisien! Tout s'est fait très naturellement, j'ai eu l'occasion de rentrer dans sa loge et de discuter un peu avec lui. Le courant est passé plutôt bien, et je lui ai carrément dit que j'adorerais qu'il joue sur une de mes chansons. A ma grande suprise, il a accepté ! On s'est donné Rdv dans un home studio à Bruxelles, il a joué une formidable partie de saxo à la "Funhouse" et ne m'a pas demandé un centime. On a passé une super journée, on a mangé ensemble au resto et on s'est moqué du Manneken-Pis. Steve Mackay était un homme formidable, son décès est vraiment très triste...
Pour Denis Bortek (chanteur de Jad Wio), nous avons échangé pas mal de messages sur les réseaux sociaux. Denis est un personnage énigmatique et fascinant, que j'adore. Je lui ai proposé de chanter sur un titre, et de co-écrire les lyrics. Il est venu en studio et a fait un boulot formidable, je crois d'ailleurs que tout le monde peut entendre la qualité de sa performance en écoutant la chanson

Kolonel : Peux-tu nous parler de ce nouvel opus ; y aura-t’il une suite scénique ou clipesque à ce projet ?

The Meredith Hunters viens de sortir un EP 5 titres. Il faut savoir que nous avons tout fait nous-même de A à Z, de l'enregistrement au mixage, en passant par la conception de la pochette et même la fabrication des CD. J'espère que le public sera indulgent par rapport au côté artisanal du produit. Ceci dit, nous apprécions fortement cette indépendance, et de toute manière aucune maison de disque n'aurait voulu s'investir sur un projet comme le nôtre en 2017 !!!!
Nous n'avons aucun projet scénique, comme je l'ai déjà dit, en revanche nous sommes ouverts à toute collaboration pour donner une identité visuelle à nos créations.

Kolonel : As-tu d’autres projets sur le feu ? des envies d’autres collaborations ? De projets différents comme par exemple ton webzine…

Je m'investis pas mal dans mon blog Riff Your Life, qui commence à prendre de l'envergure et à devenir économiquement viable grâce à la vente des méthodes de guitare que j'ai créées (Pack Impro et Pack Accords). C'est énormément de boulot de s'occuper d'un site internet, de trouver des idées d'article, etc... De plus, j'écris des piges pour d'autres sites de guitare. Actuellement, je n'ai pas d'autres projets à part celui de développer encore davantage mon blog.

Kolonel : Peux-tu un seul instant t’imaginer raccrocher un jour les guitares ?

Non, cela me serait totalement impossible ! Je ne peux pas rester plus de deux jours sans jouer, sinon je commence à ressentir les effets du manque. Je me vois bien finir comme les vieux bluesmen, à gratter une guitare folk sur un perron tout en méditant au sens profond de la vie.

Kolonel : Un dernier mot pour la fin, ton leitmotiv par exemple…

Saisir sa chance, assumer ses choix, ne jamais rien regretter.

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