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Deflesher - Interview pour l'album "Ossuary"

Interview

Deflesher - Interview pour l'album "Ossuary" Entretien avec Adrien Monnier (Basse) (2017)
Salut Adrien et tout d’abord bravo pour ce disque vraiment réussi et de grande qualité, pour commencer peux-tu présenter et me raconter la création du groupe ?

Salut et déjà merci pour l’interview et la chronique, ça nous fait extrêmement plaisir ! Alors si tu veux l’histoire très officieuse de DEFLESHER tout a commencé entre Arthur (Guitare) et moi, bien avant que le groupe ait un nom bien défini. On était un peu le « cliché des gars qui répétaient dans la cave » avec une guitare/basse. On a ensuite fais plusieurs tests de batteurs mais c’est au moment où Yann (Batteur actuel) rejoignait le projet que je suis parti lancer un autre groupe. Du côté de DEFLESHER c’est Dimitri (Chant) puis Florent (Guitare) qui rejoignent rapidement la formation. C’est cependant les bassistes qui se relaient et c’est Nico, le frère de Yann, qui enregistre la basse sur notre Démo « Once Upon The Carnage ». Je rejoins à nouveau le groupe fin 2013 et on enchaine les dates jusqu’en 2016 où on décide de faire une grosse pause dans les concerts pour nous concentrer quasi-exclusivement sur la réalisation de notre album « Ossuary ».

Quelles sont les influences et groupes phares de chacun ?

Bon c’est évident qu’on n’a pas tous les mêmes playlists. Inutile de dire qu’on est tous fan d’énormément de CANNIBAL CORPSE, DEICIDE et d’autres classiques du Death et que nous cantonner à un seul genre est un exercice très difficile. Mais à titre personnel Arthur est très porté sur toute la Tampa Bay et tous les groupes qui en sont sortis. Yann écoute pas mal de de Djent type MESHUGGAH. Florent et Dimitri sont très portés sur le Black (Death) Metal qui va de BEHEMOTH jusqu’à INQUISITION. Pour ma part, ce serait plutôt le Brutal Death, Slam jusqu’au Grind le plus incompréhensible ahah ! En réalité, je pense que c’est un peu ce melting-pot de genre qui nous permet de pondre le son de DEFLESHER tel qu’il est aujourd’hui.

A titre personnel quel est ton disque de chevet actuel et le classique que tu ne te lasses pas d’écouter ?

Alors actuellement j’écoute bien un album chaque matin avant d’aller travailler et il s’agit du monstrueux « F*ck Humanity » de DEBAUCHERY. Car même si il reprend énormément les codes du génial « Kings Of Carnage », il n’y a rien de mieux qu’un énorme Death’And’Roll pour commencer la journée. En ce qu’il concerne le classique je ne lâcherai jamais c’est sans aucune hésitation « The Blackening » de MACHINE HEAD, car je me rappelle très bien l’acheter de façon complétement innocente le jour de sa sortie dans une Fnac. Ça a été la claque de A à Z et je pense que c’est un des rares albums que je trouve parfait, que ce soit dans la production que dans la réalisation des morceaux. Qui plus-est, ces derniers prennent toute une autre dimension en live et je crois que MACHINE HEAD au Zénith en février 2010 fût un des concerts les plus marquants de ma vie.

La scène des Yvelines ne cesse de faire parler d’elle en bien depuis quelques temps et se montre particulièrement créative, je pense notamment à PITBULLS IN THE NURSERY et WHISPER OF DEATH, es-tu d’accord avec cela et as-tu déjà joué avec eux ?

Personnellement je suis assez d’accord. J’avoue être moins fan du renouveau de PITBULLS OF THE NURSERY et je préfère les racines musicales (comme le premier album « Lunatic Factory ») mais ça reste un groupe de très grande qualité qui a réussi à devenir beaucoup plus qu’un simple groupe local, jouer avec eux serait vraiment très plaisant ! Quant à WHISPER OF DEATH ce sont tous de très bons potes, on se connait assez bien et on aimerait vraiment faire une scène avec eux si l’occasion se présente !

Vous avez eu l’occasion de passer dans « Bring The Noise » sur Ouï Fm, et de faire entendre votre démo sur les ondes, avez-vous eu des retombées positives ? Les retours ont-ils été nombreux ?

Effectivement, ça fait déjà deux ans qu’on est passé et ce fût un super moment. On a été accueilli comme des rois par Aurélie et son équipe. On a pas eu « énormément » de retours car ce n’était pas une soirée 100% DEFLESHER mais on a déjà eu des surprises en rencontrant des gens dans des concerts ou festivals qui nous ont sortis des « Mais oui bien sûr, je vous ai entendu à la radio, c’était ouf les gars » ! Mais lors de cette émission Aurélie nous avait dit de revenir lorsque l’album serait sorti donc… on est en train de travailler le sujet ;) !

Pour en venir à l’album comment s’est passé le processus de création ? Tout était-il déjà prêt lorsque vous êtes entrés en studio ?

Déjà il faut savoir qu’on a travaillé avec Olivier Legrand qui est un putain d’ingé-son (KRONOS, BENIGHTED, PITBULLS OF THE NURSERY, etc.). Quand on est rentré en studio toutes les compositions étaient terminées et on a fait quelques minimes modifications, notamment sur certains rythmes, pour que tout colle bien sur le tempo ! Ensuite on a eu le schéma classique d’enregistrement : Batterie – Basse – Guitare – Chant suivit d’un mix chez Olivier même.

Celui-ci était annoncé depuis un bon moment et a eu pas mal de retard, à quoi cela est-il dû ?

Nous sommes donc démasqués sur ce sujet… Plus sérieusement on a eu des problèmes avec du matos en studio (une tête de guitare qui avait des pertes de puissances et donc nécessitait des réenregistrements). Mais ensuite on a voulu refaire complétement l’artwork de l’album, un livret ainsi qu’un verso. Au niveau du calendrier ça a été très compliqué surtout que c’est globalement Dimitri et Florent qui s’y sont collés. Mais la galère ne s’est pas arrêté ici vus qu’il y a eu un souci sur le verso et on a du faire une réimpression. Mais après toutes ces galères l’album est finalement prêt et on en est plus que fier !

Le son qui le caractérise sonne résolument live, on est bien loin des productions synthétiques actuelles trop en vigueur actuellement, es-tu d’accord avec cela ?

Je suis à 100% d’accord avec ça. C’était d’ailleurs un reproche qui venait souvent sur la démo : le son est trop synthétique. On a vraiment voulu redonner une âme à notre son, essayant de lui donner un petit côté authentique sans que ce soit trop dégueulasse et incompréhensible. Et avec Olivier au commande du mix ça c’est plutôt bien passé ahah !

Pourquoi ce choix de réenregistrer les titres de votre démo ? A titre personnel je trouvais leur production d’origine parfaitement adaptée …

On est toujours content de notre démo et on trouve que pour un premier enregistrement c’est très bien ! Cependant elle commençait à dater et manquait un peu de personnalité. Quand on a enregistré « Ossuary » on voulait vraiment marquer l’évolution du groupe. C’est vrai qu’on a longtemps hésité à réenregistrer tous les titres de la démo, il n’a failli avoir que deux titres sur l’album d’ailleurs ahah ! Cependant « Once Upon The Carnage » fait partie du groupe et on a voulu lui donner un nouveau souffle, surtout que certaines ont été un peu modifiées. Je pense qu’il faut prendre ces pistes comme deux entités différentes : celle de « Once Upon The Carnage » 2013 et celle d’ « Ossuary » 2016.

Avec l’expérience et la maturité avez-vous vécu le processus d’enregistrement différemment ou de la même manière que pour « Once Upon The Carnage » ?

Je ne me prononce pas, je n’étais pas là ahah ! En vérité on en a pas mal parlé durant l’enregistrement de l’album et les autres gars semblaient d’accord sur un point assez logique : l’album demande plus de temps, plus d’investissement personnel etc. Si on prend par exemple la batterie, Yann a passé cinq-six jours de suite à taper sur des fûts pour avoir un son parfaitement idéal.

Pourquoi avoir choisi l’autoproduction ? Est-ce une volonté commune ou parce qu’aucun label ne s’est montré intéressé par votre musique ?

Je t’avoue que je ne saurai pas trop te répondre. On n’a jamais réellement démarché vers les labels pour qu’ils nous financent le projet. Je pense que nous voulions notre album fait avec nos moyens. On s’est démerdé du début à la fin pour avoir exactement ce qu’on voulait !

La scène française est d’une vitalité et d’une créativité impressionnante depuis quelques années, et en ce début 2017 ne fait que le confirmer, je pense que tu me le confirmeras !

Exactement ! J’attends 2017 avec beaucoup d’impatience et beaucoup de mes potes se sont lancés dans des projets qui vont aboutir durant cette année. Attention, j’annonce du gros lourd à venir !

J’imagine que jouer au Hellfest serait un rêve, que penses-tu de son évolution plus « mainstream » et de plus en plus gigantesque ?

Aie ! Tu t’adresses à la mauvaise personne pour cette question ! On adorerait tous jouer au Hellfest ça c’est clair et net. Dans cet endroit tu es sûr de te retrouver avec une fosse d’enfoiré même à 10h du mat’ ! Cependant en tant que festivalier je suis plus mitigé sur l’affaire. Chaque été je vais dans des festivals à travers l’Europe et je t’avoue que le côté Disneyland du Hellfest n’est pas un truc qui me plait tant que ça. Tout est devenu beaucoup trop cher avec des affiches qui sont globalement que du recyclage des années précédentes. Je trouve ça vraiment dommage. Après si des gens trouvent leur bonheur dedans c’est bien hein, mais ce n’est pas moi qui vais me ruer sur la place à deux-cent boules dès la première heure d’ouverture des guichets. La dimension humaine n’est plus abordable et essayer de retrouver un pote là-dedans relève d’une véritable épreuve de survie.

Préfères-tu (en tant que musicien et spectateur) l’ambiance des plus petites salles et/ou festivals à taille humaine tel que le Motocultor ou Fall Of Summer, ou les grands-messes incontournables ?

Largement ! Je travaille pour le Fall Of Summer depuis deux ans et c’est une dimension complétement différente je pense. Rien qu’hier soir (20/05) on avait une soirée bénévole sur Paris et Jess (grande gourou du fest) connait chaque personne dans le festival, du bénévole jusqu’au chef d’équipe. C’est ce genre de détail qui permet de changer la donne. Après je ne connais pas l’ambiance qui règne dans les équipes du Hellfest mais le Cult a l’air d’être une bonne équipe soudée quand même ahah ! En vérité je suis mauvaise langue mais j’ai toujours préféré les petits-moyens festivals (Metaldays, Brutal Assault).

Y’a-t-il un groupe avec qui vous rêveriez de partager la scène ou de faire la première partie ?

Sans aucune hésitation CANNIBAL CORPSE, je pense qu’on aura atteint le fameux stade du « je peux mourir après ça ». Après bien entendu il y a les grands classiques comme SLAYER, DEICIDE voir même Mr Rob Zombie !

Au niveau des rencontres et des échanges liés à DEFLESHER, y’a-t-il une personne ou artiste qui t’a plus marqué que les autres ?

Je t’avoue que la rencontre qui m’a personnellement extrêmement marqué est peut-être le groupe KATALEPSY de Russie. C’est impressionnant de voir un groupe qui a un jeu aussi violent, rapide et puissant tout en restant aussi carré. En termes de technique je pense qu’on a pas mal à apprendre d’eux !

Quels sont vos projets pour le reste de l’année ?

Pour le reste de l’année on commence déjà à composer ce qui sera notre deuxième album ! On prévoit des grosses dates comme à Rennes avec AD PATRES et d’autres concerts qui vont nous permettre de bien promouvoir « Ossuary ». Sinon LE projet de 2017 est de tourner notre premier clip.

Quels sont vos meilleurs et pires souvenirs de concert ?

Personnellement notre meilleur souvenir est le Mennecy Metal Fest de 2015 où on nous ouvrait le festival à 15h30 et on pensait vraiment jouer devant 50 personnes et on s’est retrouvé devant plus de 300 personnes dès l’ouverture et là on a fait sûrement notre meilleur concert ! Je tiens d’ailleurs à remercier une fois de plus Elie et Gérome pour leur confiance sur cette date !

Je te laisse le mot de la fin …

Donnez-nous votre thune sur notre bigcartel !!! Plus sérieusement, je te remercie pour l’interview et la chronique. Je remercie tous ceux qui nous suivent, les nouveaux comme les vétérans sans qui on n’aurait jamais pu arriver à cet album. Ceux qui vont l’écouter je leur souhaite une putain d’écoute et j’espère très rapidement tous vous retrouver en concert autour d’une bière ! Stay Metal !

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