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Fall Of Summer 2017

Interview

Fall Of Summer 2017 Entretien avec Jessica Rozanes (organisatrice) (2017)
Le Fall Of Summer et moi, c'est un peu une histoire d'amour à rebondissements. Bénévole en 2015, chroniqueur accrédité en 2016 pour mon ancien webzine, bénévole à nouveau en 2017. C'est grâce au FoS que je me suis vraiment mis au Black Metal et toujours grâce à eux que j'ai découvert un paquet de groupes vraiment cools. Alors quand Thrasho m'a proposé d'interviewer la maîtresse de cérémonie, Jessica Rozanes, j'ai bondi sur l'occasion.

Peux-tu nous rappeler quel était l’ADN du Fall Of Summer au début et pourquoi vous avez peu à peu élargi le spectre ?

Au début on était plus dans une démarche Death / Thrash avec au milieu PENTAGRAM, qui n’est pas du tout extrême, mais c’était les seuls. Dès la deuxième année, naturellement j’y ai inclus un peu de Heavy Metal. C’est un choix logique car le Heavy est à la base de tous les autres courants et même les groupes de Metal Extrême sont souvent des fans de Heavy. Je me suis donné la mission de rallier deux scènes qui des fois sont un peu différentes mais qui, je trouve, se rapprochent de plus en plus. D’un côté la scène Heavy et Thrash, de l’autre la scène Death et Black. Quoiqu’il y a plutôt une scène Heavy, une scène Thrash / Death et une scène Black… ça dépend des gens, bien sûr mais ça reste des scènes qui sont très proches, qui sont influencées par le Heavy et font partie d’une certaine continuité des quarante dernières années. Je me dis que des fois t’as des personnes qui sont très axées extrême en oubliant l’importance du Heavy et du Thrash sur leur musique de prédilection. De même, certains vieux de la vieille écoutent surtout du Heavy, du Thrash et pas beaucoup de Death ni de Black. Le fest permet à ces gens d’aller à la rencontre des autres scènes en leur montrant que ça reste un peu le même délire.


Cette année, il y a deux nouveaux styles qui font leur entrée dans la famille FoS : le Stoner avec ORANGE GOBLIN et le Zeuhl de MAGMA. Au fur et à mesure que les éditions se succèdent, tu sembles vouloir élargir le champ des genres musicaux programmés, peux-tu nous expliquer pourquoi ?

Je pensais que tu allais parler de COVEN, donc je vais les inclure dans ma réponse. Pour moi, ça rentre dans toute cette logique. COVEN et MAGMA sont bien plus vieux que tous les autres groupes cités, comme l’année dernière on avait CLAUDIO SIMONETTI’S GOBLIN. Ces groupes font partie de l’histoire du Rock en général. Le Metal n’est pas né de rien. A la base, les premiers groupes de Heavy écoutaient du Punk, du Rock, du Rock seventies. COVEN a une grosse influence sur tout ce qui est occulte. Finalement ça reste plus malsain dans la démarche que certains groupes de Black qui se veulent malsains, avec une recherche de Satan. Et ORANGE GOBLIN, c’est du Stoner, mais du Stoner vachement Metal et ils ne font pas du tout tâche sur l’affiche car ils ont des points communs avec les autres groupes programmés. Une certaine culture de l’underground, etc. Certains styles qu’on ne couvre pas vraiment sont pour moi plus éloignés de la structure du Fall Of Summer que ces groupes-là. C’est quelque chose de logique. Si je pouvais avoir les WHO en tête d’affiche du Fall Of Summer, ça m’irait très bien.


L’an dernier, Ben Ward (le frontman de ORANGE GOBLIN) était présent en tant qu’invité, il était venu en round d’observation avant de décider de participer ?

Pas du tout, il est venu parce que sa compagne, qui est française, était déjà venue les années précédentes et il est assez proche de la personne qui gère nos loges. On l’a invité sans arrière-pensée. C’est lui qui m’a dit l’année dernière “l’année prochaine ORANGE GOBLIN ?”, je lui ai dit que cette année on avait déjà GOBLIN, que l’an prochain on ferait ORANGE et qu’on verrait pour la suite [rires] . Donc ce n’était pas du tout prémédité mais c’est sûr que du coup, ça fait plaisir de recevoir des artistes qui sont déjà venus au festival et qui l’apprécient.


Cette année, VENOM revient sur l’affiche, ils étaient là à la première édition, pourquoi avoir souhaité les reprogrammer?

C’est une première, j’aime bien éviter ça, penser qu’on se renouvelle et qu’il y a suffisamment de groupes à faire venir et faire découvrir pour éviter de recevoir deux fois un même groupe. On ne reçoit que vingt-neuf formations, c’est beaucoup et c’est peu en même temps, surtout si tu veux équilibrer les groupes en fonction des styles représentés. VENOM c’est un peu la définition du style du Fall Of Summer. C’est pas du Black, ce n'est pas du Heavy, ce n'est pas du Thrash. C’est un peu entre tout ça mais avec un esprit faussement méchant et un peu occulte mais pas trop, très underground. C’est très gras et ça sent la cave. Il y a vraiment ça et c’est un groupe qui a influencé aussi bien la scène Thrash que la scène Black Metal et quand je parlais de scènes différentes qui se rejoignent, VENOM c’est un des seuls groupes qui est respecté par toutes ces scènes. Autant par le mec qui écoute du Heavy Metal des années 80 que celui qui écoute du True Black Metal. C’est un groupe qui est cher à mon cœur car c’est le premier gros groupe qui nous a fait confiance alors qu’on était rien. Surtout que quand j’ai booké VENOM en 2014, on devait être dans des ruines de château dans le 77. Quand ce premier lieu est tombé à l'eau, nous avons envisagé un autre endroit, dans un prieuré, sympa avant d’arriver à l’île de loisirs de Torcy. Donc VENOM je les ai promenés d’un endroit à l’autre et ils m’ont encore suivie. Il y a donc une dimension émotionnelle pour moi, dans le fait de faire jouer VENOM. On ne sait jamais comment ça va se passer financièrement, donc ça sera soit la fin d’un cycle, soit le renouveau vers une période beaucoup plus prospère [rires]. C’est symbolique, VENOM.


L’an dernier, SAMAEL, SHINING, SATYRICON et PARADISE LOST annonçaient des concerts concentrés sur une partie de leur discographie. Finalement SAMAEL et SHINING n’ont pas exactement joué le jeu, comment tu l’as vécu?

Le problème c’est que c’est toujours vague, ça dépend. Même s'il y a aussi des groupes avec lesquels c’est vraiment clair car le show fait partie d'une tournée, comme pour SATYRICON l'an dernier. SAMAEL avait quand même joué le jeu mais même moi personnellement, j’aurais préféré avoir une batterie sur scène, c’est le gros point noir. SHINING ça reste un groupe difficilement contrôlable, donc j’ai envie de dire à un moment tant qu’il ne s’est rien passé de mal au festival, tout va bien. Il a été relativement sage et après c’est dommage quand la promesse n’est pas complètement tenue. Cette année on n’a pas de show spécial à part pour SEPTICFLESH, ce qui est totalement logique car c’est le premier concert après la sortie de leur nouvel album, ils sont sur Season Of Mist, un de nos partenaires très importants et un label français et que je pense que la France est le pays où SEPTICFLESH a le plus de public. Pour toutes ces raisons, il y a une vraie histoire d’amour entre eux et la France et c’est un groupe qui tient à cœur à beaucoup des membres de notre équipe.


De même, après le tribute à MASSACRA l’an dernier, vous programmez cette année le tribute à SORTILEGE avec, dans les deux cas, la participation de membres historiques. As-tu été partie prenante dans le projet ?

Pour MASSACRA, n’est monté sur scène que le premier batteur de MASSACRA. Jean-Marc Tristani (guitare) était en backstage, il a hésité mais finalement n’est pas monté sur scène. C’est un peu compliqué quand t’as pas joué depuis longtemps de monter, surtout qu’on est pas à un concert au Klub. Et on est sur des sujets encore délicats pour les anciens membres du groupe, ce n’est pas juste de la musique, c’est une histoire chargée de souvenirs, bon ou mauvais. Pour le tribute à SORTILEGE, c’est venu d’une conversation que j’ai eue avec Yves de Metallian qui est Yves Campion, bassiste de NIGHTMARE et qui fait partie du tribute. Il m’a dit qu’il avait moyen de voir avec les membres de l’époque. C’est lui qui a joué un rôle important dans le processus. Du coup, les trois membres d’origine qui vont être là ont décidé de jouer le jeu, de se remettre à répéter. Ils ne vont pas faire tout le set, mais c’est déjà bien quand t’as pas touché à un instrument de t’y remettre. Bon, ça ce n'est pas valable pour Bob Snake, le batteur qui joue encore. Par contre, pour Didier Demajean (“Dem”) et Daniel Lap (“Lapin”) c’est le cas. Le chant sera assuré par Alexis de HÜRLEMENT. C’est quelqu’un d’adorable que je connais depuis très longtemps et qui chante très bien. Quand tu as moyen de rendre hommage à un groupe que tu écoutes depuis très longtemps, ce qui est mon cas, je pense qu’il faut le faire. Bien sûr tu auras toujours des gens qui sont contre car ils estiment “qu’il ne faut pas toucher à…” mais je trouve que tu as beaucoup de tributes à MOTÖRHEAD, nous on a fait jouer BÖMBERS à la première édition, des tribute à BATHORY, à tout ce que tu veux, mais notre démarche avec MASSACRA et SORTILEGE, c’est de replacer l’histoire de la scène française au cœur de tout ça. En tant que français on a le droit d’être chauvins en rappelant que ça vient de chez nous et que c’était vachement bien.


Cela fait quatre ans que vous êtes sur le même lieu, vos relations avec la mairie de Torcy sont au beau fixe ?

Le lieu n’est pas géré par la mairie mais par l’UCPA, donc plutôt par la région. On n’a pas de problème avec la mairie, mais ce n'est pas eux qui gèrent le lieu. Le fait d’être sur une base de loisirs ça a beaucoup d’avantages mais des inconvénients aussi, notamment au niveau des dates, on n’a pas pu avoir le premier weekend de septembre qui tombe sur les congés scolaires dates auxquelles l’UCPA a l’obligation de recevoir le public. C’est pour ça qu’on ne pourra jamais faire le fest pendant les mois d’été. En avantages, c’est un site qui est très beau, avec un certain nombre d’infrastructures. Le site est clos, il y a un parking. Contrairement à un champ où tu fais ce que tu veux, on doit s’adapter à la topographie du lieu et aux installations déjà présentes, comme le terrain de hand qui héberge la restauration centrale. Ce qui est intéressant c’est de devoir transformer un lieu atypique pour pouvoir accueillir du public. Faire un festival en carré dans un champ, c’est plus facile et moins cher mais il n’y a pas ce côté-là.


Est-ce que la restriction horaire fixée à partir de la deuxième édition est toujours d’actualité, sur le fait d’arrêter les concerts à 1h00 ?

C’est un peu chiant parce que j’aurais bien poussé à 2h mais on ménage les riverains. Ce qui est assez drôle c’est qu’on ménage les riverains à cause d’un festival Electro qui a lieu en mai et n’a pas de rapport avec nous. La première année on a arrêté à 3h du matin et on n’a pas eu de plaintes. C’est un peu bizarre d’avoir des restrictions après alors qu’il n’y a pas eu de plaintes. On subit les plaintes du festival Electro.


Et l’inversion de la Sanctuary entre la première et la deuxième édition, c’est aussi lié au bruit ?

C’est un peu à cause de la projection du son mais aussi pour le confort des festivaliers. La disposition initiale ne permettait pas de s’installer aussi confortablement sur les collines qu’actuellement.


Tout à l’heure tu as parlé des finances, du fait que vous aviez un budget restreint qui vous permet de n’envisager une nouvelle édition qu’à partir de l’état des finances de l’année précédente. L’année dernière, tu as déclaré que vous n’aviez pas essayé d’obtenir des subventions. Est-ce un choix de viser l’autofinancement ?

On a un problème de moyens humains et de compétences. Je n’ai pas le temps de faire ça et personne ne sait comment on doit faire. On n’est pas assez nombreux, on n’a pas trouvé la personne qui pourrait s’en occuper et le ferait bien. Des gens disent “je peux le faire” et ne le font pas. C’est une clé récurrente, pas que pour les subventions. On se retrouve chacun avec un nombre de tâches hallucinant, ce qui est très intéressant mais très éprouvant physiquement. J’ai l’impression de prendre cinq ans tous les ans [rires]. Pour moi le problème est là. Concernant les subventions, on a déjà fait quelques demandes de subventions qu’on n'a pas eues et on se rend compte que c’est dur d’en avoir en Ile-de-France parce que tu as énormément d’événements, que les gros événements touchent des montants énormes et qu’il ne reste plus grand chose pour un petit truc comme nous.


Penses-tu que le fait d’être un festival en Ile-de-France vous donne une meilleure visibilité vis-à-vis de la presse et des webzines qui peuvent plus facilement venir que pour un festival de taille similaire en province ?

La presse c’est important quand on a un vrai partenariat. Ce qu’on a fait avec Metallian et qu’on essaye aussi de faire avec Thrashocore. Il faut aussi parler de l’impact des groupes participants. La première année, la participation de VENOM qui n’avait pas joué en France depuis le Hellfest 2008 et qui se retrouvait sur un petit festival tout nouveau, il y avait PENTAGRAM, des groupes venant pour la première fois en France, comme ça a été le cas sur toutes les affiches. J’ai eu une conversation avec le rédacteur en chef de Rock Hard qui m’a dit qu’ils aimaient bien faire des reports du Fall Of Summer parce que ça leur permet de parler de groupes qu’ils n’ont pas déjà couverts dans tous les festivals estivaux avec lesquels ils ont des partenariats. Il vient de là, le soutien. Du fait qu’on ne fasse pas de coups à l’envers. Qu’on soit droits dans nos bottes. Et je remercie beaucoup nos partenaires. Comme quoi il vaut mieux avoir quelques partenaires bien choisis plutôt que d’aller dans tous les sens et bouffer à tous les râteliers.


En 2015, tu es montée sur scène pour annoncer RAZOR. A ma connaissance tu ne l’as jamais refait sur un autre groupe. Pourquoi l’avoir fait à cette occasion et ne pas l’avoir fait depuis ?

Il y avait le changement entre TRIPTYKON et CORONER qu’il fallait annoncer. En trois éditions du FoS, c’est le seul changement de running order qu’on a eu. CORONER était pas super chaud pour changer avec TRIPTYKON mais ils ont fini par accepter parce qu’un musicien avait eu son vol annulé et ne pouvait pas arriver à temps. Quand on a enfin eu l’accord de CORONER, on a fait imprimer une centaine d’affiches. Je me suis dit que c’est là aussi qu’il faut montrer qu’on peut être efficace pour faire passer l’information. Moi je me suis déjà retrouvée en tant que festivalière de pas avoir eu l’information, tu vas manger, surtout qu’il y avait la queue cette année-là et finalement tu loupes un bout du concert. Quelqu’un a proposé de faire une annonce sur scène mais personne ne voulait y aller. Et donc je me suis désignée. J’y suis allée, un peu à reculons, je suis montée sur scène, j’ai fait l’annonce en français et en anglais et comme c’était juste avant le set de RAZOR, j’ai conclu en les présentant. Je suis redescendue de scène, j’ai filé au bar VIP et j’ai bu deux whisky direct. Alors que je ne bois pas de whisky. C’était un whisky pour monsieur Bukowski.


La première année, vous aviez mis des transats devant la Blackwater, la deuxième année il y en avait encore quelques-uns et l’an dernier il n’y en avait plus, pour quelle raison ?

Si on veut le retour des transats, il faudrait que les festivaliers qui ont les ont volés les rapportent. On s’est fait voler des transats et des bâches. Quand tu te fais voler une bâche qui vaut plus cher qu’un pass 2 jours, tu l’as un peu mauvaise. J’aime bien vivre dans un climat de confiance, mais je ne comprends toujours pas ces vols. Je ne comprends pas non plus que notre sécu ne voit pas le mec qui sort avec un transat mais c’est hallucinant de voir des gens qui vont te dire qu’ils veulent que le fest continue et d’un autre côté vont frauder, essayer d’avoir des bières gratos ou voler un transat. Je trouve ça complètement dommage que dans une scène aussi petite et restreinte les gens se permettent de faire des choses comme ça. On n’a pas eu de vrais problèmes de vols entre festivaliers ou de gens qui volaient les festivaliers, mais des festivaliers qui volent le festival, oui, ce qui est totalement fou.


Est-ce qu’on peut s’attendre à des nouveautés en terme d’organisation ?

Non, on va plutôt essayer de consolider l’organisation de l’an dernier qui a plutôt fonctionné. La restauration ça nous a pris du temps. On a dû changer de responsable de restauration centrale quatre fois, c’est finalement mon père qui s’y est collé trois semaines avant le fest. Il y a énormément de choses que les festivaliers ne voient pas. Ce qu'ils vont voir c’est quel est le menu, les boissons, mais ils ne réalisent pas l’organisation interne. Parfois il faut qu’elle change pour pouvoir s’améliorer. Que tout le monde comprenne sa fonction. On essaye d’informer les bénévoles. Ce n’est pas toujours facile, d’avoir un process avec les chefs d’équipe. Là on essaye de mettre de l’information en amont, que les bénévoles sachent ce qu’ils vont faire et à quoi ça va servir.


Et au niveau des produits proposés, il y a des nouveautés?

Cette année on va faire notre propre bière. C’est une pale ale qu’on appelle l’Impale (comme empaler, c’est un jeu de mot), brassée à la brasserie de l’Être à Paris intramuros.


Elle sera proposée en pression?

Non, elle sera seulement proposée en bouteille. On a cherché comment la vendre à emporter sans avoir trop de perte ou de fraude. Donc on la vendra à emporter au même prix que la conso. Elle sera consommable au bar du fest et à celui du camping. On compte sur les gens de l’acheter à emporter quand c’est à emporter, histoire de pas retrouver du verre partout que les bénévoles vont devoir ramasser pendant le démontage. L’Impale, on est en train de voir pour que les bénévoles qui la vendront aillent faire un tour à la brasserie pour comprendre le processus et savoir la vendre.


Est-ce que vous comptez aménager l’esplanade devant la restauration avec par exemple des tables pour manger?

Le problème qu’on a est toujours le problème financier. Tous les équipements en location ça coûte assez cher. On essaye de faire ce qu’on peut mais tant qu’on est déficitaires c’est vraiment compliqué. On a plein d’idées. On est en train de voir pour peut-être mettre un petit espace chill près du market pour acheter du café, ce n'est pas très loin du bar à bière non plus, pour avoir un lieu de convivialité, mais c’est vrai qu’on ne peut pas faire de gros changements tant qu’on a ces barrières-là. On devrait aussi passer sur des toilettes sèches au lieu des Toi-Toi sur le site et on garde l’espace douches et toilettes en faïence payants sur le parking. Cela a bien marché et ça a été vraiment bien entretenu par l’équipe de bénévoles chargée des toilettes. Moi c’est mon équipe préférée car ils font un boulot de ouf et qu’il n’y a pas beaucoup de gens qui seraient prêts à le faire. Mais si tu les maintiens propres tout le temps, elles ne deviennent jamais dégueulasses, mais on est obligé de faire payer ça car on ne peut pas absorber le surcoût avec la vente des places. Les gens étaient contents et quand ils payent ils respectent plus.


Pour finir, tu as monté un festival de Metal avec un public assez typée mais toi-même tu ne l’es pas tant que ça typée. T’as une veste à patches chez toi quand même, quel genre de métalleuse es-tu, Jessica ?

Chez moi des vestes à patches j’en ai quatre ou cinq. Quand j’étais jeune je portais les vestes à patches, les pantalons de treillis et les T-shirt de groupes tout le temps. Assez garçonne. Mais plus j’ai évolué dans la scène, plus je trouve amusant de pouvoir débarquer n’importe où sans avoir la gueule de l’emploi, voir des petits jeunes qui vont t’expliquer des choses sur SLAYER…. c’est un petit jeu personnel. Je suis bien habillée comme je suis. J’étais bien typée il y a dix ans mais maintenant je suis bien comme ça. De même que je fréquente beaucoup de gens tatoués ou piercés mais moi j’ai juste les oreilles percées et c’est tout. Je trouve que si les gens veulent être piercés, tatoués et habillés de façon excentrique, ce n'est pas du tout un problème, l’important c’est la musique. C’est comme quand on fait jouer GOBLIN ou quand je rêve d’avoir les WHO. Je suis allé les voir cette année à Liverpool et pendant le set, Pete Townsend dit “nous sommes un groupe de Heavy Metal”. Je trouve ça cool car c’est un groupe qui a détruit ses instruments et qui sonne super Heavy, qui a encore sur scène une énergie de folie que certains groupes de Metal n’ont pas. Il ne suffit pas de faire de la musique violente pour avoir de l’énergie sur scène. Donc pour moi, c’est plus un truc qui est à l’intérieur. Moi je n'ai pas qu’on juge quelqu’un sur son look ou sa coiffure. Il faut être comme on le sent et écouter la musique qu’on veut, et puis voilà.

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