chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
75 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Interviews »

Fall Of Seraphs pour l'EP "Destroyer Of Worlds"

Interview

Fall Of Seraphs pour l'EP "Destroyer Of Worlds" Entretien avec Vincent Roubière (Batterie), Christophe Helwin (Basse) et Olaf (Chant) (2017)
Salut les gars, et merci de prendre un peu de temps pour répondre à mes questions, tout d’abord pouvez-vous m’expliquer comment est né le groupe ?

Vincent: Après la fin d'OFFENDING, mon ancien groupe de Death Metal, j'ai tout de suite voulu remonter quelque chose, avec en tête une vision plus traditionnelle. J'ai assez vite réuni une équipe complète avec laquelle nous avons enregistré un titre pour la compil' "We Are French Fuck You" puis une rehearsal 4 titres (pratiquement pas diffusée). Nous avons également fait quelques concerts dans notre région avec comme apogée une première partie de MASTER à Bordeaux. Cette équipe a progressivement éclaté et j'ai remplacé tout le monde au fur et à mesure des départs. La nouvelle équipe est constituée d'Olaf (Chant - OSSUAIRE, ex-MALHKEBRE), Séb (Guitare - ex IOST), Aymeric (Guitare solo - STONEWITCH, SILVER MACHINE) et Chris (Basse - ex WITHDRAWN).

Vous avez tous un gros vécu musical et joué pour la plupart dans d’autres formations de Death Metal, a-t-il été facile pour chacun de trouver sa place ?

Vincent: Quand la nouvelle équipe est arrivée, il s'agissait de jouer des morceaux déjà écrits, du coup chacun n'a pratiquement eu qu'à apprendre sa partie. Aymeric est clairement plus soliste que Séb donc ils ne se sont pas battus pour jouer les soli. Chris a cherché l'efficacité et Olaf a respecté les placements des vocaux de Sylvestre tout en y apportant son feeling sombre et démoniaque.

Comment s’est passé la conception de l’EP et son processus d’écriture ? Quel est le thème général de celui-ci ?

Vincent: Des morceaux ont été écrits au fur et à mesure de l'inspiration... pour ce qui est de la reprise de DISABLED, on trouvait que c'était une super idée, très cohérente avec l'optique du groupe. On a d'autres idées de reprises pour le futur.
Olaf: En ce qui concerne le thème général, je crois que le nom de l'Ep est assez explicite. Les titres évoquent l'asservissement de l'être humain et son extinction par son autodestruction, le démonisme et la folie extrême. Dans cet Ep et dans les futures productions, il émane notre profonde aversion pour l'existence et notre envie de voir la Terre revenir à son état originel, une masse inerte qui ère dans un vide insondable, sans but et sans vie.

La production est vraiment un point fort, elle offre un rendu naturel tout en contenant suffisamment de puissance nécessaire au style. Avec le recul en êtes-vous satisfaits ?

Chris: Dans une démarche old-school nous n’avons fait que des prises à l’ampli, c’est-à-dire avec un ou plusieurs micros placés devant le baffle pour repiquer ce qui en sortait, nous ne voulions pas employer de techniques dites « modernes » qui auraient dénaturé le son recherché (Kemper, réamping, etc). Nous n’avons par exemple pas doublé les guitares, seulement une à droite et une à gauche, ce que l’on perd en « gros son » on le gagne en clarté et en fidélité par rapport à ce que l’on produit en salle de répète et en concert. Nous pourrions peut-être franchir un jour le cap d’enregistrer tout en analogique, ce qui serait la continuité parfaite de notre démarche, nous verrons cela dans un futur plus ou moins proche. Nous sommes vraiment satisfaits du résultat final, ce qui devait à la base n’être qu’une simple deuxième démo est devenu un Ep car nous avons réussi à obtenir une qualité de production vraiment très correcte pour ce style.
Vincent: Je pense qu'on est tous très satisfaits de la production de l’Ep, Benoît a parfaitement su optimiser nos prises et compris la direction dans laquelle nous voulions aller : un son agressif qui dégage une atmosphère sombre et infernale.

On sent un vrai feeling venu de la scène Floridienne, principalement avec MALEVOLENT CREATION et DEICIDE, êtes-vous d’accord avec cela ? Y’a-t-il d’autres formations qui vous ont également influencé ?

Chris: Si on doit évoquer la Floride et sa scène qui est bien évidemment une grosse influence pour nous, il faut surtout mentionner MORBID ANGEL qui fait l’unanimité au sein de FALL OF SERAPHS. Ils ont à la fois ce côté brutal et mélodique et cette touche quelque peu ésotérique qui nous plaît. C’est vraiment LE groupe sur lequel on se met tous d’accord. Mais au-delà du Death Metal on doit également citer l’influence des courants Thrash et Black, ça paraîtra peut-être moins évident mais c’est audible pourtant.
Vincent: Oui MALEVOLENT CREATION et DEICIDE sont des noms qui peuvent facilement venir en tête... et comme le dit Chris, le Black Metal (DARKTHRONE, GORGOROTH, EMPEROR, CRAFT, MAYHEM, AURA NOIR, ABSU....) et le Thrash (SLAYER, SEPULTURA, SADUS) comptent beaucoup chez FALL OF SERAPHS.

Les retours public et presse ont été très bons, j’imagine que cela doit vous faire plaisir. Cela met-il la pression pour le futur ?

Chris: Au moment où nous répondons à cette interview (début octobre) les retours ne sont pas encore très nombreux mais ils sont bons, et ça nous fait bien évidemment plaisir car nous avons consacré beaucoup de temps à la réalisation de cet Ep et à travailler sans relâche sur nos morceaux. Nous avons pas mal de gens sur Bordeaux, la Charente-Maritime et un peu partout dans la scène underground française qui nous suivent, et ça, c’est vraiment super. On continue de bosser pour améliorer nos prestations live mais il n’y a pas vraiment de pression, on parlerait plutôt de motivation. En défendant cet Ep sur scène on va encore progresser et renforcer notre expérience et on va pouvoir aller plus loin dans nos prochains morceaux. On a donc hâte de se mettre à l’écriture de morceaux encore plus destructeurs.

Signer sur le label Triumph Ov Death est un choix relativement cohérent pour qui pratique le Metal extrême Old-School, ce choix était-il voulu au départ ? Comment vous êtes-vous retrouvés chez eux ?

Chris: Signer sur Triumph Ov Death n’était pas l’objectif premier honnêtement. A la base, nous voulions tout faire nous même pour garder le contrôle du truc et rester dans une démarche purement underground. Mais Vincent notre batteur connaît Seb de Triumph Ov Death depuis un moment et lui a fait écouter nos morceaux plutôt dans une démarche de recherche de dates de concerts et pour simplement qu’il ait connaissance du projet. Seb a été tellement emballé par ce qu’il a écouté qu’il a lui-même proposé de réaliser le pressage des 500 digipack et de nous prendre sous son aile. Triumph Ov Death étant un label/distro dans la même démarche que nous et avec un réseau bien étendu de passionnés la proposition nous est apparue comme un appui bien venu et nous avons accepté de repousser quelque peu la sortie de l’Ep pour pouvoir le sortir sous Triumph Ov Death. Pour l’instant tout se passe pour le mieux et c’est un vrai honneur d’être chez Triumph Ov Death.

Chris Moyen qui a dessiné l’artwork de « Destroyer Of Worlds » est un artiste de plus en plus demandé, comment s’est faite la collaboration entre vous et lui ?

Vincent: Chris Moyen était en contact avec la personne qui a composé les titres de l’Ep. Aussi, il était au courant que nous reprenions "Massacred By Slitting", du coup, pour notre première date à Bordeaux (avec le premier line-up), Chris (qui est le frère d'Eric Moyen, guitariste de DISABLED) nous a aidé à réunir tout le dernier line-up de DISABLED. C'était vraiment super et très honorant de jouer ce morceau devant ces gars, c'était génial qu'ils soient tous là. Et pour couronner le tout, Chris, qui a bien apprécié le groupe, nous a proposé de réaliser la pochette de notre première démo qui est devenu l’Ep.

Vous avez droit dans le numéro en cours de Metallian à la présentation de votre galette, ce qui est à titre personnel une très bonne chose. Avec le développement de plus en plus important du numérique pensez-vous qu’il est encore important d’être présent et visible dans la presse papier ? Etes-vous attachés à ce support ?

Chris: On serait plus attachés aux fanzines qu’aux magazines papier je crois, mais si un article sur FALL OF SERAPHS paraît dans un « gros » magazine, pourquoi pas ? A condition qu’il ne faille pas débourser quoique ce soit. La qualité des magazines a bien diminué au fil des années, l'objectivité des chroniques aussi. Contrairement à certains de nos précédents projets nous ne cherchons plus à être dans ces parutions à tout prix et nous ne cherchons pas non plus à être omniprésents sur internet. Nous préférons consacrer notre temps à travailler nos instruments et notre cohésion de groupe. Pour nous, la meilleure promo reste les concerts plus que les publications quel que soit leur support. On est des musiciens, pas des commerciaux.
Vincent: Il reste important de se faire connaître mais depuis que le Metal est sorti de l'underground, depuis qu'internet est apparu, nous sommes face à une jungle jonchée de merdes qui sortent par milliers ! Du coup, quitte à être peu exposés, Seb de Triumph Ov Death préfère cibler/sélectionner au maximum les gens qu'il contacte. Et pour ce qui est des concerts qui reste LA promo pour défendre notre musique, nous ne sommes pas prêt à jouer avec n'importe quel groupe sur n'importe qu'elle affiche...il faut de la cohérence : je ne retrouve pas ce que j'aime dans énormément de groupes actuels.

La scène Death Française ne cesse de voir émerger de nouveaux talents et de sortir des albums de qualité depuis quelques temps, il y’a un vrai renouveau qui fait plaisir à voir, je pense que vous serez de cet avis. Quel(s) groupe(s) ou disque(s) vous ont marqué ces derniers temps ?

Vincent: On a déjà eu la chance de partager la scène avec de supers groupes français qui représentent vraiment ce que j'adore dans le Metal, je citerai : TREPANATOR, ENDE, SKELETHAL, MORTAL SCEPTER, MANZER, SORDID. Et sinon, nous n'avons pas encore eu l'opportunité de partager l'affiche avec eux mais j'adore particulièrement NECROCULT (Black/Death de haute volée), HEXECUTOR en "Thrash ultime" et RITUALIZATION en Death/Black violent et magistral.

Avec l’expérience que vous avez accumulé avec les années, y’a-t-il des erreurs que vous ne comptez plus faire, ou éviter dans le futur ?

Vincent: Pour moi l'essentiel est de me faire plaisir en jouant la musique que j'aime. Et cela en la partageant avec de supers groupes qui ont la même visions, et cela si possible devant un public de passionnés… peu importe s'ils ne sont que 15 ! Les erreurs à ne pas refaire : s'épuiser à démarcher des dizaines de webzines... s'ils veulent parler de nous, pourquoi pas mais je ne passerai plus mon temps à aller à la pêche à la chronique ou à l'interview sur le net... pour au final être noyé dans tout un tas de sorties que je trouve plus formatées et insipides les unes que les autres.
Chris: Ne plus chercher à « percer » à tout prix ! Le music-business pour ce que nous en avons aperçu au cours de ces dernières années nous écœure. Payer des sommes astronomiques pour tourner dans un bus ou avoir le soi-disant honneur de faire la première partie de soi-disant gros groupes à 17H pour 30 minutes avec un son dégueulasse, devoir payer des encarts publicitaires pour avoir une chronique dans un magazine, tout ce genre de conneries on arrête ! Le milieu Metal n’aurait même jamais dû en arriver là ! Bref, autre sujet. Nous privilégions désormais la promo via les concerts underground pour rencontrer un public de connaisseurs, et passons beaucoup par les contacts que nous avons créés avec les acteurs de cette scène tout au long de ces années. Nous ne cherchons plus non plus à travailler avec des gros labels, on se tourne vers des plus petites structures que l’on sait dédiées à l’underground et constituées de passionnés. Et nous ne jouerons désormais qu’avec des groupes en adéquation avec notre style.

On parle rarement de la scène extrême de Charente-Maritime et de ses alentours, comment se porte-elle ? Y’a-t-il des combos du coin qui méritent un coup de pouce ?

Vincent: Aymeric notre guitariste soliste joue au sein de STONEWITCH, un groupe de Heavy Metal très prometteur qui n'en est plus à son coup d'essai. Ce dernier joue également avec moi dans SILVER MACHINE qui, en partant d'un Heavy Metal assez traditionnel, se personnalise en laissant s'exprimer des influences plus sombres et violentes. Plus vers Poitiers il y a nos potes de TREPANATOR qui pratiquent un Death Metal torturé qui me rappelle souvent AUTOPSY et sinon, il y a bien évidemment MANZER qu'on ne présente plus !

Jouer dans les grands festivals à proximité de chez vous comme le Motocultor, le Muscadeath et le Hellfest vous offrirait une vraie visibilité, avez-vous déjà été contactés par leurs organisateurs ? Ces grand-messes vous intéressent-elles ou préférez-vous l’ambiance des petites salles ou clubs ?

Chris: Etant de la région Grand Sud-Ouest nous visons bien sûr à jouer sur toute cette côte mais nous ne cherchons pas à tout prix à intégrer la programmation de ces gros festivals que tu as cités pour l’instant à l’exception du "Muscadeath" car nous connaissons les organisateurs pour y avoir joué auparavant avec nos anciens groupes respectifs, et nous savons que c’est un petit festival fait par des amateurs passionnés. Nous sommes résolument plus tournés vers les petites salles, les clubs et les bars Metal mais nous ne tournons pas le dos aux festivals en règle générale. Nous sélectionnons ceux qui correspondent le mieux à notre style et à notre démarche avant de les contacter : je pense notamment au festival "Une Nuit en Enfer" dans la région toulousaine organisé par Loran de NECROCULT.
Vincent: Comme pour les fanzines, je préfère les festivals bien ciblés sur un style/un état d'esprit, chez lesquels on sent une véritable éthique plutôt que les évènement Metal "généralistes qui veulent faire plaisir à tout le monde" en proposant (trop souvent) des groupes qui ne représentent pas du tout ce que j'aime.

Y’a-t-il un lieu ou un festival qui fasse l’unanimité chez vous à la fois comme spectateur et musicien ?

Chris: Nous avons justement toujours un œil tourné vers la programmation de festival comme "Une Nuit en Enfer" mais aussi le "Hell’oween Fest" de Saintes près de chez nous. Et nous pouvons citer également l’"Interceptor fest" de Bordeaux dont c’était la première édition et où nous nous sommes produits aux côtés de pas mal de bons groupes. De bons petits festivals où nous espérons jouer de nouveaux pour défendre cet Ep et que nous espérons voir perdurer un maximum en tant que spectateurs.
Vincent: Même si tout le monde n'est pas branché Heavy Metal dans FALL OF SERAPHS je citerai le "Pyrenean Warrior Open Air" et le "Anthems Of Steel Fest" qui sont deux évènements où je suis toujours certain de passer un super moment.

Y’a-t-il un concert depuis vos débuts ensemble qui vous a le plus marqué (en bien comme en mal), et pourquoi ?

Chris: Le concert donné fin 2016 au "Point Bar" a été super. Il s’agissait pour le nouveau line-up de son tout premier concert, donc du franchissement d’une étape et de l’aboutissement de nombreuses répétitions et de beaucoup de travail, mais aussi pour certains d’entre nous d’un véritable retour aux sources puisque c’est dans ce bar de Charente-Maritime que nous avons fait nos tout premiers concerts il y a plus de 10 ans. Retrouver l’indéboulonnable taulier du bar, cette scène maintes fois foulée et certaines vieilles têtes locales bien connues dans le public… c’était vraiment un retour au simple plaisir de "jouer pour jouer" pour les potes, et ça nous a vraiment fait super plaisir.
Vincent: J'évoquerai la date au "T'es Rock" à Angers, où nous avons partagé l'affiche avec SORDID et surtout ENDE qui est mené par I.Luciferia. Nous sommes amis depuis 10 ans et je collabore avec lui au sein de REVERENCE. Partager une date avec des amis proches c'est toujours très sympa, à plus forte raison quand l'éloignement géographique ne nous donne pas l'occasion de se voir souvent. Enfin, le "T'es Rock" est un bar Metal où j'ai d'excellent souvenirs, que ce soit avec ASMODEE, OFFENDING ou REVERENCE.

Quels sont vos projets pour cette fin d’année et pour 2018 ? Des nouveaux morceaux sont-ils déjà en préparation ?

Vincent: Pour cette fin d'année nous avons 3 dates de concerts (peut-être 4) où nous partagerons l'affiche avec notamment SAVAGE ANNIHILATION, NEPHREN-KA, MORTAL SCEPTER, ZÖLDÏER NOÏZ... Aussi, courant 2018 nous allons sortir 5 nouveaux titres sur un split avec nos potes de TREPANATOR (Poitiers). Le mixage va commencer dans les prochaines semaines. Nous jouons déjà ces titres en live, du coup nous avons tout juste commencé à enchaîner sur la composition d'autres morceaux pour sortir un autre Ep, un album complet, un autre split...??? Nous ne savons pas encore, rien n'est décidé.

C’est l’heure de conclure je vous laisse le mot de la fin…

Vincent: Merci à toi pour cette interview, merci à ceux qui nous soutiennent en venant à nos concerts et en achetant l’Ep. Si vous voulez nous faire jouer n'hésitez pas à nous contacter c'est avec plaisir que nous viendrons maltraiter vos cervicales !

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
plus d'infos sur
Fall Of Seraphs
Fall Of Seraphs
Death Old-School - 2014 - France
  

Lire aussi
Fall Of Seraphs
Fall Of Seraphs
Destroyer Of Worlds (EP)

2017 - Triumph Ov Death
  

Endless Chaos
Paths To Contentment
Lire la chronique
French black metal : la relève
Lire le podcast
R.I.P.
Street Reaper
Lire la chronique
Fugazi
13 Songs (Compil.)
Lire la chronique
Midnight
Sweet Death And Ecstasy
Lire la chronique
Meyhnach
Non Omnis Moriar
Lire la chronique
Crypts Of Despair
The Stench Of The Earth
Lire la chronique
Urn
The Burning
Lire la chronique
Sombre Croisade
Balancier des âmes
Lire la chronique
Rebaelliun
Bringer Of War (The Last St...
Lire la chronique
Morse
Pathetic Mankind
Lire la chronique
Canine
The Uprising
Lire la chronique
Limbonic Art
Spectre Abysm
Lire la chronique
Degial
Predator Reign
Lire la chronique
Rude
Remnants
Lire la chronique
Anatomia
Cranial Obsession
Lire la chronique
Dawn Ray'd
The Unlawful Assembly
Lire la chronique
Embittered Spunk Cadaver
The Final Throes of our Dyi...
Lire la chronique
Demolition Hammer
Epidemic Of Violence
Lire la chronique
Eldamar
A Dark Forgotten Past
Lire la chronique
Heir pour l'album "Au Peuple De L'abîme"
Lire l'interview
Mortuary
Nothingless Than Nothingness
Lire la chronique
The Faceless
In Becoming A Ghost
Lire la chronique
Necrovorous
Plains Of Decay
Lire la chronique
Impureza
La Caída de Tonatiuh
Lire la chronique
Loading Data
Double Disco Animal Style
Lire la chronique
Also Sprach Zarathustra
LAIBACH
Lire le live report
Paradise Lost
Medusa
Lire la chronique
W.E.B.
Tartarus
Lire la chronique
Havukruunu
Kelle surut soi
Lire la chronique