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Suffocation + Origin + Re Armed + Unbreakable Hatred + Slaughter Denial

Live report

Suffocation + Origin + Re Armed + Unbreakable Hatred + Slaughter Denial Le 17 Juillet 2012 à Lyon, France (CCO)
Chaude, la soirée fût chaude! Après une journée au soleil éclatant (désolé les Parisiens, chez nous il fait beau depuis 3 semaines déjà), le CCO devient pour quelques heures un véritable sauna suintant la bière, la transpiration et les décibels. Vous me connaissez, après plus de 50 live reports sur Thrashocore, je ne suis pas assez souvent à l'heure pour voir les premières parties, à moins d'en être un fan inconditonnel. Donc ne comptez pas sur moi pour vous parler de SLAUGHTER DENIAL, de RE ARMED ou bien encore d'UNBREAKABLE HATRED. Je m'excuse donc d'avance auprès de nos lecteurs, et rendrai dès demain ma carte de journaliste, renonçant ainsi à mes 5000 € mensuel de pigiste chez Thrashocore, en vertu d'un non respect de mes engagements auprès de notre lectorat qui crevait d'envie de savoir sur au minimum deux pages Word la teneur des prestations de l'ensemble des groupes présents ce soir là.

*Respire, respire*

C'est donc essentiellement pour ORIGIN que j'étais venu, car les Ricains font partie des rares combos que je n'avais pas encore vu sur scène et qui me tiennent à coeur. N'ayant pas franchement adoré "Entity" mais reconnaissant à "Antithesis" d'être une franche et bonne claque bien virile dans la gueule, j'étais preneur de m'en coller une nouvelle ce soir là, et d'apprécier en live la haute technicité du quatuor. Et bien autant vous dire que je n'ai pas été déçu, avec une prestation que je qualifierai de magistrale, et beaucoup plus vivante que prévu. En effet, pour un groupe qui joue à 300 à l'heure, on pourrait s'attendre à ce que ça envoie le bouzin, mais qu'en contrepartie l'ambiance soit plus attentiste que participative. Et pourtant ces 4 gaillards, en plus d'envoyer du bois tout du long des 45 trop courtes minutes de leur set, dégageaient une prestance et un certain charisme impressionnant. A commencer par le nouveau chanteur, Jason Keyser (aucune parenté), qui jouait avec le public, se donnant l'effort d'aider les slammeurs à monter sur scène, en faisant participer certains (malheureusement trop imbibés pour simplement annoncer le nom du prochain titre), ou s'essayant à quelques phrases en français. Charismatique, occupant bien son étroit espace scénique, il mit l'ambiance au delà de toutes mes attentes. J'étais face à Mike Flores le bassiste, et clairement nous avons tous pris une leçon de musique ce soir là; la fluidité avec laquelle s'enchainaient les morceaux et leur execution a de quoi laisser rêveur sur le nombre d'heures passées à martyriser son instrument pour atteindre un tel niveau. Le mythique John Longstreth était un peu caché par son fût, mais en dépit d'une caisse claire un brin inaudible de là où je me trouvais, la puissance de feu rythmique était approprié.
En conséquence, le public ne pouvait rester insensible à un tel déferlement: pogos, slams et headbanging sauvage ; ORIGIN cèda également à la mode du "wall of death" ainsi que du "circle pit", empruntant au Hardcore ses gimmicks les plus eiffaces pour chauffer le public. Une setlist bien équilibrée entre "Entity" (en début de set) puis "Antithesis", avec un bref clin d'oeil à "Staring the Abyss" d'"Echoes of Decimation", fût le point d'orgue d'un concert radical dans tous les sens du terme.

Quittant sous les vivats du public la scène du CCO, ORIGIN aurait suffit à passer une bonne soirée. Mais voilà, une belle tête d'affiche ne se refuse pas, et je n'avais vu SUFFOCATION qu'en festival, jamais dans une salle à taille humaine. A peine le temps d'inhaler quelques senteurs de tabac que le groupe a entamé son set, et c'est avec une bonne partie du public que je retourne illico dans la salle pour mon premier contact depuis des années avec ce groupe culte de la scène Death US. "Il s'est coupé les cheveux Frank Mullen?" me demande t-on dans l'oreillette. Non, il s'est juste coupé de l'envie de venir dans une petite ville de province française (sic), et du coup c'est Chris Barnes... pardon, Bill Robinson (DECREPIT BIRTH) qui est le Mr. Loyal de la soirée. Question line-up, on notera aussi l'arrivée au sein du combo de Dave Culross (qui a joué sur les quelques albums de MALEVOLENT CREATION que je connais, et plutot bien d'ailleurs) en remplacement de l'icone Mike SMith, c'est donc malheureusement avec une équipe un peu recomposée que je renoue avec SUFFOCATION. Mais qu'importe, une fois les 3-4 premiers titres évacués, le temps que la salle s'habitue à ce line-up inhabituel, la sauce commence à prendre. Terrence Hobbs est en face de moi, et prouve en quelques minutes que le Death Metal conserve plutôt pas mal, même si les dreadlocks commencent à se faire rare sur son crâne! J'ai un peu de mal avec Bill Robinson, que je n'estime pas vraiment sur album, mais force est d'avouer que les vocaux très gutturaux de SUFFOCATION ont été correctement interprétés: je n'ai qu'un vague souvenir de la dernière prestation de SUFFOCATION avec Frank Mullen donc je ne me permettrais pas de comparer. Par contre, le bonhomme semblait d'humeur bavarde ce soir là, et ces longues diatribes entre deux morceaux ont vite eu tendance, surtout en fin de set, à faire retomber l'ambiance ("Yeah, this is a song Frank wrote about a very personnal time of his life... yeah, we're all a Death Metal Family... i want you to wake the fuckin' neigh MAIS TU VA FERMER TA GUEULE! JOUE, PUTAIN!!!"). Mais qu'importe, les riffs alambiqués, les contretemps délectables et quelques breaks pachydermiques ici et là auront eu raison de ma volonté et de mes cervicales. La setlist, bien que n'étant pas un connaisseur, me semble avoir été plutôt pas mal, avec un sacré paquets de classiques. "Liege Of Inveracity" était tout particulièrement écrasante! A force d'insister pour que tout le voisinage soit au courant que SUFFO était dans les parages, Bill arrivera à faire monter la sauce, et le groupe se retrouve face à un public définitivement conquis, peut être plus par la qualité des compositions que par la prestation scénique ceci dit (le frontman d'ORIGIN a quand même beaucoup plus de charisme). Parti un peu avant la fin (en loupant "Infecting the Crypts"), après une belle heure de concert, les oreilles sifflant et rassasié pour au moins l'été en décibels, le bilan fût simple à faire: les Grands Anciens ont encore de l'énergie à revendre, même avec des remplaçants dans l'effectif; mais la relève, plus brutale et plus technique encore, leur fait déjà sévèrement de l'ombre...

• Thrones Of Blood
• Effigy of The Forgotten
• Catatonia
• Pierced From Within
• Liege Of Inveracity
• Funeral Inception
• Cataclysmic Purification
• Abomination Reborn
• Mass Obliteration
•Devoid Of Truth
•Infecting The Crypts

2 COMMENTAIRE(S)

KPM citer
KPM
25/07/2012 23:20
Unbreakable Hatred j'ai trouvé ça franchement sympa. Les deux autres carrément pas.

m.Kekchoz citer
m.Kekchoz
21/07/2012 11:39
Slaughter Denial, Unbreakable Hatred et Re-Armed n'avait franchement rien de génial, t'as rien raté.

Origin excellent, même avis que toi.

Suffo, j'ai pas aimé, surtout à cause de Mr Robinson :/

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