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Municipal Waste + Hemoragy

Live report

Municipal Waste + Hemoragy Le 30 Juillet 2012 à Paris (Nouveau Casino)
Une petite soirée Thrash fin juillet. Rien de mieux pour ne pas se prendre la tête et décompresser après une dure journée de travail (Bon, ok, pas si dure). Garmonbozia nous proposait donc pour l'occasion l'un des groupes les plus festifs du genre, les Américains de Municipal Waste de passage en Europe pour la promotion de leur dernier album, le très bon The Fatal Feast - Waste In Space. Pour les accompagner sur cette date parisienne, les locaux de Hemoragy.

Malgré l'ouverture des portes à 19h00, il y a encore du monde dehors a profiter de la météo clémente. Je décide de rentrer malgré tout pour faire un tour au merchandising. Pas mal de t-shirts pour chacun des groupes, des LPs, des CDs mais malheureusement pas de splits Municipal Waste / Toxic Holocaust. Dommage. Le tour de la mezzanine étant très vite fait au Nouveau Casino, je redescends prendre place dans la salle pour le début du set d'Hemoragy.

Il n'y a pas grand monde pour assister au show des Parisiens. Et forcément, malgré un parterre plutôt clairsemé, on réussi à trouver le plus gros relou de la soirée. Vous savez, l'énergumène entre 25 et 35 ans, qui pogotte comme s'il en avait 14 et qui trouve amusant de donner des coups d'épaules à tous ses voisins en les sommant de l'accompagner dans le pit. Crétin! Ceci aurait du préfigurer du set à venir. Un set livré avec énergie et sincérité mais qui pour moi s'est révélé être une véritable punition. C'est la première fois que je posais mes oreilles sur le Heavy Thrash d'Hemoragy. Et bien j'aurai préféré que cela n'arrive jamais. Sans vouloir être désagréable et leur manquer de respect, on a l'impression d'être face à un groupe de seconde zone officiant dans n'importe quels tremplins de MJC. Malgré toute leur bonne volonté, la musique des Parisiens est bancale, pas forcément très bien exécutée, le son est plutôt moyen et le jeu de scène plutôt embarrassant (des musiciens qui sautent de gauche à droite, ça le fait pas, non!). Et pour parfaire le tout, le set d'Hemoragy est long, très long, trop long, beaucoup trop long. Quel supplice surtout que la sortie n'est pas autorisé au Nouveau Casino. Tant pis, on prend son mal en patience devant ce Heavy Thrash banal dont les riffs ne donnent même pas envie de taper du pieds. Quelle plaie.

Après ces trois quart d'heure aussi pénible qu'un épisode de Derrick, je décide finalement de retourner sur la mezzanine afin de me placer pour le set de Municipal Waste. Une bonne idée, car en plus d'y trouver un collègue, nous y trouvons une place derrière la console avec une vue dégagée sur la salle et la scène. Parfait. Le temps de tailler le bout de gras avec mon collègue retrouvé et voilà que les quatre lascards de Municipal Waste investissent la scène. C'est aux notes de l'intro de The Fatal Feast - Waste In Space que s'ouvre le set suivit par un "Garbage Stomp" fédérateur et révélateur du reste de leur prestation. C'est la première fois que je les voyais. J'avais déjà vu plusieurs vidéos live et tous les échos que j'avais pu avoir jusque là étaient tous positifs. Ainsi, la prestation de Municipal Waste fût à l'image de leur musique, c'est à dire simple, festive et communicative. Le groupe de Richmond enchaîne les titres dans la bonne humeur et le public, cette fois nettement plus nombreux, est évidemment très réceptif à la musique des Américains qui sont ici en terrain conquis. Si la salle est en effervescence, du haut de la mezzanine je prends également mon pieds à headbanger comme un demeuré au son de "You're Cut Off", "Wolves Of Chernobyl", "Authority Complex", "Wrong Answer", "Headbanger Face Rip"... La scène n'arrête pas d'être prise d'assaut par tout un tas de slammers. Des bien éduqués qui y grimpent seulement pour slammer aux plus relous qui y passent trois plombent comme s'ils étaient chez eux et qui au passage claquent la bise au chanteur, s'emparent le micro ou font tomber les retours. Bref, le slammeur dans toute sa splendeur.
Après un "Headbanger Face Rip" d'anthologie, Municipal Waste nous gratifie d'un "Boner City" incroyable. Avant de lancer le morceau, Tony Foresta précise au public parisien qu'il souhaiterait que les gens s'embrassent sur cette chanson et plus si affinités (69 etc...). Il n'en fallait pas plus pour que le public s'exécute. Alors que les slammeurs ont repris leur activité favorite en prenant soin de remonter leurs t-shirts en nous gratifiant de quelques poses lascives, voilà qu'un couple monte sur scène et s'embrasse à pleine bouche. Mais la fosse n'est pas en reste avec deux gaillards qui vont s'adonner à un 69 très suggestif. Tony Foresta est hilare et en perd d'ailleurs ses mots en pleine chanson. Pari réussi pour le public parisien puisque que Tony Foresta précise même qu'il n'aura pas d'autre choix que de se masturber dans les loges en repensant à ce chouette spectacle. Bravo. Le set se termine avec quelques perles comme "Repossession", "Sadistic Magician", "Born To Party" et "The Art Of Partying" en guise de rappel. Parfait. Absolument parfait.

Une excellente soirée encore proposé par Garmonbozia. A l'exception d'Hemoragy qui m'a profondément ennuyé, j'ai passé 45 minutes incroyables en compagnie de Municipal Waste qui ne m'a pas déçu. Le groupe est semble t'il resté fidèle à sa réputation. Drôle, festif, simple et abordable, le groupe de Richmond s'il a aujourd'hui fait le tour de la question sur album demeure malgré tout un groupe incontournable en live. Une leçon de fun et de Thrash/Crossover comme on aimerait en voir plus souvent. A refaire rapidement!

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