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Hellfest 2017 - Jour 2

Live report

Hellfest 2017 - Jour 2 Aerosmith + Agnostic Front + Apocalyptica + Blood Ceremony + Bongripper + Carcariass + Chelsea Wolfe + Crypt Sermon + Deafheaven + Igorrr + Insanity Alert + Nails + Pretty Maids + Primitive Man + Saxon + Skepticism + Slo Burn + Steel Panther + Suicidal Tendencies + Trust + Ugly Kid Joe + Vortex Of End + Wardruna + Ultra Vomit + Primus
Le 17 Juin 2017 à Clisson, France
Après une première journée de vendredi relativement calme niveau concerts, le samedi s'annonçait plus chargé. Et encore plus plombé, le soleil tapant déjà fort sur les tentes dès 8h du matin. Il ne fallait de toute façon pas être en retard car le programme commençait encore plus tôt aujourd'hui. (Keyser)


Vortex of End (Altar, 10h30-11h00)


J'avais découvert les Français en première partie de Temple Of Baal à la Boule Noire fin 2015. Une prestation aussi carrée que radicale qui avait conduit à l'acquisition immédiate de leur album Fvlgvr Lvx Terror. Finies les chemises blanches de bonne famille pour faire diversion, le quatuor se présente cette fois sur la Altar (je les aurais plutôt vus sur la Temple) torses nus et couverts de sang. Pas de faux-semblant, ça va charcler. Et putain que oui ça a charclé! Le son est bon en plus, clair et puissant, de quoi tout comprendre et prendre plaisir à se faire matraquer la tronche. C'est que le black/death de VORTEX OF END ne fait pas dans le détail, à grand renfort de blasts foudroyants et de riffs noirs et haineux comme on les aime, entrecoupées tout de même de quelques breaks mais qui ne sont là que pour mieux terrasser derrière. Une bonne claque d'entrée qui m'a donné envie de me réécouter Fvlgvr Lvx Terror. (Keyser)


Carcariass (Altar, 11h40-12h10)


Je crois que je n'avais jamais écouté CARCARIASS, technico-progressif n'étant pas l'adjectif que j'aime le plus accoler à death metal. J'étais tout de même curieux de voir les vétérans français à l'action en ce samedi matin déjà très chaud. Et c'est impressionné et respectueux à défaut d'avoir été vraiment conquis par un style qui n'est pas celui que j'affectionne le plus que j'ai suivi la prestation du trio virtuose qui a déroulé avec sourire et conviction sa musique technique et mélodique, tout en restant accessible. De quoi suivre le set sans décrocher, grâce aussi à un son plutôt bon, même si j'aurais aimé entendre encore davantage les mélodies. Le public de connaisseurs et spécialistes, forcément peu nombreux, a su apprécier, les applaudissement ayant été nourris entre les morceaux. Les musiciens à la technique irréprochables semblaient d'ailleurs ravis de recevoir un tel accueil. (Keyser)

Setlist:

Sideral Torment
Indians Eviction
Revenger
Tragical End
Watery Grave
Mortal Climb


Primitive Man (Valley, 11h40-12h10)


Le Samedi et le Dimanche, la Valley est souvent désertée de bon matin. L'édition 2017 fera figure d'exception, et c'est tant mieux vu le tabassage en règle que nous inflige Primitive Man. C'est lent, c'est gras, c'est sludge pas du tout comme Okkultokrati qui aura eu du mal à convaincre la veille à la même heure. Le trio est avare en parole, mais heureux d'être là, martèle ses fûts et assène ses riffs en nous balançant des coups de marteau au coin de la figure. On en prend plein la figure, et on ne demandait pas mieux, assurément l'une des meilleures façons de démarrer sa journée. Merci messieurs ! (AS)


Insanity Alert (Warzone, 12h15-12h45)


Changement total d'ambiance à la Warzone pour le gig de INSANITY ALERT que je ne connaissais pas non plus mais dont j'avais entendu du bien par quelques personnes. Qu'elles en soient remerciées car j'ai bandé dur pendant trente minutes. Grosse découverte que ces Autrichiens qui font du thrash/crossover à la Nuclear Assault, Municipal Waste, S.O.D. et compagnie. Le truc parfait en live et surtout en fest, surtout sous cette foutue chaleur. Morceaux courts, simples, rapides et efficaces entre thrash et punk hardcore, le tout avec une grosse dose de bonne humeur et d'humour potache. Le spectacle était à la fois dans la fosse ultra poussiéreuse avec pogos, slams et circle pits en série et sur scène puisque le groupe non seulement ne ménage pas ses efforts mais ramène aussi quelques ustensiles comme ces pinces de crabe géante que mettra le chanteur déchaîné sur "Confessions Of Crabman" ou ses grandes pancartes qu'il brandissait de temps à autres avec les paroles écrites en gros dessus recto verso pour pousser le public à chanter (sur "Metal Punx Never Die"! notamment). Et puis le final "Run To The Pit", pastiche de "Run To The Hills" de Iron Maiden avec les paroles du refrain modifiées (run to the pit, mosh for your life), un grand moment de party thrash! La barre de rire du fest, trente trop courtes minutes de gros bordel jouissif qui nous rappellent pourquoi on aime tant les fests estivaux. (Keyser)


Ultra Vomit (Mainstage 01, 12h50-13h30)


Pour débuter cet après-midi avec une bonne grosse banane, rien de tel qu’un petit concert des joyeuses drilles d’ Ultra Vomit. Si les Nantais ne font pas l’unanimité sur album, autant dire que c’est probablement encore pire sur scène. Enfin j’imagine (en me mettant un peu à la place des peigne-culs qui n’aiment pas le groupe), parce que les pitreries de la bande à l’affreux Manard sont loin d’être plus finaudes en live. Et pourtant s’il y a bien un groupe que je pourrais qualifier de ‘’groupe de scène’’ (ce que je ne fais jamais) c’est bien Ultra Vomit car l’approche humoristique et complètement décalé du quatuor y prend – à mon avis – toute sa place emmené par un Fetus toujours aussi facétieux (et qui me fait personnellement extrêmement marrer – rien qu’avec sa voix) et l’objectif est toujours atteint, à savoir : passer un bon moment. C’est donc après une double intro (ben oui pourquoi pas ?) qu’Ultra Vomit entre en scène devant un public sacrément fourni (Nicolas me confiera avoir ressenti une petite pression à ce moment-là) pour une présentation chorégraphique des effectifs et un « Darry Cowl Chamber » qui entamera un set quasi équitablement partagé entre des titres issus de « Objectif : Thunes » et du petit dernier « Panzer Surprise » (aucun titre de « Mr Patate » malheureusement). « C’est bon ? Tout le monde est sorti de sa putain de keshua ? […] Nous sommes Ultra Vomit, et nous sommes vraiment super sympas d’être ici ! ». Le ton est donné, le son est impeccable, la prestation au poil (de cul évidemment) et sans finesse aucune, marquée par les multiples calembours des quatre musiciens et notamment de son charismatique leader Nicolas Patra pour qui chaque nouveau titre est évidemment surtout une occasion de dire une grosse connerie (« Dis donc ! C’est quoi ce délire là, de se bousculer les uns et les autres là-dedans ? Ça va pas ou quoi ? On va vous apprendre les bonnes manières !! »), de revisiter d’une façon toute personnelle le wall of death (« Nous allons faire un authentique wall of chiasse »), de se la péter avec sa maitrise de la langue de Shakespeare (« And for those of you who don’t speak french… ») ou encore de railler un petit peu le plus gros groupe metal français actuel ( « Hellfest ! Est-ce que vous êtes vivants ? »). Inutile de dire que les titres du dernier opus passent les doigts dans le nez l’épreuve du live, notamment le tubesque « Kammthaar » et je ne parle même pas de l’autre tube « Je Collectionne des Canards (Vivants) » interprétée avec un invité mystère tout excité (et que personne n’a pu reconnaitre puisqu’il portait un masque !) et reprise en chœur par un public qui repartira, comme moi, avec un grand sourire aux lèvres. (Niktareum)

Setlist :

Entooned
Fort Boyard
Darry Cowl Chamber
Les Bonnes Manières
Un Chien Géant
Mechanical Chiwawa
Calojira
Takoyaki
Boulangerie Pâtisserie
La Ch’nille
La Bouille IV
Pipi vs Caca
Welcome To The Jingle
Je Collectionne des Canard (Vivants)
Kammthaar
Quand j’étais petit
Évier Metal


Crypt Sermon (Altar, 12h50-13h30)


Je n'aurais pas dit nom aux bêtises d'ULTRA VOMIT sur la Mainstage 02 pour continuer de bien délirer après les excellents INSANITY ALERT mais impossible de faire l'impasse sur le premier show de CRYPT SERMON en terre française. Une des grosses exclus du Hellfest 2017 responsables de ma présence à Clisson avec Autopsy hier et Metal Church demain. Les Américains, dont deux membres font aussi partie des très bons Trenchrot, avaient en effet sorti en 2015 le fameux Out Of The Garden, perle de doom/heavy pour les fans de Candlemass et consorts. J'étais donc impatient de voir en live ces morceaux ultra prenants histoire de chanter à tue-tête le poing levé et le torse bombé. Ce que je ferai pendant les quarante minutes de show qui m'en ont paru dix tellement j'ai pris un pied pas possible. "Heavy Riders", "Into The Holy Of Holies", "The Master's Bouquet" ou encore "Byzantium" sont vraiment des titres incroyables, puissants et chargés d'émotions. Ces riffs pesants et mélodiques, ce chant viril et poignant, que c'est bon! J'ai en plus trouvé le frêle et jeune chanteur très sympathique, même s'il manque encore un peu d'assurance pour forcer le respect comme peut le faire un Mats Levén. Il n'y avait par contre pas grand monde sous la tente, la faute aux très populaires ULTRA VOMIT qui jouaient en même temps et à la confidentialité de CRYPT SERMON pour l'instant réservé à une poignée de connaisseurs. On espère tout de même que la formation aura fait quelques nouveaux adeptes après ce show remarquable, bien aidé par un son tout à fait satisfaisant (en même temps sonoriser du doom, c'est quand même plus simple que du brutal death technique!). Le quintette de Philadelphie a en tout cas confirmé tout le bien que je pensais de ce groupe dont j'attends de nouveaux morceaux la bave aux lèvres. (Keyser)


Igorrr (Temple, 13h35-14h15)


C’est en tant que curieux que je m’installe ensuite sous la Temple pour assister au concert du trio Igorrr (qui sont finalement quatre sur scène) dont je ne chercherai pas à qualifier précisément la musique (j’en serais incapable) mais dont j’avais tout de même écouté quelques titres qui, sans m’avoir déclenché un orgasme auditif, m’avaient tout de même un peu titillé – au moins la curiosité. Le principal élément responsable de ce titillage étant – peut-être plus encore que la musique en elle-même – la voix assez incroyable il faut l’avouer de l’énigmatique Laure Le Prunenec. Tellement pure et cristalline, j’avoue avoir été quelque peu envoûté par le charme vocal (mais pas que) de la Dieppoise et j’attendais de voir ce tout cela pouvait bien donner en live. Même s’il est sacrément ardu d’appréhender en (quasi) néophyte la musique du combo, force est de reconnaitre que le rendu scénique est assez conforme à ce qu’il est sur CD et notamment le chant qui s’avère tout aussi incroyablement juste. La prestation est un brin déjantée et épileptique à l’image de la musique mise en rythme par Gautier Serre qui nous gratifiera d’une clôture purement breakcore. Un OVNI musical donc dont je ne m’enfilerais certainement pas la discographie d’une traite mais sur lequel je me pencherai à nouveau pour sûr à l’occasion. (Niktareum)

L'OVNI Igorrr prend place sur la Temple alors que la foule commence à repeupler la tente, le set d'Ultra Vomit étant (enfin merci) achevé sur la Mainstage. La foule est compacte mais on ne peut que s'en réjouir pour les Français qui font parfois figure d'intrus dans ce festival. J'avais peur d'un mélange particulièrement indigeste mais il n'en sera rien, et la fantastique prestation de la chanteuse Laure Le Prunenec ne fera que confirmer ces bonnes impressions. Ayant un nouvel album à promouvoir, la singulière troupe interprétera plusieurs extraits issus de celui-ci, passant sans encombres le cap de la scène. Un concert de qualité, et une bonne façon de nous préparer à la claque qui va suivre. (AS)


Bongripper (Valley, 14h20-15h00)


Claque portant le nom de Bongripper. Pour un non-initié, je veux bien croire que ce soit difficile. Le groupe ne bouge que très peu, ne communique presque pas, et ne joue que deux pistes très longues (« Worship » et « Endless »). En revanche, côté fan, difficile de demander mieux que cette prestation d'une rare intensité, portée par les vibrations continuelles de ces décharges massives balancées par des musiciens investis. Inutile de vous refaire une nouvelle apologie de la lenteur, vous imaginez bien sous quel visage se présente Bongripper. Austère, rugueux, âpre, cette musique n'a rien de conviviale mais nous entraîne irrémédiablement, laissant plus d'un festivalier bouche-bée, si celui-ci ne passe pas déjà les quarante minutes attribuées au groupe à secouer la tête comme un pantin. Pas besoin de parlotte inutile, la musique communique bien assez. Et après ce moment à la fois rude et jouissif, on a bien du mal à refaire surface. Bongripper est au-dessus de la mêlée, et l'a prouvé ce Samedi. (AS)


Nails (Altar, 14h20-15h00)


Le peu que je connais de NAILS me botte bien. Une sorte de grindcore/hardcore bien vénère qui devrait bien faire le taf sur les planches. Le gig des Américains devait ainsi me conforter dans l'idée d'aller davantage à leur rencontre. Manque de chance j'arrive à la Altar à la bourre après avoir mangé et pris un peu de repos à l'ombre. Le public déborde de partout et il faudra se contenter d'une petite place entre la Altar et la Temple pour suivre de loin la prestation. J'avais oublié que NAILS comptait parmi ces groupes hypés suivis par un peu n'importe qui. Quelle différence avec CRYPT SERMON! Au niveau sonore aussi malheureusement et j'avoue ne pas avoir compris grand chose à ce qu'il se passait tant le son était atroce (festival de basse et de grosse caisse sans riff distinct, chant imperceptible...). Ce n'est pas cette fois que je me dirais qu'il faut vraiment que je me penche sur eux, même s'il faudra quand même que je le fasse un jour ou l'autre! (Keyser)

J’adore Nails et pour les avoir déjà vu au Petit Bain à Paris je peux vous assurer que c’est la guerre en live. Dans une salle de taille moyenne, avec un public chaud et donc pas en open air comme au Hellfest… Voilà le plus gros four du weekend, avec le pire son que j’ai pu entendre cette année. Tellement la misère pour reconnaître certains morceaux, qu’il devait être quasi impossible de comprendre quoi que ce soit pour les gens ne connaissant pas aussi bien les albums que moi. Au final, il n’y a guère que quelques passages particulièrement marquants comme sur « Suffering Soul », « Scum Will Rise », l’écrasant mid tempo « Wide Open Wound », la fin de « Depths » ou le tube « Unsilent Death » que Nails a réussi à me faire rentrer dedans. Quelle connerie de faire jouer le groupe sur la Temple au lieu de la Warzone, la même erreur avait déjà été faite avec Weekend Nachos en 2014… Tout ça pour bousiller tous les passages grind – c’est-à-dire 90% des compositions – avec un son pire que brouillon. Todd Jones s’est pourtant bien donné du mal à haranguer le public et était aussi énervé que d’habitude, tête de bulldog en avant et cou de taureau contracté. Cependant ça n’aura pas suffi pour en faire un bon concert malgré la puissance que dégage Nails sur scène. (KPM)


Ugly Kid Joe (Mainstage 01, 15h05-15h55)


Vient enfin l’un des moments qu’assurément j’attendais le plus ce week-end. N’ayant pas pu faire le déplacement lors de leur dernier passage à Paris c’est donc une première pour moi en live. Je l’ai déjà dit dans mes chroniques, Ugly Kid Joe est l’un des groupes qui a le plus bercé ma toute jeune adolescence et je ne peux pas compter le nombre de fois que j’ai fait tourner mes vieilles cassettes et mes CDS de « As Ugly As They Wanna Be », « America’s Least Wanted » ou « Menace To Sobriety ». J’étais donc extrêmement impatient de voir la bande à Whitfield Crane après un retour plus que correct depuis maintenant quelques années et ce d’autant plus que cette tournée se déroule avec le vieux complice Dave Fortman qui n’avait plus joué avec le groupe depuis plus de vingt ans. Même si j’aurais évidemment préféré une rencontre dans un cadre plus confidentiel, je ne boude pas mon plaisir dès les premières notes de l’intro de « Menace To Sobriety » et même si je n’aurais pas craché sur un petit « God », c’est à l’imparable « Neighbor » que revient la tâche de chauffer un public nombreux et visiblement enthousiaste. Les titres – que dis-je les tubes – s’enchainent pour mon plus grand plaisir notamment ceux issus du premier album (franchement « Neighbor » et « Panhandlin’ Prince » pouah, quel gros panard !!) et quel fut mon bonheur alors que retentirent les premières notes de « Funky Fresh Country Club » ! Bon sang ce groove funky irrésistible (merci Crodell Crocket) ! On aurait aimé qu’elle soit introduite par « Sweet Leaf » mais question reprise les Californiens ont évidemment opté pour Motörhead et son « Ace Of Spades » ce qui n’étonnera personne vu l’amitié qui liait Lemmy et Whit (le groupe la reprenait d’ailleurs déjà avant la disparition de ce dernier). La prestation est au poil, les zicos rodés à leur tâche (sans déc, Klaus Eichstadt est quand même un putain de gratteux !) et Whitfield Crane mène sa troupe et la foule avec son flegme charismatique habituel. Ajoutez à cela quelques titres plus récents (« No One Survives », « Devil’s Paradise », « I’m Alright ») tout aussi efficaces, un brin d’émotion avec la magnifique reprise « Cats In The Cradle », une conclusion sur l’inévitable hit « Everything About You » repris comme un seul homme et vous avez de quoi contenter un vieux fan, au moins le temps de pouvoir aller les applaudir dans une petite salle parisienne. (Niktareum)

Encore un nom familier que je n'ai jamais écouté. Ici non plus toutefois, le set des Californiens ne me poussera pas à aller plus loin dans l'immédiat. Je n'ai en effet jamais réussi à rentrer dans le hard rock groovy de la formation. Le son est pourtant correct, la performance des musiciens également satisfaisante mais, ne connaissant aucun morceau et n'ayant aucune histoire, aucun souvenir avec, plus le soleil qui nous assommait de ses rayons meurtriers, je n'ai eu aucun frisson à l'écoute des classiques de UKJ. La reprise de "Ace Of Spades" de Motörhead (est-ce que les groupes savent que la bande à Lemmy a composé d'autres morceaux?!) m'a toutefois fait lever un sourcil et je me suis aperçu que j'avais déjà entendu le morceau de fin, le très connu "Everything About You". Mais sinon je pense surtout à ce putain de four qu'est Clisson! (Keyser)

Setlist:

Neighbor
Milkman's Son
Panhandlin' Prince
Ace Of Spades (Motörhead cover)
Cat's In The Cradle (Harry Chapin cover)
Funky Fresh Country Club
No One Survives
Everything About You


Pretty Maids (Mainstage 02, 16h00-16h50)


J'étais bien content de voir pour la première fois PRETTY MAIDS, vieux groupe danois dont les deux premiers albums Red, Hot and Heavy et Future World trônent fièrement dans ma collection. Je ne connais par contre pas la suite car le peu de ce que j'ai entendu, trop dégoulinant de claviers kitsch, ne m'a pas donné envie de poursuivre l'aventure. Les morceaux récents ne m'ont du coup fait aucun effet. J'ai davantage sourcillé sur les oldies "Back To Back", "Red, Hot And Heavy", "Rodeo" et "Future World (quel riff!) en clôture. Quoique bien moins que ce à quoi je m'étais attendu. La faute à ce putain de temps insupportable qui me donne plus envie de dormir que de m'éclater sur les shows. C'est donc près d'un mini coin d'ombre et en regardant l'écran géant situé derrière la sono des mainstages que j'ai suivi le concert des Scandinaves. Pas vraiment l'idéal mais je n'avais pas envie de claquer, même pour du bon vieux heavy, PRETTY MAIDS ne faisant pas non plus partie de mes groupes ultimes. (Keyser)

Setlist:

Mother Of All Lies
Kingmaker
Back To Back
Red, Hot And Heavy
Rodeo
Pandemonium
Bull's Eye
Little Drops Of Heaven
Future World


Blood Ceremony (Valley, 16h00-16h40)


De la flûte, des claviers et un dernier album décevant, Blood Ceremony ne partait pas gagnant. D'autant plus que les Canadiens devaient assumer de passer derrière Bongripper. Mauvaise langue que je suis, je ne donnais pas cher de leur peau et j'ai été le premier surpris devant la qualité de cette prestation. Cette mixture hippie psyché croisant Jethro Tull à Black Sabbath bénéficie d'un second souffle sur scène, se révélant bien plus mordant que prévu. Ce charme s'opère en grande partie par le biais d'Alia O'Brien, véritable maîtresse de cérémonie qui en impose par son charisme et sa voix étonnamment plus agressive qu'en version studio. La formation pioche dans ses différents albums pour composer sa setlist mais bien évidemment, le dernier opus est mis en avant et s'en retrouve transformé. Ne serait-ce qu'un « Half Moon Street » et son accélération en fin de titre, qui aura mis tout le monde d'accord et prouvé au public que Blood Ceremony n'est pas venu pour faire de la figuration. Quarante minutes aussi surprenantes qu'efficaces. Et moi qui craignait de m'ennuyer... ça fait parfois du bien d'avoir tort. (AS)


Skepticism (Temple, 16h45-17h55)


Du funeral doom sous une tente, en plein jour, quelle bonne idée. On se souviendra de l'excellente prestation de Shape of Despair en 2015, qu'on aurait nettement plus apprécié dans des conditions appropriées. Même constat pour Skepticism cette année, dont la musique se révélerait bien plus appréciable en salle, dans le noir, ou de nuit. Ce concert m'aura appris à faire abstraction. A oublier complètement ce qui m'entoure pour me plonger corps et âme dans le propos des Finlandais. Un propos rempli de désespoir, de douleur, de mélancolie, et qui ne laisse pas indifférent du moment qu'on réussisse à y adhérer. (AS)


Steel Panther (Mainstage 01, 16h55-17h55)


Ce qu'il me fallait pour me redresser, c'est des nichons! Et à ce petit jeu, les meilleurs, c'est STEEL PANTHER! Cinquième fois que je voyais le groupe de glam parodique et cinquième fois que je me suis bien éclaté. À en oublier la canicule! Alors certes, on connait la ritournelle. Ce sont toujours les mêmes blagues potaches que nous sortent les Américains qui tournent en plus un peu en rond musicalement sur leurs dernières réalisations. Mais si All You Can Eat et Lower The Bar font moins d'effet que Feel The Steel et Balls Out, leurs concerts restent de grands moments. Alors en festival, sous une chaleur torride, avec beaucoup de représentants de la gente féminine, vous imaginez qu'il y avait matière à bien s'amuser! Ce fut bien sûr le cas sur une heure beaucoup trop courte. De la bonne musique, des bêtes de scène (qui n'ont pas hésité à utiliser l'avancée de la scène installée dans la nuit pour AEROSMITH afin de pénétrer davantage dans la foule compacte), des filles dévêtues, un bon son, une ambiance de fête, le programme des réjouissances a ravi toute l'assistance. Les titres du nouvel album Lower The Bar, même si loin d'être le plus mémorable, passent en plus très bien sur scène, que ce soit "Goin' In The Backdoor" joué juste après "Eyes Of A Panther" qui a ouvert le set de façon très efficace, "Poontang Boomerang" et son refrain catchy ou "That's When You Came In", mon préféré de l'opus, merveille de titre acoustique qui met en valeur la belle voix de Michael Starr et prend à revers les thématiques habituelles des Californiens. Je regretterais juste l'absence de la géniale "Asian Hooker". Pour le reste c'était encore parfait et ça m'a bien reboosté pour la suite. (Keyser)

Setlist:

Eyes Of A Panther
Goin' In The Backdoor
Just Like Tiger Woods
Fat Girl (Thar She Blows)
Death To All But Metal
That's When You Came In
Poontang Boomerang
Community Property
17 Girls In A Row
Gloryhole
Party All Day (Fuck All Night)


Trust (Mainstage 01, 18h55-19h55)


Le temps de se sustenter, d'entendre DEE SNIDER en solo sur la Mainstage 01 faire chanter au public We're Not Gonna Take It pour la 2500ème fois et de s'ennuyer devant TURISAS sur la Temple (bon ok, le backdrop style cyrillique était magnifique), c'est déjà l'heure de TRUST. Pas du tout connaisseur de ce groupe pourtant culte du hard rock français si ce n'est le fameux "Antisocial" que les vrais fans doivent détester, j'avais tout de même envie de les voir au moins une fois histoire de ne pas mourir idiot. Mais après être resté un quart d'heure, j'aurais en fait préféré mourir idiot. Qu'est-ce que c'est chiant! Et qu'est-ce qu'il est ridicule le Bernie avec son bob et sa chemise à fleurs! C'est des rockeurs ça?! Plutôt des touristes au Club Med! Je n'attendrais même pas "Antisocial", j'ai déjà assez souffert du soleil et de la musique! À revoir peut-être quand mon seuil de tolérance sera remonté mais là, c'était juste impossible. (Keyser)

Setlist:

L'Archange
Marche Ou Crève
Fais Où On Te Dit De Faire
Au Nom De La Race
Le Temps Efface Tout
Démocratie
L'Élite
Surveille Ton look
Antisocial


Chelsea Wolfe (Valley, 19h40-20h40)


Alors je me suis trompé de scène, je voulais aller voir Chelsea Grin moi… Ah quelle bonne blague hein ? Non en réalité la bonne blague, c’est que je n’ai jamais pris le temps d’écouter plus que quelques titres par-ci par-là ou des collaborations de Chelsea Wolfe avec d’autres artistes avant le Hellfest. Sa musique a tout pour me plaire pourtant : sombre, froide, envoutante, indus, folk, expérimentale… Au moins j’ai eu l’occasion de me faire une idée en live, avec un son vraiment excellent pour une fois, pour un concert dépassant toutes mes attentes. La setlist est composée à un peu plus de la moitié de morceaux du dernier album en date Abyss, mais nous avons eu la chance de profiter en avant-première de deux nouveaux titres qui sortiront en septembre. Ce que je retiens surtout de la prestation de Chelsea Wolfe et ses trois musiciens, c’est le charisme qui se dégage sur scène : entre la chanteuse elle-même et sa voix à faire pleurer des larmes d’onyx, le bassiste et le guitariste au style post-punk/cold wave impeccable, puis la batteuse qui frappe sèchement son kit avec grande prestance ; c’est un régal pour les yeux qui accompagne merveilleusement bien les compositions enivrantes et mélancoliques. (KPM)


Saxon (Mainstage 02, 20h00-21h00)


Ça aurait par contre dû passer pour SAXON, vieux groupe de heavy metal que j'affectionne, sans toutefois connaître par cœur leur longue discographie. Mais là non plus, je n'arrive pas à rentrer dedans. Quelques hochements de tête et tapements de pied quand retentit "Motorcycle Man" après le tout récent "Battering Ram", morceau-titre du dernier album de 2015 que je ne me suis toujours pas procuré puis "Sacrifice" de l'avant-dernier opus que lui j'avais acheté. La setlist aura beau être orientée old-school avec tout un tas de oldies du fondateur Wheels Of Steel toujours bien représenté, de Strong Arm Of The Law ou encore de Denim And Leather, rien n'y fait, je reste prostré par terre à l'abri. Il semble faire encore trop chaud pour que j'apprécie quoi que ce soit qui porte un t-shirt sur les mainstages. Et pourtant j'avais adoré la seule fois où j'avais vu les Anglais. Là aussi à revoir dans des conditions plus clémentes. (Keyser)

Setlist:

Battering Ram
Motorcycle Man
Sacrifice
Power And The Glory
Battalions Of Steel
20,000 Ft
Dogs Of War
Heavy Metal Thunder
747 (Strangers In The Night)
Crusader
Wheels Of Steel
Denim And Leather
Princess Of The Night


Primus (Valley, 21h50-22h50)


Tout comme pour Igorrr, c’est avant tout l’esprit de curiosité qui m’a poussé à me frayer un chemin sous la Valley pour aller mater une partie du set de Primus dont je dois l’avouer je n’aurais pu citer que « Wynona’s Big Brown Beaver » comme ça de mémoire. Il est plus ou moins facile d’accrocher à un groupe en le découvrant en live et Primus n’est probablement pas le plus simple d’approche en la matière. Toutefois même si la musique des Californiens part un peu dans tous les sens, je ne ressens aucunement l’envie de partir ailleurs et nous nous retrouverons même à remuer du popotin aux rythmiques bondissantes du trio notamment grâce à son célèbre bassiste Les Claypool dont les lignes de basse sont – il faut l’avouer – assez délectables. J’ai malheureusement loupé le seul titre que je connaissais mais j’avoue avoir passé un agréable moment pour ce qui restera mon concert le plus funky du week-end. (Niktareum)


Apocalyptica (Mainstage 02, 22h20-23h20)


Le samedi sera décidément la journée des mainstages pour moi qui suis d'habitude plutôt fourré sous la Altar pour ma dose d'extrême. Sauf que pour une fois, l'offre sur les grandes scènes m'étaient plus destinée que celle sous les tentes. , SKEPTICISM, DECAPITATED, TURISAS, SOILWORK, ALCEST, PAIN OF SALVATION, WARDRUNA, OPETH, DEAFHEAVEN, on a en effet vu plus enthousiasmant comme enchaînement! Après un peu de repos, je me dirige donc vers la Mainstage 02 plus par curiosité qu'autre chose pour APOCALYPTICA. Je les avais déjà vus et bien que toujours plaisants, je n'attendais rien de leur représentation à ce Hellfest 2017. Sauf que ce que je ne savais pas, c'est que les Finlandais tournaient pour les vingt ans de la sortie de l'album qui les a faits connaître, celui des reprises de Metallica. Alors forcément, le concert a pris une tout autre tournure pour moi, les Mets ayant toujours été mon groupe ultime. La formation ne jouera ainsi que des morceaux des Four Horsemen pour mon plus grand bonheur. D'abord uniquement à quatre violoncelles puis rejointe par un batteur pour davantage de dynamisme. Quelle que soit la configuration, ce fut magnifique, à défaut de recevoir un jour les Mets à Clisson. J'ai par contre trouvé le public très sage, si ce n'est quelques applaudissements entre les morceaux et autres clappements de main en rythme sur certains passages. Était-ce une question de respect face à ce qui pouvait ressembler à une prestation de musique classique? Quoi qu'il en soit, les spectateurs n'ont jamais chanté les paroles à l'unisson comme cela aurait pu être le cas pour davantage de communion. Un peu dommage mais cela ne m'a pas empêché d'être ravi de ce show d'APOCALYPTICA qui m'ont rappelé à leur bon souvenir. (Keyser)

Setlist:

Enter Sandman (Metallica cover)
Master Of Puppets (Metallica cover)
Creeping Death (Metallica cover)
One (Metallica cover)
For Whom the Bell Tolls (Metallica cover)
Fight Fire With Fire (Metallica cover)
Orion (Metallica cover)
Battery (Metallica cover)
Seek & Destroy (Metallica cover)
Nothing Else Matters (Metallica cover)


Agnostic Front (Warzone, 22h55-23h55)


Le concert des New-Yorkais a déjà commencé depuis un bail. Je me devais néanmoins d'y aller faire un tour car à chaque fois que je les croise, je me prends une claque. Je n'y reste donc qu'une vingtaine de minutes. Vingt minutes de plaisir simple et brut au son du punk hardcore pionnier et efficace de ces vétérans. Les mecs sont là depuis trente ans mais ont toujours la foi. C'est admirable de voir les légendaires Roger Miret donner tout ce qu'il a au micro de sa voix nerveuse inimitable et Vinnie Stigma continuer à s'éclater sur sa gratte. Ça bouge bien sur scène comme dans la fosse, ça va droit au but, le son est bon et on se laisse vite prendre au jeu même quand on arrive à la bourre, que la Warzone est bondée et qu'on se retrouve à une place de merde. C'est certes un peu toujours le même programme mais quand on est sûr de prendre son pied, pourquoi se priver? (Keyser)

Setlist:

The Eliminator
Dead To Me
My Life My Way
Police Violence
Only In America
For My Family
Friend Or Foe
Victim In Pain
Old New York
All Is Not Forgotten
Peace
Crucified (Iron Cross cover)
Gotta Go
Take Me Back
Police State
A Mi Manera
Addiction
Blitzkrieg Bop (Ramones cover)


Wardruna (Temple, 22h55-23h55)


J’avais très envie de voir Wardruna en live pour savoir si l’émotion transmise par les trois albums des norvégiens était encore plus forte en présence physique sur scène, ce que je soupçonnais. Et bien le concert de Wardruna a sûrement été le plus classe de tout ce Hellfest et le plus touchant par la même occasion. En guise de backdrop, le groupe a fait pendre une sorte de tapisserie tissée avec ce qui semble être une matière naturelle, ressemblant à un drap de feuillage. L’effet d’ombrage avec les torches allumées de chaque côté de la scène est exaltant, lorsque le concert débute par le retentissement des lurs géants de « Tyr », projetant l’ombre des deux musiciens sur le backdrop immaculé derrière. Du violon Hardanger norvégien, des percussions, de la flûte, d’autres instruments traditionnels et même de la guimbarde, le panel est large pour invoquer les anciens dieux païens et faire voyager le public au plus profond des fjords nordiques pendant une heure. Ajoutons à ça un chœur de voix profonds pour seconder celle d’Einar la tête pensante de Wardruna et l’unique voix féminine de Lindy Fay Hella, l’on obtient une musique folk ambiante absolument transcendante pour quiconque laisse son esprit s’y ouvrir. La puissance évocatrice de Wardruna est incroyable et je n’avais pas ressenti ça depuis le concert de Shibalba au Prague Death Mass. Je pense que je n’ai pas été le seul à voyager comme ça, en voyant une fille seins nus les yeux fermés chantant toutes les paroles par cœur en norvégien pas loin de moi… La grande question que je me posais avant le concert était vis-à-vis du public : allait-il être digne de la beauté de la musique des norvégiens ? Et bien j’ai été allégrement surpris en bien, car les gens ont été très respectueux et n’ont pas gueulé ni bougé pour le simple fait d’être des animaux, à part une tentative de slam tout de suite avortée et des claquements dans les mains accompagnants certains passages rythmés. Est-ce que les claps ont gâché le concert ? Certains vous le diront, personnellement je trouve que c’est bien sur ce type de musique où l’aspect physique et chamanique prend tout son sens et que cela devient acceptable. Si les français apprenaient à claquer dans les mains en rythme et à l’unisson ça serait toujours mieux mais enfin, c’est comme leur demander de lancer un wall of death au bon moment ! Enorme standing ovation tandis qu’Einar se levait pour annoncer qu’il restait un morceau à jouer, moment fort où l’on sentait que l’accueil réservé à Wardruna était réellement touchant pour eux. Une fois le dernier morceau « Helvegen » passé, le public a célébré encore plus fort ce magnifique groupe, précieux pour la musique traditionnelle européenne et nordique. (KPM)


Aerosmith (Mainstage 01, 23h25-00h55)


C’est en ayant eu la chance d’accéder au ‘’super VIP’’ que j’ai pu profiter du concert d’ Aerosmith sur cette plateforme surélevée qui donne un point de vue tellement particulier, une vision d’ensemble surplombant tout le devant des deux Mainstages avec une vue imprenable sur le public (impressionnant !), la scène et l’avancée au milieu de la fosse. Après l’habituelle intro « Carmina Burana » sur fond de vieilles photos et pochettes d’album, c’est sur « Let The Music Do The Talking » (issu de l’album « Done With Mirrors ») que le groupe entre en scène pour un set qui restera pour moi un grand moment du week-end. Car on dira ce qu’on voudra sur Aerosmith (ou sur beaucoup d’autres ‘’gros’’ groupes d’ailleurs) mais ce sont quand même des gars qui savent y faire pour vous délivrer un grand show avec tout ce qu’il faut : une prestation aux petits oignons, des tenues improbables, un charisme doublé d’une attitude de rock star (qui peut agacer peut-être mais combien peuvent réellement se le permettre ?) et surtout des tubes à tire larigot ! Malgré une voix légèrement couverte et visiblement un peu d’agacement au début (problème de retour ?) Steven Tyler reste un sacré chanteur et showman, avec ce jeu de scène toujours aussi fantasque mais sachant calmer le jeu quand il le faut comme lorsqu’il s’installe au piano pour les premières notes de « Dream On » qui me foutront de vrais frissons. Et puis bon sang quelle belle paire il forme avec son acolyte de toujours Joe Perry, même si je n’ai jamais été autant fan d’Aerosmith que j’ai pu l’être de groupes comme Guns n’ Roses j’ai toujours eu une sympathie particulière pour les  deux bonhommes et ce n‘est pas le concert de ce soir qui changera cela tant l’investissement des musiciens est total et semble sincère. Et puis honnêtement comment résister à des tubes tels que « Livin’ On The Edge », « Mama Kin » (raaaah quel putain de titre !), « Sweet Emotion » ou « Walk This Way » clôturant un set sous une pluie de confettis. Même les magnifiques slows passent parfaitement bien, il faut dire que les Américains savent y faire quand il s’agit de vous foutre la larmichette (« Cryin’ », « Don’t Wanna Miss A Thing », « Dream On », je n’aurais pas craché sur un petit « Crazy » ou « Amazing »). On pourra uniquement regretter la place un peu trop importante accordée aux reprises (pas moins de cinq ce soir !) à la place desquelles on n’aurait pas craché sur quelques titres passés à la trappe ce soir (où sont « Rag Doll », « Toys In The Attic », « Chip Away The Stone », « Pink » ou « Eat The Rich » ??). Et à titre purement personnel j’enrage encore d’avoir loupé « Dude (Looks Like A Lady) » (l’un de mes titres préférés !), dupé par une « Come Together » qui m’a laissé croire que j’avais assez de temps devant moi pour aller faire… ‘fin bref, merde quoi ! Bon mis à part ce petit accroc, Aerosmith aura totalement assuré ce soir et m’aura comblé. Maintenant direction Suicidal Tendencies (si on peut y arriver…). (Niktareum)

Honnêtement, j'en ai rien à branler d'AEROSMITH, tournée d'adieu ou pas. J'apprécie quelques titres connus comme "Dream On", "Walk This Way" ou même "Cryin'" mais ça s'arrête là. Je me contente donc de mater assis un écran géant à mon retour d'AGNOSTIC FRONT. Mais très vite, le rock de papy des Américains superstars m'ennuie. Steven Tyler a beau être un chanteur et un showman d'exception, sa musique ne me fait rien. Cela devient même un calvaire alors je finis par me lever et me promener sur le site, toujours aussi beau la nuit entre les feux de palettes et les lumières de la grande roue. (Keyser)

Setlist:

Let The Music Do The Talking
Young Lust
Cryin'
Livin' On The Edge
Love In An Elevator
Janie's Got A Gun
Stop Messin' Around (Fleetwood Mac cover)
Oh Well (Fleetwood Mac cover)
Mama Kin
Sweet Emotion
I Don't Want To Miss A Thing
Come Together (The Beatles cover)
Dude (Looks Like A Lady)
Train Kept A-Rollin' (Tiny Bradshaw cover)

Rappel:
Dream On
Mother Popcorn (James Brown cover)
Walk This Way


Slo Burn (Valley, 00h00-01h00)


Difficile de se remettre du concert de Wardruna tant la charge émotionnelle était intense. Il fallait bien le premier – très probablement dernier par la même occasion – concert de Slo Burn en France pour me motiver à me mettre du son dans les oreilles. Je m’attendais à ce que la Valley soit blindée pour le retour de ce groupe éphémère mais culte de stoner rock, mais apparemment Opeth et Aerosmith ont eu plus de succès. Je vais aller à l’essentiel comme l’a fait Slo Burn : les morceaux de l’EP Amusing The Amazing sont des perles dans leur style et la patte vocale John Garcia est un régal si l’on aime son timbre et ses gimmicks. Le bassiste, guitariste – membres d’origine – et batteur – depuis la reformation en 2017 – l’accompagnant sont en forme et l’on a l’impression qu’ils n’ont jamais arrêté de jouer ces morceaux. C’est presque Garcia lui-même qui est un poil juste sur certaines lignes de chant et compense de par son attitude de beau gosse du désert. En tout cas, c’est un plaisir d’entendre ces riffs en live, chose qui me paraissait impensable avant le teasing de la reformation. Pas de « Positiva » pour me combler pleinement – le titre bonus sur l’unique EP tiré de la démo – mais un concert à la hauteur de mes espérances, parfait pour terminer cette courte deuxième journée où le soleil plombant et l’affiche me laissant un peu de marbre avaient entamé mon envie de me bouger le cul. (KPM)

Une des bonnes surprises de ce Samedi, dont je n'attendais pas grand-chose, pensant en écouter un bout avant d'aller voir Opeth. Finalement, je suis resté pour l'intégralité du concert. La bonne humeur de Garcia, les riffs entraînants et les compos franchement bien ficelées ont enraciné mes pieds au sol pour une heure. (AS)


Suicidal Tendencies (Warzone, 01h05-02h05)


Pour en finir avec ce belle journée du samedi, nous essayons de nous frayer un chemin vers une Warzone évidemment prise d’assaut pour tenter d’assister au set de Suicidal Tendencies. Même si j’ai totalement lâché le groupe après « Freedumb », il était juste impensable de louper Mike Muir et sa troupe, qui plus est avec Mr Lombardo derrière les fûts. Et quelle erreur ç’eut été ! Une heure totalement furieuse grâce à une setlist résolument old school dont je n’aurais même pas rêvé (bordel « Trip At The Brain » quoi ! Jamais je n’aurais cru un jour entendre ce titre en live !). Ouverture sur le démentiel « You Can’t Bring Me Down », clôture sur l’hymne « Pledge Your Allegiance » et ses  « S…T… » scandés à l’unisson, merveilleux. Entre les deux ? Du tube, de la tartine, de la tuerie de crossover-thrash comme seul S.T. sait le faire (« I Shot The Devil », « War Inside My Head » (popopo…), « Subliminal », « Possessed To Skate », « I Saw Your Mommy »). Mis à part « Freedumb » et « Cyco Vision » (j’aurais préféré « Hippie Killer » à choisir), que du vieux, que du bon bref que du bonheur ! Je n’aurais pas craché sur un ou deux extraits de « The Art Of Rebellion » mais bon on ne peut pas tout avoir… Je n’ai pas suivi les inénarrables changements de line-up mais peu importe de toute façon, Suicidal Tendencies (aujourd’hui) c’est Mike Muir et, même si ses acolytes ne sont pas en reste, il était ce soir dans une forme épatante, arpentant la scène comme un lion enragé, scène qui finira envahi de cycos comme d’habitude. Même si j’étais loin de celle-ci, l’énergie déployée était telle qu’il était impossible de rester de marbre et c’est donc avec un plaisir immense que je me suis évertué à exploser ce qui me restait de cordes vocales sur ces sing along imparables. Parfait pour finir ce deuxième jour avec une énorme banane ! (Niktareum)

Encore un groupe culte dont je ne connais rien. Je suis vraiment un cancre! Mais donc encore une bonne occasion de parfaire sa culture musicale et de voir pour la première fois le fameux Mike Muir et son légendaire bandana. D'autant qu'il est accompagné à la batterie de Monsieur Dave Lombardo que je n'avais pas croisé depuis son éviction de Slayer. Après AEROSMITH qui m'a profondément emmerdé, je comptais bien sur les Californiens pour finir cette deuxième journée en beauté. Mission accomplie pour le quintette qui m'a vite convaincu que j'avais eu tort de les bouder toutes ces années. Ça tabasse, ça groove, ça chante comme des bonhommes, ça bouge partout sur scène, le style crossover/thrash/punk du combo que je ne pensais pas aussi vénère se montre des plus efficaces. Pas besoin de connaître les morceaux, c'est simple et direct, l'appréciation est automatique. Difficile par contre de trouver un emplacement adéquat tant la Warzone a été prise d'assaut pour sa tête d'affiche du samedi malgré KREATOR qui joue en même temps sur la Mainstage 02. C'est donc au milieu de la colline qui surplombe la Warzone, les yeux faisant l'aller-retour entre la scène trop lointaine et les écrans géants que je vais suivre quasiment l'intégralité du show. Pas les meilleures conditions pour découvrir un groupe, j'ai toutefois bien compris qu'il fallait que j'écoute leur discographie au plus vite. La chaleur épouvantable toute la journée, les nombreux enchaînements de groupes et le manque de sommeil ont toutefois eu raison de ma volonté d'aller jusqu'au bout du set énergique de SUICIDAL TENDENCIES. (Keyser)

Setlist:

You Can't Bring Me Down
I Shot The Devil
Clap Like Ozzy
Freedumb
Trip At The Brain
War Inside My Head
Subliminal
Possessed To Skate
I Saw Your Mommy
Cyco Vision
Pledge Your Allegiance


Deafheaven (Temple, 01h05-02h05)


Pas grand monde pour assister à cette performance de Deafheaven. J'ai rarement vu la Temple aussi déserte le soir. Peut-être est-ce la faute du style pratiqué par le groupe, leur post-black étant loin de celui des autres formations ayant foulé les planches de cette scène durant ce Hellfest. De l'attitude presque tête à claque du chanteur George Clarke, qui en fait beaucoup, trop parfois, ou encore du son qui n'était pas optimal. Tant pis pour les absents, car cette prestation m'a émotionnellement retourné. Dès « Brought to the Water » qui ouvre le set, on retrouve cette émotion contenue dans les compositions des Américains et on se laisse tout simplement porter. J'imagine bien qu'à 1h du matin, tout le monde ne souhaite pas terminer sa journée sur des compositions pareilles, laissant une forte place aux influences post-rock et donc aux atmosphères plus minimalistes et intimistes. Dans tous les cas, pour les adeptes, c'était une excellente expérience. Pas dans les meilleures conditions, son irrégulier et fatigue ne faisant pas bon ménage, mais rien que pour ce « Dream House » qui vous met par terre, on en aurait redemandé. Difficile de mieux conclure ce Samedi. (AS)


C'est ainsi que le rideau tombe sur la deuxième journée de ce Hellfest 2017. Comme prévu, celle-ci fut meilleure que le vendredi car l'affiche me plaisait davantage grâce à des groupes comme STEEL PANTHER, CRYPT SERMON, SAXON, PRETTY MAIDS, AGNOSTIC FRONT ou VORTEX OF END. Une journée moins extrême que d'habitude mais émaillée de quelques découvertes fort sympathiques, les déglingos autrichiens d'INSANITY ALERT et les caïds de SUICIDAL TENDENCIES que je suis très content d'avoir vus. Par contre, les températures de plus de 30°C ont clairement gâché la fête pour moi qui fuis d'habitude le soleil. Elles m'ont empêché d'apprécier SAXON et PRETTY MAIDS ou encore d'aller voir DEE SNIDER et AIRBOURNE. Mais ça personne n'y peut rien! Contrairement au son, certes meilleur que la veille où c'était assez catastrophique, mais souvent passable. À demain pour la dernière journée qui n'allait pas non plus être de tout repos. (Keyser)

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