chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
31 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Live reports »

Der Weg einer Freiheit + Regarde Les Hommes Tomber

Live report

Der Weg einer Freiheit + Regarde Les Hommes Tomber Le 05 Octobre 2017 à Rilleux La Pape, France (MJC O Totem)
Petite soirée placée sous le signe du Black en ce jeudi 5 Octobre, pas forcément mon style de prédilection, mais louper DER WEG EINER FREIHEIT passant dans ma ville était juste hors de question. Arrivant dans une MJC O Totem très correctement remplie (signe très favorable après une petite inquiétude que l’orga Mediatone se soit ramassée sur cette date moins vendeuse que d’autres…), c’est une pinte d’ambrée pas très bonne à la main que je pénètre dans la salle qui accueille, derrière un nuage d’encens déjà bien dense, les Parisiens de REGARDE LES HOMMES TOMBER. Néophyte que je suis de leur style, je découvre un groupe qui la joue vestimentairement un tiers MGLA (un guitariste et un bassiste) en mode « fous ta capuche », un tiers « j’ai pas d’artifice je joue c’est tout ») (l’autre guitariste), et un tiers « moi je chante en faisant de grands gestes torturés foutez moi la paix sinon j’en assomme un avec mon pied de micro » (vous aurez deviné de qui je parle). Mettons les attributs esthétiques de côté pour nous pencher sur la musique que mon compère FleshovSatan décrivait en 2015 comme du Black / Hardcore / Sludge, un trio de styles musicaux pas trop déconnant au regard d’une prestation aussi torturée que maitrisée. On sent que les parisiens n’ont pas attendu la MJC de Rilleux pour pratiquer en live leurs morceaux, et que le groupe a de la bouteille (de whisky 20 ans d’âge, sans doute) derrière lui. J’ai blagué sur la prestation du chanteur mais le gaillard est bigrement impressionnant, aussi bien par sa gestuelle grandiloquente (grands mouvements des bras, des passages hurlés à genou, agrippé à un pied de micro tout sauf statique) que son chant hurlé, possédé, « insère ici un autre qualificatif en -ré qui rime ». Les zicos assurent eux le strict minimum mais l’attention est clairement focalisée sur le chanteur du quatuor qui attire au fil des morceaux un consensus d’avis favorables du public, qui semble connaitre bien mieux que moi le groupe et les morceaux. L’alternance passages rapides mais pas trop et accalmies en son clair fait son effet au fil de la petite heure de set du groupe, et je ressens de cette prestation un avis clair que « c’est pas ma came, mais c’est très bien foutu » plutôt favorable en définitif. Le public lyonnais a en tout cas grandement apprécié, car même si c’est le calme plat entre les morceaux (le groupe ne parlant pas de toute la prestation), les vivats retentiront au moment de conclure.

La salle se vide, mon verre aussi, je pars illico le remplir et retourne dans une salle à moitié vide alors que DER WEG EINER FREIHEIT lance son intro, une nappe éthérée de piano qui va fortement contraster avec ce qui va suivre. Pour vous donner mon niveau de connaissance du combo Allemand, j’étais tombé fou amoureux de leur premier album éponyme, une petite perle de Black Mélodique ; j’ai récupéré très récemment le reste de leur discographie et constaté qu’au-delà d’une brutalité toujours présente les Allemands avaient inséré un peu de « calme » dans leurs compos, pour davantage de contraste. Mais n’ayant pas encore eu le temps d’assimiler grand-chose, c’est donc plutôt en « fan de la première heure » que j’étais là ce soir. Je ne pourrais donc pas citer tous les morceaux joués, si ce n’est « Ewigkeit », premier titre du premier album, vers le milieu du set et qui a clairement mis une baffe à l’auditoire. Mais le reste du set n’a pas démérité, car si vous parlez Brutal, Allemagne et Black aujourd’hui, vous devriez à un moment ou à un autre citer DER WEG pour la qualité de ses compositions et la rapidité impressionnante de son batteur. Les zicos semblent heureux d’être là, et au contraire de RLHT le chanteur prendra quelques secondes entre les morceaux pour remercier dans un Français impeccable l’enthousiasme de la « foule », qui s’est densifié au fil du set. J’ai senti que beaucoup étaient venus pour RLHT et restaient par curiosité pour DER WEG, et seront finalement restés jusqu’au bout, une belle preuve de la maitrise scénique et musicale dont fait preuve le groupe. Si vous ne connaissez pas, imaginez un Black à base de tremolos permanents, très recherchés mélodiquement, et qui accompagne cela d’un batteur monstrueux d’endurance et de rapidité ; le tout saupoudré d’accalmies, avec du son clair ou des tempos plus modérés ; mais qui s’emballe très très vite de nouveau. Dans un genre qui n’a rien à voir mais DER WEG me fait penser dans l’approche au « Reptilian » de BENIGHTED, comme si le groupe se disait « le blast à 300 BPM c’est notre tempo de base, des fois on varie mais le moins possible », moi ça me parle tout à fait en tout cas. Et je finis cette longue description par le chant, hurlé et black à mort, mais peut-être un peu moins convainquant que chez RLHT, moins original dirons-nous (ceci dit, le chanteur de DER WEG joue sur guitare en même temps). Pour revenir à leur set, vous aurez saisi qu’il était hyper brutal et d’un haut niveau qualitatif, j’ai hâte d’avoir le temps de rattraper mon retard sur leur discographie, notamment le nouvel album « Finisterre » qui a l’air fameux. Le groupe, ayant conquis le public, sort de scène au bout d’une grosse heure… « one more song, one more song », vous connaissez la musique, les Allemands reviennent et BAM deux morceaux en rappel dont un « Litchmensch » (annoncé par le chanteur) ultra brutal et dont je me régale depuis sa découverte. On finit donc cette soirée qui démarrait devant une salle un peu vide avec un public chaud bouillant, bluffé d’une telle intensité et qui en aurait bien repris une dernière louche. Grosse baffe, énorme prestation, le groupe revient sur scène pour le traditionnel selfie avec le public (déjà posté sur leur page Facebook, cherchez votre serviteur à droite), et on repart tous sourds, fatigués mais heureux. Qui a dit que le Black ne portait pas des émotions positives ?

4 COMMENTAIRE(S)

AtomicSchnitzel citer
AtomicSchnitzel
11/10/2017 20:07
J'aurais aimé apprécier autant que vous mais à Strasbourg, les deux sets n'étaient pas des meilleurs, à cause d'un son catastrophique. Ajoutez à ça des conditions désagréables (salle beaucoup trop petite pour un trop grand nombre de spectateurs, résultat si tu sors prendre l'air tu ne peux plus rentrer (hé ouais) + chaleur + odeurs de transpiration + manque d'air) et ça donne le sentiment de se faire voler 15 balles.

Dommage. Déçu
MoM citer
MoM
11/10/2017 15:50
Kasteel a écrit :
Cette affiche !
Dont l'image pourrait d'ailleurs être une belle pochette de split ;-)


Ce serait assez bandant comme split, en effet...
Kasteel citer
Kasteel
11/10/2017 09:34
Merci pour le report...qu'est-ce que j'aurais aimé y être !!!
Cette affiche !
Dont l'image pourrait d'ailleurs être une belle pochette de split ;-)
Deux groupes vus -et très appréciés pour ma part- au Motocultor.
" Qui a dit que le Black ne portait pas des émotions positives ? "
tu m'étonnes ! Et comme le dit très bien MoM : " de délicieu(x) moment(s) de musique touchante et abrasive ".
MoM citer
MoM
09/10/2017 20:36
Je les ai vus au Jas'Rod de Marseille.
C'était une soirée mémorable. Et je pense que beaucoup sont venus, comme pour toi, afin de voir RLHT.
Et la soirée a été calibrée exactement de la même façon pour moi que pour toi Sourire

Perso, j'ai trouvé que Der Weg était ultra émouvant. Ca m'a emporté, et il y avait un reste d'encens de RLHT dans l'air, ce qui m'a fait entrer dans un espace intime, j'ai vraiment intériorisé chaque morceau, emporté par des souvenirs qui me revenaient devant les yeux. C'était un show monumental, un délicieux moment de musique touchante et abrasive.

Bref, ce que je veux dans du Black en live.
En plus, le son était impec, j'ai écouté ça sans bouchon et sans acouphène. Il y avait même des larsens volontaires qui faisaient comme une nappe de synthé, et qui rendait le tout céleste. Une grosse baffe.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Der Weg einer Freiheit + Regarde Les Hommes Tomber
plus d'infos sur
Der Weg einer Freiheit
Der Weg einer Freiheit
Black Metal - 2009 - Allemagne
  
Regarde Les Hommes Tomber
Regarde Les Hommes Tomber
Black / Hardcore / Sludge - 2011 - France
  

Through The Eyes Of The Dead
Disomus
Lire la chronique
Ripping Corpse
Dreaming With The Dead
Lire la chronique
Tetragrammacide
Primal Incinerators of Mora...
Lire la chronique
Abkehr
In Asche (EP)
Lire la chronique
Thyrgrim
Vermächtnis
Lire la chronique
With The Dead
Love from with the Dead
Lire la chronique
Dark Habits
Cave Paintings (EP)
Lire la chronique
Nazghor
Infernal Aphorism
Lire la chronique
Ritual Knife
Hate Invocation
Lire la chronique
Second Lash
Tabula Rasa
Lire la chronique
Unfragment
Les Courbures de l'Ame
Lire la chronique
Tomb Mold
Primordial Malignity
Lire la chronique
Arkhon Infaustus
Passing The Nekromanteion (EP)
Lire la chronique
Cold Insight
Further Nowhere
Lire la chronique
Soundgarden
Badmotorfinger
Lire la chronique
Der Weg einer Freiheit + Regarde Les Hommes Tomber
Lire le live report
Savage Annihilation
Quand S’abaisse La Croix Du...
Lire la chronique
Continental Crucifixion
Archgoat + Bölzer + Eggs Of...
Lire le live report
Le BM du Québec se limite à 3 groupes... MON CUL !
Lire le podcast
Sternatis
Ramming With Maelstrom of W...
Lire la chronique
Temple of Void
Lords of Death
Lire la chronique
Fall Of Seraphs
Destroyer Of Worlds (EP)
Lire la chronique
Kotha
XI
Lire la chronique
Ulvegr
Titahion: Kaos Manifest
Lire la chronique
The Black Dahlia Murder
Nightbringers
Lire la chronique
Andhera : Ce qui se cache sous le capuchon du moine
Lire l'interview
Heptaedium
How Long Shall I Suffer Here ?
Lire la chronique
The Texas Chainsaw Dust Lovers
Film Noir
Lire la chronique
Persecutory
Towards The Ultimate Extinc...
Lire la chronique
Bloodclot
Up In Arms
Lire la chronique