BILAN 2009 // Dossier spécial


ALEATHRASHOKRO 
 
Doom/Death mélodique // 1994 - Relapse Records
Amorphis
Tales From The Thousand Lakes

DERNIERES INTERVIEWS 
 
»  Polkadot Cadaver
»  The Algorithm
»  Pierre M. E. Reverdy
»  Infest
»  Cephalectomy

DERNIERS LIVE REPORTS 
 
»  Cannibal Corpse + Dying Fet...
»  Marduk + Vader + Fleshgod A...
»  Paris Tribute Festival
»  Kathaarsys
»  Bloody Sign + Vorkreist + P...

LA PHOTO MYSTERE 
 
» Jouer » Historique
» Scores » FAQ

DERNIERES REACTIONS 
 
»  Megadeth - Unle... (N)
par LostSon
»  Nightrage - Con... (N)
par Chris
»  Aborted - Coron... (C)
par Thomas Johansson
»  Aborted - The A... (C)
par Caacrinolas
»  Enigmatik - Sli... (C)
par cglaume
»  Fear Factory - ... (C)
par Fridrik
»  Six Feet Under ... (C)
par Fridrik
»  Cobalt - Gin (C)
par Thrasher
»  Temple Of Baal ... (C)
par Niktareum
»  Fishbone - Give... (C)
par cglaume
»  Canvas Solaris ... (N)
par Arnaud
»  Augury - Fragme... (C)
par von_yaourt
»  Overkill - Kill... (C)
par Niktareum
»  Dew-Scented - S... (N)
par Thomas Johansson
»  Bone Gnawer - F... (C)
par Thomas Johansson
»  Converge - You ... (C)
par Barak

PARTENAIRES 
 





  


Zvoyn
Onomatopeous Love Letters, Book I : Elisa
Zealous decadence (EP)
2008 | Autoproduction
» Free-style world grind'n'bass

Zvoyn? Hmmm … Ok: go! Oh? Hum ... Gné? Wow! Rogntudju! Pffff … Ouarf?! Ouch! Mouais … Oh yeah! Top! Bon: Cool! Zarb'. Space!

Mouais, un peu short quand même l'Onomatopeous Love Review… Enfin disons qu'on perd un brin en précision, et que j'aurais l'air de la pire des feignasses en m'arrêtant là! D'autant qu'avec la palette habituelle du vocabulaire métalo-chroniquatoire, c'est déjà pas hyper évident d'expliquer ce qui se passe pendant le petit quart d'heure que dure cet E.P., alors avec la seule arme d'exclamatifs Youpi! et Bôarf!, on ne serait pas arrivé… Mais commençons donc par vous présenter le drôle de zoziau qui se propose ici de faire péter l'un de nos câbles en même temps qu'il grille joyeusement les siens.

L'éminence grise derrière Zvoyn s'appelle OYC – ou Younés Chraibi pour les intimes dont je ne suis pas, donc j'utiliserai OYC, d'autant plus que ça s'écrit quand même un chouya plus vite. Ce joyeux olibrius n'est pas totalement inconnu de nos services puisqu'il s'avère être web-chroniqueur (sur Algoblast et surtout sut l'excellent Eklektik), bassiste live occasionnel de The Ocean, membre de tout un tas de groupes évoluant généralement dans l'extrême (Nerv, Innerty, HemeraH …), et réalisateur de court métrage (l'un d'entre eux étant fourni gracieusement avec l'EP). Il paraîtrait même qu'il tond la pelouse, customise les side-cars et opère les tumeurs du gros intestin comme personne, mais je ne suis pas vraiment sûr de mes sources sur ces derniers points.

Qu'est-ce qu'un hyperactif comme OYC peut bien proposer de plus avec Zvoyn? Eh bien: du conceptuel, de l'arty, du furax, du délirant. Pour être un peu plus descriptif, nous dirons que Zvoyn propose un mélange de grind, de musique chaotico-expérimentalo-jazzy et de sonorités orientales. Pour seules armes, notre homme-orchestre dispose d'une basse utilisée avec virtuosité, d'une boite à rythmes, d'une voix faisant le grand écart entre des Woody Woodpecker-eries à la Mr Bungle / !T.O.O.H.! et des gargouillis goregrindesques, d'un ordinateur produisant des sonorités synthétiques kitchissimes et d'instruments « exotiques » – Oud, Kanoun, Ghayta - que des racines marocaines ont dû porter aux oreilles du gaillard parallèlement à sa découverte du brutal death. Tout seul comme un grand – ou au choix, comme un misanthrope, un nerd, un soliste, ou un pied d'unijambiste dans une paire de Nike - OYC a touillé très fort tous ces ingrédients pour composer, interpréter, enregistrer et sortir ce premier épisode des Onomatopeous Love Letters. Particularité pas banale: tous les morceaux ont été enregistrés en une seule prise, et le résultat est livré brut de décoffrage, sans mix ni mastering ultérieur (dixit le livret).

Tout ça est très alléchant sur le papier. Et dans les faits me direz vous? Eh bien comme on pouvait s'y attendre, l'esprit anarcho-punky « on fait tout en une seule prise / on ne fignole pas le son aux petits oignons » fait que le résultat n'est pas sans aspérité ni imperfection, ce qui laisse l'auditeur sur ce sentiment que le son est un poil faiblard et creux là où il aurait pu faire preuve d'un peu plus de muscle et de clarté. Le 2e point qui jouera les repoussoirs à mélomanes audio-rigides réside dans l'aspect très synthétique de la BAR, et dans ce côté bien kitch du « synthé » qui évoque parfois les meilleurs moments des jeux vidéo de nos années Récré A2. Le 3e élément dur à digérer pour qui n'apprécie pas le math-grindcore à rétropédalage rythmique, c'est l'aspect chaotique, ultra sautillant de ce métal qui part à chaque instant dans toutes les directions à la fois, tel un Zébulon multi-schizophrénique sous crack (bref, il y a du T.D.E.P. là-dessous). La conséquence de tout cela est qu'il n'est pas rare de se retrouver quelque peu perplexe, sans réel repère au milieu de tout ce fatras. Mais on reconnaîtra une certaine cohérence entre la (dé-)structuration des morceaux et le concept développé ici: la musique semble en effet souvent constituée d'une succession d'onomatopées musicales, la basse, la BAR, le chant et les sonorités MIDI adoptant régulièrement une dynamique tout en tressautements saccadés, ce qui donne véritablement l'impression d'écouter une suite de points d'exclamations musicaux.

Mais en plus de reposer sur une démarche artistique particulièrement sympathique, la musique de Zvoyn comporte son lot d'éléments juteux qui font que finalement, malgré quelques possibles réticences, on accroche bien à cette performance des plus barrées. La basse déjà, centrale, omniprésente, énergique, tendue, tout en rebonds et ressort, alternant les registres death ronflant et jazz swinguant, et semblant manipulée par une bonne grosse douzaine de doigts (au bas mot), remporte rapidement l'adhésion générale. La coloration « world music » arabisante ensuite, est un autre des gros plus de l'EP – bien que l'apport soit bien meilleur quand il provient de véritables instruments organiques (cf. « Amina ») que quand il sort des gros tuyaux MIDI d'un ordi. Les effets de contraste entre les passages smoothy/jazzy et les purs glaviots death/grind sont également parmi les gros atouts de cet EP. Ajoutez à cela un packaging pas commun et très chouette, un concept « un titre / un prénom / une lettre / une onomatopée » vraiment original, et de petits délires comme ce dialogue entre OYC et sa conscience (sur « Diane ») et vous obtenez un CD au très gros capital sympathie.

Bref, nous tenons là un EP relativement hors norme, plein d'idées et de couleurs inédites. Certes, il a également ce petit côté « pas tout à fait fini » et « délire égoïste » qui le rend un peu dur à avaler et lui donne un arrière-goût de « mince, ça aurait pu être encore bien mieux »... Mais il faut respecter les choix de l'artiste. Quels que soient les décalages qui existent entre ce « encore mieux » qu'on aurait pu espérer et les 7 titres finalement couchés sur cette galette, on ne peut que tirer notre chapeau – amateurs de Hat Fucking bonsoir – à OYC pour avoir accouché d'un bébé aussi prometteur et évoluant aussi loin des sentiers battus. Définitivement à essayer!


cglaume
2 Avril 2009 - 719 lectures


DE VOTRE COTE 
 
Vous devez être membre et connecté pour noter cet album !


LES 5 COMMENTAIRES 
 » Poster un commentaire 
OYC
» 8 commentaire(s)

Pour éclaircir le doute:
La batterie est écrite en General MIDI sur Finale puis exportée en midi pour être importée sur GP pour implémentation des codes 60, 61, 62 et 52. GP ne gère pas les polymètres or Zvoyn en est bourré, donc j'ai utilisé cette méthode qui préserve le son GM que je veux tout en ne ruinant pas l'écriture de la partition originelle.
Posté le 05/05/2009 13:41» Dernières réactions   » Profil
Ant'oïn
» 358 commentaire(s)

Je suis presque sur que la batterie est fait sur GP Ouai sinon c'est marrant et je crois que c'est le but. (j'espere en tout cas)

Ceci dit, y'a des parties vraiment bien foutu et interessante, notement sur Elisa.
Posté le 05/05/2009 07:33» Dernières réactions   » Profil
Efelnikufesin
» 81 commentaire(s)

J'aime bien,c'est totalement barré,et puis je ressens des influences Naked City la-dedans,ca fait plaisir...
Posté le 02/04/2009 18:54» Dernières réactions   » Profil
note : 4/5
riven
» 32 commentaire(s)

J'aime bien tout l'artwork arabisant.
y'a des bonnes idées selon moi. Ceci dit, je suis pas un gros fan des plans complètement barrés comme ceux là. (Mais d'autres adorent)

Par contre, la batterie et autres synthés en MIDI...faudrait peut penser à faire un effort là dessus. Je me doute que c'est pas par faignantise et j'y connais (absolument) rien, mais déja rien que la batterie, il me semble que y'a des très bons samples (c'est ca le bon mot?) qui trainent sur Internet, comme le Drumkit From Hell de Tomas Haake

Après je te souhaite beaucoup de réussite!
Posté le 02/04/2009 17:19» Dernières réactions   » Profil
Dead
» 1805 commentaire(s)

Haha comme c'est space
Posté le 02/04/2009 12:13» Dernières réactions   » Profil

POSTER UN COMMENTAIRE 
 

 Code antispam : 

Code anti-spam :
Pseudo :
Commentaire :

    

»   Vers la page de Zvoyn

NOTES 
 
» Chroniqueur :3.5/5
» Lecteurs :4/5
» 1 vote

ECOUTEZ 
 
» Keyla
» Venus
» Elisa
» Sofia
» Misae

LINE-UP 
 
»  Younés "OYC" Chraibi
tout

TRACKLIST 
 
01. Misae
02. Elisa
03. Venus
04. Amina (Prologue)
05. Diane
06. Sofia
07. Keyla

Durée : 13:39

THRASHOTHEQUE 
 
» 1 personne possède cette production


PARUTION 
 
» Date de sortie : 15/02/2009

DU MEME GROUPE 
 
Onomatopeous Love Letters, Book III : Ioana
2009


   
Thrash metal // 1987 - Noise Records
Kreator
Terrible Certainty

Fitness Core // 2010 - Autoproduction
Djeuled'vak
Boulevard Pol Pot

Avant-garde death metal // 2008 - Thundering Records
Enigmatik
Slitherin

post Metal // 2010 - Listenable Records
Kruger
For Death, Glory And The End Of The World

Brutal death // 2010 - Listenable Records
Aborted
Coronary Reconstruction

Black Metal mélodique // 2009 - Cyclone Empire
Onheil
Razor

Brutal Death // 2006 - Listenable Records
Aborted
The Auricular Chronicles

Hardcore new school // 2004 - Epitaph Records
Converge
You Fail Me

Brutal Death // 2008 - Brute! Productions
Abhorred Despiser
Was Raped

Thrash metal // 1987 - Megaforce/Atlantic
Testament
The Legacy

Black/Thrash // 2009 - Agonia Records
Temple Of Baal
Lightslaying Rituals

Bizarro Ass Tardtropolis Tardgrind // 2009 - Comatose Music
Sikfuk
Shitfisted Superman...The Man Of Stool

post black metal // 2009 - Profound Lore Records
Cobalt
Gin

Thrash/Death(core) // 2010 - Prosthetic Records
Through The Eyes Of The Dead
Skepsis

Thrash metal // 2003 - AFM-Records
Annihilator
Double Live Annihilation

Death Metal // 2009 - Brute! Productions
Contagion
Contagion

post hardcore // 2007 - Hydra Head Records
Pelican
After The Ceiling Cracked

Death metal old school // 2010 - Cyclone Empire
The Grotesquery
Tales Of The Coffin Born

Death mélodique // 1998 - No Fashion Records
Ablaze My Sorrow
The Plague

Black atmosphérique et futuriste // 2007 - Vendlus Records
V:28
VioLution

Death old school // 2010 - Metal Blade Records
Six Feet Under
Graveyard Classics 3

Brutal Death // 2009 - Comatose Music
Coathanger Abortion
Dying Breed

Hardcore new school // 2009 - Epitaph Records
Converge
Axe To Fall

Brutal Death Technique // 2009 - Comatose Music
Engaged In Mutilating
Population: Zero

Black Metal // 2008 - Norma Evangelium Diaboli
Deathspell Omega
Mass Grave Aesthetics

Nautik Funeral Doom // 2006 - Napalm Records
Ahab
Call of the Wretched Sea

Symbiose Electro/Mathcore // 2009 - Autoproduction
The Algorithm
The Doppler Effect

Métal Fusion / Hardcore // 1999 - Sriracha Sauce
Lofofora
Dur Comme Fer

Heavy/Prog/Black jazzifiant // 2010 - Candlelight Records
Ihsahn
After

Metalcore // 2009 - 666 Production
Barback
A Contre Courant

  



Liste des groupes