BILAN 2009 // Dossier spécial


ALEATHRASHOKRO 
 
Heavy symphonique // 2005 - Thundering Records
MZ
Romantic

DERNIERES INTERVIEWS 
 
»  Polkadot Cadaver
»  The Algorithm
»  Pierre M. E. Reverdy
»  Infest
»  Cephalectomy

DERNIERS LIVE REPORTS 
 
»  Cannibal Corpse + Dying Fet...
»  Marduk + Vader + Fleshgod A...
»  Paris Tribute Festival
»  Kathaarsys
»  Bloody Sign + Vorkreist + P...

LA PHOTO MYSTERE 
 
» Jouer » Historique
» Scores » FAQ

DERNIERES REACTIONS 
 
»  Megadeth - Unle... (N)
par LostSon
»  Nightrage - Con... (N)
par Chris
»  Aborted - Coron... (C)
par Thomas Johansson
»  Aborted - The A... (C)
par Caacrinolas
»  Enigmatik - Sli... (C)
par cglaume
»  Fear Factory - ... (C)
par Fridrik
»  Six Feet Under ... (C)
par Fridrik
»  Cobalt - Gin (C)
par Thrasher
»  Temple Of Baal ... (C)
par Niktareum
»  Fishbone - Give... (C)
par cglaume
»  Canvas Solaris ... (N)
par Arnaud
»  Augury - Fragme... (C)
par von_yaourt
»  Overkill - Kill... (C)
par Niktareum
»  Dew-Scented - S... (N)
par Thomas Johansson
»  Bone Gnawer - F... (C)
par Thomas Johansson
»  Converge - You ... (C)
par Barak

PARTENAIRES 
 





  


Suicidal Tendencies
The Art Of Rebellion
1992 | Epic Records
» Crossover Thrash Mélodique

Difficile pour un groupe quel qu'il soit d'accoucher un successeur à un album qui a fait l'unanimité parmi ses fans et même au-delà. Beaucoup s'y sont cassé les dents. C'est pourtant bien la situation dans laquelle se retrouve Suicidal Tendencies en ce début des années 90 qui verra la sortie de nombreux classiques du metal : Metallica sort son « black album », Megadeth « Countdown To Extinction », Pantera « Vulgar Display Of Power », Anthrax « Sound Of White Noise », Sepultura enchaine « Arise » et « Chaos A.D. »... Bref pour faire clair il vallait mieux ne pas se rater! Et pour ça on pouvait bien faire confiance à nos quatre véniciens préférés, car Cyco Miko et sa bande n'étaient pas prêts à laisser leurs skates se dérouter du droit chemin des sommets. Et c'est donc tous biscotos, bandanas et bermudas dehors que nos bad boys californiens reviennent en cette année 1992 avec ce qui sera pour moi le sommet de leur carrière. Biscotos, bandanas et bermudas, alors on prend les mêmes et on recommence? « Lights... Camera... Revolution! » part 2? Bien évidemment et heureusement non. Loin de se reposer sur leurs lauriers, nos suicidaires préférés ont donné un nouveau coup de semelle pour emmener leurs roues vers des contrées encore inexplorées, plus mélodiques et moins « skatecoresques » mais leur permettant ainsi d'aller tutoyer les cimes d'un style dont ils n'ont jamais vraiment respecté les règles.

Suicidal Tendencies nous avait habitué des entrées en matière tonitruantes et sans concession qui laissaient de suite une grosse marque de gomme sur le bitume (« Suicide's an alternative », « Suicidal Maniac », « Trip at the brain », « You can't bring me down ») et c'est donc un brin d'étonnement et de circonspection (non rien avoir avec le prépuce) qui accompagne la découverte des premières notes de « Can't stop »: une douce mélodie en arpège sur laquelle Mike vient poser une ligne de chant de sa voix si particulière et pour le coup beaucoup plus réellement « chantée ». Un début d'album donc un peu déroutant pour les habitués jusqu'à ces fameux mots  « And then you make open my eyes » et l'apparition de la saturation où Cyco Miko reprend alors ses désormais célèbres speeches qui jalonnent la chanson. Et quand arrive enfin le refrain plus aucun doute n'est permis Muir a décidé de chanter! Sa voix si singulière qui en rebutait déjà certains risque ici d'en surprendre encore plus d'un et de ne pas plaire à tout le monde. Ce qui fut effectivement le cas. Le bougre n'hésite à aucun moment à monter dans les aigus de sa petite voix fluette en contraste total avec les biceps du bonhomme. Bref dès le premier titre il évident que « The Art Of Rebellion » risque de trancher avec les albums précédents. Pour le meilleur heureusement.

Une des choses que j'admire le plus dans cet album c'est sa parfaite homogénéité. Du début à la fin tous les titres s'enchaînent avec une fluidité remarquable. Aucun temps mort n'est à déplorer et je pourrais même presque dire que chacun d'entre eux est un temps fort de l'album tellement le travail de composition ne souffre d'aucune faille. Et même si globalement le style a quelque peu évolué la qualité des riffs et des soli est toujours intacte. Rien à mettre de côté, aucun remplissage, pas de superflu, tout y est parfaitement équilibré et calibré. La paire George / Clark nous sert une fois de plus une section rythmique impeccable avec son lot de riffs imparables (« Accept my sacrifice », la tuerie « We call this mutha revenge » et ses riffs les plus thrash totalement jouissifs; le tube « Gotta kill captain stupid »; « It's going down » et ses gimmicks de guitare sur le refrain). Pas de crainte donc, on retrouve quand même sur ce cinquième album une bonne dose de riffs musclés au palm mute acéré. A côté de ça il est vrai que bon nombre de titres montrent une facette beaucoup plus mélodique qu'à l' accoutumée: la superbe « Nobody hears » et sa montée en puissance pré-chorus magnifique à vous remonter les boules aux amygdales, « I'll hate you better » et son bijou de solo final, « Where's the truth ». Mais au delà des mélodies « The Art Of Rebellion » est avant tout un album fort en émotions, chaque chanson en véhiculant son lot, en lien avec les paroles très sombres de Muir. On plonge ici tête la première dans les doutes, peurs et luttes intérieures du bonhomme qui montre à travers ses lyrics une sensibilité à fleur de peau (« Can't stop », « Nobody hears », « It's going down », « Monopoly on sorrow »). La tonalité générale de l'album est également très imprégnée des vocaux de Cyco Miko qui n'hésite pas à se lancer dans de vrais refrains à la « How will I laugh tomorrow » : « Can't stop », « Accept my sacrifice », « Nobody hears », « Which way to free? », « It's going down », « Where's the truth », dont certains peuvent c'est vrai être un peu agaçants à la longue (en particulier « Accept my sacrifice » et « Gotta kill captain stupid »).
Et au dessus de tout ça planent deux O.V.N.I.s, deux chansons un peu à part : je veux bien sûr parler de « Monopoly on sorrow », son riff acoustique, ces trois accords qui resteront imprimés à vie dans votre cerveau et surtout son accélération finale bandante sur le même thème; et puis « I wasn't meant to feel this/Asleep at the wheel » avec un de ces speeches dont Mike a le secret pour faire monter la sauce et puis ce riff à la fois si simple et tellement entêtant, cette mélodie, le solo de George et bien évidemment la basse espiègle de Roberto qui s'invite au festin... jouissif!

Mais même si Muir nous livre une prestation différente et intéressante, et sans rien enlever au talent du binome Mike Clark - Rocky George dont les nombreux leads illuminent cet album, je crois que l'homme qui fait la différence et qui par son génie fait de « The Art Of Rebellion » un incontournable c'est bien le désormais fourth horseman Roberto Trujillo. De la première à la dernière minute cet opus est son terrain de jeu. Il n'est pas une seule chanson où sa basse bondissante ne vienne pas introduire un riff, l'accompagner, le devancer ou l'éclipser. Sa patte tantôt funky, tantôt plus en finesse, est la valeur ajoutée qui contribue à faire de cet album une référence. S'il s'est beaucoup amusé avec Infectious Grooves notamment en exacerbant ce côté funky, il atteint ici son apogée en ce qui concerne son travail au sein de Suicidal Tendencies. Tout simplement génial.
On appréciera aussi tous les petits arrangements qui mouchettent l'album (discrètes nappes de synthé, de violoncelle) et sa prod impeccable signée Paul Northfield; le son des guitares et de la basse l'étant vraiment tout autant. Il serait ingrat de ne pas saluer également la performance de Josh Freese derrière les fûts (la place du mort chez Suicidal) qui remplit son CDD avec maestria, sobrement et efficacement.

A bien des égards « The Art Of Rebellion » et sa pochette mythique est un album à part dans la discographie de Suicidal Tendencies et dans mon coeur de métal également. Différent certes mais quasi parfait de bout en bout. Comme disait l'autre, après avoir entendu ça on peut mourir tranquille, enfin le plus tard possible évidemment.


Niktareum
7 Avril 2009 - 781 lectures


DE VOTRE COTE 
 
Vous devez être membre et connecté pour noter cet album !


LES 5 COMMENTAIRES 
 » Poster un commentaire 
Indio
» invité

ST
Bonne description du disque. Ce groupe est trop fort, une base hardcore métissé de tous les styles (pour ne pas dire les races) on entend tout les Sex pistols, Pink floyd, funkadelic etc.

En tournée bientôt :

http://www.suicidaltendencies.com/

Cyco pour toujours.


Posté le 28/01/2010 05:43
Benjamin_Linus
» invité

Leur moins bon album ... un disque qui ne ressemble en rien a du ST.
Posté le 14/04/2009 14:22
note : 9.5/10
Niktareum
» 962 commentaire(s)

Moi je les aime bien les 3 derniers titres. Je comprends qu'on puisse trouver "Which way to free?" un peu plus faiblarde mais "It's going down" est excellente je trouve et "Where's the truth" a un refrain sympatoche.
Posté le 08/04/2009 19:50» Dernières réactions   » Profil
note : 9/10
Thomas Johansson
» 525 commentaire(s)

Pareil que Glaume concernant le final, jusqu'à "I'll Hate You Better" c'est le quasi sans faute mais l'album flanche un peu sur la fin. Dommage que le refrain de "Gotta Kill Captain Stupid" soit si chiant et répétitif car le morceau défonce, dans une veine à la "Lights Camera". Sinon superbe album, un des premiers qui a marqué mon parcours de metalhead.
Posté le 08/04/2009 08:26» Dernières réactions   » Profil
note : 8.5/10
cglaume
» 1193 commentaire(s)

Très bon album en effet, même si j'ai été un peu déçu au moment de l'achat, m'attendant à quelque-chose de plus violent. Je ne serai tout de même pas aussi enthousiaste que toi, la fin de l'album étant un peu plus faiblarde (les 3 derniers morceaux, et en particulier "Which Way To Free? " et "Where's The Truth") et des morceaux comme "Nobody hears" ne me laissant pas une grosse impression. D'accord avec toi Nikta que les 2 pépites ici sont bien « Monopoly on sorrow » et « Asleep at the wheel ».
Posté le 08/04/2009 06:34» Dernières réactions   » Profil

POSTER UN COMMENTAIRE 
 

 Code antispam : 

Code anti-spam :
Pseudo :
Commentaire :

    

»   Vers la page de Suicidal Tendencies

NOTES 
 
» Chroniqueur :9.5/10
» Lecteurs :8.75/10
» 2 votes

LINE-UP 
 
»  Mike Muir
Chant
»  Rocky George
Guitare lead
»  Mike Clark
Guitare rythmique
»  Robert Trujillo
Basse
»  Josh Freeze
batterie

TRACKLIST 
 
01. Can't Stop
02. Accept My Sacrifice
03. Nobody Hears
04. Tap Into The Power
05. Monopoly On Sorrow
06. We Call This Mutha Revenge
07. I Wasn't Meant To Feel This / Asleep At The Wheel
08. Gotta Kill Captain Stupid
09. I'll Hate You Better
10. Which Way To Free?
11. It's Going Down
12. Where's The Truth

Durée : 57'42

THRASHOTHEQUE 
 
» 6 personnes possèdent cette production


DU MEME GROUPE 
 
Join The Army
1987
Lights... Camera... Revolution!
1990
Suicidal For Life
1994


   
Thrash metal // 1987 - Noise Records
Kreator
Terrible Certainty

Fitness Core // 2010 - Autoproduction
Djeuled'vak
Boulevard Pol Pot

Avant-garde death metal // 2008 - Thundering Records
Enigmatik
Slitherin

post Metal // 2010 - Listenable Records
Kruger
For Death, Glory And The End Of The World

Brutal death // 2010 - Listenable Records
Aborted
Coronary Reconstruction

Black Metal mélodique // 2009 - Cyclone Empire
Onheil
Razor

Brutal Death // 2006 - Listenable Records
Aborted
The Auricular Chronicles

Hardcore new school // 2004 - Epitaph Records
Converge
You Fail Me

Brutal Death // 2008 - Brute! Productions
Abhorred Despiser
Was Raped

Thrash metal // 1987 - Megaforce/Atlantic
Testament
The Legacy

Black/Thrash // 2009 - Agonia Records
Temple Of Baal
Lightslaying Rituals

Bizarro Ass Tardtropolis Tardgrind // 2009 - Comatose Music
Sikfuk
Shitfisted Superman...The Man Of Stool

post black metal // 2009 - Profound Lore Records
Cobalt
Gin

Thrash/Death(core) // 2010 - Prosthetic Records
Through The Eyes Of The Dead
Skepsis

Thrash metal // 2003 - AFM-Records
Annihilator
Double Live Annihilation

Death Metal // 2009 - Brute! Productions
Contagion
Contagion

post hardcore // 2007 - Hydra Head Records
Pelican
After The Ceiling Cracked

Death metal old school // 2010 - Cyclone Empire
The Grotesquery
Tales Of The Coffin Born

Death mélodique // 1998 - No Fashion Records
Ablaze My Sorrow
The Plague

Black atmosphérique et futuriste // 2007 - Vendlus Records
V:28
VioLution

Death old school // 2010 - Metal Blade Records
Six Feet Under
Graveyard Classics 3

Brutal Death // 2009 - Comatose Music
Coathanger Abortion
Dying Breed

Hardcore new school // 2009 - Epitaph Records
Converge
Axe To Fall

Brutal Death Technique // 2009 - Comatose Music
Engaged In Mutilating
Population: Zero

Black Metal // 2008 - Norma Evangelium Diaboli
Deathspell Omega
Mass Grave Aesthetics

Nautik Funeral Doom // 2006 - Napalm Records
Ahab
Call of the Wretched Sea

Symbiose Electro/Mathcore // 2009 - Autoproduction
The Algorithm
The Doppler Effect

Métal Fusion / Hardcore // 1999 - Sriracha Sauce
Lofofora
Dur Comme Fer

Heavy/Prog/Black jazzifiant // 2010 - Candlelight Records
Ihsahn
After

Metalcore // 2009 - 666 Production
Barback
A Contre Courant

  



Liste des groupes