Lazarus A.D. The Onslaught | 2009 | Metal Blade |
Après le très bon Criminal, Metal Blade nous sort sa nouvelle arme thrash: Lazarus A.D.. Une arme tout aussi redoutable, voire plus. Nouvelle cependant, elle ne l'est pas tout à fait. The Onslaught est en effet d'abord sorti en 2007 en tant qu'indépendant. Aguiché par les compos power/thrash ultra efficaces du quatuor du Wisconsin, la Lame de Métal décide de signer Lazarus A.D. (connu au départ sous l'appellation Lazarus) et de rééditer The Onslaught afin de lui fournir la distribution et la promotion qu'il mérite. Remixé et remasterisé par James Murphy (qui s'était déjà occupé du mix de la première version), The Onslaught est désormais prêt à dévaster un paysage plus vaste.
Pour ce faire, Lazarus A.D. a son petit programme. Certes pas le plus original mais il fonctionne à merveille. La musique du combo américain est une sorte de mélange entre du power/thrash moderne entre Chimaira et Lamb Of God et de thrash plus traditionnel (chucka-chuka!) qui peut rappeler les récents Exodus. Riffs/rythmiques thrashy rapides et entraînantes (l'énorme "Thou Shall Not Fear" meilleur titre de l'opus, "Damnation For The Weak", "Absolute Power", "Revolution", "Rebirth", "Lust", "Forged In Blood", "Who I Really Am"), groove efficace, séquences headbangantes ou tape-pied ("Last Breath", "Thou Shall Not Fear", "Absolute Power", "Rebirth", "Every Word Unheard"), Lazarus A.D. possède toutes les munitions nécessaires pour un carnage en règle. Avec en plus une production puissante et moderne mais pas trop clean, ainsi qu'un mix parfait plaçant à leur place tous les instruments (dont une basse frétillante, cf. "Last Breath", "Damnation For The Weak" ou "Every Word Unheard"), aucun doute que les quatre metalheads de Kenosha atteindront leur but. Histoire d'être sûr toutefois, Lazarus A.D. a placé quelques rares blast-beats ("Revolution", "Who I Really Am") afin de couper toutes les têtes qui dépasseraient encore.
En y regardant de plus près, deux gros points forts se dégagent de ce The Onslaught en dehors de cette efficacité mortelle et ces riffs surpuissants. Lazarus A.D. n'est en effet pas uniquement fort en matière de rythmique, il l'est aussi à la lead. On retrouvera dès lors tout un tas d'excellents soli en général assez longs et qui mettront la bave aux lèvres de tous les fans de shred old-school ("Last Breath", "Thou Shall Not Fear", "Revolution", "Rebirth", "Lust", "Who I Really Am"). L'autre atout du combo d'outre-Atlantique, c'est le chant. Avec sa voix thrashy qui crache sa fougue de façon très convaincante et par quelques accents hardcore donnant une légère couleur crossover à The Onslaught, ainsi que quelques choeurs et backing vocals de Dan Gapen pour enrichir le tout, Jeff Paulick se pose en excellent frontman, peut-être un des meilleurs de ses dernières années.
Sur ce tableau idyllique, quelques ombres viennent toutefois assombrir le paysage. Un peu trop de riffs banals et sans réel intérêt malgré leur efficacité certaine et surtout un côté moderne incarné par ces saccades à la double décidément très joueuse trop poussé. Vu le talent du groupe en matière de solo, Lazarus A.D. devrait plutôt se concentrer sur cet aspect plutôt que répéter des grosses saccades puissantes et efficaces mais vite limitées et rébarbatives. Je ne demande pas au groupe de prendre la place d'Hexen ou de nous sortir du contrepoint à tire-larigot comme un Mekong Delta mais au moins de lever le pied sur les séquences de double (jamais je n'aurais dit ça pour un porno par contre!). En gros de développer le côté thrash et limiter celui du power moderne.
Il ne s'agit cela dit que d'un sentiment personnel car la recette de Lazarus A.D., telle qu'elle est aujourd'hui, lui suffira amplement à remporter un succès d'estime et se créer une fanbase importante, surtout avec l'aide du monstre Metal Blade derrière. Ce The Onslaught possède en effet assez de qualités (agressivité, mélodie, efficacité, diversité) pour bien se placer dans les bilans de fin d'année catégorie révélations. Lazarus A.D. c'est du lourd, qu'on se le dise et m'est avis qu'à plein potentiel, le prochain opus des Américains pourrait faire encore plus mal. On applaudit donc Metal Blade qui, pour une fois, a eu le nez fin. Alors ami lecteur, lève-toi et marche vers ton disquaire le plus proche!
Keyser10 Avril 2009 - 666 lectures
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| LINE-UP |
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| TRACKLIST |
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| 01. | Last Breath | | 02. | Thou Shall Not Fear | | 03. | Damnation For The Weak | | 04. | Absolute Power | | 05. | Revolution | | 06. | Rebirth | | 07. | Lust | | 08. | Forged In Blood | | 09. | Every Word Unheard | | 10. | Who I Really Am |
Durée : 43'18
| THRASHOTHEQUE |
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| PARUTION |
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| » | Date de sortie : 02/03/2009 |
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