BILAN 2009 // Dossier spécial


ALEATHRASHOKRO 
 
Death mélodique // 1997 - Regain Records
Arch Enemy
Black Earth

DERNIERES INTERVIEWS 
 
»  Polkadot Cadaver
»  The Algorithm
»  Pierre M. E. Reverdy
»  Infest
»  Cephalectomy

DERNIERS LIVE REPORTS 
 
»  Cannibal Corpse + Dying Fet...
»  Marduk + Vader + Fleshgod A...
»  Paris Tribute Festival
»  Kathaarsys
»  Bloody Sign + Vorkreist + P...

LA PHOTO MYSTERE 
 
» Jouer » Historique
» Scores » FAQ

DERNIERES REACTIONS 
 
»  Megadeth - Unle... (N)
par LostSon
»  Nightrage - Con... (N)
par Chris
»  Aborted - Coron... (C)
par Thomas Johansson
»  Aborted - The A... (C)
par Caacrinolas
»  Enigmatik - Sli... (C)
par cglaume
»  Fear Factory - ... (C)
par Fridrik
»  Six Feet Under ... (C)
par Fridrik
»  Cobalt - Gin (C)
par Thrasher
»  Temple Of Baal ... (C)
par Niktareum
»  Fishbone - Give... (C)
par cglaume
»  Canvas Solaris ... (N)
par Arnaud
»  Augury - Fragme... (C)
par von_yaourt
»  Overkill - Kill... (C)
par Niktareum
»  Dew-Scented - S... (N)
par Thomas Johansson
»  Bone Gnawer - F... (C)
par Thomas Johansson
»  Converge - You ... (C)
par Barak

PARTENAIRES 
 





  


Diablo Swing Orchestra
Sing-Along Songs for the Damned and Delirious
2009 | Ascendance Records
» Musique inclassable et barrée

Le retour du groupe prodigue. C'est un peu l'effet que m'a fait l'arrivée de « Sing-Along Songs for the Damned & Delirious » dans ma boîte aux lettres, si si. En même temps l'acte de naissance du groupe, « The Butcher's Ballroom », avait été une telle révélation, une telle tranche de bonheur musical qu'il était difficilement concevable que mon palpitant reste au repos au moment de la réception du petit second. Rappel rapide pour les ceusses qui auraient boudé ou manqué le 1er épisode: Diablo Swing Orchestra, dont le patronyme reflète bien l'approche atypique, a creusé dès son premier méfait un sillon très personnel dans le champ métallique, entre metal à cantatrice, heavy/thrash couillu et musique barrée, le tout traversé d'influences exotico-classiques que des cuivres chaleureux et un violoncelle contribuent en bonne partie à exprimer… Quoi? Qu'ouïe-je? Un Nightwish wannabe qui voudrait s'acheter une personnalité en allant piocher chez Apocalyptica et Mr Bungle? Hors de ma vue cynique peine-à-jouir! Non: si comme tous les précurseurs Diablo Swing Orchestra a ses racines plongées dans le terreau fertile des classiques passés, ses branches partent loin au-delà, vers d'autres cieux producteurs d'une nouvelle génération de frissons destinés à l'auditeur curieux.

La difficulté du deuxième album pour un groupe à personnalité aussi forte, c'est d'arriver à compenser une baisse mécanique de l'effet de surprise par un redoublement du génie créatif, le tout sans donner l'impression de surexploiter la recette du premier opus. Et les suédois réussissent brillamment l'exercice, poursuivant leur exploration la machette à la main et l'inspiration en bandoulière au travers de friches métalliques quasiment vierges, le tout en ne cessant de faire swinguer un max la machine à riffer. D'ailleurs ça part sur les chapeaux de roue (parenthèse culturelle: à noter que si "chapeau de roue" peut s'appliquer à toutes les bagnoles, là seule exception notable se trouve chez Renault avec le "slip Kangoo roue") avec un "A Tapdancer's Dilemma" ébouriffant, tube "cabaret décadent"-metal où des cuivres badins et une section rythmique bondissante nous la jouent "Joy, Hapiness & Mr Maboule" sur un morceau hyper accrocheur à rapprocher, pour l'état d'esprit, du "Sick Boogie Murder" de Trepalium. Ecoutez-donc le morceau gracieusement mis à votre disposition dans la colonne de droite: c'est pas encore plus "Snap your fingers" que la boîte de jazz de papa Jonas ça? Et puisqu'on est dans le registre joyeux et loufdingue, inversons les proportions de ces deux ingrédients pour évoquer "Bedlam Sticks", vol tumultueux mais vivifiant au dessus d'un nid de coucous sacrément barges. Tel un Sleepy Gorilla Museum ayant bouffé des pilules thrash, le groupe y déploie un kaléidoscope vocal foisonnant, des ponts pizzicato rigoletto, du bûcheronnage de brutasse et un refrain imparable (Leave me alooo-ooo-ooo-oo-ooo-ooo-oone) sans jamais en mettre une goutte à côté.

Mais loin de se contenter d'enfiler à longueur de titres un gros nez rouge qui servirait à attirer la sympathie tout en masquant certaines lacunes, le groupe nous promène dans une succession de tableaux insolites, chacun ayant sa touche, ses couleurs, son attrait. Ainsi "A Rancid Romance" donne dans un tango metal où s'épanouissent triste trompette mexicaine, discrètes castagnettes, saccades guitaristiques et duo vocal à la solennité latine surjouée. On reste ensuite dans les saveurs latinos sur « Lucy Fears the Morning Star » qui enchaîne intro grandiloquente, prestation de cantatrice apoplectique et final éblouissant (à partir de 4:45) où s'unissent percu' pétillantes, trompettes cubaines (appellation d'origine non contrôlée) et guitares puissantes pour un feu d'artifice de bonheur en barre. Et ainsi de suite, le groupe s'en va frotter son registre métalico-lyrico-cinglé à divers univers, de la Slaverie galopante (« Siberian Love Affairs » et « Vodka Inferno ») à des touches western Tarentino (légères, sur la première moitié de « Ricerca Dell'Anima ») en passant par un étonnant mélange des VRP et de Muse (sur « Memoirs Of A Roadkill »). Puis D.S.O. nous laisse sur une dernière extase musicale avec le fantastique final de « Stratosphere Serenade » qui laisse pleuvoir sur l'auditeur émerveillé l'équivalent d'une pluie de poussière d'étoiles provoquant un dernier accès incoercible de chair de poule avant la tombée du rideau.

Alors OK, l'album contient des moments où l'on pourra être amené à penser à un Nightwish en plus exotique et en plus branque, et ces réminiscences occasionnelles ne manqueront pas d'agacer les quelques râleurs de l'assistance – Gnagnagna, tu parles d'un groupe original, gnagnagna ... Mais l'apport global de « Sing-Along Songs for the Damned & Delirious » à l'arc-en-ciel métallique est tel que ces quelques réflexes résiduels de Tarja metal seront vite pardonnés – d'autant plus que quand D.S.O. nous fait penser aux finlandais, c'est pour en évoquer les plus grands moments. Bref, après avoir débarqué de nulle part et estomaqué quasiment tout le monde avec un premier opus frais et novateur, le groupe réussit encore à surprendre et à nous faire adhérer en l'espace d'un claquement de basse aux règles de leur merveilleux Barjoland musical. Le seul point noir c'est qu'au vu de l'impressionnant ratio qualité / originalité / efficacité proposé sur leurs deux premiers albums, je ne vois franchement pas comment les suédois pourraient arriver à rééditer l'exploit dans l'avenir. Je vous l'annonce donc dès à présent: Diablo Swing Orchestra est irrémédiablement condamné à nous décevoir sur leur prochain opus (de l'art et la manière de produire la plus noire des peintures à partir des plus flamboyantes couleurs …). Fin des palabres: achat obligatoire.


cglaume
12 Octobre 2009 - 1007 lectures


DE VOTRE COTE 
 
Vous devez être membre et connecté pour noter cet album !


LES 12 COMMENTAIRES 
 » Poster un commentaire 
Page 1 (1 - 10 sur 12)Page suivante  »
note : 9/10
cglaume
» 1193 commentaire(s)

Christliar a écrit :
Mais c'est vrai en plus que le titre ressemble à la musique de The Mask ! Très original en tout cas.


Damned, il faut que je m'écoute cette BO !
Posté le 03/11/2009 09:33» Dernières réactions   » Profil
Christliar
» 177 commentaire(s)

Mais c'es tvrai en plus que le titre ressemble à la musique de The Mask ! Très original en tout cas.
Posté le 03/11/2009 02:36» Dernières réactions   » Profil
NightSoul
» 241 commentaire(s)

Cette chanson me fait énormément penser au passage jazz/afro-cubain du film "The Mask" xD

Ben les cuivres et le chant opéra c'est vraiment pas mon truc. Le côté metal n'est, à mon goût, pas le ce qui représente le plus grand intérêt de l'album comme les nombreux passages jazz, latino, afro (et cetera) où je trouve que les guitares saturés ne sont pas toujours bien utilisés et dès fois on se demande si elles ne servent pas juste à rappeler à l'auditeur que le groupe joue du metal ( et encore... c'est pas toujours sûr...). Et puis l'emploi du violoncelle se suffit à lui-même parfois...

Paradoxalement, l'emploi des guitares saturés sur les passages où elles sont mises en avant, comme sur les passages plus metal, est vraiment sympa. D'ailleurs ce groupe, dans son univers metal psychédélique, me fait beaucoup penser à System Of A Down comme sur son premier album avec des titres comme Sugar ou Spiders comme sur A Tap's Dancer Dilemma, New World Widows ou Vodka Inferno. D'ailleurs je m'attends parfois à ce que Serj Tankian vienne chanter par moment.

Ne connaissant pas Nightwish plus que ça, je ne ferai pas de comparaisons outre que ce côté chant lyrique qu'ils partagent mais musicalement... Rien à voir je trouve. Il y a beaucoup beaucoup d'influences dans cet album, très diverses allant même jusqu'à l'électro comme sur le dernier titre qui pour moi est de loin le meilleur de l'album ( car peut-être le plus metal?).

Je ne mettrai pas de notes à ce groupe car en dépit du fait que je n'ai pas accroché plus que celà à ce groupe, je pense que c'est un très bon groupe qui a sûrement dû trouvé son lot d'amateurs de musiques un peu avant gardistes.
Posté le 14/10/2009 03:05» Dernières réactions   » Profil
Dead
» 1805 commentaire(s)

Je pense l'acheter mais l'extrait ne m'a pas spécialement emballé. On verra bien
Posté le 12/10/2009 19:33» Dernières réactions   » Profil
note : 9/10
cglaume
» 1193 commentaire(s)

@Laveur de raton malte: j'avoue manger au même râtelier ... Mais mes papilles doivent rester plus sensibles que les tiennes

@von-yaourt: vil médisant, tu oublies que le père raton a bcp aimé le 1er DSO, contrairement à toi !
Posté le 12/10/2009 19:01» Dernières réactions   » Profil
von_yaourt
» 607 commentaire(s)

Cherche pas, cglaume n'arrive pas à comprendre que Unexpect enterre DSO sur tous les plans !
Posté le 12/10/2009 17:53» Dernières réactions   » Profil
Laveur de raton malte
» invité

Peut être bien?

In A Flesh Aquarium de Unexpect est mon pain quotidien!
Posté le 12/10/2009 17:21
note : 9/10
cglaume
» 1193 commentaire(s)

Laveur de raton malte a écrit :
Fade et sans saveur


La vache, tu dois être habitué à manger vachement pimenté !!!!
Posté le 12/10/2009 17:11» Dernières réactions   » Profil
note : 9/10
cglaume
» 1193 commentaire(s)

@ donvar: merci, et bon choix !

@NightSoul: j'imagine que tu as déjà écouté "A Tap Dancer's Dilemma" ? C'est terrible non ?
Posté le 12/10/2009 17:10» Dernières réactions   » Profil
Laveur de raton malte
» invité

Ayant vraiment beaucoup aimé le premier album à part la section rythmique que je trouvais un peu faible mais sans conséquence pour l'appréciation du disque je n'ai pas du tout apprécié celui-ci.

Il est mieux à beaucoup de point de vue car il me semble plus travaillé et abouti mais il manque cruellement d'inspiration. Sans compter le nombre de fois où on a l'impression d'entendre des parties du premier album ce qui est vraiment agaçant.

En gros un 5/10 car c'est une déception. Fade et sans saveur contrairement à la pochette. Même si c'est original ce n'est pas bon pour autant. Je vais me retaper le premier avec plaisir!
Posté le 12/10/2009 17:05
Page 1 (1 - 10 sur 12)Page suivante  »

POSTER UN COMMENTAIRE 
 

 Code antispam : 

Code anti-spam :
Pseudo :
Commentaire :

    

»   Vers la page de Diablo Swing Orchestra

NOTES 
 
» Chroniqueur :9/10

ECOUTEZ 
 
» A Tap Dancer's Dilemma

LINE-UP 
 
»  Daniel Håkansson
guitare
»  Ann-Louice Lögdlund
chant
»  Pontus Mantefors
guitare, clavier
»  Andy Johansson
basse
»  Johannes Bergion
violoncelle
»  Andreas Halvardsson
batterie

TRACKLIST 
 
01. A Tapdancer's Dilemma
02. A Rancid Romance
03. Lucy Fears The Morning Star
04. Bedlam Sticks
05. New World Windows
06. Siberian Love Affairs
07. Vodka Inferno
08. Memoirs Of A Roadkill
09. Ricerca Dell'Anima
10. Stratosphere Serenade

Durée : 48:13


PARUTION 
 
» Date de sortie : 22/09/2009

DU MEME GROUPE 
 
The Butcher's Ballroom
2007


ESSAYEZ AUSSI 
 
Ilkhah
Uranus
Sebkha-Chott
Nagah-Mahdi
Mr. Bungle
California
Akphaezya
Anthology II
Mr. Bungle
Disco Volante


   
Thrash metal // 1987 - Noise Records
Kreator
Terrible Certainty

Fitness Core // 2010 - Autoproduction
Djeuled'vak
Boulevard Pol Pot

Avant-garde death metal // 2008 - Thundering Records
Enigmatik
Slitherin

post Metal // 2010 - Listenable Records
Kruger
For Death, Glory And The End Of The World

Brutal death // 2010 - Listenable Records
Aborted
Coronary Reconstruction

Black Metal mélodique // 2009 - Cyclone Empire
Onheil
Razor

Brutal Death // 2006 - Listenable Records
Aborted
The Auricular Chronicles

Hardcore new school // 2004 - Epitaph Records
Converge
You Fail Me

Brutal Death // 2008 - Brute! Productions
Abhorred Despiser
Was Raped

Thrash metal // 1987 - Megaforce/Atlantic
Testament
The Legacy

Black/Thrash // 2009 - Agonia Records
Temple Of Baal
Lightslaying Rituals

Bizarro Ass Tardtropolis Tardgrind // 2009 - Comatose Music
Sikfuk
Shitfisted Superman...The Man Of Stool

post black metal // 2009 - Profound Lore Records
Cobalt
Gin

Thrash/Death(core) // 2010 - Prosthetic Records
Through The Eyes Of The Dead
Skepsis

Thrash metal // 2003 - AFM-Records
Annihilator
Double Live Annihilation

Death Metal // 2009 - Brute! Productions
Contagion
Contagion

post hardcore // 2007 - Hydra Head Records
Pelican
After The Ceiling Cracked

Death metal old school // 2010 - Cyclone Empire
The Grotesquery
Tales Of The Coffin Born

Death mélodique // 1998 - No Fashion Records
Ablaze My Sorrow
The Plague

Black atmosphérique et futuriste // 2007 - Vendlus Records
V:28
VioLution

Death old school // 2010 - Metal Blade Records
Six Feet Under
Graveyard Classics 3

Brutal Death // 2009 - Comatose Music
Coathanger Abortion
Dying Breed

Hardcore new school // 2009 - Epitaph Records
Converge
Axe To Fall

Brutal Death Technique // 2009 - Comatose Music
Engaged In Mutilating
Population: Zero

Black Metal // 2008 - Norma Evangelium Diaboli
Deathspell Omega
Mass Grave Aesthetics

Nautik Funeral Doom // 2006 - Napalm Records
Ahab
Call of the Wretched Sea

Symbiose Electro/Mathcore // 2009 - Autoproduction
The Algorithm
The Doppler Effect

Métal Fusion / Hardcore // 1999 - Sriracha Sauce
Lofofora
Dur Comme Fer

Heavy/Prog/Black jazzifiant // 2010 - Candlelight Records
Ihsahn
After

Metalcore // 2009 - 666 Production
Barback
A Contre Courant

  



Liste des groupes