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Valosta Varjoon - Das Flammenmeer

Chronique

Valosta Varjoon Das Flammenmeer
Moins de dix-huit mois après le sympathique « Oberpfälzer Wald » le duo Bavarois est déjà de retour avec un successeur qui ne va pas manquer de faire parler de lui, mais pas du tout pour les bonnes raisons. Car si ce premier long-format n’était pas forcément grandiose il avait au moins le mérite de proposer une musique relativement originale, à la fois éthérée et aérienne avec des relents martiaux des plus intéressants, le tout sans être dans une violence extrême. Visiblement le binôme a voulu faire table rase de tout cela car le voici aujourd’hui avec une seconde livraison totalement en opposition à la précédente, vu qu’ici nulle trace des points évoqués auparavant et à la place on y trouve cinq-deux minutes interminables d’un Black ultra-dépouillé, monotone et répétitif, où règne l’ombre de TAAKE et URGEHAL mais sans jamais atteindre une once du talent de ces aînés.

En effet si les deux acolytes ont gagné en puissance et en radicalité ils ont en revanche totalement perdu ce qui faisait leur charme, et cela va hélas être flagrant d’entrée avec « Das Flammenmeer » ultra-primaire et fatiguant. Pourtant on a cru quelques instants avoir droit à la suite de leur cru 2018, vu que ça débute par une ambiance de fanfare et parade militaire où l’on entend la foule et les bruits de bottes sur les pavés, chose que l’on retrouvait auparavant, mais malheureusement ce sera bien le seul point commun entre ces deux disques car dès cette introduction terminée le combo va rapidement épuiser l’auditeur, même le plus compréhensif. En effet une fois cette introduction terminée la suite ne va être qu’une succession de passages rapides, explosifs et plus rampants d’une simplicité extrême mais à l’inspiration très faible, d’autant plus avec un riffing minimaliste répété en boucle qui va vite être douloureux tant ça traîne en longueur, et cela sans compter sur l’infâme son de caisse claire très en avant et surtout très sec qui fout vite mal au crâne. Alors oui la production est naturelle, crue et donne l’impression d’avoir été enregistrée à l’arrache en une seule prise, mais l’écriture famélique et répétitive montre trop rapidement ses limites, et ce même quand l’influence norvégienne est mise plus en avant comme avec le très Punk « Abschaum » au dépouillement intégral et à la rapidité plus flagrante (vu que ça ne ralentit quasiment pas). Si cependant l’ensemble évite l’écueil de l’ennui intégral c’est parce que justement on se prend à trouver un bout de Hoest par ci un autre de Trondr Nefas par-là, et que sans être d’un génie absolu ça tient quand même la route de par son entrain contagieux et sa hargne communicative, même si ça reste relativement plat et sans grand intérêt.

Et plus on va avancer dans cette galette et plus l’ennui et les bâillements vont frapper à la porte, car même si cela passe encore avec le rampant et énergique « Ruinen » (qui contient quelques moments sympathiques pour remuer la tête), le reste ne va être qu’une vaste resucée des mêmes choses. Cela est notamment flagrant sur la doublette à rallonge « Gspusi »/« Die Dunklen Reiter » (neuf minutes environ pour chaque plage), qui donne l’impression de ne jamais vouloir se terminer, tout en étant quasiment un copier-coller de l’une sur l’autre (et où les tempos ne cessent de varier sans forcément emporter l’adhésion - tant c’est répétitif et scolaire). Ce constat sera quasiment identique sur « Unbekannte Wege » où l’alternance entre explosivité et mid-tempo sera presque constante, porté par un riff unique ou presque… et ce même si une courte et agréable surprise va retentir à la toute fin de cette compo de par l’apparition d’arpèges doux et mélodieux qui amènent un peu de calme et de mélancolie forts agréables, et qu’on aurait aimé entendre plus fréquemment. Car la conclusion sous le nom de « Der Krähentisch » va être tout aussi pathétique et ennuyeuse que le reste, malgré des notes de guitares encore plus coupantes mais trop standardisées pour être mémorables et relever un peu le niveau.

Autant dire qu’il s’agit ici d’une vraie déception et d’un disque pratiquement raté du début à la fin, ce qui est d’autant plus rageant quand on voit le choix concédé par les gars qui ont choisi la facilité mais se sont totalement plantés et fourvoyés sur coup-là ! Bref ça n’est pas avec ce genre de choses (où l’on a l’impression d’avoir affaire à un seul et même titre en continu), que la formation va faire parler d’elle… bien au contraire tant ici elle a sacrément régressé. Si elle veut remonter la pente elle a intérêt à revenir à ses fondamentaux dès sa prochaine livraison au risque pour elle d’alimenter la cohorte de combos de seconde zone son pays qui pullulent dans le Metal noir national, et qui confirme que l’Allemagne pour le genre reste bel et bien une énigme et surtout un éternel second couteau aussi bien européen que mondial.

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Valosta Varjoon
Black Metal
2021 - Purity Through Fire
notes
Chroniqueur : 3.5/10
Lecteurs :   -
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plus d'infos sur
Valosta Varjoon
Valosta Varjoon
Black Metal - 2016 - Allemagne
  

tracklist
01.   Das Flammenmeer
02.   Abschaum
03.   Ruinen
04.   Gspusi
05.   Die Dunklen Reiter
06.   Unbekannte Wege
07.   Der Krähentisch

Durée : 52 minutes

line up
parution
21 Mars 2021

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