chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
195 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Astriferous - The Lower Levels Of Sentience

Chronique

Astriferous The Lower Levels Of Sentience (EP)
Cela va faire déjà bientôt un an qu’est sorti The Lower Levels Of Sentience, premier EP d’Astriferous qui marquait le retour d’un groupe révélé quelques mois plus tôt seulement grâce à une première démo pour le moins encourageante intitulée Raise High The Scepter Of Indulgence. Outre me rappeler que le temps passe à un vitesse hallucinante et qu’il est vain de vouloir coller à l’actualité coûte que coûte, cette chronique tardive (une de plus) met également en lumière le fait qu’il m’a fallu quelques écoutes avant de lui trouver du charme...

Paru chez Me Saco Un Ojo Records (vinyle), Desert Wasteland Productions (cassette) et Pulverised Records (CD), The Lower Levels Of Sentience est la dernière collaboration du groupe avec le bassiste et chanteur Andy Garita (remplacé depuis par Jose Pablo Phillips). Il marque également le retour d’Astriferous au Saturno Music Studio de San Jose (Costa Rica) bien que le mastering ait été confié cette fois-ci à Dan Lowndes, ce technicien de l’ombre (mais pas que) que l’on ne présente plus. Enfin, un bon point pour cet artwork sobre mais efficace qui tout de suite nous plonge dans l’atmosphère caverneuse délivrée par Astriferous.

Comme je l’évoquais brièvement un peu plus haut, ma découverte de The Lower Levels Of Sentience n’a pas été particulièrement concluante et cela pour plusieurs raisons. Écoutes en dilettantes, l’impression pas forcément très agréable de faire face à un groupe pataud et surtout un poil moins inspiré et le sentiment de morceaux moins immédiats faisant malheureusement de ces quelques tentatives des moments vains... Bref, je n’ai du coup pas mis bien longtemps avant de remiser ce nouveau EP dans les limbes de mon iTunes. Comme je n’ai finalement pas mis (trop) longtemps pour m’y remettre histoire de lui laisser quand même une seconde chance (chose que l’on fait aujourd’hui de moins en moins souvent face à la quantité de sorties proposées chaque jour). Une mise au placard qui s’est avérée salutaire puisque les écoutes qui ont suivi m’ont effectivement réconcilié avec ces quelques titres.

Pourtant il n’y a rien chez Astriferous qui nécessite d’être assimilé longuement afin d’en apprécier le contenu. La formule dispensée ici par les quatre costaricains est bien évidemment la même que sur Raise High The Scepter Of Indulgence, le groupe continuant de rendre hommage à tous ces groupes qu’il remercie d’ailleurs humblement au dos du livret (Immolation, Autopsy, Demilich, Adramelech, Demigod, Morbid Angel et d’autres encore...). On retrouve ainsi ce même Death Metal prenant racine en Finlande et aux Etats-Unis à la fin des années 80 et au début des années 90. Un Death Metal tout ce qu’il y a de plus classique dans le fond comme dans la forme mais qui malgré une première mauvaise impression (en tout cas en ce qui me concerne) aura su finalement faire mouche.
Ce retournement de veste, il s’est opéré grâce à un riffing très simple (celui de "Ghost Universe" ou bien celui de "Necrohallucination") mais aux sonorités résolument sinistres (ces leads très finlandais sur "Ghost Universe" à 2:20 et "Myriad Of Grotesquerie" à 2:18) qui va faire planer tout au long de ces vingt minutes une atmosphère qui l’est évidemment tout autant. Grâce également à cette dynamique faite d’accélérations trashisantes sur fond de tchouka-tchouka de vieux punk fatigué ("Ghost Universe" à 1:23, les premières mesures de "Myriad Of Grotesquerie"), de séquences un poil plus musclées menées poignée dans l’angle ("Ghost Universe" à 1:28, "Exercises In Tantric Sorcery" à 1:08, "Myriad Of Grotesquerie" à 0:57...), de passages à l’inverse plus en retenue ("Ghost Universe" à 2:02, la première minute de "Exercises In Tantric Sorcery" ainsi qu’à partir de 1:51, "Necrohallucination" à 2:40) et même de moments un poil plus tarabiscotés lors desquels le riffing et les structures se complexifient ("Ghost Universe" à 0:58, l’introduction de "Exercises In Tantric Sorcery", "Necrohallucination" à 1:48 et 2:29). Une diversité qui rend le Death Metal primitif et caverneux d’Astriferous plus intéressant qu’il n’y paraît de prime abord.

Ainsi, si comme moi vous n’aviez pas particulièrement accroché aux nouvelles compositions proposées par les Costaricains lors de votre première écoute de The Lower Levels Of Sentience, je vous invite à y replonger au moins une dernière fois pour vous faire une idée définitive sur le sujet. Il y a en effet plus à découvrir que ce que veulent bien suggérer ces influences pour le moins évidentes ou ce côté si simple qui transparaît pourtant de prime abord. Certes, Astriferous n’a rien inventé mais il reste un groupe d’honnêtes artisans soucieux de bien faire les choses.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Astriferous
notes
Chroniqueur : 4/5
Lecteurs :   -
Webzines : (1)  3.5/5

plus d'infos sur
Astriferous
Astriferous
Death Metal - 2018 - Costa Rica
  

formats
  • CD / 2020 - Pulverised Records
  • K7 / 2020 - Desert Wastelands Productions
  • Vinyl / 2020 - Me Saco Un Ojo Records

tracklist
01.   Ghost Universe  (04:37)
02.   Exercises In Tantric Sorcery  (04:34)
03.   Myraid Of Grotesquerie  (04:19)
04.   Necrohallucination  (06:58)

Durée : 20:28

line up
parution
7 Août 2020

voir aussi
Astriferous
Astriferous
Pulsations From The Black Orb

2023 - Pulverised Records / Me Saco Un Ojo Records / Seed Of Doom Records
  
Astriferous
Astriferous
Atavistic Unraveling

2026 - Pulverised Records / Me Saco Un Ojo Records
  
Astriferous
Astriferous
Raise High The Scepter Of Indulgence (Démo)

2019 - Autoproduction
  
Astriferous / Bloodsoaked Necrovoid
Astriferous / Bloodsoaked Necrovoid
Astriferous / Bloodsoaked Necrovoid (Split 7")

2021 - Seed Of Doom Records
  

Essayez aussi
Immolation
Immolation
Unholy Cult

2002 - Listenable Records
  
Endseeker
Endseeker
Global Worming

2023 - Metal Blade Records
  
Dying Remains
Dying Remains
Entombed In Putrefaction (EP)

2023 - Maggot Stomp Records
  
Toughness
Toughness
Black Respite Of Oblivion

2025 - Godz Ov War Productions
  
Hate Eternal
Hate Eternal
I, Monarch

2005 - Earache Records
  

Horrid Mass
Nauseating Ecstatic Degener...
Lire la chronique
Quicksand
Bring On The Psychics
Lire la chronique
Excrementory Grindfuckers
Jetz is auch egal
Lire la chronique
Gangrenated
Demise Profanation (EP)
Lire la chronique
Mendacium Tour
Evoken + TodoMal
Lire le live report
Mouflon
Eros & Thanatos
Lire la chronique
Eternal Champion
Friend Of War (EP)
Lire la chronique
Nordlys
Lichterglanz Finsternis
Lire la chronique
Inferno
The Anthropic Sophisms (On ...
Lire la chronique
Spectre
A Procession of the Dead
Lire la chronique
Jesuit
Discography (Compil.)
Lire la chronique
Angurvadal
Winds Of Jötunheimr
Lire la chronique
Forsmán
Brenndar Rústir & Fuðrandi ...
Lire la chronique
Revelation
Salvation's Answer
Lire la chronique
Vague à Lame
Par-delà l'horizon
Lire la chronique
Kyuss
Muchas Gracias - The Best O...
Lire la chronique
Haserot
Advent Of Suffering
Lire la chronique
Incubus
Incubus (Démo)
Lire la chronique
Finsterforst
Still
Lire la chronique
Parallel Minds
Cairn
Lire la chronique
Grind Crust Massacre
Pendrak + Ovearth + Skunk
Lire le live report
Kronos
Colossal Titan Strife
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Août 2026
Jouer à la Photo mystère
Warning
Rituals of Shame
Lire la chronique
Rapture In Blood
Gods Of Perversion
Lire la chronique
Astriferous
Atavistic Unraveling
Lire la chronique
One Day In Pain
Devouring The Gods
Lire la chronique
Casket Mush
Evocation of Paranoia
Lire la chronique
Duir
Catarsi
Lire la chronique
Perverted Ceremony
Cavernous Hallucinations (EP)
Lire la chronique