chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
178 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Cepheide - Les Echappées

Chronique

Cepheide Les Echappées
Malgré des qualités évidentes étalées sous différents formats physiques on ne peut pas dire que le nom de CEPHEIDE soit celui qui vient en premier quand on parle de la scène Black hexagonale - comme au sein des signatures nombreuses des Acteurs de l’Ombre (où il a sa place au sein du catalogue), tant il a jusqu’à présent manqué à ce projet un soupçon de maturité pour passer à l’échelon supérieur. Car bien qu’il ait une vraie personnalité et une originalité certaine tout ceci sonnait parfois un peu juste et l’on finissait par se demander si son passage à vers l’âge adulte verrait finalement le jour, et le moins que l’on puisse dire c’est que les espoirs placés dans l’entité sont enfin comblés et que deuxième album est clairement sa réalisation la plus aboutie. Si on avait déjà senti lors du Split avec TIME LURKER qu’il ne lui manquait pas grand-chose pour enfin atteindre sa plénitude musicale ceci est enfin arrivé aujourd’hui, sans doute dû au fait que sa tête-pensante a repris seul les commandes de son bébé, comme cela était le cas originellement. En effet son acolyte François Saint-Voirin ne fait plus partie de l’aventure, ce qui n’a heureusement pas eu d’effet notable sur la ligne directrice de ce (à nouveau) projet solo aux accents cosmiques, brutaux et solaires.

Car rien n’a changé dans l’orientation et c’est tant mieux vu que celle-ci fait indéniablement le charme et l’identité du groupe, et d’entrée avec « Le Sang » on est rassuré sur ce point-là vu que le chanteur et multi-instrumentiste nous balance son mélange si caractéristique de noirceur et de lumière assemblés de façon cohérente. Tabassant frontalement de façon majoritaire l’ensemble nous envoie dans le néant cosmique vers un voyage qui ne sera jamais de tout repos, tant la brutalité et le débit mitraillette y sont majoritairement constants. Néanmoins à l’instar des plages qui vont suivre tout ceci va être suffisamment varié pour ne pas être redondant, car si c’est une tempête de supernova qui explose au grand-jour dès le démarrage de cette odyssée, celle-ci va voir au milieu des riffs atmosphériques des passages plus lents où la reverb’ joue sur le côté glacial au soleil lointain pour densifier tout cela. Lumineux et remuant (et emmené par une batterie hypnotique) ce titre d’ouverture sert de parfait tremplin au suivant intitulé « L’oubli » intensif et instinctif où les ambiances violentes et débridées se mêlent à d’autres d’influences tribales, surtout quand la rythmique se décide à ralentir afin d’emmener l’auditeur plus loin vers les constellations en compagnie des sondes Pioneer et Voyager. Si le désespoir est largement présent de par les notes de guitares coupantes comme des lames de rasoir ainsi que via le chant criard et possédé aux accents d’exorcisme foisonnant, cela va être moins flagrant mais pas moins sombre sur les aériens et mélancoliques « L’ivresse » et « Les Larmes ». Car bien que les blasts soient présents ceux-ci vont s’effacer plus fréquemment pour laisser place à plus de passages lents où l’on croise les galaxies aux couleurs les plus chatoyantes remplies d’explorations sensorielles diverses, ces dernières étant propices à la rêverie et au recueillement de par une certaine tristesse, et ce même quand tout explose à nouveau… tant la brutalité frontale se mêle à merveille au sublime et au divin sur fond de zéro absolu et de vide sidéral.

Si l’équilibre des forces est ici relatif il permet de mettre en exergue la qualité du travail fourni particulièrement fouillé et qui va demander du temps, de la patience et du calme pour pouvoir être totalement appréhendé vu que chacune des écoutes va offrir un ressenti différent à chaque fois… signe du niveau proposé et de l’accroche qui reste continue. Après avoir offert deux visions opposées de sa musique le one-man band va mettre tout cela d’un seul bloc au sein de mêmes compos qui vont ainsi être encore plus denses et mouvantes, à l’instar du tentaculaire et météorique « Les Cris » au nom prédestiné tant il y’a de quoi avoir peur vu qu’on va avoir la sensation d’être perdu au milieu de nulle part, tel le petit vaisseau seul dans l’infini de l’univers sans espoir de retour ou de croiser quelqu’un. En effet la fureur y est omniprésente au départ vu que la batterie aux cassures nombreuses y est martyrisée avec virulence, sur fond de riffs hallucinés où les trous noirs les plus profonds côtoient les luminosités les plus brillantes, avant une chute rythmique où tout va s’apaiser comme un signe du danger désormais passé. C’est d’ailleurs dans le prolongement de cette construction que va se bâtir la conclusion intitulée « La Nausée », qui durant neuf minutes va nous faire passer par tous les états psychiques possibles. Débutant par des notes douces et un thème apaisant qui pour les plus vieux semble inspiré du générique de « Amicalement Votre », qui sent bon la nostalgie et le souvenir de belles choses via un lead désespéré et un entrain tranquille histoire de brouiller les pistes avant l’arrivée de l’inéluctable tempête qui finit par arriver en explosant de toutes parts, en vitesse comme en radicalité… mais toujours avec ce côté apaisant et religieux. En effet preuve en est ici les dernières secondes proposées, tout en harmonies spirituelles et apaisantes qui finissent d’achever l’auditoire, celui-ci pouvant désormais revenir à la vie et prolonger son expédition vers des lieux inconnus.

Comportant un maximum de renouveau et d’espérance dans son contenu celui-ci est une franche réussite totalement en raccord avec la ligne éditoriale de son label, malgré un hermétisme de façade et des plans (à juste titre) parfois un peu trop ressemblants d’une plage à l’autre. Sans étirer inutilement l’ensemble ce second chapitre reste cohérent sur toute sa longueur de par une durée générale assez courte qui lui confère ainsi une immédiateté plus présente, indispensable dans un genre si exigeant… et qui mérite clairement qu’on s’y attarde tant il y’en a à découvrir au fur et à mesure, ballotté par les diverses émotions et sentiments. Un vrai travail sur soi fort dépaysant propice à la rêverie, au repos et au relâchement intellectuel fort bienvenu et qui fait du bien tant ça permet de souffler et de se retrouver intérieurement, un bonus apprécié et appréciable à l’heure où l’hystérie collective sanitaire semble être repartie de plus belle.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Cepheide
Black Metal Atmosphérique
2021 - Les Acteurs de l'Ombre
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs :   -
Webzines :   -

plus d'infos sur
Cepheide
Cepheide
Black Metal Atmosphérique - 2013 - France
  

tracklist
01.   Le Sang
02.   L’oubli
03.   L’Ivresse
04.   Les Larmes
05.   Les Cris
06.   La Nausée

Durée : 43 minutes

line up
parution
3 Décembre 2021

voir aussi
Cepheide
Cepheide
Conséquences (EP)

2023 - Indépendant
  
Time Lurker / Cepheide
Time Lurker / Cepheide
s/t (Split-CD)

2019 - Les Acteurs de l'Ombre
  
Cepheide
Cepheide
Respire (EP)

2015 - Autoproduction
  

Essayez aussi
Deapscufa
Deapscufa
Spellbound

2025 - Autoproduction
  
Bloodbark
Bloodbark
Sacred Sound of Solitude

2025 - Northern Silence Productions
  
Enterré Vivant
Enterré Vivant
悪罪 (Akuzaï)

2025 - Antiq Records
  
Krallice
Krallice
Crystalline Exhaustion

2022 - P2
  
Nordgeist
Nordgeist
Frostwinter

2021 - Kunsthall Produktionen
  

Eximperitus
Meritoriousness of Equanimity
Lire la chronique
Purulent Remains
Abhorrent Putrefaction (EP)
Lire la chronique
Six Feet Under
Next To Die
Lire la chronique
Dauþuz
Todeswerk: Uranium II
Lire la chronique
Nidelgret
Trauerlärm
Lire la chronique
Prisonnier Du Temps
Prendre Le Pouvoir Par La F...
Lire la chronique
Evil Warriors
Evil Warriors
Lire la chronique
Portrayal Of Guilt
…Beginning Of The End
Lire la chronique
À Terre
Embrasser la nuit
Lire la chronique
Fake Dust
Decrepitizing Din Of The Ce...
Lire la chronique
Malhkebre
B.A.M.N.
Lire la chronique
Temple Of The Fuzz Witch / Seum
Conjuring (Split 12")
Lire la chronique
To the Lions Tour 2026
Himinbjorg + Putrefaction o...
Lire le live report
La photo mystère du 1 Juin 2026
Jouer à la Photo mystère
Paterna Spirituum
Pieśni pogardy
Lire la chronique
NecroBeast
Iron Baphomet
Lire la chronique
Savage Mania
Demonic Assault
Lire la chronique
Moongates Guardian
Come Shadow of My End
Lire la chronique
Despondency
Matriphagy
Lire la chronique
Funebrarum
Beckoning The Void Of Etern...
Lire la chronique
Apolaustic
No Plenitude Without Suffering
Lire la chronique
Vargrav
Dimension: Daemonium
Lire la chronique
Putrefaction of Rotting Corpses (P.O.R.C.)
Sociopatia
Lire la chronique
Deftones
Koi No Yokan
Lire la chronique
Galibot + Mephorash
Lire le live report
A Forest Of Stars
Stack Overflow In Corpse Pi...
Lire la chronique
Nightspell
Darkness Spreads Around (EP)
Lire la chronique
Funebrarum
Exhumation Of The Ancient (EP)
Lire la chronique
Imperial Triumphant
Alphaville
Lire la chronique
Illdisposed
In Chambers of Sonic Disgust
Lire la chronique