chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
105 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Altar Blood - From the Darkest Chasms

Chronique

Altar Blood From the Darkest Chasms
2020. 2021. Deux années bien épaisses côté sorties, comme on a pu le souligner lors du dernier bilan. Une tendance de fond, déjà amorcée depuis quelques années, la pandémie durant les dernières passées aura simplement servi de catalyseur. En 2019, déjà, y avait de quoi faire. Si bien que, nécessairement, on loupe des trucs. Et puis des pas moyens, comme ce From the Darkest Chasms, que j'ai découvert il y a peu grâce à une sortie CD tardive (2021), et sur lequel je ne saurais trop conseiller de se pencher fissa, si ce n'est déjà fait.

La pochette pourrait prêter à sourire après un rapide coup d’œil, et pourtant j'ai été attiré instantanément. Zieute donc un peu mieux. Ouais, il est cool cet artwork, hein ? Un chouïa décalé dans sa forme mi-cartoonesque, mi-énigmatique, et forcément quelque peu dérangeant. Il y a l'accroche directe, et derrière les détails à scruter. Ce que j'ai d'abord pris pour un personnage perdu sur la droite, et qui n'est en fait qu'une bougie (il est temps que j'aille consulter l'ophtalmo), ce dédale macabre d'escaliers et de sombres voûtes, le tout dominé au premier plan par ce spectre de la Mort fendard qui tient l'univers entre ses mains enchaînées. Oui, on vous l'a déjà fait le coup: "le disque, il est comme sa pochette". Et ben m'en fous moi, j'vous le fais quand même parce que l'analogie est ici évidente, à mes nyeux et noreilles en tout cas.

La musique proposée sur cet album est d'apparence ultra-simple, et autant le dire d'emblée: il n'y a rien de bien transcendantalement original chez Altar Blood. Ni débauche d'effets de manches, ni de démonstration technique stérile. Surtout pas. En revanche, pour ce qui est de faire preuve d'une indiscutable ingéniosité en matière de construction de morceaux alliant bourre-pifs, ambiance maudite, et un indéniable aspect catchy et groovy, va falloir vous incliner. Oh si, si, j'insiste. Certes, les outils utilisés sont ordinaires, primitifs, de l'ordre du gros gourdin mal dégrossi, et même pas clouté... Sauf qu'entre des mains habiles, d'une grande dextérité, et bien ça fait mal, très mal. Ça ventile sec. Et c'est exactement ce qu'il se passe ici. Une avoinade dans la finesse, avec élégance -ou presque-, et même un certain sens de la cérémonie.

Un trip forcément régressif, mais enrichi par ces nombreux changements de rythmes et de séquences, ce qui apporte dynamique et mémorabilité à tous ces riffs-à-trois-notes, et autres tremolos-sentant-le-soufre, qui n'ont individuellement rien d'époustouflant. J'ai tout le mal du monde à bouder mon plaisir quand, partant d'éléments basiques, un groupe accouche d'un truc aussi jouissif, varié, brutal, et immédiat, mais qui ne cesse de révéler toute sa profondeur au fil des écoutes. Des morceaux construits, avec des crescendos terribles, le genre de montée quasi-dramatique qui rend maboule une fois que la machine s'emballe, en particulier arrivé vers la fin de l'album sur... argh non j'en ai déjà trop dit !

Oh et puis tout de même, faudrait pas oublier la variété des growls, bien dégueulasses et profonds, l'alternance avec des modulations plus intelligibles, et tout une palette de tonalités (question de référentiel, je parle pour les sauvages de notre acabit). Comme pour l'artwork évoqué plus haut, j'aime l'ensemble, le tout, et puis la foultitude de détails qui réjouissent, cette caisse claire qui claque dans sa réverbe, les interventions d'un clavier très occasionnel, mais toujours à bon escient -et Satan sait que c'est pas toujours le cas chez ceux qui s'y aventure. La basse, elle, est franchement chouette, notamment quand elle se permet quelques petites sorties du rang, qui se font malheureusement trop rares à mon goût. Et puis il y a le son, un peu sourd, à l'étouffée, mais qui confère une épaisseur moite, respectant pour le reste un côté naturel forcément appréciable.

Je n'aime pas m'adonner à une visio-description-pour-les-sourds, je trouve que cela gâche un peu le plaisir de la découverte pour toi qui me lis présentement, mais si je peux promettre quelque chose, c'est qu'il y a ici de quoi régaler, et pas qu'un peu ! Il était d'ailleurs temps qu'on en parle, au cas où il y aurait d'autres ignorants de mon espèce en ce bas monde.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Altar Blood
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs :   -
Webzines :   -

plus d'infos sur
Altar Blood
Altar Blood
Blackened Death Metal - 2013 - Etats-Unis
  

formats
  • Digital / 2019 - Indépendant
  • K7 / 2021 - Sunshine Ward Recordings
  • CD / 2021 - Bestial Invasion Records

tracklist
01.   Introduction to Exhumation  (00:51)
02.   Grave Desecrator  (04:20)
03.   Torn Existence  (05:31)
04.   From the Darkest Chasms  (06:02)
05.   Infernal Heresy Ritual  (05:08)
06.   Forced Drowning Baptism  (04:28)
07.   Embers  (06:37)
08.   Scattered Putrefication  (05:26)
09.   Dawn of the Cadaver  (05:15)
10.   Infancy of Blasphemy  (04:04)

Durée : 47:42

Essayez aussi
Nightfell
Nightfell
A Sanity Deranged

2019 - 20 Buck Spin Records
  
Disembodied Tyrant / Synestia
Disembodied Tyrant / Synestia
The Poetic Edda (EP)

2024 - Autoproduction
  
Proscription
Proscription
Desolate Divine

2025 - Dark Descent Records
  
Altars Ablaze
Altars Ablaze
Life Desecration

2022 - Lavadome Productions
  
Destruktor
Destruktor
Nailed

2009 - Hells Headbangers Records
  

In Aeternum
...Of Death And Fire
Lire la chronique
Deftones
Deftones
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Février 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Dirty Rotten EP (EP)
Lire la chronique
Hexvessel
Polar Veil
Lire la chronique
Lard
Pure Chewing Satisfaction
Lire la chronique
Voidhämmer
Noxious Emissions (EP)
Lire la chronique
Worm
Necropalace
Lire la chronique
Yûshû
Yûshû
Lire la chronique
Furi Helium
No Altar Stands Eternal
Lire la chronique
Crown Of Thornz
Mentally Vexed
Lire la chronique
Teigne
Résilience
Lire la chronique
Poison Ruïn
Confrere (EP)
Lire la chronique
Ectovoid
In Unreality's Coffin
Lire la chronique
Power Abuse
Madness Inside
Lire la chronique
Puritan Bone
Ecstasy On The Frontier Of ...
Lire la chronique
Umulamahri
Learning The Secrets Of Aci...
Lire la chronique
Kreator
Krushers Of The World
Lire la chronique
20th Anniversary
Celeste + Ways.
Lire le live report
Chat Pile / Hayden Pedigo
In The Earth Again (Coll.)
Lire la chronique
Ellende
Zerfall
Lire la chronique
Self Hypnosis
Contagion of Despair
Lire la chronique
His Hero Is Gone
Fifteen Covnts of Arson
Lire la chronique
Phantom Corporation
Time And Tide
Lire la chronique
Sad Whisperings
The Hermit
Lire la chronique
Crush Your Soul
Ice Water
Lire la chronique
Dementia
The Insanity Chronicles
Lire la chronique
Cross Of Disbelief
Hands Bound In Absent Praye...
Lire la chronique
Live Report Tanork - Skelethal
Lire le podcast
Carnal Savagery
Crypt Of Decay
Lire la chronique